Nicholas Saïd

aventurier, soldat, traducteur et auteur

Mohammed Ali Saïd (en arabe : محمد علي سعيد), plus connu sous le nom de Nicholas Saïd (en arabe : نيكولاس سعيد), est un aventurier, traducteur, soldat et auteur. Né au sein de l'Empire du Kanem-Bornou (actuel Nigeria), il est capturé et réduit en esclavage à 12 ans. Polyglotte, il voyage sur cinq continents, sert des diplomates en Europe, puis combat comme sergent dans l'armée de l'Union durant la guerre de Sécession contre le sud esclavagiste.

Nicholas Saïd
Portrait de Nicholas Said à 30 ans[1]
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Mohammed Ali Saïd
Autres noms
Mohammed Ali Ben Nicholas Saïd
Nationalité
Allégeance
Activité
Père
Barca Gana
Mère
Dalia
Autres informations
Religion
Date de baptême
31 octobre 1855 à Riga
Nom en religion
Nicholas Saïd
Arme
Unité
55e régiment d'infanterie volontaire du Massachusetts[3],[4]
Grade militaire
Conflit

Biographie

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Naissance et déportation

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Nicholas Saïd nait dans le Kanem-Bornou, un état tributaire musulman et esclavagiste du fait de sa position sur la route transsaharienne. En effet, cet empire s'intègre dans la traite orientale, commerce d'esclaves à destination du Moyen-Orient et du Proche-Orient[5],[6].

Son père est un général réputé (surnommé le Lion de la guerre) qui lui apprend dés le jeune âge à manier des armes et sa mère est une mandara[7].

En 1851, il est capturé par des touaregs et réduit en esclavage. Il est d'abord vendu à un marchand kanembou de Katsina. Il traverse ensuite le désert du Sahara pour être vendu à Mourzouq, dans l'actuelle Libye. Il va ensuite à Tripoli puis fait un voyage avec son maître à la Mecque pour un pélerinage et revient à Tripoli où il est vendu une nouvelle fois. Il change de propriétaire plusieurs fois en devenant l'esclave de plusieurs aristocrates ottomans[2].

Transfert en Russie

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Alors que Nicholas Saïd est l'esclave du vizir Moustapha Reschid Pacha, l'ambassadeur russe à Constantinople Alexandre Sergueïevitch Menchikov l'achète pour l'affranchir[8]. Comme l'esclavage est à ce moment là déjà aboli en Russie, Saïd se retrouve directement libre à son arrivée dans le pays[A 1].

Il travaille ensuite chez le filleul du tsar Nicolas II Nicolas Vassilievitch Troubetzkoï, qui lui enseigne la langue russe. Celui-ci l'encourage à se baptiser à Riga le , Mohammed Ali Saïd change alors de nom pour devenir Nicholas Saïd, un chrétien orthodoxe[A 1],[1]. Il apprend aussi l'anglais, l'allemand, l'italien et le français et visite l'Europe (Prusse, Suisse, Italie, France et Angleterre)[1],[4],[A 1],[9].

Guerre civile américaine

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Nicholas Saïd arrive aux États-Unis en 1860 et s'engage dans le 55e régiment d'infanterie volontaire du Massachusetts (en) dès 1863 puis dans le 54e régiment d'infanterie du Massachusetts et se bat dans les rangs de l'Union durant la guerre civile américaine[10]. Il est promu sergent et se bat pour l'égalité entre les Afro-Américains et les Blancs américains dans l'armée[A 1].

Après cela, il reste aux États-Unis où il se marie[2],[11].

Autobiographie et fin de vie

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Nicholas Saïd écrit une autobiographie à 37 ans intitulée The Autobiography Of Nicholas Said[10],[12].

Il décède en 1882 aux États-Unis à l'âge de 46 ans[1].

Notes et références

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nicholas Said » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. 1 2 3 4 (en-US) Will Sullivan, « Mohammed Ali "Nicholas" Said (1836-1882) », sur BlackPast.org, (consulté le ).
  2. 1 2 3 « Muhammed Ali Nicholas Sa’id mérite une série télé », Libération, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  3. 1 2 (en) https://wisconsinmuslimjournal.org/muslim-slaves-in-america-mohammed-ali-bin-said-nicholas-said/.
  4. 1 2 3 (en-US) « Nicholas Said (Muhammad Ali ibn Said) – America's Islamic Heritage Museum » (consulté le ).
  5. François-Xavier Fauvelle, L'Afrique ancienne: de l'Acacus au Zimbabwe : 20000 avant notre ère-XVIIe siècle, Paris, Belin éditeur, , 678 p. (ISBN 2701198364 et 9782701198361, lire en ligne), p. 205.
  6. Éditions Larousse, « Kanem », sur www.larousse.fr (consulté le ).
  7. (en) Dean Calbreath, The Incredible Life of Nicholas Said, 369 p. (ISBN 978-1639363247, 978-1639363254 et 1639363246).
  8. (en) Mohammed Bashir Salau, « Said, Nicholas », dans Oxford Research Encyclopedia of African History, Oxford University Press (ISBN 978-0-19-785172-2, DOI 9780190277734.013.966).
  9. « THIAM, Madina. Nicholas Said, étonnant voyageur ».
  10. 1 2 Vincent Hiribarren, « 1863. Muḥammad ‘Alī « Nicholas » Sa‘īd s’engage dans l’armée de l’Union », dans L'Exploration du monde, Le Seuil, , 404–407 p. (ISBN 978-2-02-140625-2, lire en ligne).
  11. (en-US) « Nicholas Said, Soldier born », African American Registry, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  12. (en) Nicholas Saïd, The Autobiography Of Nicholas Said, Jazzybee Verlag, 224 p. (ISBN 9783849643928 et 3849643921, lire en ligne Accès limité [PDF]).

Groupe A

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  1. 1 2 3 4 (en-US) Martha Anne Toll, « Review | The epic life of Nicholas Said, from Africa to Russia to the Civil War », The Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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  • (en) Salem Media, « Nicolas Said was an Enslaved Africa Who Gain Emancipation, Traveled to Europe’s Royal Courts, and Fought in the Civil War », History on the net, 2000-2026 (lire en ligne [archive])
  • (en-US) Martha Anne Toll, « Review | The epic life of Nicholas Said, from Africa to Russia to the Civil War », The Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en-US) « Nicholas Said, Soldier born », African American Registry, (lire en ligne [archive du ], consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article