Nicolas Alquin

sculpteur français

Nicolas Alquin né en 1958 à Uccle (Belgique) est un sculpteur, dessinateur et illustrateur français.

Nicolas Alquin
Nicolas Alquin en 2013.
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Biographie

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Nicolas Alquin est le fils du peintre Pierre Alechinsky (né en 1927) et le frère cadet du poète et romancier Ivan Alechine (né en 1952)[1].

Il étudie dans un premier temps la restauration d'œuvres au Musée national des Arts et Traditions populaires à Paris. Par la suite il fréquente les ateliers de sculpteurs, parmi eux ceux de Reinhoud d'Haese et d'Étienne-Martin[2].

Il travaille essentiellement avec trois techniques : le bois, la cire d'abeille taillée et modelée dans la masse (parfois fondue en bronze) et l'encre noire (pour des lavis au pinceau)[1],[3].

Issu d'un milieu artistique dans lequel il baigne depuis l'enfance, il assume pleinement un héritage artistique judéo-chrétien et méditerranéen sur ses œuvres. Les sculptures primitives du XXIe siècle sont aussi une influence notable[3]. Son travail matérialise par ses œuvres une réflexion sur les relations entre le visible et l'indicible, la main et l'esprit ou la maîtrise et l'aléatoire[1]. Au travers de ses œuvres il établit un dialogue incessant entre l'héritage iconographique judéo-chrétien et l'influence des sculptures primitives (africaines et orientales) sur l'art occidental contemporain[4].

Nicolas Alquin convoque au travers de sa pratique artistique et de ses œuvres des références assumés à l'histoire de l'art mais aussi des références plus en marges, plus confidentielles[5].

En 2012, il annule sa présence à la biennale de Yerres, suite au soutien public du maire Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen[6].

En 2025, il travaille pour la première fois avec la technique de la taille de pierre en utilisant du marbre rosé de Vérone pour deux sculptures monumentales exposées lors de la saison artistique de Chaumont-sur-Loire[7].

En mai 2025, Nicolas Alquin et son fils Marc restaurent ensemble la sculpture La Mulâtresse Solitude, installée à Bagneux en 2007[8]. L'œuvre avait été détériorée lors des émeutes urbaines de 2023[9]. La version restaurée a été présentée le , lors de la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions[10].

Œuvres

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Sculpture

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Nicolas Alquin est l'auteur d'œuvres monumentales dont Parole portée, à la mémoire des victimes du terrorisme, conservée à Paris à l'hôtel des Invalides.

Il a sculpté plusieurs fontaines et monuments publics.

Publications

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Nicolas Alquin se consacre aussi à l'illustration de livres, en particulier d'ouvrages de bibliophilie, ou de catalogues, par la pratique de l'estampe.

  • 1984 : Gilbert Lascault, Coutume des Vents, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana.
  • 1985 : catalogue d’exposition du théâtre municipal de Caen, textes de Kenneth White et Philippe Briet.
  • 1986 : Des Éclipses, texte de Jérôme de Lalande, catalogue d’exposition de la galerie Maeght, Paris.
  • 1986 : Gilbert Lascault, La Grande forêt Alquin, Bruxelles, éd. Le Salon d’Art.
  • 1987 : Gilbert Lascault, Jeux d’échecs – Jeu de guerres, Caen, éd. L’Échoppe.
  • 1987 : Nicolas Alquin, Abidjan Façon-façon, Caen, éd. L’Échoppe.
  • 1988 : catalogue d’exposition de la galerie Maeght, textes de Fernando Arrabal et Alain Veinstein, Paris.
  • 1988 : Ivan Alechine, Les Effets de la dissimulation, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana.
  • 1990 : Jiří Kolář, Le 30 février, Bruxelles, éd. Le Salon d’Art.
  • 1991 : Jacques Réda, Calendrier élégiaque, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana.
  • 1991 : Les Stylites, texte de Dora Vallier, catalogue de l’exposition au prieuré Saint-Michel de Crouttes, éd. Connivences.
  • 1992 : Franck André Jamme, Sans nom, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana.
  • 1992 : Gilbert Lascault, Jour de désert, éd. L’Échoppe.
  • 1994 : Nicolas Alquin, Le Rêve de Seri, éd. L’Échoppe.
  • 1994 : Charles Juliet, Une vie cachée, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana
  • 1998 : catalogue d’exposition, texte de Pascal Bonafoux, Clermont-l’Hérault, Saint-Guilhem-le-Désert.
  • 1998 : Nicolas Alquin, Rideau, éd. L’Échoppe.
  • 2003 : Nicolas Alquin, Bois et dérivé, éd. Michèle Broutta.
  • 2003 : Gérard Macé, Ce qu’on ne voit plus en rêve, Paris, éd. Fol Mambo.
  • 2004 : Ici même ici, Ivan Alechine et Nicolas Alquin, Cahors, éd. les Rucher de Lux.
  • 2005 : Jean-Louis Prat, Bois flottés, catalogue d’exposition de la galerie Fred Lanzenberg et du musée d'Ixelles, Bruxelles.
  • 2006 : Léopold Sédar Senghor, deux textes réunis sous le titre Hosties noires, Paris, éd. Les Bibliophiles de France[14].
  • 2007 : Homero Aridjis, L’Œil de la baleine, éd. La Pierre d’Alun
  • 2010 : Plein fer, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana.
  • 2022 : Noknok, Saint-Clément-de-Rivière, éd. Fata Morgana

Expositions

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Expositions personnelles

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  • 1981 : De l’arbre à la maison, galerie Pierre Vanderborght, Bruxelles.
  • 1982 : Alquin, dessins, Galerie La Lisière, Reims (-).
  • 1982 : Sculptures et sculptins, galerie Erval, FIAC, Paris.
  • 1984 : Maisons en tête, galerie Erval, Paris.
  • 1985 : Nicolas Alquin: sculptures, dessins, sculptins, Théâtre municipal de Caen (-).
  • 1986 : Des Éclipses, galerie Adrien Maeght, Paris ; galerie le Salon d’Art, Bruxelles ; Centre culturel français, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • 1987 : galerie Adrien Maeght, Barcelone.
  • 1988 : galerie Adrien Maeght, Paris.
  • 1990 : musée d’art contemporain, Dunkerque ; Centre culturel Le Botanique, Bruxelles ; galerie Bernard Cats, Bruxelles.
  • 1991 : galerie Erval, FIAC, Paris ; Les Stylites, prieuré Saint-Michel, Crouttes, France.
  • 1992 : Les Passantes, galerie du Jour-Agnès B, Paris.
  • 1993 : galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles.
  • 1996 : galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles ; galerie Fred Lanzenberg, FIAC, Paris.
  • 1998 : fondation Veranneman, Kruishoutem, Belgique.
  • 1999 : galerie Fred Lanzenberg, FIAC, Paris ; chapelle les Pénitents, Clermont-l'Hérault et site de l’abbaye de Gellone, Saint-Guilhem-le-Désert.
  • 2000 : galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles.
  • 2002 : Gros Plan sur Alquin, fondation prince Pierre de Monaco, Monaco.
  • 2003 : Bois et dérivés, galerie Michèle Broutta, Paris.
  • 2004 : Aperçus, Galleria del Leone, Venise.
  • 2005 : Bois flottés, musée d’Ixelles, Bruxelles, Belgique ; galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles ; L’atelier d’Alquin, musée de la fondation Coubertin, Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
  • 2006 : Corps célestes, Linéart, stand Paule de Boeck Fine Arts, Gand.
  • 2007 : Constellations, Galleria Del Leone, Venise.
  • 2008 : Portraits d’étoiles, galerie Guigon, Paris.
  • 2012 : De cire et de bois, galerie le salon d’art, Bruxelles.
  • 2013 : Bois et dérivés, musée de l'hospice Saint-Roch, Issoudun[3], France ; musée de l'Arsenal et site de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, Soissons ; musée de Campredon, L'Isle-sur-la-Sorgue.
  • 2014 : Présences de vie sur Aquilon Silcan, Guy Pieters Gallery, Knokke-le-Zoute, Belgique;
  • 2015 : Art Paris Art Fair, Galerie Koralewski
  • 2016 : « Nicolas Alquin, sculpture et xylotraces », Galerie Simonici, Luxembourg.
  • 2016 : « De toutes pièces », Galerie Maeght, Paris.
  • 2017 : Galerie Devillez, Bruxelles.
  • 2017 : Maison de la musique et de la danse, Bagneux.
  • 2018 : Collégiale Saint-Pierre-la-Cour, Le Mans.
  • 2019 : Histoires de sculptins : Villa consulaire française, Liège, Belgique.
  • 2021 : Sculptures Galerie Marie-Ange Boucher Bruxelles, Belgique.
  • 2023 : Elle et le chemin, Abbaye de Fontevraud, France[15].

Expositions collectives

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  • 2000 : Fondation Veranneman, Kruishoutem, Belgique ; abbaye d’Heverlee, Louvain, Belgique.
  • 2001 : Mouvement 134, Plaza Gallery, Tokyo, Japon.
  • 2002 : Een jonge garde, musée de Beelden aan Zee, Pays-Bas.
  • 2004 : Moi ! Autoportrait du XXe siècle, musée du Luxembourg, Paris ; Moi ! Autoritratti del secolo XX, Galleria degli Uffizi, Florence.
  • 2005 : Enku Awards Exhibition, musée de Gifu, Japon.
  • 2006 : International Sculpture Triennale Poznan, Poznań, Pologne ; Art Paris, galerie Michèle Broutta, Paris
  • 2007 : Biennale de sculpture de Yerres ; exposition Icare, musée d’art wallon, Liège.
  • 2009 : Biennale de sculpture de Yerres.
  • 2010 : Biennale traces, fort de Condé, Val de l'Aisne, France ; galerie Guigon , œuvres sur papier.
  • 2011 : Corps et âmes, galerie Koralewski, Paris ; festival APART, Les Baux-de-Provence ; Blickachsen exhibition, Bad Homburg, Allemagne.
  • 2012 : Dessins, galerie Guigon, Paris.
  • 2013 : 3 sculptures monumentales, galerie Guy Pieters, Knokke Kustlaan, Knokke Zeedijk et Laethem-Saint-Martin, Belgique.
  • 2017 : 10e Biennale de sculpture, Jardin des sculptures, Bois-Guilbert, France.
  • 2025 : Saison d'art, Chaumont-sur-Loire, France[7].
  • 2026 : Festival Buzz Art, Isle-sur-la-Sorgue, France[16].

Récompenses et distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 3 « ALQUIN Nicolas | BE-monumen », sur be-monumen.be, (consulté le )
  2. ↑ « Matmut pour les arts, oeuvres de Nicolas Alquin », sur Matmut pour les arts (consulté le )
  3. 1 2 3 Musée de l'Hospice Saint-Roch, Dossier de presse : Nicolas ALQUIN, « Bois et dérivés ». Exposition au musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun, Issoudun, , 10 p. (lire en ligne)
  4. ↑ « Galerie Malebranche en Campagne Alquin », sur galerie-malebranche.com (consulté le )
  5. ↑ « Nicolas Alquin | Domaine de Chaumont-sur-Loire », sur domaine-chaumont.fr (consulté le )
  6. ↑ « Le sculpteur Nicolas Alquin boycotte la biennale de Yerres », Le Parisien,‎ (lire en ligne Accès libre)
  7. 1 2 « Art contemporain à Chaumont-sur-Loire : Nicolas Alquin, entre marbre et bois révélés », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  8. 1 2 « Monument hommage à la mulâtresse Solitude | Fondation pour la memoire de l'esclavage », sur memoire-esclavage.org (consulté le )
  9. ↑ « Une statue de la Mulatresse Solitude incendiée à Bagneux », sur Guadeloupe La 1ère (consulté le )
  10. ↑ Ville de Bagneux, « Solitude renaît de ses cendres », sur Ville de Bagneux (consulté le )
  11. ↑ « Le calvaire des marins sera inauguré pour l’Assomption », sur www.deltafm.fr (consulté le )
  12. ↑ karine, « La Paix soit avec toi ! - N. ALQUIN », sur Cathédrale Notre-Dame de la Treille, (consulté le )
  13. ↑ Anne Devailly, « A Montpellier, inauguration d'une œuvre du sculpteur Alquin, dans l'espace public », sur Artistes d'Occitanie, (consulté le )
  14. ↑ Notice du catalogue général de la BnF.
  15. ↑ Fabienne TRÉLAT, « Noël à Fontevraud. « Elle et le chemin », l’exposition de Nicolas Alquin dans l’abbatiale », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  16. ↑ « buzzart », La Provence, (consulté le )
  17. 1 2 « Nicolas Alquin - arts », sur Fondation Charles Oulmont (consulté le )

Liens externes

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