Olivier Becht
Olivier Becht, né le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un homme politique français.
| Olivier Becht | |
Olivier Becht en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| En fonction depuis le (2 ans et 7 mois) |
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| Réélection | 19 juin 2022 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 5e du Haut-Rhin |
| Législature | XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | App. RE |
| Prédécesseur | Charlotte Goetschy-Bolognese |
| – (5 ans, 1 mois et 14 jours) |
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| Élection | 18 juin 2017 |
| Réélection | 19 juin 2022 |
| Circonscription | 5e du Haut-Rhin |
| Législature | XVe et XVIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LC/UAI (2017-2020) AE (2020-2022) RE (2022) |
| Prédécesseur | Arlette Grosskost |
| Successeur | Charlotte Goetschy-Bolognese |
| Ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger | |
| – (1 an, 6 mois et 7 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Élisabeth Borne |
| Ministre | Catherine Colonna |
| Gouvernement | Borne |
| Prédécesseur | Franck Riester |
| Successeur | Franck Riester |
| Président du groupe Agir ensemble à l'Assemblée nationale | |
| – (2 ans et 26 jours) |
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| Législature | XVe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Création du groupe |
| Successeur | Suppression du groupe |
| Maire de Rixheim | |
| – (9 ans, 6 mois et 8 jours) |
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| Prédécesseur | Bernard Hanser |
| Successeur | Ludovic Haye |
| Conseiller départemental du Haut-Rhin[1] | |
| – (2 ans, 2 mois et 21 jours) |
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| Élection | 29 mars 2015 |
| Circonscription | Canton de Rixheim |
| Prédécesseur | Canton créé |
| Successeur | Marc Munck |
| Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération | |
| – (6 ans, 11 mois et 28 jours) |
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| Président | Jean-Marie Bockel |
| Successeur | Michèle Lutz |
| Conseiller municipal de Rixheim | |
| En fonction depuis le (8 ans, 11 mois et 19 jours) |
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| – (6 ans, 11 mois et 26 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Strasbourg (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS (1997-2005) Agir (depuis 2017) RE (depuis 2022) |
| Conjoint | Livia Stoica-Becht |
| Diplômé de | IEP de Strasbourg ENA Université Paris-II |
| Profession | Magistrat administratif Professeur associé des universités (Université de Haute-Alsace) |
| Maires de Rixheim | |
| modifier |
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Maire de Rixheim, président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération et vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, il élu est député de la cinquième circonscription du Haut-Rhin en 2017. Il préside le groupe Agir ensemble à l'Assemblée nationale du au
Il est nommé ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger dans le gouvernement Borne le . Il n'est pas reconduit dans le gouvernement Attal et retrouve l'Assemblée nationale, où il est réélu le .
Biographie
modifierFamille et formation
modifierOlivier Becht obtient un baccalauréat ES (économique et social) en 1995 au lycée privé Jeanne-d'Arc de Mulhouse. Il poursuit ses études de 1995 à 1998 à l'Institut d'études politiques de Strasbourg où il se spécialise en service public.[réf. nécessaire]
De 1998 à 2000, il suit à Sciences-Po Paris une préparation au concours d'entrée à l'ENA. Il y est admis en 2000. De 2000 à 2001, il effectue son service national. En parallèle, il prépare un diplôme d'études approfondies (DEA) en finances publiques et fiscalité délivré par l'université Paris II Panthéon-Assas, qu'il obtiendra en 2001.[réf. nécessaire][2]
En 2002, il intègre l'ENA (promotion Léopold-Sédar-Senghor, la même que celle d'Emmanuel Macron)[3]. Il effectue alors de janvier à juillet un stage au sein du cabinet du préfet de la région Lorraine, Bernadette Malgorn. De 2002 à 2003, il est stagiaire auprès de l'Ambassadeur de France au Danemark, Régis de Belenet[4], pendant la présidence danoise du Conseil de l'Union européenne.
En 2001, il épouse Livia Stoica, haut fonctionnaire au Conseil de l'Europe[5]. Ensemble, ils ont un enfant né en 2012[6].
Carrière professionnelle
modifierÀ l'issue de son cursus d'énarque, il intègre la justice administrative[7]. Il est affecté au tribunal administratif de Nancy en qualité de conseiller[8], puis de premier conseiller.
Olivier Becht exerce aussi depuis les fonctions de chargé de cours à l'Université de Haute Alsace[9][source insuffisante].
Parcours politique
modifierIssu d'une famille centriste, Olivier Becht s'engage en 1992 aux côtés de Jacques Delors. Il devient alors président de la section alsacienne du club de réflexion politique « Témoin »[10][pertinence contestée].
Maire de Rixheim
modifierEn 2008, la liste conduite par Olivier Becht remporte les élections municipales à Rixheim dans le cadre d'une quadrangulaire : dès le premier tour, avec 56 % des voix, elle devance notamment celle du maire sortant, Bernard Hanser[11]. Il est élu maire par le conseil municipal le , devenant à 31 ans le plus jeune maire d'Alsace[12].
Intercommunalité
modifierLe , il est élu président délégué[13] de Mulhouse Alsace Agglomération, chargé de l’attractivité et de la compétitivité du territoire[réf. nécessaire]. Il est l'un des principaux négociateurs de ses projets de développement, tels que le projet Mulhouse Eco 2020[14][source insuffisante].
Élections législatives de 2012
modifierOlivier Becht se présente aux élections législatives de 2012 en tant que centriste indépendant[15] comme candidat suppléant dans la 5e circonscription du Haut-Rhin auprès d'Arlette Grosskost, députée sortante[16]. Celle-ci est réélue avec 55,76 % des voix exprimées[17].
Conseiller départemental du Haut-Rhin
modifierAprès l’échec de la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin pour un Conseil unique d’Alsace auquel il était favorable[18], Olivier Becht se porte candidat aux côtés de Patricia Fuchs aux élections départementales de 2015[19]. Après être arrivé nettement en tête au premier tour[20], le binôme est élu au second tour avec 71,3 % face au binôme présenté par le Front national[21].
Olivier Becht devient dans la foulée vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin[22],[23] chargé des questions économiques et de droit local[réf. nécessaire]. Il conserve cette fonction jusqu'au , date à laquelle il démissionne après avoir été élu député[24].
Député
modifierOlivier Becht se présente aux élections législatives de 2017[25],[26],[27]. Devancé au premier tour par Cécile Lehr (République en marche), il est élu face à celle-ci député de la cinquième circonscription du Haut-Rhin avec 57,7 % des voix au second tour[réf. nécessaire].
À l’Assemblée nationale, il rejoint le groupe Les Constructifs. Il est ensuite l'un des cofondateurs d'Agir[28], chargé spécifiquement de la coordination des idées, aux côtés de Fabienne Keller[29][source insuffisante]. Il devient également, lors de son congrès fondateur, porte-parole national du parti[30]. En , à la suite de l'entrée de Franck Riester au gouvernement, Olivier Becht est élu président délégué du groupe des Constructifs, devenu UDI-Agir et indépendants[31] à l'Assemblée nationale[32].
Membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées, il défend le budget lorsque celui-ci subit une baisse[33]. Au sein de cette commission, il est rapporteur de la mission sur la numérisation des armées[34] et de la mission sur la défense spatiale[35].
Le , il cofonde le Groupe Agir ensemble[36], de sensibilité « libérale, humaniste, sociale et européenne »[37], dont il prend la présidence[38].
Proposition de loi concernant la Covid-19
modifierLe il présente avec son groupe un texte proposant notamment une « obligation d’isolement pour les personnes positives et définies comme "cas contacts" pour quatorze jours au plus et tout non-respect de cette mesure serait passible d’une amende de 5e classe (1 500 euros maximum), doublée en cas de récidive ». Il défend sa proposition de loi sur LCP en ajoutant : « L’objectif c’est d’éviter un troisième confinement », assurant vouloir prendre exemple de « ce qui marche ailleurs », citant notamment Taïwan et la Corée du Sud[39].
Conseil de l'Europe
modifierEn 2019, il est élu vice-président de la Commission pour l'élection des juges à la Cour européenne des droits de l'homme où il siège depuis 2017[40][source insuffisante].
Il est l'auteur d'un rapport sur la connexion cerveau-machine où il propose la création de nouveaux droits dans le cadre des progrès des neurotechnologies[41][source insuffisante].
Promoteur de la culture japonaise
modifierPassionné de culture japonaise, Olivier Becht devient en 2017 président du Centre européen d'études japonaises en Alsace (CEEJA) et de l'Agence Alsace Japon (AJA)[42][source insuffisante]. Il est également vice-président du groupe d'amitié France-Japon à l'Assemblée nationale[43][source insuffisante] et membre du bureau du centre Europe-Japon pour la coopération industrielle placée auprès de la Commission européenne[réf. nécessaire]. Il suit des dossiers comme la création d'une bibliothèque japonaise en Europe, la création d'un hôtel d'entreprises pour start-up japonaises ou encore le projet d'un musée européen du Manga[44].
Ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger
modifierLe , il est nommé ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger dans le gouvernement d'Élisabeth Borne et remplacé par sa suppléante, Charlotte Goetschy-Bolognese. Celle-ci quitte l'Assemblée lorsqu'il la regagne et est encore sa suppléante à sa réélection, à la suite des élections législatives anticipées de 2024.
Pour approfondir
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :
Notes et références
modifier- ↑ Vice-président du au .
- ↑ « Monsieur Olivier Becht », sur @RomainBgB, (consulté le ).
- ↑ Clément Le Foll, « Les diplômés de grandes écoles surreprésentés à l’Assemblée nationale », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ http://www.ambafrance-dk.org/IMG/pdf/LettreConsulat9.pdf
- ↑ « Juriste et diplomate », sur Dernières Nouvelles d'Alsace via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ http://www.ville-rixheim.fr/discours_voeux_2016.pdf
- ↑ Arrêté du 9 avril 2004 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2002-2004 « Léopold Sédar Senghor » de l'Ecole nationale d'administration ayant terminé leur scolarité au mois de mars 2004, élèves issus des concours externe, interne et troisième concours (lire en ligne)
- ↑ https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000439290
- ↑ « Service Temporarily Unavailable », sur uha.fr via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ « Une 2e chance pour Olivier Becht », sur Dernières Nouvelles d'Alsace via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « L'Express - Actualités Politique, Monde, Economie et Culture », sur L'Express (consulté le ).
- ↑ « Olivier Becht », sur Dernières Nouvelles d'Alsace via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Une vision nouvelle », sur Dernières Nouvelles d'Alsace via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Stratégie territoriale. Mulhouse en écho à Strasbourg », sur lejournaldesentreprises.com via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ Françoise Zimmermann, « Elections législatives 5 e circonscription du Haut-Rhin – Mulhouse / Mulhouse : guerre de succession », Dernières Nouvelles d'Alsace, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Arlette Grosskost en phase de transmission », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ « Haut-Rhin - 5e circonscription : résultats des législatives », sur francetvinfo.fr via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ O. B, « Opinion Olivier Becht / « Un nouvel élan » », Dernières Nouvelles d'Alsace, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Canton de Rixheim : Olivier Becht et Patricia Fuchs font équipe », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ « Résultats des élections départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Rixheim », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ « L'Assemblée départementale », sur Haut-Rhin.fr, Conseil départemental du Haut-Rhin, (consulté le ).
- ↑ Haut-Rhin Magazine, Vos Conseillers départementaux - Supplément, Colmar, (lire en ligne), page 18
- ↑ « Une succession et deux démissions », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ « Becht en lice dans la 5e circonscription », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ G.S., « Politique - Candidature d’Olivier Becht aux législatives des 11 et 18 juin 2017 / Olivier Becht : un franc-tireur », Dernières Nouvelles d'Alsace, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Légilstatives: Olivier Becht prend ses amis de court », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ « «Agir, la droite constructive», une nouvelle force politique à droite », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Organigramme d'Agir - La Droite Constructive », sur agir-ladroiteconstructive.fr (consulté le )
- ↑ https://www.leparisien.fr/politique/agir-une-nouvelle-chapelle-pour-les-deputes-de-centre-droit-16-09-2018-7890870.php
- ↑ « Le groupe des députés constructifs repabptisés », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « Avec la nomination de Franck riester, le parti Agir se rapproche de la majorité », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Clémence Apetogbor, « VIDEO. Le général François Lecointre nommé chef d’état-major des armées », sur www.20minutes.fr, 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « La numérisation des armées, un "enjeu de souveraineté majeur" (rapport parlementaire) », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ).
- ↑ « Journal économique et financier », sur La Tribune (consulté le ).
- ↑ « Assemblée : un 10ème groupe se crée et se place dans la majorité », sur RTL.fr, (consulté le ).
- ↑ « Un 10e groupe politique, situé dans la majorité, se crée à l'Assemblée », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ Paris Match, « "Agir Ensemble" : un 10e groupe politique voit le jour à l'Assemblée », sur parismatch.com (consulté le ).
- ↑ Geoffroy Clavel, « Isolement obligatoire des malades Covid : des députés proposent 1500€ d'amende », sur huffingtonpost.fr, Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « Fiche d'Olivier Becht à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe », sur coe.int, (consulté le )
- ↑ Olivier Becht, « Les interfaces cerveau-machine: nouveaux droits ou nouveaux dangers pour les libertés fondamentales? », sur coe.int, (consulté le )
- ↑ « Le temps venu des petites entreprises », L'Alsace, (lire en ligne).
- ↑ « France-Japon », sur Assemblée nationale (consulté le ).
- ↑ « Un musée européen du manga en réflexion en Alsace », Le Monde, (lire en ligne).