Paul Vernière
Paul Vernière, né le à Chazelles-sur-Lyon (département de la Loire)[1], mort le à Saint-Ouen-l'Aumône (département du Val-d'Oise), est un universitaire français.
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École normale supérieure (à partir de ) |
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Marc Vernière (d) |
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Biographie
modifierFamille
modifierPaul Vernière est le fils d'un couple d'instituteurs.
Son père, Jacques Jules Vernière, est né en 1888 à Brioude (Haute-Loire). Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 16e régiment d'infanterie. Le 27 août 1914, il est blessé par un éclat d'obus à Xaffévillers (Vosges)[2].
Carrière d'enseignant
modifierPaul Vernière effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand à Paris (5e arrondissement). En 1937, il est reçu à l'École normale supérieure[3]. En 1941, il est reçu, le septième, à l'agrégation de lettres en 1941[4].
En 1939, Paul Vernière épouse à Orly (Val-d'Oise) Yvonne Hass, étudiante à l'École normale et helléniste.
En 1954, il présente sa thèse de doctorat intitulée Spinoza et la pensée française avant la Révolution qui sera éditée aux Presses universitaires de France. Sa thèse complémentaire s'intitule Le rêve de d'Alembert : entretien entre d'Alembert et Diderot. En 1964, il devient le premier secrétaire général de la Société Française d’Étude du Dix‑huitième Siècle (SFEDS) jusqu'en 1970[5]. En 1971, il devient vice-président de la SFEDS[6].
En 1966, il obtient le Prix Eugène-Carrière pour l'édition des Œuvres politiques et Mémoires pour Catherine II, de Diderot[7] et le Prix Maujean en 1977 pour Montesquieu et l'Esprit des lois ou la raison impure.
Il est professeur à la Sorbonne. En 1987, il devient vice-président de la Société Montesquieu (dont le but est l'édition des œuvres complètes de Montesquieu) puis membre d'honneur. Il siège également au conseil scientifique de la Société Montesquieu[5].
Travaux
modifierIl est spécialiste de Spinoza, puis de Diderot (dont il est un des pionniers de l'édition de ses écrits) et enfin de Montesquieu[5].
Ouvrages
modifier- 1954 : Spinoza et la pensée française avant la Révolution, Presses universitaires de France.
- 1967 : Diderot, ses manuscrits et ses copistes, Klincksieck.
- 1977 : Montesquieu et l'Esprit des lois ou la raison impure.
- 1988 : Lumières ou clair-obscur ?, Presses universitaires de France.
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales de la Loire, « État civil de Chazelles-sur-Lyon, registre des naissances de 1916, acte n°23, vue 7 / 19, 2NUM88_3E60_20_4 »
, sur https://archives.loire.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales du Cantal, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement d'Aurillac, classe 1908, matricule n°815, vue 565 / 605, 1 R 1682 »
, sur https://www.archives.cantal.fr (consulté le ) - ↑ Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1937 »
, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le ) - ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - 1 2 3 Jean Ehrard, « Paul Vernière (1916-1997) », Revue Montesquieu, no 1, , p. 179
- ↑ « Historique de la SFEDS », sur SFEDS (consulté le )
- ↑ « Paul VERNIÈRE | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
Liens externes
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