Paris-Roubaix 1993

Course cycliste française

La 91e édition de la course cycliste Paris-Roubaix a lieu le . Elle est remportée par le Français Gilbert Duclos-Lassalle pour la deuxième année d'affilée. Il conclut l'épreuve de 267,5 km en battant au sprint l'Italien Franco Ballerini.

Paris-Roubaix 1993
Généralités
Course
91e Paris-Roubaix
Compétition
Date
Distance
267 km
Pays traversé(s)
Lieu de départ
Lieu d'arrivée
Partants
137Voir et modifier les données sur Wikidata
Coureurs au départ
137
Coureurs à l'arrivée
66
Vitesse moyenne
41,652 km/h
Résultats
Vainqueur
Deuxième
Troisième

Participants

modifier

On note l'absence de Maurizio Fondriest, auteur d'un excellent début de saison et vainqueur de Milan-San Remo et de l'ancien double vainqueur Marc Madiot, victime d'une fracture au coccyx à la suite d'une chute aux Trois jours de La Panne. Les équipes des meilleurs coureurs mondiaux (Miguel Indurain, Gianni Bugno, Claudio Chiapucci, Alex Zülle, Eric Breukink, Tony Rominger) renoncent à participer, ce qui incite le directeur de la course, Jean-Marie Leblanc, à adresser une lettre qu'il rend publique à Jose-Miguel Echevarri, directeur sportif de l'équipe Banesto d'Indurain[1].

Parcours

modifier

En 1993 il y'avait que deux secteurs classés cinq étoiles cette année: la trouée d'Arenberg et le secteur de Preseau. Le carrefour de l'Arbre, maintenant considéré comme l'un des secteurs les plus sélectifs de la fin de course, est classé seulement quatre étoiles[2].

Certains secteurs pavés historiques, notamment ceux d'Attiches, de Seclin et de Wannehain, ne figurent plus depuis de nombreuses années dans le parcours moderne de l'épreuve.

Secteur Kilomètres de l’arrivée Localisation Longeur Difficulté
22 169 Troisvilles 2 200 m ***
21 163 Viesly 1 900 m ****
20 160 Quiévy 3 700 m ***
19 154 Saint-Python 1 500 m **
18 142 Verchain-Maugré 1 700 m ***
17A 137 Quérénaing 1 300 m **
17B 134 Artres 1 900 m *
16 131 Préseau 3 900 m *****
15 111 Trouée d'Arenberg 2 400 m *****
14 106 Wallers 1 600 m ****
13 99 Hornaing 3 700 m **
12A 91 Warlaing 2 700 m ***
12B 88 Tilloy-lez-Marchiennes 2 400 m ***
11 77 Orchies 1 800 m ***
10 70 Auchy 2 700 m ***
9 65 Bersée 3 000 m ****
8 54 Attiches 2 100 m ***
7A 47 Seclin 2 200 m **
7B 44 Ennetières 500 m *
6A 41 Pont-Thibault 1 400 m ***
6B 36 Templeuve 250 m **
5A 28 Cysoing 1 500 m ***
5B 26 Bourghelles 1 200 m ****
4 23 Wannehain 700 ***
3 20 Ferme de Creplaine 1 800 m ***
2A 17 Carrefour de l'Arbre 2 100 m ****
2B 15 Gruson 1 100 m *
1A 9 Hem 1 400 m *
1B 4 Rue du Champ de Mars 200 m *
1C 4 Rue de la Gare 200 m *
Total 55 050 m

Récit de la course

modifier

La course s'engage mal pour le tenant du titre Gilbert Duclos-Lassalle qui crève sur le premier secteur pavé à Troisville et chute en se relançant. Attendu par ses coéquipiers Capelle, Gouvenou, Lemarchand et Casado, il réintègre le peloton au ravitaillement de Solesmes[1].

La course est alors menée par un groupe de 13 coureurs dont plusieurs membres de l'équipe GB-MG : Ballerini, Museeuw (vainqueur du Tour des Flandres), Cipollini (vainqueur de Gand-Wevelgem). On y trouve également Ludwig, Van der Poel, Marie ou encore Nelissen. La domination des GB-MG, qui roulent pour Ballerini (Museeuw marque Ludwig et Cipollini mène le train dans la tranchée d'Arenberg avant d'être éliminé sur crevaison sur le chemin des Abattoirs) nuit à l'entente du groupe, ce qui permet à Duclos-Lassalle d'effectuer la jonction au 185e km en compagnie de plusieurs coureurs dont Tchmil, Van Itterbeeck, Van Hooydonck et Nijdam.

Après une tentative de Van der Poel et Frison vers le Carrefour de l'Arbre, c'est Ballerini qui s'extraie en force à la sortie de Cysoing, immédiatement suivi par Duclos-Lassalle. L'Italien assure la majeure partie des relais sur les 25 derniers kilomètres, le Français faisant sa part sans zèle.

Sur le vélodrome, il laisse le Transalpin mener le premier tour, le déborde à l'amorce du dernier virage et vient le sauter sur la ligne. Ballerini laisse exprimer sa joie en levant les bras et entreprend même un tour d'honneur avant que le verdict de la photo-finish[3] ne déclare Duclos-Lassalle vainqueur pour 8 cm[4],[5].

Ballerini annonce à l'arrivée aux journalistes italiens qu'il ne retrouvera jamais une occasion pareille et ajoute précipitamment qu'il ne reviendra jamais sur l'épreuve. L'histoire le fera mentir puisqu'il s'imposera en 1995 et 1998.

Classement

modifier

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Philippe Brunel, L'année du cyclisme 1993, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-2244-2), p. 60-67
  2. ↑ [vidéo] « France 3 - 11 Avril 1993 - Pubs, Coming Next, Paris Roubaix », Les Pépites Du Digger, , 223:58 min (consulté le )
  3. ↑ [vidéo] « Final de Paris-Roubaix 1993 », Miroir du cyclisme, (consulté le )
  4. ↑ « Cyclisme/Paris-Roubaix : Duclos-Lassalle au Panthéon ! », sur LaRepubliqueDesPyrenees, (consulté le )
  5. ↑ Philippe Bouvet, Pierre Callewaert, Jean-Luc Gatellier et Serge Laget, Paris-Roubaix. Une journée en Enfer, L'Équipe, (ISBN 2-915535-21-3), p. 135 et 191.

Liens externes

modifier