Parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles

principal parti politique écologiste du Royaume-Uni implanté en Angleterre et au Pays de Galles

Le Parti vert de l’Angleterre et du pays de Galles (en anglais : Green Party of England and Wales ; en gallois : Plaid Werdd Cymru a Lloegr) — abrégé en GPEW, plus connu sous le nom de Green Party ou de Parti vert — est le principal parti politique écologiste britannique, implanté en Angleterre et au pays de Galles (Parti vert du pays de Galles).

Parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles
(en) Green Party of England and Wales
(cy) Plaid Werdd Cymru a Lloegr
Image illustrative de l’article Parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles
Logotype officiel.
Présentation
Chef Zack Polanski
Fondation
Scission de Parti vert de Grande-Bretagne
Siège The Biscuit Factory
100 Clements Road
Londres SE16 4DG
Positionnement Gauche[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12]
Idéologie Écologie politique[13]
Progressisme[14]
Europhilie[15]
Républicanisme[16]
Factions :
Anticapitalisme[17]
Affiliation européenne Parti vert européen
Affiliation internationale Les Verts mondiaux
Adhérents 220 000 (2026)[18]
Couleurs Vert
Site web www.greenparty.org.uk
Représentation
Chambre des communes
5  /  575
Chambre des lords
2  /  772
Parlement gallois
2  /  96
Assemblée de Londres
3  /  25
Maires directement élus
2  /  13
Gouvernement local[19]
1317  /  17403

Parti progressiste de gauche, il est signataire de la charte des Verts mondiaux avec d'autres Partis verts. Depuis , Zack Polanski en est le chef. Il est représenté au Parlement britannique par cinq députés aux Communes ainsi que par deux élus aux Lords[20]. Quatre députés sont élus lors des élections générales de 2024. Ils sont rejoints par Hannah Spencer lors d'une élection partielle en 2026[21].

Histoire

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Le Parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles trouve ses origines dans le Parti GENS (People Party)[22], devenu le Parti écologique (Ecology Party) en 1975, et enfin le Parti vert en 1985 (Green Party), après l'absorption de la petite formation Alliance verte (créée en 1978). Les difficultés que rencontre le Parti vert à croître, notamment en raison du mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour en vigueur pour les élections législatives, le poussent à adopter un programme très écologiste, tandis que les membres plus modérés rejoignent d'autres partis pour faire avancer leurs idées, notamment les Libéraux-démocrates[23].

Dans les années 1990, les membres écossais et nord-irlandais du Parti vert ont décidé d'un commun accord avec les membres anglais et gallois de fonder leurs propres partis, le Parti vert écossais (Scottish Green Party) et le Parti vert d'Irlande du Nord (Green Party NI). De plus, le Parti vert gallois est devenu un parti régional autonome au sein du Parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles.

L'introduction du mode de représentation proportionnelle lors des élections européennes de 1999 a permis aux Verts d'obtenir plus d'élus au Parlement européen qu'aux élections générales britanniques.

Le Parti vert britannique était en outre représenté à la Chambre des lords de l'un de ses membres (ex Lib-Dem), le révérend baron Beaumont de Whitley, de 1999 à sa mort en 2008[24].

Lors des élections générales de 2010, une Verte est élue pour la première fois au palais de Westminster, la Dre Caroline Lucas, alors dirigeante du Parti, remportant la circonscription de Brighton Pavilion.

De plus, le parti bénéficie d'une représentation significative à travers l'Angleterre parmi les verts élus aux administrations municipales telles qu'Oxford, Norwich, Lancaster, au Grand Londres ainsi qu'à Brighton and Hove.

Le repositionnement politique du parti intervenu en 2025, articulé autour de l'« écopopulisme », entraine un pic d'adhésions et une percée dans les sondages d'opinion : le parti dépasse ainsi le Labour dans les intentions de vote en , profitant notamment de la grande impopularité du Premier ministre Keir Starmer et de la ligne pro-palestinienne de Zack Polanski, son nouveau leader[25],[26].

L'arrivée au pouvoir du travailliste Andy Burnham en , considéré comme plus à gauche que son prédécesseur, et plus volontaire sur la question palestinienne, semble en partie freiner cette dynamique - les travaillistes devançant à nouveau le parti vert dans les intentions de vote. Début octobre, des tensions internes apparaissent par ailleurs sur la question israélo-palestinienne, après le vote d'une motion appelant à la fin de la solution à deux États, et affirmant que l'idéologie sioniste est raciste. Votée par une majorité de militants au Congrès annuel, elle est dénoncée par ses opposants, et désapprouvée par Zack Polanski lui-même, bien que ce dernier n'ait pu participer au vote, étant alors en campagne pour une législative partielle à Londres[27],[28].

Idéologie

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Le repositionnement politique du parti en 2025, qualifié de « écopopuliste », met en avant la complémentarité de l'écologie et des questions sociales, cherchant à recentrer le discours du parti sur les problèmes quotidiens de la population britannique. En se repositionnant ainsi à gauche du Parti travailliste - notamment sur la justice sociale, la fiscalité des grandes fortunes ou les libertés individuelles - le Parti vert souhaite attirer à lui une partie de l’ancien électorat travailliste déçu par le "tournant" vers la droite du Labour sous le gouvernement Starmer[26]. Le parti vert défend par ailleurs un positionnement pacifiste en matière de relations internationales, s'opposant à l'action militaire d'Israël dans la guerre de Gaza ainsi que contre la guerre contre l'Iran menée par les États-Unis et Israël, et proposant la mise en place d’accords de sécurité alternatifs pour remplacer l'OTAN[29].

Organisation

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Jusqu'en 2008, le Parti vert ne possédait pas de président, pour des raisons idéologiques ; son organisation prévoyant alors deux principaux portes-parole, un homme et une femme.

Sa direction a les fonctions suivantes : siège, politique, campagnes, élections, communications externes, appui local du parti, gestion, international, publications et finances. Le siège est l'organe principal vis-à-vis de la Commission électorale.

Selon les comptes 2004 étudiés par la Commission électorale, le Parti vert comptait 6 281 adhérents en fin d'année (alors qu'il comptait environ 20 000 militants en 1990). Son budget s’élève à environ un demi-million de livres (dont 86 794 £ pour le fonctionnement et le personnel).

Dirigeants

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Présidents (depuis 2008)

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Président(s) Mandat
Debut Fin
Caroline Lucas 5 septembre 2008 3 septembre 2012
Natalie Bennett 3 septembre 2012 2 septembre 2016
Caroline Lucas
Jonathan Bartley 2 septembre 2016 4 septembre 2018
Siân Berry 4 septembre 2018 31 juillet 2021
Siân Berry assure la présidence seule par intérim suite à la démission de Jonathan Bartley.
Carla Denyer
Adrian Ramsay 1er octobre 2021 2 septembre 2025
Zack Polanski 2 septembre 2025 en fonction

Parlementaires

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Députés à la Chambre des Communes

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Membres de la Chambre des lords

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Résultats électoraux

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Élections générales britanniques

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Résultats à l'échelle de l'Angleterre et du pays de Galles

Année Voix % Mandats Opposition
1992 170 047 0,51
0  /  562
Extra-parlementaire
1997 61 731 0,20
0  /  569
2001 166 477 0,63
0  /  569
2005 257 758 0,95
0  /  569
2010 285 612 0,96
1  /  573
Opposition
2015 1 111 603 3,62
1  /  573
2017 525 665 1,63
1  /  573
2019 865 715 2,70
1  /  573
2024 1 841 888 6,39
4  /  575

Élections parlementaires galloises

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Année Circonscriptions Régions Rang Mandats
Voix % Sièges Voix % Sièges
1999 1 002 0,1
0  /  40
25 858 2,5
0  /  20
5e
0  /  60
2003 Pas de candidats. 30 028 3,5
0  /  20
5e
0  /  60
2007 Pas de candidats. 33 803 3,5
0  /  20
7e
0  /  60
2011 1 514 0,2
0  /  40
32 649 3,4
0  /  20
6e
0  /  60
2016 25 202 2,47
0  /  40
30 211 2,98
0  /  20
7e
0  /  60
2021 17 817 1,60
0  /  40
48 714 4,39
0  /  20
4e
0  /  60
Année Circonscriptions proportionnelles Rang Mandats
Voix %
2026 84 6086,745e
2  /  96

Élections européennes

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Résultats à l'échelle de l'Angleterre et du pays de Galles

Année Voix % Mandats Rang Groupe
1994 494 561 3,1
0  /  76
5eExtra-parlementaire
1999 625 378 6,3
2  /  76
5eVerts/ALE
2004 948 588 6,3
2  /  68
5e
2009 1 223 303 8,1
2  /  63
5e
2014 1 136 670 6,9
3  /  64
4e
2019 1 881 306 11,8
7  /  64
4e

Notes et références

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  1. ↑ (en) Nigel Morris, « Election 2015: The Green Party want to give disgruntled left-wing voters a new voice », sur The Independent, .
  2. ↑ (en) Ryan Bakker, Seth Jolly et Jonathan Polk, « Mapping Europe’s party systems: which parties are the most right-wing and left-wing in Europe? », London School of Economics / EUROPP – European Politics and Policy (consulté le )
  3. ↑ (en-GB) Peter Walker et Peter Walker Senior political correspondent, « ‘We are a completely different political party’: inside the Greens’ membership boom », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en-GB) « How UK Greens are learning from overseas allies », sur www.bbc.com, (consulté le )
  5. ↑ « Royaume-Uni : les écologistes infligent une défaite au Labour de Keir Starmer dans la banlieue de Manchester », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ « À la tête des Verts britanniques, l’élection d’un “éco-populiste” détonne », sur Courrier international, (consulté le )
  7. ↑ Gaële Joly, « Au Royaume-Uni, les écologistes du Green Party, emmenés par Zack Polanski, croient en une percée aux élections locales », sur France Inter, (consulté le )
  8. ↑ Juliette Demas, « Royaume-Uni : la gauche se met aux Verts », sur Ouest France, (consulté le )
  9. ↑ « Au Royaume-Uni, l'ascension express de Zack Polanski, leader du Green Party », sur franceinfo, (consulté le )
  10. ↑ (es) « Nigel Farage se dispara en los comicios municipales de Inglaterra y el laborismo sufre una derrota histórica en el Reino Unido », sur El Mundo, (consulté le )
  11. ↑ (es) Rafa de Miguel, « Zack Polanski, el líder del Partido Verde que busca aglutinar a la izquierda del Reino Unido », sur El País, (consulté le )
  12. ↑ (en-US) Eshe Nelson, « The Greens Take a Bite Out of Labour’s Vote Share », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ (en) Wolfram Nordsieck, « United Kingdom », sur www.parties-and-elections.eu (consulté le ).
  14. ↑ (en) « Green Party of England and Wales elects new leaders », sur europeangreens.edu, European Green Party (consulté le )
  15. ↑ (en) Rowena Mason, « Green party 'loud and proud' about backing Britain in Europe », sur theguardian.com, (consulté le ).
  16. ↑ (en) « The Green Party Public Administration Policies », sur policy.greenparty.org.u (consulté le )
  17. ↑ (en) Damien Gayle, « Leftwing Green party members form ‘anti-capitalist’ pressure group », sur theguardian.com, (consulté le ).
  18. ↑ (en) « ‘We are a completely different political party’: inside the Greens’ membership boom » (consulté le ).
  19. ↑ Thomas Mackintosh, « Green Party: Co-leaders hail highest number of councillors », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. ↑ www.parliament.uk
  21. ↑ www.lesechos.fr
  22. ↑ (en) « Another Green World: green party hist ch1, pt 2 », sur another-green-world.blogspot.com, (consulté le )
  23. ↑ (en) Dick Richardson et Chris Rootes, The Green challenge : the development of Green parties in Europe, Routledge, (ISBN 0-415-10649-4, 978-0-415-10649-8 et 0-415-10650-8, OCLC 30319507, lire en ligne), p. 10-11
  24. ↑ www.burkespeerage.com
  25. ↑ Cécile Ducourtieux, « Au Royaume-Uni, grâce à « l’effet Zack Polanski », les Greens talonnent désormais le Labour », sur Le Monde,
  26. 1 2 Tristan de Bourbon, « Les Verts bousculent la politique britannique : "Cette élection se jouera entre la haine et l'espoir" », sur La Libre,
  27. ↑ Stéphanie Le Bars, « Royaume-Uni : les Verts défaits et le gouvernement travailliste conforté à l’occasion d’une élection partielle à Londres », sur Le Monde,
  28. ↑ (en) Peter Walker, « Leader of Jewish Greens calls for Zack Polanski to resign after byelection loss », sur The Guardian,
  29. ↑ Owen Jones, « Les trahisons de M. Starmer n'ont pas tué la gauche britannique », sur Le Monde diplomatique,

Voir aussi

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Liens externes

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