Orgères (Ille-et-Vilaine)

commune française d'Ille-et-Vilaine

Orgères est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Orgères
Orgères (Ille-et-Vilaine)
Église Saint-Martin d'Orgères vu du sud dans la brume matinale.
Image illustrative de l’article Orgères (Ille-et-Vilaine)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Yannick Cochaud (DVC)
2026-2032
Code postal 35230
Code commune 35208
Démographie
Gentilé Orgerois / Orgeroise
Population
municipale
5 732 hab. (2023 en évolution de +21,21 % par rapport à 2017en évolution de +21,21 % par rapport à 2017)
Densité 351 hab./km2
Population
unité urbaine
395 710 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 56″ nord, 1° 40′ 06″ ouest
Altitude Min. 26 m
Max. 111 m
Superficie 16,32 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Orgères
(ville isolée)
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Janzé
Législatives Première circonscription
Localisation
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Orgères
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Orgères
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Orgères
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Orgères
Liens
Site web www.orgeres.fr

Géographie

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Localisation

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Orgères est située à 15 km au sud de Rennes et à 90 km au nord de Nantes.

La commune fait partie de Rennes Métropole ainsi que de l'aire urbaine de Rennes.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Bourgbarré, Chanteloup, Laillé, Pont-Péan et Saint-Erblon.

Communes limitrophes d’Orgères
Pont-Péan Saint-Erblon
Laillé Orgères Bourgbarré
Chanteloup

La commune d'Orgères se trouve à proximité de :

Géologie et relief

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En matière géologique, le territoire communal se divise en deux. La plus grande partie se situe sur le bassin de Rennes tandis que la partie sud-ouest intègre le massif de Paimpont et le plissement de Bain-de-Bretagne. Le sol du bassin de rennes est un sol faiblement argiluvié, parfois hydromorphe, issu de limon et surtout de schiste tendre. Au sud-ouest, le sol est peu profond sur le versant mais profond, fréquemment argiluvié sur les plateaux et versants à pente faible, issu de schiste dur.

Selon l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), le centre-bourg culmine à 60 m de haut mais le point le plus élevé de la commune culmine à 112 m au lieu-dit l'Hermitière tandis que le point le plus bas se situe à 27 m le long du ruisseau de la Blanchetais. Du Nord en direction du sud, le relief ne cesse de monter.

Selon Corine Land Cover, la superficie totale de la commune est de 1 678 ha, dont 353 ha de terres artificialisées, 1 275 ha de terres agricoles et 150 ha de forêt et milieux semi-naturels.

Le Bois de Pouez de 355,73 hectares se trouve à l'extrémité sud de la commune.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin versant de la Vilaine, au sein du bassin Loire-Bretagne. Située entre la Seiche et le Semnon, deux affluents de la Vilaine, elle est drainée par la Halleraie, le ruisseau des Coniaux[1], le ruisseau de Bodin[2], le ruisseau des Hamonais[3] et le ruisseau du Désert[4],[5],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Orgères[Note 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Haye Guin, d'une superficie totale de 0,7 ha (0,6 ha sur la commune) et l'étang de la Justice, d'une superficie totale de 1 ha (0,65 ha sur la commune)[Carte 1],[6].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 780 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 8 km à vol d'oiseau[13], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station RENNES-ST JACQUES (35) - alt : 36 m, situation : lat : 48°04'07"N, lon : 1°44'02"O (à 9,2 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16,8
27.1.2003
20,9
27.2.2019
24,1
30.3.2021
28,7
17.4.1945
33,5
28.5.2026
41,5
23.6.2026
40,5
18.7.2022
40,2
13.8.2026
35,1
9.9.2023
30
2.10.2023
21,4
7.11.2015
18
31.12.2022
41,5
2026
Maximale moyenne 9,2 10,2 13,2 16 19,3 22,6 24,8 24,7 21,9 17,2 12,5 9,6 16,8
Moyenne 6,2 6,6 8,8 11 14,3 17,3 19,2 19,3 16,6 13,2 9,2 6,6 12,4
Minimale moyenne 3,3 2,9 4,5 6 9,3 12,1 13,7 13,8 11,4 9,3 5,9 3,6 8
Record de froid
date du record
−14,7
17.1.1985
−11,2
22.2.1948
−7,3
1.3.2005
−3,2
3.4.1984
−1,2
1.5.1945
2,2
2.6.1962
5,5
11.7.1972
4
30.8.1956
1,9
30.9.1972
−4,6
29.10.1947
−7,5
28.11.1955
−12,6
29.12.1964
−14,7
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 66,6 51,6 48,9 51,2 58,1 50,9 44 43,5 56,6 73,1 73,2 73,3 691
≥ 1 mm (jours) 11,5 10,1 8,9 9,9 8,9 7,4 7,1 7,1 7,8 11 12,5 12,3 114,6
≥ 5 mm (jours) 4,7 3,8 3,4 3,6 3,9 3,5 2,9 2,8 4,2 4,7 5,1 5 47,8
≥ 10 mm (jours) 1,7 1,1 1,1 1,2 1,7 1,4 1,2 1 1,7 2,4 2 2 18,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
70,4
19.1.1995
34,5
4.2.1951
35,6
24.3.2001
28,3
30.4.1991
35,1
30.5.1981
56,2
10.6.1993
39,4
26.7.2003
50,2
16.8.1997
45,3
26.9.1952
66,4
6.10.2018
34,4
13.11.2010
38,7
23.12.2013
70,4
1995
Ensoleillement
Heures 68,3 92,7 134,1 173,8 202,1 213,3 220,2 207,2 180,7 116,7 83,5 69 1 761,5
Source : « Fiche 35281001 » [PDF], sur meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data, édité le : 06/10/2026 dans l'état de la base
9,2
3,3
66,6
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
10,2
2,9
51,6
fév.
13,2
4,5
48,9
mars
16
6
51,2
avril
19,3
9,3
58,1
mai
22,6
12,1
50,9
juin
24,8
13,7
44
jui.
24,7
13,8
43,5
août
21,9
11,4
56,6
sep.
17,2
9,3
73,1
oct.
12,5
5,9
73,2
nov.
9,6
3,6
73,3
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Paysages et habitat

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Voies de communication et transports

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La commune est desservie par la route nationale à 4 voies route nationale 137 dite « Route des Estuaires » sur cette partie, mise en service en , et qui a considérablement raccourci le temps de trajet jusqu'à Rennes. Elle se situe à l'ouest d'Orgères mais traverse la commune au sud-ouest à l'Hermitière. Le bourg est traversé par la D 39 qui relie Laillé à Bourgbarré et par la D 286 qui fait la jonction entre la D 36 et la D 41, cette dernière reliant Laillé à Chanteloup en passant par la sud d'Orgères.

La commune est desservie par les bus du service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) via la ligne 74 (61 les dimanches et jours fériés et les vendredis et samedis soir).

Le lieu-dit « L'Hermitière » ainsi que la « ZA de L'Hermitière » sont desservis par la ligne 235 en correspondance avec la ligne 79 à l'arrêt Mouton Blanc à Pont-Péan.

Urbanisme

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Le bourg d'Orgères et l'église paroissiale.

Typologie

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Au , Orgères est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Orgères[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (30,8 %), terres arables (25 %), prairies (17 %), zones urbanisées (12,6 %), forêts (8,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,8 %)[16]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

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Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Orgères et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017[I 6],[I 7].

Le logement à Orgères en 2017
Orgères Ille-et-Vilaine
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 2 079 546 440
Part des résidences principales (en %) 89,7 86,2
Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,7 6,9
Part des logements vacants (en %) 9,6 6,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 72,1 59,8

Morphologie urbaine

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La commune d'Orgères est urbanisée essentiellement sur le centre-bourg, qui se situe plutôt au nord et au centre. Depuis 1975, ce centre-bourg n'a pas cessé de s'agrandir. L'urbanisation s'est d'abord faite le long de la rue de Rennes en direction du nord. Dans les années 1990-2000, l'urbanisation s'étale vers le sud, le lotissement du Coteaux notamment, et le long de la route de Laillé. Dans les années 2000-2010, le centre-bourg s'agrandit vers l'est et le nord, au lieu-dit La Haye Longue. La commune se dote d'un collège, ce qui témoigne du dynamisme démographique de la commune et des communes environnantes.

À l'image de l'urbanisation bretonne, le mitage est important car très ancien. On trouve de l'habitat dispersé sur tout le territoire de la commune, notamment aux lieux-dits la Roussaie, la Cochardière, la Plardière, le Pâtis, le Commun, la Mandonais, le Bas-Serrière, la Moisonnais, le Chatenay, La Rochelle, Lourme, le Télégraphe, la Guibertière, la Planche, la Frogerais, Lourmel, l'Hermitière, la Corbière, la Plessette et le Plessix.

Deux zones d'activités se situent sur le territoire de la commune : au nord-est, la zone d'Orgerblon et au sud-ouest, la zone de l'Hermitière.

Orgères dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du conseil métropolitain du [17]. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

Aménagements réalisés (2000–2020)

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Au début des années 2000, la commune a engagé plusieurs opérations d’aménagement destinées à restructurer et étendre le bourg. La ZAC « Centre-Bourg », lancée au début des années 2000, a abouti à la réalisation de petits immeubles d’habitation et de surfaces commerciales ; elle a été achevée en 2013[18]. Le quartier résidentiel « La Vignette », situé à l’est du centre, a été construit durant les années 2000 et achevé peu avant 2013[19]. Au nord du bourg, l’opération « La Haye Longue » a été réalisée en deux phases successives entre la fin des années 2000 et le milieu des années 2010[20]. À l’ouest, le quartier des « Cassouers », comprenant notamment une résidence communautaire, a été livré en 2013[21].

Projets et développements récents (depuis 2020)

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Depuis 2020, la principale opération d’urbanisation engagée sur le territoire communal est la ZAC « Prairies d’Orgères ». Le projet couvre une superficie d’environ 45 hectares, dont 12 hectares d’espaces verts, et prévoit à terme la création de plus de 1 000 logements[22]. À l’est du bourg, le quartier des « Ormes Blanches » a été programmé à partir du PLUi approuvé en 2019. Sur une surface d’environ 6,5 hectares, il doit accueillir plus de 125 logements, en mixant habitat collectif, semi-collectif et individuel[23]. Une voie de contournement reliant les routes de Laillé, Pont-Péan et Saint-Erblon est inscrite dans la planification urbaine depuis les années 2010, en vue d’accompagner le développement des quartiers situés à l’ouest et au nord du bourg[24].

Zones d’activités économiques

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Depuis les années 2010, la commune a participé au développement d’un pôle économique intercommunal avec la création de la ZAC « Orgerblon », conduite conjointement avec la commune voisine de Saint-Erblon. Cette zone, située à la limite des deux communes, accueille des activités artisanales, logistiques et tertiaires ; un programme d’habitat y est également prévu selon les documents d’urbanisme de Rennes Métropole[25]. La zone d’activité des « Prairies », intégrée au périmètre plus large de la ZAC du même nom, constitue également un des pôles de développement économique inscrits dans les documents urbanistiques depuis la fin des années 2010[24].

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Orgiariae en 1148[26], Orgeria en 1181, De Orgeriis en 1516[27].

Le toponyme serait issu du latin hordeum, « orge », suffixé de -aria, soit « lieu planté d'orge ».

La commune a pour nom Orjere en gallo[28], prononcé [ɔrʒər][29].

La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est An Heizeg[26].

Histoire

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Préhistoire

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Antiquité

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Il semble qu’Orgères soit habitée depuis l’époque gauloise : des habitats gaulois ont été mis au jour lors de fouilles archéologiques préventives menées par l’INRAP en 2012, au sud du bourg. Ces fouilles ont notamment révélé une forge ayant fonctionné aux Ier et IIe siècles de notre ère, probablement durant une cinquantaine d’années, essentiellement comme forge de service destinée à la réparation des outils agricoles[30].

Moyen-Âge

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Le saint patron de la paroisse est saint Martin. Selon une tradition hagiographique rapportée par la littérature locale, des fidèles qu’il aurait convertis auraient constitué une colonie pieuse à l’extrémité des landes d’Orgères ; l’endroit où se serait trouvée la cellule de saint Martin correspondrait au hameau actuel de « l’Hermitière »[31].

La paroisse semble remonter au XIe siècle ; elle existait certainement au XIIIe siècle puisque le prieuré Saint-Denis de Rennes avait alors le droit de présentation [de nommer] à la cure d'Orgères[32]. L’église paroissiale a été bâtie et remaniée du XVe siècle au XVIIIe siècle ; sa tour, en revanche, date de 1844[31]. Les carrières d’Orgères auraient fourni des matériaux pour les fortifications de Rennes au XVe siècle[31].

Le territoire communal présente également des traces d’occupations fortifiées médiévales : au hameau de la Douve, à l’est, se trouve une motte féodale circulaire fossoyée haute d’environ 2 m et d’un diamètre d’environ 25 m à la base, entourée d’une douve large d’environ 3 m[33]. Vers Chanteloup, à l’est de l’ancien manoir de Châtenay, une motte fossoyée haute d’environ 8 m est attestée dès 1397 comme appartenant aux Montgermont[34].

Des seigneurs d'Orgères sont cités dès le XIIe siècle : Payen d'Orgères en 1148 (présent à la cour du seigneur de Châteaugiron), Hervé d'Orgères et son frère Evelin en 1181 (bienfaiteurs de l'abbaye de Savigny, etc..[35].

Temps modernes

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« Les fiefs nobles étaient Montenay, Ferrières, le Noyer, le Plessix, Fort-Joual, l'Hermitière et Châtenai. Ce dernier, qui était baronnie, avait juridiction sur les autres. Vers 1590 on voyait encore au sommet d'une ruine, un poteau sur lequel était une inscription constatant que le seigneur de Châtenai avait en cet endroit vaincu, en bataille rangée, trois de ses vassaux ligués contre lui. Les plus anciens registres de paroisse remontent à 1498, ce qui correspond à la date de construction de l'église. M. Ruallan, seigneur de Châtenai, passe pour l'avoir fait construire, et en avoir été le premier recteur »[36].

Orgères est alors le centre d’une seigneurie importante, érigée en châtellenie en 1640 puis en baronnie en 1664 et 1774 ; elle fut aux mains de la famille d'Orgères jusqu'en 1416, puis, tombant en quenouille, passa par mariage à la famille Moraud, puis à partir de 1498 à la famille de Bourgneuf. La seigneurie relevait d’abord de celle de Bourgbarré, avant de relever directement du roi à partir de 1640[31]. Le château d’Orgères, situé à environ 600 m au nord-ouest du bourg, comprenait au XVIIIe siècle une vaste construction à dôme central encadrée de deux pavillons ; partiellement incendié au début du XIXe siècle, il se compose aujourd’hui de deux bâtiments accolés d’inégale hauteur, le plus bas correspondant au reste de l’ancien château[31]. La tradition conserve le souvenir d’un combat livré entre républicains et chouans à la cour d’Orgères, près du château[31].

De nombreuses demeures conservent des souvenirs de cette histoire seigneuriale : l’ancien manoir de Serrière, qui relevait de la seigneurie de Châteauloger en Saint-Erblon, ou encore le manoir du Noyer (en partie démoli en 1806), dont subsistent une petite fenêtre à bancs et une cheminée ornée d’un linteau de bois sculpté d’un écusson en pointe[31]. Plusieurs anciens fiefs sont attestés sur le territoire communal : le manoir de l’Ourme, le manoir de Châtenay, la maison noble de la Guibertière et le manoir du Plessis[31]. Le manoir de Bouharée, restauré au XVIIIe siècle, conserve une tourelle ronde ; une tradition locale y situe l’existence d’une colonie romaine[31]. L’ancienne chapelle de l’Hermitière, encore desservie au XVIIIe siècle siècle, a disparu, mais sa cloche est conservée dans le hameau et serait encore sonnée lors du décès d’un habitant[31].

Carte de Cassini de la paroisse d'Orgères et de ses environs (1785).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Orgères en 1778 :

« Orgères ; fourrure une hauteur ; à 3 lieues un quart au sud de Rennes, son évêché, sa subdélégation et son ressort. Il s'y exerce une haute justice. On y compte 1 500 communiants[Note 5] : la cure est présentée par l'Évêque. Ce territoire est plat et couvert [de bocage] d'arbres et buissons : on y voit des terres bien cultivées, peu de prairies, et des landes en assez grande quantité. La mine du Pont-Péan est dans le voisinage. La terre et seigneurie d'Orgères fut établie en baronnie en 1641, en faveur de Jean Gabriel de Bourgneuf, seigneur de Cucé, président au Parlement de Bretagne, commis par lettres patentes pour procéder à la réformation ou rédaction de la Coutume de Bretagne. La maison de Bourgneuf a donné de grands hommes à l'État. (..) La baronnie d'Orgères, haute, moyenne et basse justice, appartient aujourd'hui à M, de la Rochedurand[Note 6],[37]. »

Révolution française

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L'assemblée électorale des paroissiens en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint dans l'église le sous la présidence de Pierre-Joseph Besnard, avocat, « faisant fonction de juge de la juridiction de la baronnie d'Orgères, par la vacance de l'office de sénéchal » en présence de 42 paroissiens (30 paroissiens signèrent, les autres ne sachant le faire) ; Jullien Guesdon, demeurant à sa maison de Vézin et Jullien Lagrée, demeurant à la Prémellière. Furent élus députés pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée ; un cahier de doléances fut rédigé, en bonne partie inspiré par celui de la paroisse de Bruz ; les paroissiens se plaignent notamment de l'injustice des impôts, des corvées (notamment la corvée des grands chemins[Note 7]) et servitudes féodales, des justices seigneuriales, etc..[38]

Parmi les personnalités religieuses associées à la commune figure le curé Suzain Vaneau, député aux États généraux de 1789[31].

Yves-Blaise de Bonnescuelle[Note 8] émigra et son château et la terre d'Orgères furent saisis et vendus comme biens nationaux.

La tradition conserve le souvenir d’un combat livré entre républicains et chouans à la cour d’Orgères, près du château[31].

Le XIXe siècle

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En 1807 la famille de Bonnescuelle qui avait racheté la terre d'Orgères, la revendit ; elle appartint au milieu du XIXe siècle aux Huchet de Cintré.

Plan cadastral de la commune d'Orgères (1812, tableau d'assemblage).

Au XIXe siècle, Orgères est intégrée au réseau du télégraphe Chappe : la station n° 509 de la ligne Avranches–Rennes–Nantes est construite entre novembre et au lieu-dit « le Télégraphe » et mise en service en . Elle est abandonnée fin lors de l’arrivée de la télégraphie électrique à Rennes[39]. Il ne subsiste aujourd’hui que les vestiges de la tour ronde en moellon de schiste, en mauvais état au début du XXIe siècle[39]. Au début des années 2020, la commune et des acteurs locaux lancent un projet de restauration et de mise en valeur de ce site, afin de transmettre l’histoire des premières télécommunications aux habitants et aux scolaires[40],[41].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Orgères en 1853 :

« Orgères (sous l'invocation de saint Martin, évêque de Tours) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Roussais, la Mendonnais, la Melsonnais, le Châtenay, les Godrais, Fort-Joual, l'Hermitière, le Plessix, la Haie-Longue. Superficie totale :1 631 hectares 72 ares 25 centiares, dont (..) terres labourables 828 ha, prés et pâturages 190 ha, bois 67 ha, vergers et jardins 57 ha, landes et incultes 427 ha (..). Moulin à vent de la Briançais. Maison principale : le château d'Orgères. Le bourg d'Orgères est construit sur une hauteur, ä gauche de la route de Rennes à Nantes, qui traverse la commune, et qui lui sert de limite sur une partie de son extrémité sud-ouest. Avant 1789 la paroisse d'Orgères comptait six chapelles, dot une, l'Hermitière, était regardée comme trève. Dęs cinq autres, qui étaient les chapelles du Châtenai, du Noyer, du Bout de Lande, du Bas-du-Bourg et du château d'Orgères, cette dernière est la seule qui subsiste aujourd'hui. Il paraît que toute cette paroisse était desservie par une communauté de religieux établis dans le bourg. L'église d'Orgères semble remonter au XVe siècle ; la sacristie est neuve , et ne date que de 1825 ; la tour, ou clocher, est de 1837. (..) Le château d'Orgères est la seule maison noble qui subsiste aujourd'hui ; le Noyer n'a été démoli qu'en 1806. (..) La mine de plomb et zinc de Pontpéan s'étend sur une grande partie de la commune d'Orgęres ; un des filons passé exactement sous le bourg. Géologie: quartzite (..), schiste au sud. On exploite au Noyer, au bas de la Boulais, et notamment au rocher Cahot, un schiste rouge qui est d'une texture ferme, et que l'on emploie à Rennes dans les constructions sous le nom de "pierre de Cahot". On parle le français [en fait le gallo][36]. »

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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La gare d'Orgères au début du XXe siècle.

Au début du XXe siècle, la commune est desservie par une ligne de tramway des TIV reliant Rennes au Grand-Fougeray en passant notamment par Chartres, Noyal-sur-Seiche, Pont-Péan, Orgères, Chanteloup, Le Sel, Saulnières, Pancé, Bain et La Dominelais. Construite à partir de 1909 et mise en service en 1910, cette ligne à voie métrique, longue d’environ 64 km, est exploitée jusqu’à sa fermeture en 1937 ; les tramways y circulaient à une vitesse d’environ 25 km/h[42].

Orgères (Ille-et-Vilaine) à la Belle Époque

La Première Guerre mondiale

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Orgères ː ordre de réquisition datant du signé du maire (Musée de Bretagne).

Le monument aux morts d'Orgères porte les noms de 55 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 sont morts en Belgique le même jour dès le (Frédéric Dorel et Adrien Jolivel à Rossignol et Adrien Furon à Sart-Eustache) ; Louis Julien est porté disparu le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Édouard Bigot est mort de maladie le alors qu'il était prisonnier en Allemagne ; les autres sont morts sur le sol français[43].

À la suite de recherches menées au début des années 2020, cinq « poilus » originaires de la commune, jusque-là oubliés, ont été ajoutés à la liste et leurs noms gravés sur le monument[44].

L'Entre-deux-guerres

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Un rapport du Conseil général d'Ille-et-Vilaine datant de juin 1932 indique que pour la ligne de tramways allant de Rennes au Grand-Fougeray, si la première section longue de 23 km entre Rennes et Orgères a un trafic relativement important, l'autre section d'Orgères au Grand-Fougeray a un trafic insignifiant[45] ; la ligne ferma en 1937.

Une fête communale était organisée chaque année au mois de juin ; par exemple celle de 1936 connut « un succès sans précédent »[46].

Mgr Mignen vint en octobre 1937 bénir les écoles libres des filles ouvertes à Bourgbarré et Orgères : « Ce fut un véritable événement pour Bourgbarré, don la population comprit l'importance et qui le prouva en décorant le bourg comme un jour de procession de la Fête-Dieu (..) Ensuite le prélat se rendit à Orgères où il procéda à la même cérémonie en présence d'une affluence non moins grande qu'à Bourgbarré » écrit le journal La Croix[47].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts d'Orgères porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes, 9 sont morts au printemps 1940 lors la Bataille de France (dont 3 [Aristide Denieul, Jean Texier] en Belgique, 3 [Ernest Poulain, Armand Houée et Marcel Tourtelier] en France, Théophile Letendard en mer lors du naufrage du torpilleur Siroco et 2 [Joseph Bouvrie et Louis Garnier] de maladie) ; les deux autres victimes [Jean Lebrun et Maurice Marchand] sont mortes dans des circonstances non précisées[43].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans la nuit du 8 au , un bombardier léger de Havilland Mosquito de la Royal Air Force, engagé dans un raid sur les installations ferroviaires de Rennes, est touché par la DCA allemande et s'écrase à la Cour d'Orgères, entre Orgères et Saint-Erblon[48],[49]. Les deux membres de l'équipage, le Flight Lieutenant Harry Steere et le Flying Officer Kenneth William Gale, sont tués dans le crash et inhumés au cimetière de Saint-Erblon[50],[51]. En 2021, plusieurs voies du nouveau quartier des Prairies reçoivent leur nom (rue Harry-Steere, rue Kenneth-Gale, impasse de l'Avion-Mosquito)[52]. En , la commune inaugure, à la jonction de l'avenue des Prairies et de la rue Harry-Steere, une stèle commémorative en hommage aux deux aviateurs, en présence de leurs familles et de l'Association bretonne du souvenir aérien 39-45[53],[54],[55].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Un soldat originaire d'Orgères (Maxime Pommier) est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine et un (Georges Peltier) pendant la Guerre d'Algérie[43].

Dans la seconde moitié du XXe siècle et au début du XXIe siècle, la commune connaît une croissance démographique soutenue, accompagnée d’une urbanisation progressive du centre-bourg et de la création de nouveaux quartiers résidentiels. Orgères se dote notamment d’un collège public, le collège Andrée-Récipon, qui ouvre ses portes le et accueille les élèves d’Orgères et de plusieurs communes voisines[56],[57].

Le XXIe siècle

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Un essor important

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À partir de la fin du XXe siècle, Orgères connaît une forte croissance démographique liée à sa proximité avec Rennes et à son intégration dans Rennes Métropole. La commune compte 4 729 habitants et sa population a augmenté d’environ 31 % en dix ans[58]. Cette dynamique s’accompagne de plusieurs opérations d’aménagement et de renouvellement urbain.

La crise municipale de 2022

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La vie municipale est marquée au début des années 2020 par une série de démissions au sein du conseil municipal. En , la presse locale fait état de démissions au conseil d’Orgères entraînant l’organisation de nouvelles élections municipales partielles[59]. À l’issue de ces scrutins, Yannick Cochaud, dont la liste « Orgères, un nouvel élan » s’était déjà présentée aux élections municipales de 2020[60], est maire de la commune et siège également comme conseiller métropolitain à Rennes Métropole[61].

Dans le domaine de la sécurité et de la tranquillité publique, le conseil municipal du vote le principe du déploiement d’un dispositif de vidéoprotection. Le projet prévoit l’installation de dix caméras sur différents points stratégiques de la commune, pour un coût estimé à 100 000 € HT, financé en partie par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD)[62],[63]. En 2024, les documents budgétaires municipaux confirment la poursuite de cet investissement, les dix caméras figurant parmi les opérations d’équipement programmées[64]. Dans le cadre de la modification n°2 du plan local d’urbanisme intercommunal de Rennes Métropole, une enquête publique organisée entre 2024 et 2025 a porté, entre autres, sur l’évolution du zonage de la ZAC d’Orgerblon. Le rapport de la commission d’enquête mentionne une opposition importante d’habitants à l’implantation prévue d’habitations d’accueil des gens du voyage sur ce secteur[65].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Circonscriptions de rattachement

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Orgères appartient à l'arrondissement de Rennes et au canton de Janzé depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, la commune a appartenu aux cantons suivants : Rennes-Sud-Ouest (1833-1973), Rennes-VIII (1973-1982) et Bruz (1982-2015).

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis par Marie Mesmeur (LFI-NUPES). Sous le Second Empire, elle appartenait à la circonscription de Rennes, sous la IIIe République à la deuxième circonscription de Rennes, de 1958 à 1986 à la 2e circonscription (Rennes-Sud) et de 1986 à 2010 à la 4e circonscription (Redon).

Intercommunalité

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Le , la commune intègre Rennes Métropole (anciennement Rennes District). Avant cette date, Orgères était ce qu'on appelle une commune isolée, c'est-à-dire n'appartenant à aucune structure intercommunale.

Orgères fait aussi partie du Pays de Rennes.

Institutions judiciaires

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Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le ), du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce, de la cour d'appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes.

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 à 9 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[66].

Conseil municipal actuel

Les 29 sièges composant le conseil municipal ont été pourvus le lors du premier tour de scrutin. Actuellement, il est réparti comme suit :

GroupeEffectifStatut
« Orgères, un nouvel élan » (DVC)22majorité
« Ensemble pour Orgères » (DVG)7minorité

Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Mairie d'Orgères
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
21 mars 1965 15 mars 1983 Pierre Marchand[Note 29]   Agriculteur retraité, maire honoraire
Réélu en 1971 et 1977[67]
15 mars 1983[68] 21 mars 1989 Claude Orhant   Metteur pupitreur à Ouest-France
21 mars 1989 1er décembre 1999[69]
(décès)
Pierre Jeusset DVG Agent technique Citroën retraité
Réélu en 1995
22 janvier 2000[70] 16 mars 2001 Gabriel Rouault DVG Retraité de la marine, ancien premier adjoint
Maire par intérim de décembre 1999 à janvier 2000
16 mars 2001[71] 23 mai 2020 Daniel Dein PS Cadre administratif à l'URSSAF, maire honoraire (2020)
Réélu en 2008 et 2014
23 mai 2020[72] en cours Yannick Cochaud DVC Chef des ventes chez Heineken
Réélu en juin 2022 et mars 2026[73]

À la suite de la démission de plus d'un tiers des membres du conseil municipal[74], une élection municipale partielle est organisée le . Elle oppose les deux listes en concurrence lors du scrutin de 2020 : la liste du maire sortant intitulée « Orgères, un nouvel élan » et celle de l'opposition, « Ensemble pour Orgères », conduite par Erwan Moreau. À l'issue du premier tour, c'est la liste Cochaud qui remporte le scrutin avec 51,62 % des voix[75]. Yannick Cochaud est reconduit dans ses fonctions le [76].

Jumelages

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[77]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[78].

En 2023, la commune comptait 5 732 habitants[Note 30], en évolution de +21,21 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1629841 1031 2021 1891 2261 2011 2391 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1981 2621 2591 1821 1781 2081 2101 2241 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1941 0691 045968979928926941886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9111 0641 7082 1752 5372 8813 5143 6054 059
2017 2023 - - - - - - -
4 7295 732-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[79] puis Insee à partir de 2006[80].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Économie

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Patrimoine

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Architecture civile

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Orgères (Ille-et-Vilaine) ː le château de Reuzel en 1904 (photographie anonyme, Musée de Bretagne).

Le territoire communal conserve plusieurs témoins de l’ancienne organisation seigneuriale d’Orgères. Plusieurs fiefs y sont attestés, dont le manoir de l’Ourme, le manoir de Châtenay, la maison noble de la Guibertière et le manoir du Plessis[81].

Le manoir de Bouharée constitue l’un des ensembles les mieux conservés : il possède notamment une tourelle circulaire d’époque moderne[81]. Le manoir de Serrière et le manoir du Noyer sont également mentionnés comme dépendances seigneuriales dans les inventaires d’Ancien Régime[81].

Plusieurs fermes anciennes, souvent remaniées entre le XVIIe et le XIXe siècle, témoignent de l’évolution du paysage rural de la commune. Elles présentent des éléments caractéristiques de l’architecture traditionnelle du sud de Rennes (encadrements de fenêtres en granite, logis orientés au sud, dépendances en alignement)[81].

Patrimoine religieux

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L’Église Saint-Martin d'Orgères possède des parties datant des XIe à XVIe siècles, tandis que sa tour actuelle a été reconstruite en 1844[82]. L’édifice conserve plusieurs éléments notables : chapiteaux sculptés, contreforts médiévaux et mobilier des XVIIe–XIXe siècles.

L'église paroissiale Saint-Martin

Le territoire communal compte également plusieurs croix de chemin, dont certaines remontent au XIXe siècle, ainsi qu’une tradition locale liée à l’ermitage supposé de saint Martin au lieu-dit l’Hermitière[83].

Télégraphe Chappe

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Un poste de télégraphe Chappe fut installé sur une hauteur d’Orgères à la fin de l’année 1832 et mis en service en . Il appartenait à la ligne Avranches–Rennes–Nantes, elle-même reliée au grand axe Paris–Brest. La station orgéroise assurait la transmission des signaux entre la station précédente de Laillé (La Renarderie) et celle de Noyal avant leur réception à Rennes[82].

Le poste se présentait sous la forme d’une tour en moellon de schiste, caractéristique des constructions fonctionnelles de ce type au XIXe siècle. Comme toutes les stations du réseau Chappe, elle était implantée en un point élevé afin de garantir la visibilité optique avec les relais voisins. Le mécanisme sémaphorique — constitué d’un mât central et de bras mobiles — permettait la transmission rapide de messages codés par signaux visuels.

L’installation fut abandonnée en , à la suite de l’introduction de la télégraphie électrique qui rendit obsolètes les postes optiques[84]. La tour, progressivement envahie par la végétation, n’a subsisté qu’à l’état de vestiges au début du XXIe siècle.

Un projet de restauration, porté par la commune d’Orgères et le Conservatoire du Patrimoine Orgérois (CPO), vise depuis 2025 à consolider les vestiges, à restituer la silhouette de la station et à mettre en valeur ce patrimoine technique rare en Ille-et-Vilaine[85].

Patrimoine ferroviaire

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La commune fut desservie au début du XXe siècle par la ligne Rennes–Grand-Fougeray des Tramways d'Ille-et-Vilaine (TIV). Cette ligne à voie métrique, mise en service en 1910 et exploitée jusqu’en 1937, constituait un axe important pour les échanges régionaux.

Château d’Orgères

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Le château d’Orgères constitue l’un des principaux témoins de l’ancienne seigneurie du lieu. Un premier édifice est attesté dès l’époque moderne : il comprenait un pavillon principal encadré de deux pavillons latéraux, l’ensemble édifié en moellon de schiste avec encadrements en pierre de taille calcaire et couvertures en ardoise[86].

L’édifice ancien fut en grande partie détruit par un incendie au début du XIXe siècle. Sa reconstruction partielle, menée au cours du quatrième quart du XIXe siècle, conserva les deux pavillons d’entrée ainsi que la partie ouest du logis primitif, tandis qu’un nouveau volume fut ajouté à l’est.[86],[87]

Historiquement, le château constituait le centre de la seigneurie puis baronnie d’Orgères, érigée en châtellenie en 1640 et en baronnie en 1644, au profit de Gabriel de Bourgneuf, seigneur de Cucé et président au Parlement de Bretagne[81]. Les familles de Bourgneuf, d’Argentré, de Bonnescuelle, puis au XIXe siècle Aubert de Trégomain et Huchet de Cintré, comptent parmi les principaux propriétaires successifs[86].

Le domaine possédait autrefois des douves aujourd’hui comblées, ainsi qu’un ensemble de communs et dépendances (jardins, voies d’accès, ancien four), dont certaines structures sont encore en partie visibles[86].

Le château est actuellement une propriété privée. Les éléments subsistants (pavillons d’entrée, partie ouest du logis, vestiges des dépendances) sont répertoriés à l’Inventaire général du patrimoine culturel[87].

La commune ne compte aucun monument historique protégé mais dispose de plusieurs édifices d'intérêt patrimonial :

  • ancien manoir de Bouharée ;
  • plusieurs manoirs, fermes et maisons[88] ;
  • le bois de Pouez et ses sentiers pour les promeneurs.

Culture locale

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Langue gallèse

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En , la commune d'Orgères adhère à la charte « du galo, dam Yan, dam Vèr ! »[89].

Personnalités liées à la commune

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  • Yves-Blaise de Bonnescuelle, créé baron d'Orgères en 1774, puis comte en 1777, maréchal de camp en 1784, avait épousée à Lille en 1768 Louise Le Maistre d'Amstaing[Note 31].
  • Le curé Vaneau, membre des États généraux de 1789. Ce dernier fut nommé curé de la paroisse d'Orgères en 1778. Aux États généraux, il est membre du Comité ecclésiastique, mais il s'en retire au moment de l'élaboration de la constitution civile du clergé. Refusant de prêter serment, il quitte la France et se réfugie en Angleterre en 1792. Il revient après le Concordat mais administre une autre commune.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

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  1. ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  2. ↑ « Unité urbaine 2020 d'Orgères », sur insee.fr (consulté le ).
  3. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  4. ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rennes », sur insee.fr (consulté le ).
  5. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. ↑ « Chiffres clés - Logement en 2017 à Orgères », sur Insee via Wikiwix (consulté le ).
  7. ↑ « Chiffres clés - Logement en 2017 en Ille-et-Vilaine », sur Insee (consulté le ).
  1. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  3. ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. ↑ Personnes en âge de communier.
  6. ↑ Joseph François Bonnescuelle de la Rochedurand, né le au château de Cicé, écuyer, capitaine d'artillerie, décédé le à l'Île Maurice.
  7. ↑ La paroisse a l'obligation d'entretien de la route de Rennes à Nantes sur une distance d'une lieue.
  8. ↑ Yves Bonnescuelle d'Orgères, né le à Rennes, écuyer, officier au régiment des dragons de la Reine en 1755, puis maréchal des Camps et Armées du Roi (Louis XVI), Chevalier de Saint-Louis, décédé le rue de Thionville à Lille
  9. ↑ Julien Guesdon, né le à Betton, décédé le rue du Vau Saint-Germain à Rennes>
  10. ↑ Julien Lagrée, né le au Bas Serrière en Orgères, décédé le à Orgères.
  11. ↑ Jean-Baptiste Grouget, né le à Orgères, décédé le à Pancé.
  12. ↑ Jean-Baptiste-Félix Denis, né le à Orgères, décédé le à Saint-Erblon.
  13. ↑ Jean Turquety, né le à Rennes, décédé le à Villebenête en La Chapelle-des-Fougeretz.
  14. ↑ François Georges Barbier, né le à Saint-Erblon, décédé le à Orgères.
  15. ↑ Pierre-Marie Auhert de Tregomain, né le au château de la Lande-Josse en Montauban, décédé le .
  16. ↑ Julien Cordon, né le à Orgères, décédé le à Orgères
  17. ↑ Pierre Valentin, né le à Bruz, décédé le à Bourg-des-Comptes.
  18. ↑ Jean Benoist, né le à Orgères, décédé le à Orgères.
  19. ↑ Pierre Napoléon Lefrançois, marié le à Rennes avec Jeanne James.
  20. ↑ Pierre Gautier, né le à La Haute Plumelière en Orgères, décédé le à La Mandonnais en Orgères.
  21. ↑ François Pilard, né le au Patis en Orgères, décédé.
  22. ↑ Joseph-Pierre Gautier, né le à La Plumeliere en Orgères, décédé le à Orgères.
  23. ↑ François Heurtin, né le à Patis Collin en Orgères, décédé le à La Mandonnais en Orgères.
  24. ↑ Joseph-Marie Gautier, né le à les Communs en Orgères, 35208, Il, décédé le à Les Communs en Orgères.
  25. ↑ Auguste Louail, né le à Orgères, décédé.
  26. ↑ Marie-Joseph Pegeault, né le au Tertre en Orgères, décédé le à Orgères.
  27. ↑ Pierre-Marie Sauvaget, né le à Orgères, décédé.
  28. ↑ Joseph Gautier, né le à Les Communs en Orgères, 35208, décédé le à Janzé.
  29. ↑ Pierre Marchand, né le à Orgères, décédé le à Bruz.
  30. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  31. ↑ ¥Le couple eut donna deux garçons : l'aîné de ceux-ci, Charles-Joseph comte de Bonnescuelle naquit au château d'Orgères en 1770.
  1. 1 2 « Réseau hydrographique d'Orgères » sur cartes.gouv.fr (consulté le 12 mai 2025).
  2. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  2. ↑ Sandre, « le ruisseau de Bodin »
  3. ↑ Sandre, « le ruisseau des Hamonais »
  4. ↑ Sandre, « le ruisseau du Désert »
  5. ↑ « Fiche communale d'Orgères », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  6. ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  7. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  8. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  9. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  10. ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  11. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  12. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
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  19. ↑ PLU d’Orgères.
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  26. 1 2 « Résultats concernant « Orgères » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
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Liens externes

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