Nicolas-Marie-Jean-Claude Fay de Sathonay
Nicolas-Marie-Jean-Claude, comte Fay de Sathonay, né le à Lyon et mort le à Lyon, est un homme politique et un avocat lyonnais.
Famille
modifierSon grand-père est Jean Claude Fay, seigneur de Sathonay, négociant et fabricant à Lyon, anobli par charge de secrétaire du roi en 1741, échevin de Lyon en 1742.
Son père est Antoine Fay de Sathonay (1727-1799), chevalier, baron de Sathonay[1], seigneur d'Albonne, conseiller en la cour des monnaies de Lyon (1748), commandant de Lyon en l'absence du gouverneur, puis prévôt des marchands de Lyon (1779-1784).
Sa sœur Catherine Aimée Fay de Sathonay (1761-1801) épouse Joachim Baland d'Arnas (1749-1805), vicomte d'Arnas[2], baron de Montjouvent, conseiller du roi en la sénéchaussée de Lyon, propriétaire du magnifique hôtel de Villeroy à Lyon. C'est leur fille qui épouse plus tard le comte Mallet de Fargues[3]. Ses deux autres sœurs ont également épousé des nobles d'épée[3].
Formation
modifierAttitude sous la Révolution
modifierRoyaliste, des sources affirment que Fay de Sathonay émigre lorsque éclate la Révolution[4], d'autres précisent que son parcours n'est pas facile à reconstituer pendant la décennie révolutionnaire et qu'il n'existe pas d'indices probants qui permettent de conclure à une émigration[3]. Ce que l'on sait, c'est qu'il est capitaine de le cavalerie lyonnaise sous les ordres du comte de Précy au moment du siège[3]. Il revient à Lyon au début du Consulat, s'installe près de Neuville et reste en retrait de la vie publique, tout en vivant de ses rentes et en s'occupant des hospices et du bureau de bienfaisance de 1802 à au moins 1807. Il devient président de chambre à la cour d'appel[3].
Maire de Lyon
modifierMalgré ce désintérêt pour les affaires publiques, il est nommé maire de Lyon lorsque la mairie centrale est rétablie, en septembre 1805. Au cours de son mandat, il œuvre pour l'édification d'un palais impérial dans le quartier de Perrache en voie d'aménagement, et l'édification d'une statue de Napoléon sur la place Bellecour reconstruite. Ni l'un ni l'autre de ces projets n'aboutiront, mais il sera en remerciement de son dévouement décoré de la Légion d'honneur, créé comte de l'Empire et sera même invité au mariage de l'empereur et de l'archiduchesse.
Il est nommé au conseil général en 1804 et il préside l'assemblée du canton de Neuville en 1906[3].
Il est à l'origine de la création de la Police municipale de Lyon. Il tente également vainement de créer dans la ville une faculté de droit et une école de médecine. Il échoue également dans son projet d'annexer les communes voisines de Vaise, la Croix-Rousse et de la Guillotière[3].
Il est décrit comme « dévoué sans borne » à l'empereur par le préfet du Rhône, le comte d'Herbouville et pour le remercier de son mérite et de sa fidélité, il est fait baron le 14 avril, puis comte de l'Empire le 22 octobre 1810 et chevalier de la légion d'honneur en 1811[3].
Nicolas-Marie Fay de Sathonay est un homme très riche dont le patrimoine est notamment constitué de l'hôtel qu'il possède rue du Plat. Ses revenus annuels sont estimés à 40 000 francs en 1810[3].
Il décède en 1812, étant toujours maire.
Titres et armoiries
modifierPostérité
modifier- Une place porte le nom de ce maire bonapartiste dans le premier arrondissement depuis 1817, à l'instigation du maire légitimiste Jean-Joseph Méallet de Fargues[6], comte de Fargues. Ce fait étonnant s'explique peut-être par le fait que le comte de Fargues était le neveu de Fay de Sathonay.
Iconographie
modifier- Son buste sculpté par Jean-François Legendre-Héral a été installé en 1826 dans l'hôtel de ville.
Sources bibliographiques
modifier- Dictionnaire historique de Lyon, Ed. Stéphane Bachès, Lyon, 2009
- 24 maires de Lyon pour deux siècles d'Histoire, LUGD, Lyon, 1994
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Baptiste Monfalcon, Histoire monumentale de la ville de Lyon, t. 5 : Nobiliaire lyonnais, Paris, Firmin Didot, (lire en ligne), chap. 6 (« Tableau de la noblesse lyonnaise, en 1789, à l'occasion de la convocation des États-généraux. »), p. 50
- ↑ Georges Guigue, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Rhône. Série E supplément : Archives anciennes des communes., Lyon, Libraire générale H. Georg, (lire en ligne), p. 44
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Jean-Philippe Rey, « Administrer Lyon sous Napoléon », BnF ISBN, Éd. du Poutan, , p. 40 (ISBN 9782918607250)
- ↑ Bruno Benoit, Dictionnaire historique de Lyon, p. 474.
- 1 2 Vicomte Albert Révérend, Armorial du Premier empire: titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 2, Paris, Honoré Champion, (lire en ligne), p. 156
- ↑ Archives de l'Assemblée nationale