Musée de l'Avallonnais
Le musée de l'Avallonnais Jean Després est un musée archéologique, des beaux-arts et ethnologique à Avallon dans le département de l'Yonne en région administrative Bourgogne-Franche-Comté, en France.
| Nom local |
Musée d'Avallon |
|---|---|
| Type | |
| Ouverture |
1862 |
| Dirigeant |
Noémie Wavrer |
| Visiteurs par an |
4 472 () |
| Site web |
| Label |
|---|
| Pays |
France |
|---|---|
| Commune |
Avallon (89200) |
| Adresse |
Impasse du Collège, Jardin Jacques Schiever |
| Coordonnées |
Situation
modifierLe musée se trouve Impasse du Collège, Jardin Jacques Schiever, à Avallon, dans le sud du département de l'Yonne à environ 50 km au sud d'Auxerre. La sortie no 22 de l'autoroute A6 est à 8 km à l'est.
Histoire
modifierLe musée a été créé en 1862 par la Société d'Études d’Avallon (S.E.A.) ; il est installé dans la salle haute de la tour de l’Horloge[1]. En 1912, il déménage, en même temps que la municipalité, dans l’hôtel particulier de Gouvenain[2]. En 1946, le musée est devenu municipal. Le le musée organise un des premiers colloques sur les découvertes préhistoriques sur le thème à « la céramique préromaine du bassin de l'Yonne » avec la présence d'Audibert, de Gérard Bailloud, d'Henri Carré, de B. Champault, de Robert Dauvergne, de Jean-Louis Dousson, de l'abbé Joly, de l'abbé Lacroix, de René Louis, de Félix-Pierre Merklen, de Jean Nicolle, de Pierre Parruzot et de Pierre et Thérèse Josien-Poulain pour évoquer les limites que posent les informations extraites de la céramique ancienne[3]
En 1971, il déménage à nouveau (avec la bibliothèque municipale) dans l’ancien collège d'Avallon[2]. Le , le musée est rebaptisé « musée de l’Avallonnais Jean Després »[4].
- Plaque commémorative de l’ancien collège d'Avallon,
au-dessus de la porte piétons du musée - Côté sud, l'impasse du Collège et le musée à droite
Collections
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Le musée retrace l’histoire de l’Avallonnais. À travers la présentation d'objets caractéristiques de chacune des grandes périodes qui nous ont précédés, Préhistoire, Protohistoire, Antiquité et Moyen Age, le musée propose une rencontre avec les modes de vie et les us et coutumes des populations humaines qui ont occupé le territoire. Le musée possède aussi des objets provenant des tumuli gaulois, des sépultures gallo-romaines, des ferriers, des camps "romains" des Alleux (Avallon) ou de Cora (Saint-Moré), et les principales œuvres sculpturales de la région[5].
Archéologie
modifierPréhistoire
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Pour la partie Préhistoire, le musée possède 43 fragments osseux du Magdalénien (cerf élaphe, cheval, marmotte, renard et renne) découverts par l'abbé Parat en 1897 dans le trou de la Marmotte à Saint-Moré[6]. 96 pièces lithiques sont également possédées par le musée[6].
L'une des pièces les plus emblématiques de cette période est le bâton percé, un artéfact découvert dans la grotte du Trilobite à Arcy-sur-Cure[7]. Il est découvert par l'archéologue français Adrien Ficatier en 1886, puis il est mis au musée du petit séminaire à Joigny avant son transfert définitif au musée de l'Avallonnais le [7].
Antiquité
modifierLa collection débute pour l'Antiquité avec le don de M. Ravisy, après une découverte en 1822 sur une colline proche à une lieue d'Avallon dénommée « Montmarte », d'une grande statue représentant un flamine d'une hauteur de 2,07 m décrite par Victor Petit et de deux têtes antiques ; celle une femme d'une hauteur de 32 cm et une autre d'un homme d'une hauteur de 30 cm[8]. Pour le flamine, le voile recouvre sa tête, tombe sur les épaules et les bras sont trouvés à côté du corps mais il semble avoir aujourd'hui disparu : celui de gauche semble terminer la chute de la robe et la main droite tiendrait une coupe pour les libations[9]. La tête antique d'homme est composée de pierre blanche avec une chevelure abondante et une barbe épaisse mais polie[10].
Pour cette période, le musée possède également une collection de cinquante-deux vases d'origine grecque ou étrusque provenant probablement d'Italie[11]. La plus importante est celle portant le no 50 qui est une amphore attique à figures noires, plus précisément une amphore à tableau dont il manque le pied[11]. Elle mesure une hauteur de 28 cm,un diamètre maximum de 21 cm et dont la plus grande partie de l'œuvre est recouverte de vernis noir même si l'argile est encore visible par endroit[11].
- Salle 2 Archéologie - Partie romaine
- Pilier funéraire quadrangulaire gallo-romain. Face avec un personnage visible.
- Pilier funéraire quadrangulaire gallo-romain. Face avec l'inscription.
- Pilier funéraire quadrangulaire gallo-romain. Face avec l'inscription et la mise en valeur des lettres.
- Stèle funéraire d'une famille en calcaire, peut-être datée du IIe siècle.
- Stèle gallo-romaine représentant Mercure en calcaire oolithique à grain fin.
- Statuette d'une déesse mère en calcaire oolithique à grain serré (avant l'année 268).
Numismatique
modifierLe premier inventaire des monnaies et médailles du musée est effectué par Jacques Meissonnier en 1993, il consiste uniquement à classer ces objets en différentes périodes chronologiques[12]. Les origines des 23 895 monnaies et médailles sont diverses : 8 897 proviennent des Antoniniens découvertes sur le site de Sainte-Pallaye ou de la collection accumulée par le secrétaire de la Société d'Études d'Avallon entre 1859 et 1880 Alfred Bardin, voir de plusieurs sites de prospection menés en particulier par l'abbé Jean Dûchatel et Bernard Poitout[12].
Cette collection est l'une des premières pour les périodes de l'Antiquité et du Moyen Âge, ainsi que pour les jetons du XVIe au XVIIIe siècle, en Bourgogne en partie issue d'un seul donateur Alfred Bardin[13]. Son principal objectif comme celui de ses contemporains n'est pas d'accumuler toutes les monnaies ou médailles découvertes dans l'Avallonnais mais d'en constituer un échantillon varié et qualitatif[14]. Alfred Bardin arrive à Avallon en 1826, après être né et avoir passé son enfance à Châlon-sur-Saône, pour devenir maître d'internat, puis après l'obtention de son baccalauréat en 1830 il devient professeur en 1843 et entreprend d'appuyer ses cours sur les monnaies ce qui indirectement enrichit le médailler du musée[15].

Beaux-arts
modifierLes visiteurs peuvent aussi y voir des créations des sculpteurs Georges Loiseau-Bailly (1858-1913) et Pierre-Octave Vigoureux (1884-1965). Des collectionneurs (Schneit, Gariel, Degoix, Goldsmidt…) ont donné leurs collections au musée, incluant des œuvres de jeunesse de Georges Rouault, son célèbre « Miserere », « Stellae » , et des peintures d'Adolphe Guillon, Antoine Vestier, Isidore Pils.
- Beaux-arts
- Le vent, lithographie, Charles-Marie Dulac (1866-1898).
- Tête de femme romaine : étude d'une huile sur toile d'Isidore Pils.
- Portraits de zouaves et soldat : études d'une huile sur toile d'Isidore Pils.
- Huile sur toile Semur-en-Auxois, les tanneries d'Émile Charles Dameron.
- Huile sur toile Portrait de femme romaine de Jules-Eugène Lenepveu.
Jean Després
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Des créations de l’orfèvre Jean Després (1889-1980)[16] sont présentées, des bijoux aux pièces d’orfèvrerie en passant par l’art de la table et les objets liturgiques, représentant les grandes étapes de sa longue carrière. Sont également exposés des pastels de son épouse Simone Delattre-Després, et des peintures de Paul Jouve, Giorgio de Chirico, Émile Decoeur, Étienne Cournault...
Ethnologie
modifierEn , sept nouvelles salles sont ouvertes pour accueillir la riche collection Yao Mien et Mun de Chine, Vietnam, Laos et Thaïlande[N 1], donnée au musée en 2008[17],[18],[19]. Commencée dans les années 1980 par l'etnologue Jess G. Pourret, résident français en Thaïlande, cette collection est la plus complète et la plus importante réunion d'objets témoins, de documents taoïstes, de costumes et textiles, et de bijoux en argent jamais réunis sur ce peuple[20]. Cette collection comptent près de 2 500 pièces[21].
- Civilisation Yao
- Cia Seng Pong (Charte de l'empereur Ping).
- Statuettes Yao.
- Tapisseries Yao
Expositions temporaires
modifierLe musée présente très régulièrement des expositions temporaires sur des thèmes variés :
- 1981 : « Bronzes antiques de l'Yonne »[22]
- 2006 : « Regarder-comprendre : Parat, Leroi-Gourhan et les autres »[23]
- 2026 : « Léon Degoix, collectionneur et intellectuel avallonnais du XIXe siècle »
Expositions temporaires courtes
modifierDes expositions temporaires courtes appelées « Expo-flash » présentant des œuvres sorties des réserves sont réalisées.
- Expo-Flash du 4 avril au 30 septembre 2026 « Voyage en Méditerranée antique »
- Bandelettes en lin provenant d’Égypte.
- Statuette en bronze d'Harpocrate en provenance d'Égypte.
Responsables et conservateurs du musée
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ de Mély 1904, p. 261.
- 1 2 3 4 « Histoire du musée », sur museeavallonnais.com (consulté le ).
- ↑ « Séance du 26 juin 1958 », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 55, nos 5-6, , p. 229 (e-ISSN 1760-7361, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ M. M., « Le musée d’Avallon prend le nom du maître orfèvre qui a vécu à Avallon de 1889 à 1980 », L'Yonne Républicaine, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ P. Tartat, « Le musée d'Avallon et l'Avallonnais gaulois et gallo-romain », Annales de Bourgogne, , p. 308-314 (lire en ligne, consulté le ), p. 311-314.
- 1 2 3 Béatrice Schmider, Boris Valentin, Dominique Baffier, Francine David, Michèle Julien, Arlette Leroi-Gourhan, Cécile Mourer-Chauviré, Thérèse Josien-Poulain, Annie Roblin-Jouve et Yvette Taborin, « L'abri du Lagopède (fouilles Leroi-Gourhan) et le Magdalénien des grottes de la Cure (Yonne) », Gallia Préhistoire, t. 37, , p. 92-93 (e-ISSN 2109-9642, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Danièle Molez et Jean-Marc Pétillon, « Nouvelle lecture du bâton percé de la grotte du Trilobite (Arcy-sur-Cure, Yonne) », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 108, no 1, , p. 144 (e-ISSN 1760-7361, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ de Mély 1904, p. 261-262.
- ↑ de Mély 1904, p. 262.
- ↑ de Mély 1904, p. 263.
- 1 2 3 Claude Rolley, « Une amphore inédite du « Peintre de la Gorgone » », Bulletin de Correspondance Hellénique, vol. 85, , p. 539 (e-ISSN 2241-0104, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Nouvel et Izri 2009, p. 1.
- ↑ Nouvel et Izri 2009, p. 1-2.
- ↑ Nouvel et Izri 2009, p. 2.
- ↑ Nouvel et Izri 2009, p. 2-3.
- ↑ « Le musée ferme ce week-end », sur lyonne.fr, L'Yonne Républicaine,
- ↑ Ronan Le Goaster, « La collection des Yao s'affiche à Avallon », sur lyonne.fr, L'Yonne Républicaine,
- ↑ Karine Vilatte, « Plongez dans la civilisation des Yao », sur lyonne.fr, L'Yonne Républicaine,
- ↑ Laurenne Jannot, « La collection Yao toujours enrichie au musée de l'Avallonnais », sur lyonne.fr, L'Yonne Républicaine,
- ↑ « Musée d'Avallon - Salles de la minorité Yao (Chine et Viet-Nam)- juillet 2015 », sur henri-maitre.fr (consulté le ).
- ↑ Myriam Déborbe, « La collection Yao, au musée de l'Avallonnais : unique et encore pleine de mystères », sur lyonne.fr, L'Yonne Républicaine,
- ↑ « Annonces », Nouvelles de l'Archéologie, no 6, , p. 119 (e-ISSN 2425-1941, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Expositions », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 103, no 3, , p. 639 (e-ISSN 1760-7361, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Vie de la Société », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 85, no 5, , p. 130 (e-ISSN 1760-7361, lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Fernand de Mély, « Les statues antiques de Montmarte au musée d'Avallon (Yonne) », Revue Archéologique, , p. 261-264 (ISSN 0035-0737, JSTOR 41015889).
- Pierre Nouvel et Stéphane Izri, « Les collections numismatiques du musée de l’Avallonnais : la collection Bardin et les acquisitions postérieures », Bulletin de la Société d'Etudes d'Avallon, (lire en ligne, consulté le ).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative à l'architecture :
- Ressource relative au tourisme :
