Opzij

magazine féministe néerlandais

Opzij (de côté ou hors du chemin) est un périodique mensuel féministe néerlandais, fondé en 1972 par Hedy d'Ancona et Wim Hora Adema au plus fort de la deuxième vague féministe aux Pays-Bas. Il porte les revendications du mouvement féministe radical. Sa ligné éditorial varie au fil des années et des éditeurs. Depuis sa reprise, en 2017, par Hans van Brussel (nl), le ton est à nouveau plus audacieux mais, frappé par la crise de la presse magazine, depuis 2024, Opzij est publié sous forme de livre six fois par an.

Opzij
Titre original
(und) OpzijVoir et modifier les données sur Wikidata
Langue
Fondateurs
Genre
Date de création
Dates de parution
Pays
Éditeur
Hans van Brussel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
ISSN
0166-2007
Site web
Distinctions

Le magazine décerne le Harriët Freezerring et le prix littéraire Opzij. Il met en lumière des femmes néerlandaises influentes avec le Top 100 d'Opzij.

Contexte

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Opzij est fondé en 1972 Hedy d'Ancona et Wim Hora Adema au plus fort de la deuxième vague féministe. Dès l'origine, il se veut un magazine mensuel féministe radical[1].

Hedy D’Ancona est également la cofondatrice, avec Joke Smit, du groupe d’action féministe Man Vrouw Maatschappij. Wim Hora Adema est une rédactrice du magazine Het Parool, licenciée pour excès de féminisme. Elle veut créer un journal pour les femmes, plus formel et professionnel que la feuille d'information de Man Vrouw Maatschappij. Elles optent pour un format mensuel[1].

Histoire du magazine

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Les débuts

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Opzij, logiquement, porte les revendications du mouvement, parmi lesquelles figurent la semaine de 20 heures pour tous, la fin du plafond de verre, la gratuité des services de garde d'enfants. Il aborde aussi les sujets liés au corps féminin et à la libération sexuelle[1].

Les premières collaboratrices, parmi lesquelles figurent Annie M.G. Schmidt, Annie Romein, Andreas Burnier, Harriët Freezer et Anja Meulenbelt, travaillent toutes bénévolement[1].

Opzij, sans doute en raison de sa radicalité et aussi de son caractère subversif (par exemple, une couverture porte le titre : “La chatte sent bon"), ne connaît pas le succès immédiatement. Certaine lectrices disent le lire en cachette et des journalistes comme Cisca Dresselhuys cachent leur collaboration au magazine[1]. « S'abonner à Opzij, c'était un véritable coming-out (Hedy d'Ancona) ».

De 1980 à 2008 : les années Cisca Dresselhuys

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Collaboratrices

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Au début des années 1980, Opzij est racheté par l'éditeur Weekblad Pers Groep (nl) qui engage Cisca Dresselhuys comme rédactrice en chef le 1er novembre 1982 . Elle reste à ce poste durant 25 ans[1],[2].

De 1982 à 1987, Renate Dorrestein y écrit des interviews, des reportages et une chronique régulière intitulée Korte Metten, pleine d'autodérision sur le féminisme. Elle dit que « le féminisme est le seul mouvement où on ne reçoit pas une cuillère à café en argent en adhérant, comme c'est le cas ailleurs, mais une bonne dose de critiques. »[3]

Le journal a alors une notoriété certaine, tout en perdant en radicalité mais reste fondamentalement féministe[1].

L'échelle du féminisme

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Cisca Dresselhuys y publie la chronique Langs de feministische measurelat (sur l'échelle du féminisme), dans laquelle elle interview 175 hommes célèbres sur une période de 16 ans et leur attribue une note en fonction de leur position féministe. Malgré sa sévérité envers les propos antiféministes, les personnalités se bousculent pour figurer au palmarès : « Pour ces hommes, c'était une sorte de prétexte. Apparaître dans Opzij donnait l'impression de lutter pour l'émancipation (Astrid Feiter) »[2],[1],[4].

Évolution du ton

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Au milieu des années 1990, le tirage du numéro d'été dépassait parfois les 100 000 exemplaires[1], mais sa position, plus modérée qu'à ses origines, déplaît à bon nombre de féministes : « C'était devenu un magazine bien sage, vous savez [...]. Il s'adressait de plus en plus aux femmes blanches, très instruites. J'appelle ça du féminisme de dirigeantes. (Anja Meulenbelt) »[1]. Anja Meulenbelt rompt d'ailleurs avec Opzij lorsque Cisca Dresselhuys déclare ne pas vouloir d'une femme voilée comme rédactrice en chef. « Je suis la fille d'un pasteur réformé. Nous nous sommes affranchies des préceptes religieux orthodoxes forgés par les hommes. »[1].

Par ailleurs, Cisa Dresselhuys est accusée de discrimination par la Commission pour l'égalité de traitement pour avoir déclaré que les hommes ne pouvaient pas devenir rédacteur en chef d'Opzij[1].

20e anniversaire chahuté

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Le 20e anniversaire d'Opzij est célébré par une fête dans le jardin d'hiver de l'hôtel Krasnapolsky. Un groupe de féministes de gauche est ulcéré par la présence, notamment, de Frits Bolkestein qui avait déclaré que « les migrants non occidentaux représentent une menace pour la culture néerlandaise ». Lors de son discours, elles manifestent leur désaccord en lui jetant un drap pour le couvrir[1].

Baisse des ventes

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Au début des années 2000, la presse féminine s'empare de sujets à caractère féministe, dont traite Opzij depuis toujours, mais sur un mode plus léger. De plus, les jeunes femmes sont moins sensibles au féminisme de la deuxième vague. Ce qui entraîne une baisse des ventes pour le magazine[1].

L'arrivée d'internet, qui touche l'ensemble de la presse magazine, ne fait qu'aggraver les choses pour Opzij[1].

De 2008 à 2017 : Margriet van de Linden et Irene van Bel

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Certains reprochent à l'éditeur d'avoir maintenu Cisca Dresselhuys à la rédaction en chef trop longtemps. « Elle a tellement marqué le magazine de son empreinte qu'il est devenu difficile de prendre la relève (Astrid Feiter) »[1].

A ce moment difficile, Margriet van der Linden devient rédactrice en chef, le 1er septembre 2008. En plus de la situation économique, elle doit faire face à la réapparition de propos antiféministes. Son projet est d'instaurer un ton plus léger[5],[4]. Elle déclare que le magazine doit s'intéresser à la situation tragique des femmes dans le monde aussi bien qu'aux problèmes des femmes aux Pays-Bas. « Chaque strate sociale, chaque pays, chaque thème – du sexe au travail en passant par les enfants – pouvait être abordé, et l'était. Et ce, sans complaisance ni faux-semblants ; avec une franchise raisonnable, voire directe, sans pour autant choquer ni provoquer. »[6]

Elle modernise le magazine et crée notamment la rubrique Top 100 des femmes les plus puissantes (Opzij Top 100 (nl) van machtige vrouwen)[1],[5].

Lorsque Margriet van der Linden décide de quitter Opzij, en juin 2013, le magazine est relancé mais le tirage a quasiment diminué de moitié, pour atteindre 30 000 exemplaires et les chiffres de diffusion continuent de baisser, à l'instar de tous les autres magazines d'opinion. De ce fait, Opzij se trouve confronté à une crise d'identité : devait-il rester un magazine d'opinion féministe ou devenir un magazine féminin plus généraliste[1],[5]?

Daphne van Paassen est rédactrice en chef par intérim jusqu'en 2014.

Suite à une restructuration chez l'éditeur WPG , Opzij est mis en vente en novembre 2013, ainsi que J/M Ouderes, une autre publication du groupe. Le tirage à cette époque serait de 55 526 exemplaires, selon le directeur de Veen Media[7],[8],[9].

En 2014, le magazine passe aux mains de Veen Media (en), sous la direction d'Irene de Bel qui souhaite s'écarter du féminisme et de l'activisme, pour faire d'Opzij un magazine grand public, semblable à d'autres magazines dits féminins, et recruter davantage d'hommes. Ce revirement est fortement critiqué par une partie du lectorat[1],[10],[11]. Plus tard, elle revoit son opinion et estime qu'un peu plus de radicalité pourrait séduire un lectorat plus jeune[12].

Depuis 2017 : Marianne Verhoeven

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En 2017, l'éditeur Hans van Brussel (nl) rachète le magazine et le sauve de la faillite. Son épouse, Marianne Verhoeven devient rédactrice en chef après le départ d'Irene de Bel. Opzij retrouve son idéal et son fonctionnement initial, mais aussi son budget très modeste. « Le ton est désormais à nouveau audacieux et franc, loin d'être guindé (Hedy d'Ancona). »[1],[13]. Opzij traite de sujets sérieux concernant les femmes et le féminisme mais propose également une rubrique voyage et une rubrique culinaire[1].

La rubrique Top 100 des femmes les plus puissantes devient le Top 100 des femmes les plus influentes (Opzij-top-100 invloedrijke vrouwen) et sélectionne des femmes ayant accompli quelque chose d'extraordinaire pour la société[1].

« Mon message, c'est avant tout la sororité [...] Nous comptons surtout sur nos lectrices fidèles, abonnées depuis longtemps. C'est un public formidable ; elles sont vraiment intéressées. Le message du féminisme reste d'une grande actualité, et je pense qu'il est important que nous existions encore, mais cela devient un peu un créneau. (Marianne Verhoeven) »[1].

En 2022, le tirage est de 12 500 exemplaires[1].

Après le décès de Marianne Verhoeven en 2023, son mari, Hans van Brussel, reprend le poste de rédacteur en chef avec le souhait de conserver son héritage[14].

2024 : nouveau format

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En 2024, face à la sévère crise qui frappe la vente des magazines, il se résout à lui donner un nouveau format, qu'il appelle « bookazine » (un magazine sous forme de livre). Opzij ne couvre plus l'actualité, Il contient toujours une chronique féministe, la partie magazine traite de l'histoire du féministe et d'anciennes chroniques sont republiées[15]. Depuis, il est publié six fois par an et compte environ 175 pages.

Les actions annexes

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Prix Harriët Freezer

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En 1978, Opzij décerne pour la première fois le Harriët Freezerring, un prix attribué chaque année, jusqu'en 2007 à une femme ou une organisation pour son travail important en faveur de l'émancipation. Il porte le nom de la journaliste féministe et rédactrice en cheffe du périodique, Harriët Freezer, décédée l'année précédente[16].

Prix Annie Romein

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En 1979, le magazine décerne le premier prix Annie Romein, un prix bisannuel attribué à une écrivaine dont le travail contribue au développement, la sensibilisation et l'émancipation des femmes. Il porte le nom de l'historienne féministe Annie Romein-Verschoor qui a contribué au magazine de 1972 à 1978. En 2008, le prix est renommé Prix Opzij de littérature, devient annuel et est décerné à une femme pour sa meilleure œuvre littéraire[17],[18].

Chaire Opzij

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En 1997, à l'occasion du 25e anniversaire d'Opzij, une chaire Opzij (nl) est créée à l'université de Maastricht par le conseil d'administration de la Fondation Opzij, en collaboration avec la rédaction du magazine et la direction de Weekbladpers. La chaire es,t par la suite, rattachée au Centre inter-facultaire pour le genre et la diversité à l'Université de Maastricht. L'objectif de cette chaire est de d'encourager la nomination de femmes professeures[1].

En 2017, la chaire devient la chaire LNVH OPZIJ , une initiative conjointe d'Opzij et du Réseau national des femmes professeures ((Het Landelijk Netwerk Vrouwelijke Hoogleraren, NVH). Lancée dans le cadre de l'Année Johanna Westerdijk pour promouvoir la place des femmes dans les sciences, cette chaire non rémunérée est pourvue par une professeure invitée pour une durée de deux ans. Les chercheuses de toutes disciplines travaillant dans une université affiliée à l'Association des universités des Pays-Bas (nl) peuvent candidater, à condition que leurs recherches portent sur les questions de genre[19].

La Fondation Opzij

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Le nom Opzij  appartient à la Fondation Opzij, dont les statuts stipulent aussi qu’elle dispose de six mois pour trouver un nouveau propriétaire en cas de vente[20],[21]. La fondation garantit que le magazine doit rester fidèle à la philosophie originale du magazine et que cette philosophie doit être développée. La présidente de la fondation est Astrid van Heumen, qui succède à Roos Vermeij (nl) en octobre 2021[22]. L'une des fondatrices, Hedy d'Ancona, est également membre du conseil d'administration.

Distinctions

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Rédactrices en chef

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  • 1972-1981 : Hedy d'Ancona
  • 1981-2008 : Cisca Dresselhuys
  • 2008 : Lily Martens (intérim, du 1er avril au 1er septembre)
  • 2008-2013 : Margriet van der Linden
  • 2013-2014 : Daphné van Paassen (par intérim)
  • 2014-2017 : Irène de Bel
  • 2017-2022 : Marianne Verhoeven
  • 2023 : Marleen Hogendoorn et Noémi Prent [24]
  • 2024 : Hans van Brussel (par interim)

Collaboratrices

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  • vers 1995 : jusqu'à 100 000[1]
  • 2000 : 81 698
  • 2010 : 53 789
  • 2012 : 47 396
  • 2013 : 30 000[1] (ou 55 526 selon Leo Schaap, directeur de Veen Media[11])
  • 2016 : 14 132
  • 2022 : 12 500[1]

Voir aussi

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Références

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(nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Opzij (Tijdschift) » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 (nl) Renate van der Zee, « Vijftig jaar Opzij: van ‘Kut ruikt lekker’ op de cover naar cupcakes en weer (een beetje) terug », de Volkskrant,‎ (lire en ligne)
  2. 1 2 (nl) riwkamevissen, « Interview Cisca Dresselhuys over feminisme en het klimaat », sur Warmetruiendag, (consulté le )
  3. ↑ (nl) « Renate Dorrestein », sur RoSa vzw (consulté le )
  4. 1 2 (nl) « Opzij stopt met de Feministische Meetlat », de Volkskrant,‎ (lire en ligne)
  5. 1 2 3 (nl) Bert Brussen, « Margriet van der Linden stopt als hoofdredacteur Opzij na vijf jaren trouwe dienst » [archive du ], sur ThePostOnline via Internet Archive, (consulté le )
  6. ↑ (nl) Cecile Bol, « Mijn inspiratie: born again feminist door Margriet van der Linden » De Groene Nerds », sur De Groene Nerds, (consulté le )
  7. ↑ (nl) « Feministisch maandblad Opzij definitief naar Veen Media », sur RTL.nl, (consulté le )
  8. ↑ (nl) « Tijdschrift Opzij wordt niet opgegeven », sur BNNVARA, (consulté le )
  9. ↑ (nl) Maarten Hafkamp, « Weekbladpers zet J/M en Opzij te koop », sur Adformatie, (consulté le )
  10. ↑ (nl) Cecile Bol, « Vernieuwde Opzij en Ophij: top of flop voor feminisme? », sur Fair Friday, (consulté le )
  11. 1 2 (nl) Raymond Bruijns, « Feministisch maandblad Opzij overgenomen », Villamedia Magazine, (consulté le )
  12. ↑ (nl) Menno van Dongen, « Nieuwe uitgever gelooft in papieren Opzij, maar er moet 'een andere wind' gaan waaien », de Volkskrant,‎ (lire en ligne)
  13. ↑ (nl) Villamedia, « ‘Zondag snijdt zij het vlees’ », sur Villamedia — Website over journalistiek, (consulté le )
  14. ↑ (nl) Paul Onkenhou, « Uit de ‘Boomer Special’ van ‘Opzij’ blijkt dat de jaren zeventig bol stonden van grensoverschrijdende incidenten », de Volkskrant,‎ (lire en ligne)
  15. ↑ Paul Onkenhout, « Na 52 jaar is het feministische 'Opzij' van een tijdschrift in een boek veranderd », de Volkskrant, (consulté le )
  16. ↑ (nl) djr, « Eybergen, Wilhelmina (1911-1977) » [archive du ], sur Digitaal Vrouwenlexicon van Nederland., (consulté le )
  17. ↑ (nl) « Annie Romeinprijs (Nederland) », sur Bibliotheek.nl
  18. ↑ (nl) « ‘We hebben Annie Romein met volle glorie bij het feministisch kabinet gezet’. De Opzij Literatuurprijs », sur Universiteit Utrecht,
  19. ↑ (en) LNVH, « LNVH OPZIJ Wisselleerstoel », sur LNVH, Accent Interactive (consulté le )
  20. ↑ (nl) « Opzij: 'er zijn geïnteresseerden' », sur NRC Handelsblad, (consulté le )
  21. ↑ (nl) Maarten Hafkamp, « Weekbladpers zet J/M en Opzij te koop », sur Adformatie,
  22. ↑ Jana Simmelink, « Roos Vermeij: 'Ik hou van ingewikkeld' » [archive du ], Opzij (ook in te zien via Issuu), sur atria.nl via Internet Archive, juni 2017
  23. ↑ (nl) redactie, « Winnaars Joke Smitprijs », sur Alles op een rij, (consulté le )
  24. ↑ (nl) « OPZIJ krijgt twee nieuwe hoofdredacteuren: Marleen Hogendoorn en Noémi Prent vanaf 1 januari 2023 aan de slag », sur Villamedia Magazine (consulté le )
  25. ↑ « Renate Dorrestein: Geestig en vol zelfspot. En OPZIJ », Opzij, 7 mei 2018 (consulté le )