Mozart!

comédie musicale

Mozart! est un spectacle musical autrichien de Michael Kunze et Sylvester Levay, mis en scène par Harry Kupfer. La comédie musicale s'est jouée du au , au Theater an der Wien à Vienne puis en tournée en Allemagne, à Hambourg.

Mozart!
Image décrite ci-après
Intérieur du Theater an der Wien, où Mozart! a fait ses débuts.

Livret Michael Kunze
Sources La vie de Wolfgang Amadeus Mozart
Lyrics Michael Kunze
Musique Sylvester Levay
Mise en scène Harry Kupfer
Chorégraphie Dennis Callahan
Décors Hans Schavernoch
Costumes Yan Tax
Lumières Franz Peter David
Première
Theater an der Wien
Dernière
Theater an der Wien
Nb. de représentations 419
Langue d’origine allemande
Pays d’origine Drapeau de l'Autriche Autriche
Versions successives
Représentations notables
Personnages
Airs
  • Ich bin, ich bin Musik
  • Schließ dein Herz in Eisen ein
  • Was für ein grausames Leben
  • Ein bissel für's Hirn und ein bissel für's Herz
  • Gold von den Sternen
  • Leck mich, ich bin extraordinär
  • Wie wird man seinen Schatten los?
  • Dich kennen heißt Dich lieben
  • Irgendwo wird immer getanzt
  • Wie kann es möglich sein?
  • Der einfache Weg

Postulat

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Le spectacle s'attarde sur les combats que le célèbre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart a dû mener pour imposer sa musique, ainsi que sa lutte avec ses propres démons.

Résumé

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Automne 1809. Le docteur Mesmer et Constanze Nissen se rendent au cimetière Sankt Marx, dans la banlieue de Vienne. Ils se recueillent devant la tombe de Wolfgang Amadeus Mozart : cette vision les renvois dans le passé, quarante ans plus tôt, lorsque Wolfgang s'illustrait sur scène chez le docteur Mesmer...

1768. Wolfgang, bien que malade, joue devant un auditoire émerveillé, où il gagne l'admiration de tous, y compris de la baronne de Waldstätten, qui deviendra sa mécène et son guide dans sa vocation artistique.

Neuf ans se sont écoulés. Le jeune Mozart, musicien prodige, subvient à ses besoins grâce à son art. Ses nouveaux revenus lui permettent de s'offrir une veste couteuse. Or, la découverte de ce vêtement hors de prix n'est pas du goût de son père Leopold, un homme austère et respectueux des castes sociales. Sur l'insistance de Nannerl, sa fille cadette, Leopold consent à laisser la veste à Wolfgang ; toutefois ses rapports avec son fils se détériorent de plus en plus...

Wolfgang s'apprête à jouer une nouvelle composition, dont il est incroyablement fier, au prince-évêque Colloredo - ce dernier est un souverain laconique, d'une nature bigote, qui exige humilité et discipline de la part ses sujets. Colloredo refuse le morceau, qu'il juge indigne de lui, et déchire les partitions.

Détruit, Wolfgang s'entretient avec son père : Leopold le laisse partir, en compagnie de sa mère, afin de construire ailleurs sa notoriété. Cette escapade s'ébruite par Nannerl, laquelle nourrit d'immenses espoirs pour son frère. Les grandes espérances de Wolfgang sont alors une nouvelle fois brisées : le prince-archevêque, qui a entendu les rumeurs, use de son influence pour mettre un terme aux projets de Wolfgang.

Arrivé à Mannheim, Wolfgang est présenté par Fridolin et Cäcilia Weber à Aloysia, leur fille. Ils comptent sur le charme d'Aloysia et la naïveté du jeune Mozart pour subvenir à leurs besoins financiers : dans les griffes des manipulateurs, le compositeur consacre temps et argent pour sa primadonna.

Leopold, apprenant le traquenard dans lequel est tombé son fils, l'envoie directement à Paris, soucieux de le soustraire à l'emprise des Weber. La distance sera pourtant vaine : Wolfgang sacrifie tout pour Aloysia et la misère dans laquelle il s'est plongé avec sa mère condamne cette dernière à la mort.

Accablé, réduit à la plus grande pauvreté, Wolfgang repart à Salzbourg. De retour chez lui, il s'associe à son père, pour la plus grande joie d'Emanuel Schikaneder, le chef d'une compagnie théâtrale.

Le compositeur rencontre à nouveau la famille Weber et apprend qu'Aloysia est mariée. Cette révélation a un effet inattendu : Wolfgang fait la connaissance de Constanze, la sœur cadette d'Aloysia, et s'éprend d'elle. Il s'installe chez les Weber.

Alors que Nannerl lui témoigne comme toujours soutien et encouragements, Leopold commence à redouter pour l'avenir de sa famille. Il craint que leur prospérité ne réside pas dans l'art.

Le prince-archevêque souhaite faire revenir le jeune Mozart à Salzbourg. Mais une audience désastreuse pousse le musicien à bout, l'incitant à se séparer de son souverain pour recouvrer sa liberté...

Acte II

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Retour en 1809. Mesmer pose des questions à Constanze sur son défunt mari, auxquelles elle se dérobe. Il se souvient de la solitude du grand compositeur.

1781. À la sortie d'un concert de Mozart, l'audience débat de son potentiel succès. Pour qu'il réussisse, tous s'accordent sur un point : il doit apprendre et surtout se plier au système.

De son côté, Wolfgang habite toujours chez les Weber et voit son amour pour Constanze croître davantage à chaque instant. Le tuteur de celle-ci et Cäcilia découvrent leur idylle : ils décident alors de piéger le compositeur et de le forcer à épouser la jeune fille ! Wolfgang est obligé d'y consentir et signe un contrat. Constanze, apprenant la machination, se révolte contre sa mère, vole le contrat et le déchire.

Au tableau suivant, Wolfgang est victime d'un cauchemar : il rêve d'un bal masqué où il est harcelé sans relâche. On l'interroge sur ce qui est aveugle, fragile, déprimé, invisible, incorruptible, infidèle, indescriptible, moindre par acharnement, moindre que la surprise, mais sauvage et plus grand quand il est partagé. Son père lui apporte la réponse : le bonheur. Lorsque Leopold disparaît, Wolfgang tente de le suivre en vain. Arrive alors la Baronne de Walstätten : elle conseille à son ancien protégé de ne pas suivre indéfiniment la trace de son père mais de grandir.

À Salzbourg, Leopold s'oppose à l'amour de sa fille, qui ne bénéficie d'aucune dot. Nannerl implore l'aide de Wolfgang, qui est prêt à lui donner cet argent. Seulement, un soir, sous l'influence néfaste de ses amis, Wolfgang s'enivre et joue aux cartes, perdant d'un même coup la somme promise...

Mozart, aux côtés de Constanze, poursuit une existence bohème et épanouissante, tout en sachant que son bonheur ne sera complet qu'à une seule condition : qu'il parvienne enfin à se réconcilier avec Leopold. Celui-ci se rend à Vienne et, non sans une certaine fierté, se rend compte de ce qu'a accompli Wolfgang. Ce dernier ambitionne désormais de libérer son père, toujours sous l'emprise de Colloredo. Il lui offre un coffret contenant de l'argent. Vivant ce cadeau comme une humiliation, Leopold jette le présent à ses pieds, furieux. Mozart accuse le coup. Ce bonheur auquel il aspirait lui semble désormais bien amer et la vie qu'il mène ne lui convient plus.

Pour sa part, Colloredo ne peut oublier Wolfgang. Il souhaite plus que tout le reprendre à son service, conscient de son erreur. Pour ce faire, il incombe cette tâche à Leopold. Sachant ses chances de réussites infimes, le père Mozart propose son petit-fils prodige en remplacement. La proposition est froidement rejetée et mène à son licenciement sans sommation.

Le succès de Wolfgang à Vienne se réduit. Ses revenus, bien qu'importants, tombent directement dans la poche de Cäcilia Weber. Sa belle-mère, toujours aussi cupide, l'entraîne dans sa ruine. Le jour où le jeune homme s'oppose à Cäcilia et refuse de payer, il apprend la mort de Leopold...

En 1789, après une discussion sur la Révolution française, Wolfgang reçoit une commande majeure pour sa carrière : celle de La Flûte enchantée. Il fait la connaissance d'une comédienne, qu'il élève au rang de muse. Inspiré par l'actrice, Mozart compose. L'œuvre s'avère un succès et le triomphe est de nouveau sien.

Mais Wolfgang est rongé par la maladie. Alors qu'il jette ses dernières forces dans son Requiem, il réalise bien vite qu'il l'écrit pour lui-même. Apparaît alors « l'enfant de porcelaine » - cet enfant prodige, incarnation spirituelle de génie de Mozart, l'a accompagné durant tout le spectacle. Ce dernier manque d'encre et plante sa plume dans le bras de Mozart pour écrire avec son propre sang. Lorsque "l'encre" commence également à manquer, l'enfant le frappe en plein cœur et Mozart meurt.

Les proches du compositeur se retrouvent autour de son corps. Nannerl retrouve le coffret que Mozart avait tenté d'offrir à Leopold. Celui-ci apparaît à présent comme un beau souvenir.

Chansons

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  1. Prolog
  2. Es ist ein Wunder
  3. Menschen vergessen
  4. Die Wunder sind vorüber
  5. Wo bleibt Mozart?
  6. Niemand liebt Dich so wie ich
  7. Ah, das Fräulein Mozart
  8. Schließ Dein Herz in Eisen ein
  9. Eine ehrliche Familie
  10. Barmherziger Gott
  11. Was für ein grausames Leben
  12. In Salzburg ist Winter
  13. Gold von den Sternen
  14. Niemand liebt Dich so wie ich (Reprise)
  15. Mir ist er anvertraut
  16. Wo gibt’s was zu gucken?
  17. Die Hinrichtung
  18. Leck mich, ich bin extraordinär
  19. Alles Schwindel
  20. Weil du so bist, wie du bist
  21. Gibt es Musik, die nie zu Ende geht?
  22. Ich bleibe in Wien!
  23. Wie wird man seinen Schatten los?

Acte II

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  1. Prolog
  2. Hier in Wien!
  3. Was Liebe wirklich ist
  4. Ein Liebesnest
  5. Constanze!
  6. Mummenschanz
  7. Rätsellied
  8. Mummenschanz (Reprise)
  9. Der Prinz ist fort
  10. Freundschaftslied
  11. Irgendwo wird immer getanzt
  12. Wie kann es möglich sein?
  13. Brief aus Wien
  14. Lieber Vater, hör nur!
  15. Warum kannst Du mich nicht lieben, wie ich bin?
  16. Verwirrung
  17. Gold von den Sternen (Reprise)
  18. Red' dich nicht raus
  19. Nein, ich werde nicht mehr lügen für euch
  20. Constanze, Komm!
  21. Papa ist tot
  22. Schließ dein Herz in Eisen ein (Reprise)
  23. Was für ein grausames Leben (Reprise)
  24. Der Mensch wird erst Mensch durch den aufrechten Gang
  25. Irgendwo wird immer getanzt (Reprise)
  26. Ein bissel für’s Hirn und ein bissel für’s Herz
  27. Zauberflötenmedley
  28. Mozart, Mozart!
  29. Ich schmeck den Tod
  30. Der Prinz ist zum König geworden (Reprise)
  31. Apotheose (Instrumental)
  32. Wie wird man seinen Schatten los? (Finale)

Distributions

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Espace germanophone

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Personnage Autriche[1],[2] Allemagne[3] Autriche[4]
au au au
Wolfgang Amadeus Mozart Yngve Gasoy-Romdal Oedo Kuipers
Amade (L'enfant) Alma Hasun / Simon Schober / Alexei Solovyov Martha Kunicki Illia Hollweg / Sophie Wilfert / Max Dörflinger / Lucas MacGregor
Leopold Mozart Thomas Borchert Ethan Freeman Marc Clear
Hieronymus Colloredo Uwe Kröger Felix Martin Mark Seibert
Constanze Weber Ruth Brauer-Kvam Maricel Franziska Schuster
Nannerl Mozart Caroline Vasicek Marta Helmin Barbara Obermeier
Cäcilia Weber Eva Maria Marold Nicole Berendsen Brigitte Oelke
La Baronne von Waldstätten Lenneke Willemsen Angelika Milster Ana Milva Gomes
Emanuel Schikaneder Boris Eder / Johannes Glück
Le Comte Arco Dennis Kozeluh Jon Geoffrey Goldsworthy
Fridolin Weber Hans Steunzer Uli Talle Stefan Poslovski
Le Docteur Mesmer Helmut Ettl Eberhard Neitzel Thorsten Tinney

Autres pays d'Europe

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Personnage Hongrie[5] Suède[6] Tchéquie[7] Hongrie[8] Belgique[9] Hongrie[10] Lituanie[11]
au au au 2014 - 2015 au au
Wolfgang Amadeus Mozart Dolhai Attila / Mészáros Árpád-Zsolt / Magócs Ottó Christer Nerfont Lukáš Janota / Dusan Vitázek / Ales Slanina Mészáros Árpád-Zsolt / Kocsis Dénes / Tamás Veréb Ruben van Keer János Kádár Szabolcs / Nikita Braga Martynas Beinaris / Vygantas Bemovas
Amade (L'enfant) Gellért István / Földes Marci / Visnyei József / Rónai András ? David Zak / Marek Hurak ? Linde Degeest / Anneleen Lambrecht / Dries Van Cauwenbergh Zsombor Győry ?
Leopold Mozart Földes Tamas / Pálfalvy Attila Björn Eduard Jan Hedgehog Földes Tamas / György Szomor Paul Vaes Gábor Keresztes / Vilmos Ccervenák Laimonas Pautienius
Hieronymus Colloredo Szabó P. Szilveszter / Németh Attila Peter Gröning George Mach / Petr Gazdik Szabó P. Szilveszter / Pál Feke / László Szerényi Tim Saey Dániel Horváth Rokas Laureckis
Constanze Weber Szinetár Dóra / Siménfalvy Ágota / Vágó Zsuzsi Ayla Kabaca Hana Holisova / Johana Gazdikova Panna Simon / Zsuzsi Vágó Piek van der Kaaden Aisha Kardffy Marija Arutiunova
Nannerl Mozart Janza Kata / Kékkovács Mara / Vágó Bernadett Cecilie Nerfont Ivana Odehnalová / Marta Matejova Bernadett Vágó / Petra Gubik Lillian Maandag Laura Hirschl Ingrida Kazemėkaitė
Cäcilia Weber Molnár Piroska / Felföldi Anikó Birgit Carlstén Monika Havlickova / Lenka Bartolsicova Andrea Szulák / Bori Kállay Ilse La Monaca Györgyi Modri Ieva Vaznelytė
La Baronne von Waldstätten Náray Erika / Füredi Nikolett / Polyák Lilla Monica Danielsson Marketa Sedlackova / Jana Musilova Lilla Polyák / Kata Janza / Bernadett Vágó Ana Milva Gomes Tedodóra Szederjesi / Nikolett Füredi Živilė Lamauskienė
Emanuel Schikaneder Bereczki Zoltán / Ádám Bálint / Tibor Szolnoki Martin Kagemark Jakub Przebinda / Milan Němec Ádám Bálint / Máté Miklós Kerényi / Balázs Angler Gerben Grimmius Márton Keller Žanas Voronovs
Le Comte Arco Dézsy Szabó Gábor / Langer Soma Erik Gullbransson Lukas Vlcek / Jan Apolenar Gábor Dézsy Szabó / Soma Langer Sander Van Voorst József Szeles Žygimantas Galinis
Fridolin Weber Molnár Piroska / Felföldi Anikó Johan Wikström Tomáš Sagher / Rastislav Gajdos Csaba Jantyik / Lajos Csuha Hannes Vandersteene Gábor Máté P. Faust Januška
Le Docteur Mesmer Marik Péter Kjell Kvarnevik Peter Marik / Csaba Jantyik Armand Pol István Nyirkó Dainius Bervingis
Personnage Japon Japon[12] Corée du Sud[13] Corée du Sud[14] Japon[15] Japon[16] Japon[17]
au au au au au au à
Wolfgang Amadeus Mozart Yoshio Inoue / Akinori Nakagawa Yoshio Inoue / Ikusaburō Yamazaki Lee Ji-hoon / Cho Kyu-hyun / Joon Dong-sook Park Eun-tae / Junsu Kim / Park Kanghyun Ikusaburō Yamazaki / Yūta Furukawa Yūta Furukawa / Taiga Kyomoto
Amade (L'enfant) Kaede Ishikawa / Akane Uchino / Ryo Tsuruoka Hiura Minako / Kakihara Rinka Baek-seon / Lee Yun-woo / Kwak Yi-an Lee Si-mok / Kim Seung-hoo / Seojun Lee Sosuke Okawara / Kenshirō Kato / Misora Ogawara Noa Shitara / Youko Fukamachi / Rankan Kusunoki Himari Shiraishi / Hana Wakasugi
Leopold Mozart Masachika Ichimura Lee Jeong-yeol / Yoon Young-seok Yun Young-seok / Kyungsoo Hong Masachika Ichimura
Hieronymus Colloredo Yūichirō Yamaguchi Min Young-ki / Kim Jun-hyun Min Young-ki / Son Jun-ho Yūichirō Yamaguchi
Constanze Weber Hikaru Nishida / Takako Matsu Sonim / Hirano Aya Sohyang / Nana Sohyang Kim / Yeonji Kim / Hannah Hirano Aya / Erika Ikuta / Haruka Kinoshita Haruka Kinoshita Kiho Maaya
Nannerl Mozart Yumiko Takahashi Mari Hanafusa Bae Hae-sun / Kim Ji-yu Sumi Jeon / Bae Da-hae Miō Kazune Chihiro Otsuka
Cäcilia Weber Satomi Achiwa Jung Young-joo Jung Young-joo / Joo Ah Satomi Achiwa Yuki Mirai
La Baronne von Waldstätten Seika Kuze Koju Tatsuki / Sumire Haruno Shin Young-sook / Kim So-hyun Shin Youngsook / Kim So Hyun Mayo Suzukaze / Kaju Tatsuki
Emanuel Schikaneder Keigo Yoshino Hong Rocky / Lee Chang-hee Moon Sungyuk / Shin In-Seon Yūsuke Tōyama
Le comte Arco Osamu Kao Junichi Takeoka Lee Ki-dong Sangjun Lee Junichi Takeoka Yutaka Abe Katsuyuki Nakanishi
Le Docteur Mesmer ? ? ? ? Katsumi Toi Takumi Matsui Katsumi Toi

Fiches techniques

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Par commodité, les fiches sont par ordre alphabétique de pays.

Autriche

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Equipe autrichienne originale

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Equipe du revival autrichien

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  • Lieu de représentations : Raimund Theater
  • Mise en scène : Harry Kupfer
  • Scénographie : Hans Schavernoch
  • Costumes : Yan Tax
  • Chorégraphie : Dennis Callahan
  • Dates : au

Hongrie

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Equipe hongroise originale

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  • Théâtre : Budapesti Operettszínház[5]
  • Adaptation : Müller Péter Sziámi
  • Mise en scène : Kerényi Miklós Gábor
  • Scénographie : Khell Csörsz
  • Costumes : Velich Rita
  • Chorégraphie : Lőcsei Jenő
  • Dates : au

Equipe du revival hongrois

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  • Lieu de représentations : Petőfi Színház[10]
  • Adaptation : Müller Péter Sziámi
  • Mise en scène : Somogyi Szilárd
  • Scénographie : Rákay Tamás
  • Costumes : Gyarmathy Agnes
  • Chorégraphie : Lőcsei Jenő
  • Dates : au

Equipe de la 1re production japonaise

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Equipe de la 5e mouture japonaise

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Equipe de la 7e mouture japonaise

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Lituanie

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  • Théâtre : Klaipėda State Music Theatre (KSMT)[11]
  • Mise en scène : Viktorija Streiča
  • Scénographie : Artūras Šimonis
  • Costumes : Juozas Statkevičius
  • Chorégraphie : Dainius Bervingis
  • Dates :

Supports physiques

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Discographie

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  • 1999 : CD du casting original autrichien
  • 2004 : CD du casting original hongrois
  • 2005 : CD du casting original japonais
  • 2010 : CD du casting original sud-coréen
  • 2015 : CD du revival autrichien

Contenu du CD original autrichien

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  1. Prolog
  2. Was für ein Kind
  3. Der rote Rock
  4. Wo bleibt Mozart
  5. Ah, das Fräulein Mozart
  6. Schließ dein Herz in Eisen ein
  7. Eine ehrliche Familie
  8. Was für ein grausames Leben
  9. Ein bisserl für’s Hirn und ein bisserl für's Herz
  10. Gold von den Sternen
  11. Niemand liebt dich so wie ich
  12. Sauschwanz von Drecken
  1. Der Prinz ist fort
  2. Ich bleib in Wien
  3. Wie wird man seinen Schatten los?
  4. Hier in Wien
  5. Dich kennen heißt dich Lieben
  6. Mummenschanz/Rätsellied
  7. Irgendwo wird immer getanzt
  8. Warum kannst du mich nicht lieben?
  9. Wie kann es möglich sein?
  10. Der Mensch wird erst Mensch durch den aufrechten Gang
  11. Mozart, Mozart!
  12. Wie wird man seinen Schatten los (Finale)

Captation (DVD et/ou blu-ray)

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  • Revival autrichien : 2016
  • 5e revival japonais : 2015 (enregistré en 2014)[12]
  • 7e revival japonais : 2021

Genèse

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L'héritage d'Elisabeth

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Au milieu des années 90, fraîchement auréolé du succès d'Elisabeth, le parolier Michael Kunze souhaite « raconter l'histoire d'une star surdouée » et se rapproche donc tout naturellement de la figure de Wolfgang Amadeus Mozart[19].

Mozart! s'inscrit ainsi dans la droite lignée d'Elisabeth, précédente production de Kunze et du compositeur Sylvester Levay. La quasi-intégralité de l'équipe ayant œuvrée sur le musical dédié à Sissi (librettiste, parolier, compositeur, metteur en scène, chorégraphe et scénographe) est réunie autour de cette nouvelle comédie musicale. Yan Tax (costumes et masques), Franz Peter David (lumières) et Tony Meola (son) rejoignent le projet.

Les thématiques évoquées ainsi que les ambitions artistiques et enjeux financiers autour de Mozart! sont également similaires à ceux d'Elisabeth.

La comédie musicale met cinq ans à se concrétiser[20] et fait ses débuts en 1999.

Un personnage et une forme « kunziens »

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Mozart! partage des similitudes avec d'autres productions du tandem Kunze-Levay : chronologiquement, il se situe entre Elisabeth (1992) et Rebecca (2006). Ces trois œuvres ont pour point commun le traitement de personnages aspirant à la liberté mais prisonniers d'une société inadaptée à leur tempérament. La comédie musicale a pour ambition de détailler « la personnalité et le conflit psychologique du [compositeur] [...] plutôt que de détailler son œuvre ».

Comme Elisabeth et Tanz der Vampire (également écrite par Kunze), Mozart! s'inscrit dans la lignée d'« une nouvelle forme de théâtre musical médio-européenne très particulière, [mêlant] pièce de théâtre, opéra et comédie musicale, [...] alliant sérieux et divertissement ».

Le spectacle aborde également le peuple, l'Histoire et la culture de Vienne par l'intermédiaire de Mozart. Tout comme Elisabeth, Mozart! fait donc logiquement ses débuts dans la salle emblématique de la ville : le Theater an der Wien.

Analyse

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Personnification musicale des personnages

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Dans Mozart!, chaque style musical correspond à un personnage différent : Constanze est symbolisée par des ballades lyriques où figurent des sonorités enfantines (berceuse, boîte à musique), lesquelles soulignent le caractère mélancolique, infantile et épris de liberté de la jeune femme ; Schikaneder interprète des airs inspirés du cabaret ; Mozart s'oriente d'avantage vers le rock et le rock 'n' roll mais il est le seul à chanter dans presque tous les styles vocaux, soulignant sa polyvalence[19].

Wolfgang, Amade et Mozart!

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Mozart est ici représenté comme un génie déchiré. Sa volonté de mener une vie à la fois libre et artistique s'oppose constamment à son environnement familial ou social. Un jeune garçon, surnommé « l'enfant de porcelaine », est présent aux côtés de Wolfgang durant toute la pièce : il s'agit de l'enfant prodige, double spirituel de Mozart, personnification de son côté infantile, de son talent mais aussi de sa fragilité. Il n'est visible que du compositeur et du public. Cet enfant, qui travaillera sans relâche à ses côtés, causera ainsi la mort du compositeur. Symboliquement, c'est donc son génie qui détruit Mozart[21].

Le parolier du spectacle, Michael Kunze, revient ainsi sur la nature autodestructrice du protagoniste : « Son talent le pousse dans une direction précise mais c'est un jeune homme qui aspire à vivre pleinement, à profiter de la vie. Malheureusement, son talent est trop grand pour lui. Il me fallait donc trouver quelqu'un pour l'incarner sur scène. L'idée d'utiliser "Amade, l'enfant prodige" m'est venue tout naturellement. Dans la comédie musicale, il n'est pas seulement un gentil petit garçon mais aussi un démon. C'est ce qui rend l'histoire intéressante. Il y a une scène où le démon est sur le point de tuer Mozart et c'est précisément ce que fait le talent : il tue. [...] Je pense qu'il ressemble à une bougie : il a brûlé trop fort et s'est éteint [brutalement] ». Selon Kunze, Mozart n'aurait jamais pu échapper à sa part d'ombres, quand bien même il aurait survécu au-delà de ses 35 ans[19].

Pour le compositeur Sylvester Levay, c'est un « personnage exubérant. Un génie. Quand on est aussi intelligent, avec autant de talents, un esprit brillant, une âme et un cœur exceptionnels, on marche sur le fil du rasoir entre raison et folie. Et c'est ce que nous voulions montrer : que Mozart était fou, d'une certaine manière. Un génie fou »[19].

La metteuse en scène Viktorija Streiča abonde dans ce sens : « Les artistes, de toutes les époques, se consument dans le processus créatif. Certains brûlent d'une petite flamme, d'autres d'un immense bûcher. Plus l'artiste est grand, plus le feu qui illumine nos vies pendant des siècles sera éclatant. La flamme de Mozart fut l'une des plus brillantes de l’histoire culturelle [...]. [Il] aurait pu exceller dans n'importe quel domaine. Pourtant, malgré sa grande intelligence, il conservait une âme d'enfant au quotidien : insouciant, extravagant, naïf et savourant pleinement la vie »[11].

Peter Bilsing, du Der Opernfreund, rapproche Mozart! de Elisabeth : « Cette production offre une perspective inédite sur la vie de Wolfgang Amadeus Mozart, le dépeignant comme un jeune artiste aspirant à une vie libre, où il pourrait se consacrer pleinement à son art sans contraintes. [...] Comme pour Elisabeth, l'originalité de cette comédie musicale réside dans l'introduction d'un personnage fictif. Dans le récit original, c'était la Mort qui tenait ce rôle. Dans Mozart!, c'est le jeune Amadé qui se tient aux côtés de Mozart sur scène, tel un enfant de porcelaine, visible à ses yeux seulement, travaillant avec diligence et inlassabilité à de nouvelles symphonies. Contrairement à la Mort, Amadé demeure un personnage silencieux, communiquant davantage par gestes que par mots. Au fil de l'histoire, Amadé incarne également une part importante du conflit intérieur de Mozart, tiraillé entre le compositeur de talent et le rebelle en quête de liberté »[21].

En accord avec le caractère intemporel et anticonformiste du protagoniste, Mozart apparaît vêtu d'habits contemporains, radicalement modernes, souvent avec des dreadlocks[22].

Leopold Mozart et la dualité de la figure paternelle

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Selon le journaliste Matthias Kauffmann, « Kunze explore toujours l'émancipation d'un individu fragile face à la dépendance toxique de figures parentales oppressives ». Dans le cas de Leopold Mozart, personnage écrit sur mesure pour Thomas Borchert lors de la première production autrichienne, ce dernier se montre souvent abject et oppressif envers Wolfgang ; tout en révélant au fur et à mesure du spectacle les véritables motivations et inquiétudes d'un père dépassé par le génie de son fils devenu adulte. Le morceau phare de Leopold, Schließ dein Herz in Eisen ein, révèle un homme profondément blessé qui s'acharne à maintenir les apparences et encourage son fils à faire de même dans un souci de protection et d'acceptation[23].

Sylvester Levay analyse son personnage ainsi : « En tant que père de Wolfgang, Léopold devient peu à peu jaloux de son fils à mesure qu'il grandit. À un moment donné, il tente de le garder près de lui et de freiner son élan. Il commence également à lui donner des conseils en matière de composition et à intervenir de diverses manières. [...] Il aime profondément son fils et se soucie de lui mais, intérieurement, il est rongé par la jalousie. Même s'il ne laisse rien paraître »[20].

Colloredo, principal antagoniste

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Hieronymus Colloredo tient un rôle prépondérant dans l'intrigue. Figure ambiguë, il est passionné par les sciences et voit en elles une façon d'atteindre la Providence. Sa piété et son érudition sont contrebalancées par son ego et son caractère despotique à l'égard de ses employés ; il a besoin d'être obéi en permanence, ne tolère pas qu'on s'oppose à lui et exige d'être mis sur un piédestal. Il est ainsi le principal antagoniste à Wolfgang, lequel s'oppose en permanence à sa rigidité. Dans le morceau Wo ist Mozart ? (Où est Mozart ?), il lance la fameuse citation « Mag er geh'n, ich brauch' ihn nicht ! » Qu'il parte, je n'ai pas besoin de lui ! »).

Son besoin de perfection et sa quête spirituelle le poussent néanmoins à vouloir ramener Mozart auprès de lui car, en laissant son talent loin de l'église, il a l'impression de commettre un péché. Toutes ses tentatives pour ramener Wolfgang à ses côtés se soldent toutefois par un échec, ce dernier refusant d'être à nouveau assujetti à un maître.

A la fin du second acte, Colloredo réalise que Mozart et sa musique triompheront toujours face à la science. Sa chanson Wie kann es möglich sein ? raconte qu'il est un homme érudit et profondément dévot, qui voue sa vie à la logique et à Dieu mais que Mozart, jeune compositeur et musicien impétueux, reste finalement victorieux : « Wie kann es möglich sein, dass die Vernunft, die diese Welt erhellen soll, besiegt wird vom Zauber der Musik? » Comment est-il possible que la logique dont j'ai supposé illuminer ce monde soit battue par la magie de la musique ? »).

Il est interprété, lors de la première production, par Uwe Kröger, célèbre personnalité de la scène musicale internationale[2].

La Baronne von Waldstätten, bonne fée de Mozart

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La Baronne von Waldstätten est la mécène de Mozart ; elle est intimement persuadée de son talent et prend sa carrière très au sérieux, parfois au détriment de la vie familiale du jeune homme. Elle n'est pas une figure maternelle bienveillante mais d'avantage une mentor mystique, elle pressent dès son enfance le don divin qui habite Wolfgang et la mission qui lui incombe. Elle fait office de fée marraine pour le compositeur, un rôle mis en avant via la chanson Gold von den Sternen où elle relate un conte pour calmer les tensions entre Leopold et son fils : elle-même s'y présente métaphoriquement comme une fée venue guidée un jeune prince dans des contrées lointaines afin qu'il trouve « l'or des étoiles », malgré les réticences d'un roi surprotecteur. La Baronne von Waldstätten apparaît également à Wolfgang lorsqu'il bascule dans la folie, pour le ramener vers sa vocation créatrice. Jusqu'à la mort du compositeur, elle reste un soutien indéfectible pour Mozart.

Schikaneder, ami inconstant mais allié dans l'Art

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L'acteur, chanteur, metteur en scène et directeur de théâtre Emanuel Schikaneder est un allié majeur pour Mozart au sein de la comédie musicale.

A priori amical, il reste une figure trouble : c'est un ambitieux totalement dévoué au divertissement et à son propre profit, un peu arnaqueur mais chaleureux, lâche et engagé à la fois, fêtard déluré, habitué aux combines douteuses et initié aux lieux de perdition. Il possède également une certaine prétention et s'insurge que la population de Salzbourg n'ait jamais entendu parler de lui[24]. Ses connaissances des différents milieux le place d'office comme guide pour Mozart, notamment lorsqu'ils s'aventurent à la nuit tombée au sein du sulfureux Prater de Vienne. Moins dédaigneux que Mozart dans son rapport aux puissants, il parvient facilement à s'adapter dans la haute société.

S'il approche le compositeur par intérêt (il a eu vent du génie créatif du jeune homme), il n'hésite pas à le soutenir dans les hautes sphères. Il se range publiquement du côté de la Baronne von Waldstätten face aux détracteurs de Wolfgang et n'hésite pas à se moquer d'eux [24].

La sympathie suscitée par le personnage varie toutefois selon les productions. Sur la dernière mouture autrichienne, il est opportuniste, uniquement intéressé par le potentiel artistique de Wolfgang et le succès que ce dernier peut lui apporter ; par ailleurs, il encourage Mozart à ne pas se réconcilier avec Constanze, arguant qu'un artiste ne doit pas s'encombrer d'une épouse, et le pousse à la tromper avec des comédiennes[25]. Dans la version japonaise de 2014, il s'oppose à des connaissances cupides qui convoitent les revenus de Mozart et sauve le compositeur lors d'une altercation avec l'armée impériale[24]. Dans la version nippone de 2021, Schikaneder est beaucoup plus solaire et bienveillant, moins ambivalent sur le plan moral ; compagnon fidèle, il s'aperçoit vite que le jeune homme délaisse Constanze et qu'il finira par ruiner leur relation, dévoré par son génie[26].

Quelle que soit la version, il partage néanmoins le grand principe du divertissement cher à Mozart : l'accessibilité de l'Art pour tous, y compris pour les plus démunis. Schikaneder brouille régulièrement la frontière entre les arts dits « sérieux » et le divertissement populaire[18]. En dépit de ses mauvaises fréquentations, il reste ainsi un collaborateur dévoué et c'est sur son livret que Mozart se base pour composer La Flûte enchantée.

Réception

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Retours sur les premières productions

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Lors de sa première, Mozart! rencontre des critiques presses assez négatives, à l'instar d'Elisabeth. Die Presse estime que le compositeur y est « victime d'exploitation » ; tandis que le Neue Zürcher Zeitung le qualifie de « pseudo œuvre historique interminable », plombée par des « numéros musicaux peu entraînants »[18].

Christian M. Sauer, du magazine Deutsches Ärzteblatt, est tout aussi dubitatif : « Les amateurs de comédies musicales attendaient avec impatience la première à Vienne, mais sont revenus déçus de la ville du Danube, [...] les contributions de Kunze, Levay et Kupfer restent moyennes. Les faiblesses du projet résident clairement dans le livret. Comme dans Elisabeth, l’objectif de Michael Kunze [...] est de libérer une figure historique du kitsch et de l’idolâtrie afin de la redécouvrir d'une perspective contemporaine. Pour adapter la biographie de Mozart en comédie musicale, Kunze utilise plusieurs effets dramatiques, dont certains semblent trop artificiels »[27].

Gerhard Knopf, de Das Musicalmagazin, « L'idée de Kunze de scinder Wolfgang Amadeus Mozart en deux personnalités est brillante. D'un côté, le jeune Wolfgang, plein de vie, et de l'autre, Amadé, incarnation du talent extraordinaire de Mozart. [...] Malheureusement, le public n'a rien eu d'émotionnel, rien qui puisse même rivaliser avec la puissance et le pouvoir de fasciner propre à la musique de Mozart. […] Si cette soirée musicale s'est avérée trop froide, la faute en revient probablement aussi au metteur en scène Harry Kupfer et au scénographe Hans Schavernoch »[27].

Cathy Meils, de Variety, délivre un avis mitigé : « Pour ceux qui s'attendent à une interprétation traditionnelle de la vie du compositeur, avec ses plus grands succès, que ce spectacle vous mette en garde ! [...] Michael Kunze et Sylvester Levay présentent le compositeur comme une pop star des années 90, arborant des dreadlocks blondes et une garde-robe tout droit sortie d'un magasin Gap. [...] Quatrième comédie musicale originale des Vereinigte Bühnen Wien, elle risque de déplaire aux puristes et aux critiques mais son succès auprès du public devrait en faire un véritable triomphe. [...] On a droit à un répertoire allant du Lloyd Webber réchauffé au honky-tonk, des ballades des années 40 en passant par le rock des années 90 aux percussions omniprésentes [...]. Pour répondre à la question de savoir comment Mozart a produit son œuvre abondante, le librettiste et auteur Kunze sépare le génie musical de l'homme en faisant suivre à la trace le Mozart adulte par une version miniature de l'enfant prodige [...] Au-delà de cette liberté poétique, Kunze s'inspire de la biographie du compositeur, mettant l'accent sur une série de relations qui ont marqué sa carrière. [...] Vingt ans de formation et d'expérience dans les comédies musicales sous l'égide de la Vereinigte Bühnen Wien témoignent d'un professionnalisme constant »[28].

Même déception du côté du Magyar Narancs : « Le défaut majeur de Mozart! réside dans l'absence totale de véritable intensité dramatique. Il n'y a ni confrontation, ni lutte. Les personnages sont grossiers – y compris le protagoniste –, peu développés et parfois dépourvus d'imagination. On ne perçoit aucune trace de grandeur musicale, seulement une ébauche de génie, généralement attribuée au personnage principal. Mozart, dans cette perspective, n'est qu'un jeune homme cherchant sa place dans le monde. [...] Une comédie musicale peut-elle connaître le succès avec une dramaturgie faible ? Peut-être. Mais peut-elle réussir si sa musique est médiocre ? Difficilement. [...] L'œuvre ne comporte aucune mélodie marquante, aucun fragment mélodique dont on se souviendrait encore trente secondes après la fin. Chaque morceau pourrait être interchangé sans que l'on s'en aperçoive. [...] En résumé : un travail considérable réalisé par de nombreux artistes talentueux pour un résultat dérisoire. Quel dommage »[29].

La chronique parue dans la Svenska Dagbladet n'est guère plus enthousiaste : « La musique est étonnamment similaire à celle [d'Elisabeth] et semble avoir été écrite selon une recette toute faite : une trentaine de courtes scènes qui offrent des aperçus de la vie de Mozart, de son enfance de prodige à sa fin tragique, le tout mis en musique à travers des mélodies convenues, de la pop et du schlager allemand, un soupçon de rock, un soupçon d'opéra et de nombreuses (trop nombreuses !) ballades désespérément tristes ou finement ciselées, un duo d'amour, quelques chœurs entraînants et un peu de music-hall et de revue. Sans oublier quelques citations de Mozart pour nous rappeler qu'il s'agit bien du compositeur dont il est question. Ceci est nécessaire car l'impression générale est étonnamment anonyme. [...] La comédie musicale aborde également le monde de la musique comme un marché, la musique comme une marchandise et Mozart comme victime d'une économie impitoyable. [...] Pourtant, l'ensemble manque de dynamisme et la prévisibilité même de ce concept de comédie musicale populaire rend Mozart! un peu poussif. Le spectacle flirte dangereusement avec l'abîme d'un vide pathétique et d'une banalité prétentieuse. On y trouve une sentimentalité artificielle et bien trop d'effusions gratuites, malgré une présentation soignée. [...] Le rôle de Mozart se réduit à un costume et une voix, sans jamais donner vie à son personnage »[30].

Malgré cet accueil de la presse, le spectacle est élu Meilleure comédie musicale germanophone de 2000 par le magazine spécialisé Musicals[18].

Avis contemporains

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Oedo Kuipers interprète Mozart dans le revival autrichien de 2015-2016 ; sa prestation est acclamée par la presse[31],[32].

Mozart! gagne ses lettres de noblesse au fil des décennies et au gré des différentes moutures, porté par un rayonnement international, notamment au Japon où il est très bien reçu[18].

Après des retours initiaux désastreux, Die Presse fait part de son enthousiasme quant à la nouvelle mouture autrichienne du spectacle : « C'est une bonne comédie musicale [...] dramatique qui réussit en grande partie à transmettre efficacement les émotions des protagonistes grâce à la musique. La chronologie et les personnages sont assez fidèles à la réalité historique, mais là n'est pas l'essentiel. Au cœur de la comédie musicale se trouvent deux conflits : celui entre l'art et la liberté, et celui entre le père et le fils [...]. Mozart! est un spectacle soigné, avec une distribution de qualité, qui ravira sans aucun doute les amateurs de comédies musicales viennoises »[31].

Selon Matthias Kauffmann, spécialiste du Centre de recherche sur l'opérette, Mozart! « est sans doute la comédie musicale dramatique la plus brillante issue de la plume du duo [Kunze/Levay]. [...] S'appuyant sur les grandes étapes de la vie du compositeur, elle explore essentiellement la question universelle du conflit intérieur de l'artiste entre l'art et la vie, la virtuosité et l'humanité, Éros et Thanatos »[23].

Pour la journaliste de BR-Klassik Muna Weber, la comédie musicale fait « descendre le compositeur de son piédestal et incarne ce génie énigmatique dans toute sa complexité humaine [...]. Mozart est bien plus qu'un enfant prodige : c'est une rock star, un anarchiste et un artiste brisé. Il se cherche, entouré de faux amis, hanté par une ombre tenace et sous l'emprise d'un père autoritaire. À mi-chemin entre un cheval de cirque et un être humain ordinaire »[33].

Le chroniqueur Christoph Gedon est également enthousiaste : « [C'est] une comédie musicale rock exceptionnelle qui brille par la qualité de ses interprétations et de sa musique. Elle offre une perspective originale sur une facette inédite du compositeur. Les amateurs d'œuvres comme Elisabeth apprécieront également ce spectacle. Cependant, ceux qui recherchent une soirée plus traditionnelle autour des compositions de Mozart préféreront assister à un concert de musique classique »[32].

Pour The Theatre Times, « Mozart! est le joyau du théâtre musical européen. [...] La poésie de Michael Kunze s'accorde harmonieusement avec la musique de Sylvester Levay, qui a également intégré des compositions originales de Mozart à son œuvre »[19].

En 2011, Ikusaburō Yamazaki est récompensé d'un Kazuo Kikuta Theater Award pour sa performance dans Mozart!, où il tient le rôle titre[34].

Sana Yoshida, du magazine spécialisé japonais SPICE, affirme que l'intrigue « dépeint Wolfgang Mozart non seulement comme un musicien de génie, mais surtout comme un être humain. L'histoire de ce Mozart, loin d'être parfait, et de son entourage tout aussi imparfait, où chacun lutte avec ses souffrances, ne connaît pas de fin heureuse. […] Les faiblesses réalistes, la confusion et les malentendus familiaux auxquels chacun peut s'identifier sont subtilement tissés autour d'une musique envoûtante, offrant un spectacle véritablement captivant. Les décors et les costumes somptueux, associés à la musique en direct, contribuent à l'attrait de l'œuvre »[35].

Pour le Klaipėda State Music Theatre (KSMT), en charge de l'adaptation lituanienne, « Mozart! est une explosion de rock dans un univers rococo. Un choc des époques (l'affrontement irréconciliable du passé et du présent) reflète la double nature du protagoniste. [...] La partition de Sylvester Levay met en lumière cette dualité : les genres modernes (ballades, ragtime, rock) se mêlent à de délicats motifs rococo qui surgissent chaque fois qu'Amadeus, l'alter ego de Mozart, s'installe au piano. Loin de renforcer le mythe du génie inaccessible, la comédie musicale présente Mozart comme un homme imparfait, fragile et profondément humain, [...] [elle] cherche à libérer Mozart des clichés et du culte superficiel, permettant au public de le rencontrer comme une personne réelle, vivante et authentique »[11].

Mozart! suscite dès son lancement l'engouement du public : la comédie musicale cumule 419 représentations à Vienne et pas moins de 420 000 spectateurs.

Depuis la création du spectacle, 3,2 millions de billets ont été vendus[22].

Mozart! à travers le monde

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La reprise du modèle établit par Elisabeth permet à Mozart! de s'importer facilement à travers le monde[18].

Les producteurs japonais (via la société Tōhō) et hongrois (via Miklós Gábor Kerényi, directeur du Budapesti Operettszínház) sont les premiers à s'intéresser au spectacle et à acquérir la licence en vue d'une adaptation. Les équipes internationales ont demandé à Kunze et Levay certaines modifications, dont une ou deux chansons supplémentaires, mais sans interférer dans le travail créatif des compositeurs ; ces derniers soulignent d'ailleurs l'importance d'être flexibles vis-à-vis des demandes internationales, tant que les changements restent cohérents avec leur œuvre. Parmi les exemples majeurs figure le duo final entre Colloredo et Mozart, Az egyszerű út, qui a été créé pour la version hongroise. Ce morceau sera ajouté aux futures moutures du spectacle, en allemand sous le titre de Der einfache Weg et en japonais sous le titre 破減への通 (Yabu gen e no tsū?). Kunze comme Levay sont régulièrement impliqués dans les productions étrangères, notamment avec un droit de regard sur les distributions[19].

Le spectacle est traduit en 8 langues[22] et monté dans 10 pays différents : Allemagne, Autriche, Belgique, Chine, Corée du Sud, Hongrie, Japon, Lituanie, Suède, Tchéquie[36].

Parmi les différentes productions, on compte notamment :

  • Autriche (1999-2001)
  • Allemagne (2001-2002)
  • Japon : Tokyo et Osaka (2002)
  • Hongrie : Budapest (2003-2011)
  • Suède : Karlstad (2005)
  • Japon : Osaka, Tokyo, Nagoya, Fukuoka (2005)
  • Japon : Tokyo (2007)
  • Allemagne : Zwickau, Plauen (2008)
  • République tchèque : Brno (2009)
  • Corée du Sud : Séoul (2010)
  • Japon : Tokyo, Osaka, Kanazawa (2010-2011)
  • Japon : Tokyo et Osaka (2014-2015)
  • Corée du Sud : Séoul (2020)
  • Autriche (2015-2016)
  • Japon : Tokyo, Osaka, Nagoya (2018)
  • Japon : Tokyo, Osaka, Sapporo (2021)
  • Hongrie : Veszprém (2022-2023)
  • Lituanie : Klaipėda (2026)

Mozart! et Mozart, l'opéra rock

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Après Mozart!, Mozart, l'opéra rock (2009) est la seconde comédie musicale à succès basée sur la vie du compositeur.

Face à ce triomphe, Kunze et Levay sont amenés à s'exprimer régulièrement sur la production française. Pour l'un comme pour l'autre, la comparaison est peu judicieuse. Selon Levay, il s'agit d'« une excellente production scénique. [...] [Mais] ce n'est pas vraiment une comédie musicale, c'est un spectacle. Et dans ce genre spécifique, le développement de l'histoire est complètement différent. On ne raconte pas une histoire : vous chantez des chansons et essayez de les relier par des dialogues. Ce n'est pas mon fonctionnement »[19]. Kunze a un avis similaire : « l'opéra rock français est totalement différent : c'est avant tout un spectacle »[19]. Pour le parolier, Mozart! et ses créations s'inscrivent dans un nouveau genre du théâtre musical contemporain, le « drama musical » (« comédie musicale théâtrale ») ; sa structure dramatique possède une forme classique (une pièce en deux actes) mais intègre aussi des éléments de la structure cinématographique[37].

La journaliste spécialisée Lisa Monde résume les différences majeures entre les deux productions comme suit : « [Mozart, l'opéra rock] représente parfaitement l’essence même de la comédie musicale française : il se passe toujours énormément de choses sur scène. C’est toujours un grand spectacle, un peu inspiré du Cirque du Soleil. Et puis, il y a les stars de la pop sur scène. [...] [Il n'y a] pas un seul compositeur mais plusieurs qui écrivent chacun quelques chansons pour le spectacle. [Les productions s'illustrent] donc un genre complètement différent »[19].

Dominik Lapp, du site spécialisé Kulturfeder, s'attarde sur deux partis-pris radicalement opposés : « [...] bien que les deux comédies musicales retracent la vie de celui qui est sans doute le plus grand génie musical de tous les temps, elles diffèrent fondamentalement. Tandis que Kunze et Levay ont délibérément évité d'intégrer des influences pop à la musique classique dans leur spectacle, l'équipe de huit compositeurs et auteurs de Mozart, l'opéra rock mêle volontairement la musique de Mozart à des sonorités rock et pop modernes. [...] Tantôt seules des mélodies du prodige de Salzbourg résonnent, tantôt une chanson est introduite par des compositions de Mozart, et tantôt une œuvre complète de Mozart est interprétée, par exemple la comptine française Ah, vous dirai-je, Maman, également connue en Allemagne sous le nom de Morgen kommt der Weihnachtsmann et aux États-Unis sous celui de Twinkle, Twinkle, Little Star [...] Alors que Michael Kunze opposait son Mozart à l'archevêque de Salzbourg, Hieronymus Colloredo, ce rôle, dans la version française, est relégué à un rôle secondaire, n'apparaissant qu'au début de la pièce. Kunze relate également la rupture de Mozart avec son père et le chemin ardu qui l'a mené à devenir un artiste indépendant. À l'inverse, Mozart, l'opéra rock se concentre sur la rivalité éternelle entre Wolfgang Amadeus Mozart et le compositeur italien Antonio Salieri, alors très populaire – à l'instar du film Amadeus »[38].

Références

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