Neri di Bicci

peintre italien

Neri di Bicci, né à Florence en 1419 et mort dans la même ville en 1491, est un peintre italien de la Renaissance.

Neri di Bicci
La Vierge et l'Enfant, musée d'art et d'histoire de Genève.
Naissance
Décès
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Florence
Nationalité
Italienne
Activité
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Influencé par
Père

Fils du peintre Bicci di Lorenzo et petit-fils de Lorenzo di Bicci, il appartient à la troisième génération d'un atelier familial qui produisit plusieurs milliers de peintures. Il reste fidèle, jusqu'à la fin du XVe siècle, à des motifs archaïques comme le fond d'or ; s'inspirant de Filippo Lippi, il tente parfois de s'adapter aux nouvelles conceptions de la perspective et de l'éclairage.

Il a laissé un livre de Ricordanze qui répertorie les œuvres produites dans son atelier de 1453 à 1475. Le document renseigne sur ses collaborateurs et apprentis, parmi lesquels Francesco Botticini, Cosimo Rosselli et Giusto d'Andrea, ainsi que sur ses rapports avec des sculpteurs et des menuisiers, dont Desiderio da Settignano et Giuliano da Maiano.

Plusieurs de ses œuvres sont conservées dans des collections publiques françaises, notamment au musée du Petit Palais d'Avignon et au musée Jacquemart-André à Paris.

Sainte Félicité et ses sept fils, église Santa Felicita, Florence.

Biographie

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Famille

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Neri di Bicci naît à Florence en 1419[1],[2]. Il est le fils de Bicci di Lorenzo (1373-1452) et le petit-fils de Lorenzo di Bicci (vers 1350-1427), tous deux peintres[3],[1],[4],[n 1].

Au fil de trois générations, l'atelier des Bicci produit plusieurs milliers de peintures[3].

Atelier

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Neri di Bicci reste fidèle, jusqu'à la fin du XVe siècle, à des motifs archaïques — fonds d'or et schémas traditionnels. S'inspirant de Filippo Lippi ou d'autres maîtres, il tente parfois de s'adapter aux nouvelles conceptions de la perspective et de l'éclairage introduites par la Renaissance[1].

Son œuvre, abondant, comprend des retables, des Vierges à l'Enfant et de petits tabernacles de dévotion privée[1].

Ricordanze

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Les Ricordanze répertorient toutes les œuvres produites dans l'atelier de 1453 à 1475 et fournissent un témoignage sur les pratiques artistiques à Florence au XVe siècle[1].

Le document permet d'éclairer le rôle des collaborateurs et apprentis de l'atelier, tels que Francesco Botticini, Cosimo Rosselli et Giusto d'Andrea, ainsi que les rapports de collaboration entre différents spécialistes[5].

La première édition complète ne paraît qu'en 1976, sous la direction de Bruno Santi, qui met en évidence l'importance du texte comme document susceptible de répondre à des questions d'histoire sociale et d'histoire des techniques[5],[n 2].

Sculpteurs et menuisiers

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Parmi les sculpteurs et menuisiers en relation avec l'atelier se distinguent Desiderio da Settignano et Giuliano da Maiano. Neri sous-traite souvent à ce dernier la menuiserie des retables ou de petites œuvres de dévotion, tandis que Giuliano s'adresse parfois à lui pour la polychromie d'images en relief[5].

Les Ricordanze attestent également son activité de peintre de terres cuites et de stucs. Selon une hypothèse d'Ulrich Middeldorf, rapportée par le musée des Beaux-Arts de Dijon, il aurait connu un relief de Desiderio da Settignano pour en avoir exécuté la polychromie[6].

Œuvres

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Sélection
DateTitreLieu
1450-1460La Vierge et l'EnfantPetit Palais, Avignon[7]
1461Le Couronnement de la Vierge avec des saintsMusée Jacquemart-André, Paris[8]
1463Le Couronnement de la Vierge avec saint Antoine, saint Augustin, Tobie et l'angePetit Palais, Avignon[2]
La Vierge et l'EnfantMusée des Beaux-Arts de Dijon[6]
Le Couronnement de la ViergeGalleria dell'Accademia, Florence[1]
Le Couronnement de la ViergeSan Giovannino dei Cavalieri, Florence[1]
L'AnnonciationGalleria dell'Accademia, Florence[1]
La Vierge et l'Enfant avec des saintsMusée de Fabriano[1]
Scènes de la vie de sainte FélicitéSanta Felicita, Florence[n 3],[n 4]
Saint Jean Gualbert et les saints vallombrosainsSanta Trinita, Florence[n 3]
Saint Antoine et un saint évêqueMusée des Beaux-Arts de Nantes[n 3]
La Vierge et l'EnfantMusée d'art et d'histoire de Genève[n 3]
La Vierge et l'Enfant avec saint Michel et saint BlaiseMusée des beaux-arts de Montréal[n 3]
Le Christ en croix, la Vierge, saint Jean et MadeleineMusée des Augustins de Toulouse[n 3]

Réception critique

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Larousse le présente comme un petit maître qui, jusqu'à la fin du XVe siècle, reste fidèle en bon artisan à des motifs archaïques, tout en cherchant parfois à s'adapter aux conceptions nouvelles de la Renaissance[1].

À propos de la Vierge à l'Enfant de Dijon, que rien, dans les Ricordanze, ne permet de distinguer parmi les nombreuses Vierges qu'elles mentionnent, le catalogue raisonné des peintures italiennes du musée observe que le peintre ne fait pas preuve d'une grande imagination dans sa transposition d'un relief en peinture. Il rapproche le ciel semé d'étoiles scintillantes du fond de la Vierge à l'Enfant du Petit Palais d'Avignon[6].

Galerie

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Notes et références

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  1. ↑ Les sources divergent sur l'année de la mort : 1491 selon la Bibliothèque nationale de France et le répertoire des tableaux italiens de l'Institut national d'histoire de l'art, vers 1492 selon Larousse et 1492 selon le Barber Institute of Fine Arts. La version antérieure de l'article indiquait par ailleurs 1418 comme année de naissance ; les sources consultées retiennent 1419.
  2. ↑ La version antérieure de l'article indiquait que le manuscrit est conservé à la galerie des Offices ; cette localisation demande à être appuyée sur une source identifiable.
  3. 1 2 3 4 5 6 Ces œuvres figuraient dans la version antérieure de l'article ; leur localisation et leur datation demandent à être appuyées sur les notices des institutions concernées.
  4. ↑ La version antérieure de l'article datait cet ensemble de 1463 dans le texte et de 1464 dans la légende de l'illustration.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Neri di Bicci », sur Larousse (consulté le ).
  2. 1 2 « Le Couronnement de la Vierge avec saint Antoine, saint Augustin, Tobie et l'ange », sur Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises, Institut national d'histoire de l'art (consulté le ).
  3. 1 2 (en) « Neri de Bicci (1419-1492) », sur The Barber Institute of Fine Arts (consulté le ).
  4. ↑ « Neri di Bicci (1419-1491) », sur Catalogue général, Bibliothèque nationale de France (consulté le ).
  5. 1 2 3 (it) « Neri di Bicci », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani (consulté le ).
  6. 1 2 3 « La Vierge et l'Enfant », sur Plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture (consulté le ), reprenant la notice de Marguerite Guillaume, Catalogue raisonné du musée des Beaux-Arts : peintures italiennes, Dijon, 1980.
  7. ↑ « La Vierge et l'Enfant », sur Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises, Institut national d'histoire de l'art (consulté le ).
  8. ↑ « Le Couronnement de la Vierge avec saint Augustin, saint Jean-Baptiste, saint Léonard, saint Pierre, saint Antoine de Padoue et saint Bernard », sur Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises, Institut national d'histoire de l'art (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (it) Neri di Bicci (dir.), Le Ricordanze, Pise, .
  • (en) Megan Holmes, « Neri di Bicci and the Commodification of Artistic Values in Florentine Painting », dans The Art Market in Italy, Ferrare, .
  • Avignon, musée du Petit Palais. Peinture italienne, Paris, Réunion des musées nationaux, .

Articles connexes

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Liens externes

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