Paul Grollier
Paul Grollier, né à Sète le et mort à Chaumes-en-Brie le , est un peintre symboliste et illustrateur français.
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Paul Léon Marie César Grollier |
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Marcel Chatelaine, Athos |
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Biographie
modifierPaul Grollier est formé à l'École des Beaux-arts de Montpellier alors dirigée par Ernest Michel. Il est élève d'Édouard Cabane, spécialiste de la peinture religieuse.
Il expose le portrait du sculpteur Louis Guigues (d) au Salon des Champs-Élysées en 1898 et deux portraits au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1901[1].
Avec Léon Cauvy, Louis Guigues et Paul Hamelin, il anime les réunions du Caveau du Dix entre 1894 et 1895. Chacun des membres de ce groupe, appelé « les quatre mousquetaires », s'était donné le prénom d'un mousquetaire, doublé de celui des héros des Scènes de la vie de bohème. Paul Grollier est Athos et Marcel[2].
Proche des félibres, il illustre la revue régionaliste La France d'Oc, dirigée par Paul Redonnel. Il produit ensuite des illustrations sous le pseudonyme de Marcel Châtelaine pour La Coupo, revue régionaliste[3], mais aussi pour des revues à portée nationale comme Gil Blas et pour divers ouvrages[4].
Il pratique également la photographie.
Il quitte Montpellier pour Paris où il est proche d'Alfred Jarry, fréquente Paul Valéry et le salon de Rachilde[5]. Il est ami de Carle Dauriac dit Armory[6]. Il réside au 32 rue de Vaugirard.
Il meurt de tuberculose à l'âge de 26 ans le [7] au domicile de sa mère qui s'est installée à Chaumes-en-Brie.
Certaines sources indiquent qu'il devait épouser sa maîtresse, Maggie Boehmer-Clark (Marguerite Sabina Boehmer), riche mondaine d'origine allemande, divorcée de Lionel de Cesti[8]. Maggie Boehmer-Clark animait un salon à son domicile avenue de Friedland. Elle a été le modèle d'un tableau de Grollier conservé au musée Paul-Valéry de Sète[9]. Elle se suicide le [8] par absorption de chloroforme[6] dans le 16e arrondissement où elle s’est retirée, villa de la Tour à Passy[10].
Œuvres dans les collections publiques
modifier- Montpellier, Musée Fabre : Le jeune homme aux roses, 1899, huile sur toile, 45,5 × 45,5 cm. Don de François Grollier, frère de l'artiste[11].
- Sète, Musée Paul-Valéry : Portrait de Miss Clark, 1901, huile sur toile, 226 × 85 cm[12].
Références
modifier- ↑ « Base salons », sur salons.musee-orsay.fr.
- ↑ « Ils étaient quatre », Comœdia, no 7279, , p. 1 (lire en ligne).
- ↑ « Les revues littéraires à Montpellier avant 1914 », sur Études héraultaises.
- ↑ Georges Beaume, La nuit de Maguelone, Paris, L. Borel, .
- ↑ Armory, Le monsieur aux chrysanthèmes, Montpellier, GCK, (ISBN 978-2-908050-73-8), p. 16.
- 1 2 Michel Jarrety, Paul Valéry, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-61515-8), p. 186-187.
- ↑ « Échos », Mercure de France, série moderne, vol. 41, , p. 857 (lire en ligne).
- 1 2 État civil de Paris.
- ↑ Musée Fabre, « Catalogue », dans Le portrait à travers les collections du Musée Fabre, XVIIe-XVIIIe-XIXe siècles, Montpellier, Musée Fabre, , p. 119.
- ↑ (en) Alastair Brotchie, « Chapter 8 », dans Alfred Jarry, A pataphysic life, Cambridge, Massachusetts, MIT Press, (ISBN 978-0-262-01619-3), p. 144.
- ↑ « Le jeune homme aux roses - Paul Grollier », sur Musée Fabre.
- ↑ Nicolas Zarrouk, « Les trésors cachés du musée : l'histoire tristement éphémère du sétois Paul Grollier et de sa "dame" », midilibre.fr, (lire en ligne
).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 6 (Genck-Herwarth), Paris, Gründ, , 958 p. (ISBN 978-2-7000-3010-5, lire en ligne), p. 467.
- (de) Ulrich Thieme et Felix Becker, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, vol. 15 (Gresse-Hanselmann), Leipzig, E.A. Seemann, , 600 p. (lire en ligne), p. 79.
- « Échos », Mercure de France, série moderne, vol. 41, , p. 857 (lire en ligne).
- Georges Beaume, La nuit de Maguelone, Paris, L. Borel, .
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :