Neil Francis Hawkins

personnalité politique britannique

Neil Lanfear Maclean Francis Hawkins, né en septembre 1907 et mort le 26 décembre 1950, est un écrivain, personnalité politique britannique qui figure parmi les principaux tenants du fascisme britannique au Royaume-Uni antérieurement comme postérieurement à la Seconde Guerre mondiale. Il occupe une place prépondérante au sein de la British Union of Fascists et détient la maîtrise de l’appareil organisationnel du mouvement.

Neil Francis Hawkins
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Biographie

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British Fascists

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Francis Hawkins adhère aux British Fascists (BF) concurrentiellement à leur fondation, intègre le comité d’état-major restreint à trois membres et se trouve tenu, par une fraction notable des adhérents masculins, pour un chef préférable à Rotha Lintorn-Orman[1]. Sous l’instigation de Francis Hawkins et de son intime collaborateur E. G. Mandeville Roe, le BF, d’orientation originellement plutôt conservatrice en dépit de son appellation, s’oriente vers une posture plus purement fasciste en privilégiant l’État corporatif et l’antisémitisme[2]. À l’insu de Lintorn-Orman, il engage une série de pourparlers avec Robert Forgan au cours desquels il agrée en principe l’amalgamation du BF au New Party. Toutefois, lorsque Francis Hawkins soumet le projet au Grand Conseil du BF, celui-ci se trouve écarté à une voix près[3].

British Union of Fascists

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Le refus de la fusion provoque une scission profonde entre Francis Hawkins et Lintorn-Orman ; en conséquence, l’organisation se divise en 1932 et Hawkins emmène la majeure partie des adhérents dans la British Union of Fascists d’Oswald Mosley, dénomination sous laquelle le New Party s’est reconstitué[4]. Ayant rencontré Mosley et Forgan, Hawkins, frappé par l’efficacité de leur appareil, se détache des Fascistes britanniques pour les rejoindre[5]. Dès son adhésion, il est nommé adjudant des Forces de défense nationale, ce qui le place en second derrière Eric Hamilton Piercy à la tête des Chemises noires paramilitaires[6]. Il s’élève rapidement dans la hiérarchie : officier responsable de la zone de Londres, puis chef de l’administration, avant d’accéder à la direction générale de l’organisation, charge qui fait de lui le second de Mosley[7]. Le 22 juin 1935, il succède à Piercy à la tête des Blackshirts[8]. En juillet 1935, au cours d’une réorganisation du mouvement, il assume brièvement la direction de la section féminine de la BUF, devenant ainsi le seul homme à occuper cette fonction[9].

Francis Hawkins, en qualité de dirigeant éminent du mouvement à la suite de Mosley, conçoit l’idée que les adhérents de la BUF portent une chemise noire sous un costume civil ordinaire, mesure déterminante destinée à préserver l’identité du mouvement après l’interdiction des uniformes instaurée par le Public Order Act 1936[10]. Partisan résolu du militarisme, il anime la faction militaire au sein de la BUF, laquelle oppose avec succès une résistance aux tentatives de figures telles que John Beckett, Bill Risdon et F. M. Box visant à transformer la BUF en un parti politique plus conventionnelle[11]. Son autorité se consolide par sa nomination au poste de directeur général en 1936, charge nouvellement créée qui lui confère l’empire sur les dimensions politiques et administratives de l’organisation[12]. Il préconise un recrutement fondé sur des hommes célibataires, à l’instar de lui-même, affirmant qu’ils manifesteraient le dévouement fanatique le plus entier au mouvement[13]. Il se forge une réputation d’homme d’une application assidue au quartier général de la BUF[14] et se signale également par son loyalisme personnel envers Mosley[15], tout en exerçant une influence marquée sur son chef ; la Special Branch l’identifie comme conjointement responsable, avec William Joyce, d’avoir persuadé Mosley d’embrasser l’antisémitisme[16]. Mosley le qualifiera ultérieurement d’« homme d’un caractère et d’une capacité exceptionnels ». Il est particulièrement estimé de Mosley pour ses compétences d’organisateur et de bureaucrate[17].

En 1936, F. M. Box, jusqu’alors chef adjoint et principal concurrent de Francis Hawkins, se retire du mouvement, motivé par l’ascendant croissant des éléments militaristes auprès de Mosley. Cette défection confère à Hawkins la maîtrise effective de l’appareil de la BUF[18]. Il se voit dès lors nommé directeur général de l’Organisation[19]. L’autorité ainsi acquise lui permet d’engager une refonte de la structure du parti : il institue des cycles de formation destinés aux agents électoraux locaux et crée, parallèlement à l’organe populaire des Chemises noires, un organe plus intellectuel intitulé Action, afin d’attirer un plus grand nombre d’adhérents issus des classes moyennes. Mosley le tenait en haute estime pour ses aptitudes d’organisateur et de gestionnaire[20].

Son emprise générale sur l’organisation de la BUF suscite des oppositions avec d’autres dirigeants de premier plan, en particulier à la suite de l’échec du parti aux élections du conseil du comté de Londres en 1937, qui entraîne des critiques de ses méthodes de la part de William Joyce et de John Beckett[21]. Quelques jours après cette confrontation publique, Francis Hawkins fait connaître une série de mesures d’économie au siège de la BUF, notamment le congédiement de plusieurs employés salariés, parmi lesquels Joyce et Beckett, qui constituent le mois suivant la National Socialist League. Francis Hawkins poursuit l’accroissement de son autorité, ses deux principaux adversaires internes ayant été écartés au printemps 1938. A. K. Chesterton, l’un des plus jeunes propagandistes de la BUF, a également quitté le mouvement et invoque le rôle grandissant de Francis Hawkins dans la définition des orientations politiques comme motif essentiel. Il jouit de l’estime particulière de Mosley pour ses aptitudes d’organisateur et de gestionnaire administratif[22].

Dernières années

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Aussitôt après l’éclatement du conflit, Hawkins rencontre les responsables d’autres formations, notamment la Nordic League, le Right Club, The Link et le British People's Party, dans une vaine tentative de fédérer un front uni placé sous l’égide de Mosley[23]. Il tient par ailleurs des conciliabules avec Lord Tavistock afin de dégager un terrain d’entente analogue[24]. Bien qu’il se soit porté volontaire pour le service militaire[25], Francis Hawkins est appréhendé avec Mosley et d’autres dirigeants lors de la première vague d’opérations de police menées en vertu du Defence Regulation 18B en 1940[26]. Incarcéré dans les prisons de Stafford et de Brixton pendant la majeure partie de la guerre, il est libéré en 1944 et oriente dès lors ses activités vers ses intérêts commerciaux. Mosley le prisait tout particulièrement pour ses aptitudes d’organisateur et de gestionnaire bureaucratique[27].

Après sa remise en liberté, Francis Hawkins se cantonne dans une relative discrétion et exerce durant quelque temps les fonctions de commis-voyageur auprès d’une firme établie à Derby[28]. Associé à la création de l’Union Movement en qualité d’organisateur, il ne s’arroge point de position prééminente, sa santé chancelante s’y opposant. Il n’assume d’ailleurs aucune charge publique au sein de cette formation nouvelle[28]. Il succombe à un asthme bronchique le lendemain de Noël 1950, âgé de quarante-trois ans. Mosley tient en haute estime ses aptitudes d’organisateur et de bureaucrate[27].

Vie privée

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Francis Hawkins descend du navigateur John Hawkins[29]. Marchand d’instruments de chirurgie de profession[30], il demeure célibataire et l’on a allégué qu’il était homosexuel[31].

Il a une sœur, Lilian, dont l’époux, A. C. V. Bristol, appartient au BUF tout en exerçant, de manière clandestine, les fonctions d’agent du MI5[32].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Neil Francis Hawkins » (voir la liste des auteurs).
  1. Robert Benewick, Political Violence and Public Order, London: Allan Lane, 1969, p. 36
  2. Richard Griffiths, Fellow Travellers on the Right, Oxford University Press, 1983, pp. 90–91
  3. Richard Thurlow, Fascism in Britain: A History, 1918–1945, I.B. Tauris, 1998, p. 65
  4. Benewick, p. 36
  5. Richard Griffiths, Fellow Travellers on the Right, Oxford University Press, 1983, p. 91
  6. Thurlow, p. 68
  7. Benewick, p. 116
  8. Thomas Linehan, British Fascism, 1918-39: Parties, Ideology and Culture, Manchester University Press, 2000, p. 119
  9. Paola Bacchetta, Margaret Power, Right-Wing Women: From Conservatives to Extremists Around the World, p. 35
  10. Benewick, p. 245
  11. Benweick, p. 273
  12. Benewick, p. 274
  13. Martin Pugh, Hurrah for the Blackshirts: Fascists and Fascism in Britain Between the Wars, Pimlico, 2006, p. 129
  14. Stephen Dorril, Blackshirt – Sir Oswald Mosley and British Fascism, London: Penguin, 2007, p. 246
  15. Dorrill, p. 366
  16. Dorril, p. 306
  17. Linehan, p. 104
  18. Pugh, p. 221
  19. Joseph Anthony Amato, Rethinking Home: A Case for Writing Local History, University of California Press, 2002, p. 127
  20. Pugh, p. 223
  21. Linehan, p. 110
  22. Linehan, p. 113
  23. Dorril, p. 471
  24. Thurlow, p. 154
  25. Dorril, p. 501
  26. Benewick, p. 294
  27. 1 2 Biography at Friends of Oswald Mosley site
  28. 1 2 Amato, p. 402
  29. Dorril, p. 200
  30. Benewick, p. 112
  31. Dorril, p. 246
  32. Thurlow, p. 131