Paul Camerlo

chanteur français

Paul Camerlo est un artiste lyrique (baryton), metteur en scène et directeur d'opéra, né le au Petit-Saconnex et mort le à Paris 14e. Directeur de l'Opéra de Lyon de 1949 à 1969, il a également été président de la chambre syndicale des directeurs d'opéra de France.

Paul Camerlo
Naissance
Le Petit-Saconnex (Genève, Suisse)
Décès (à 81 ans)
Paris 14e
Lieux de résidence Roméo Paolo Battista Camerlo
Activité principale metteur en scène et directeur d'opéra
baryton
Style opéra, opérette
Activités annexes artiste lyrique
Lieux d'activité Lyon
Descendants Humbert Camerlo (fils)
Alexandre Camerlo (petit-fils)
Famille Louis Erlo (neveu)

Scènes principales

Biographie

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Roméo Paolo Battista Camerlo naît le au Petit-Saconnex, dans le canton de Genève en Suisse, de Giuseppe Antonio Camerlo, un serrurier italien originaire de Turin, et Libera Troncana, originaire de Carpenedolo[1].

Après des études de chant, il entame une carrière de baryton. Les rôles qu'il interprète vont de Valentin dans Faust de Gounod à Danilo dans La Veuve joyeuse de Franz Lehár. Après la Première Guerre mondiale, il devient administrateur de tournées, notamment pour Sacha Guitry, Harry Baur, mais aussi pour le duo comique Bach et Laverne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale il devient codirecteur du théâtre municipal de Villeurbanne. Il y programme de nombreuses opérettes comme Coups de roulis, Les Mousquetaires au couvent, Phi-Phi, Véronique, La Fille de madame Angot, et présente des artistes de variétés tels Édith Piaf ou Maurice Chevalier, ainsi que le jeune Yves Montand en première partie du récital d'Édith Piaf.

En 1949, Édouard Herriot, maire de Lyon, lui confie la direction de l'Opéra de Lyon, qu'il portera aux premiers rangs des opéras de France. Directeur en concession, il sera l'un des derniers directeurs d'opéras en France responsable financièrement de la gestion de l'entreprise artistique.

Reconnu comme un grand connaisseur des voix[réf. nécessaire], il invite les plus grands artistes internationaux tels Mario Del Monaco, Tito Gobbi, Elisabeth Schwarzkopf, Peter Glossop, Mado Robin, Suzanne Sarroca, Régine Crespin, Robert Massard, Alain Vanzo, Michel Sénéchal, Jacqueline Brumaire, Sándor Kónya, Hans Beirer, Denise Duval, Jacques Jansen, Ernest Blanc, Michel Dens, Géori Boué, Janine Micheau, Jacqueline Sylvie, Albert Lance, Mady Mesplé, Jane Berbié, Éliane Manchet, Toni Blankenheim, David Ward, Guy Chauvet, Berthe Monmart, Xavier Depraz, Michel Roux, Matteo Manuguerra, Huc Santana, Luigi Alva, Cesare Siepi et Giulietta Simionato.

Les chefs d'orchestre de qualité engagés élèvent l'orchestre de l'Opéra à un niveau d'excellence qui lui permet d'aborder les œuvres les plus difficiles du répertoire classique et contemporain : Otto Ackermann, André Cluytens, Bruno Bogo, Richard Kraus, Alain Lombard, Edmond Carrière, Horst Stein, René Leibowitz ou encore Serge Baudo.

Parmi les nombreux ouvrages présentés à l'Opéra de Lyon à cette époque, on peut citer Carmen, Manon, Faust, La Bohème, Le Barbier de Séville, Tristan et Iseut, Parsifal, L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried, Le Crépuscule des dieux, Erwartung (création en France), Le Chevalier à la rose, Les Noces de Figaro, Così fan tutte, La Flûte enchantée, Les Pêcheurs de perles, Lakmé, Boris Godounov, Wozzeck…

Au cours des vingt années de son mandat, il présente à quatre reprises la Tétralogie de Wagner, ce qui vaut à l'opéra de Lyon le surnom de « Bayreuth français. » Il impose parallèlement comme metteur en scène son neveu, Louis Erlo (1929-2026), qui s'inscrit dans l'esthétique développée par Wieland Wagner[2] et lui succède à la tête de l'institution de 1969 à 1995.

Parallèlement, Paul Camerlo monte de nombreuses opérettes à grand spectacle permettant de financer le reste des productions des opéras. La plupart d'entre elles, présentées au théâtre du Châtelet, sont ensuite reprises à l'Opéra avec les vedettes de la chanson et de l'écran de l'époque comme Luis Mariano, Bourvil, Georges Guétary, Marcel Merkès et Paulette Merval, Luc Barney, André Dassary, Rudy Hirigoyen, Annie Cordy, Jean Richard…

Il meurt le dans le 14e arrondissement de Paris, à l'âge de 81 ans[3].

Vie privée

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Paul Camerlo épouse en premières noces Marie Antoinette Corneloup[4]. Divorcé, il se remarie le à Villeurbanne[4] avec Denise Marcelle Carré (1912-1981)[5]. Le couple a un fils Humbert (1943-2020) qui deviendra également metteur en scène, tout comme son propre fils, Alexandre.

Distinctions

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Notes et références

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  1. ↑ « Acte no 51 (vue 75/655) », registre d'état civil des naissances, mariages et décès de la commune du Petit-Saconnex pour les années 1899-1900, sur Archives d’État de Suisse / Base de données Adhémar.
  2. ↑ Jacques Lonchampt, « Louis Erlo ou la métamorphose de l'opéra », sur Le Monde, .
  3. ↑ « Acte de décès no 2847 (26/31) », registre des décès de l'année 1980 pour le 14e arrondissement, sur Paris-Archives.
  4. 1 2 « Acte de mariage no 530 (134/182) », registre des mariages de l'année 1942 pour la ville de Villeurbanne, sur Archives départementales du Rhône.
  5. ↑ « Acte de naissance no 60 (44/140) », registre des naissances et des décès de l'année 1912 pour la ville de Montataire, sur Archives départementales de l'Oise.
  6. ↑ « Paul Camerlo », sur archives.legiondhonneur.fr

Liens externes

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