Philosophie politique

philosophie qui étudie les questions relatives au pouvoir politique
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La philosophie politique est une branche de la philosophie qui étudie les questions relatives au pouvoir politique, à l'État, au gouvernement, à la loi, à la politique, à la paix, à la justice et au bien commun entre autres. Elle est considérée comme une des branches de la philosophie pratique à côté de la philosophie du droit et de la philosophie morale.

Platon (à gauche) et Aristote (à droite), deux figures majeures de la philosophie politique et de la pensée grecque classique, représentés dans "L'École d'Athènes", une fresque du peintre italien Raphaël.

En tant que recherche philosophique, elle se distingue de celles menées par les sciences humaines et sociales (sociologie, histoire, psychologie, psychologie politique, science politique) en ce que, à la différence de celles-ci qui s'attachent à ce qui existe historiquement et particulièrement, elle est fondée sur la recherche d'un universel, guidée par la question du juste, du meilleur et du légitime[1]. Cette recherche aboutirait-elle à l'impossibilité de son achèvement que cela ne changerait pas la nature de la recherche.

De nos jours, la science politique est devenue inséparable de la philosophie politique.

Définition

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Selon Leo Strauss, toute tentative de définir la philosophie politique suppose de contourner deux erreurs[2] :

  • la première consiste à ne considérer la philosophie politique que comme une dépendance subalterne de la philosophie dans son ensemble. Cette généralisation abusive pose des problèmes, dans la mesure où elle fait l'économie des divergences profondes entre l'histoire de la philosophie politique, et celle de la philosophie[3] ;
  • la seconde consiste à n'y voir qu'un simple prolongement de l'analyse politique. En effet, si la philosophie politique ressortit à la pensée politique, toute pensée politique n'est pas une philosophie politique : « un penseur politique qui ne serait pas un philosophe s'intéresserait ou s'attacherait avant tout à un ordre ou à une législation politique spécifique ; le philosophe politique s'intéresse et s'attache avant tout à la vérité »[4],[3]. Parce que son objet est fortement enraciné dans la réalité humaine, « par un rapport à la fois nécessaire, indépassable, et indéfiniment problématique avec les expériences et les opinions effectivement présentes dans la vie réelle de la cité » la philosophie politique se caractérise par une tension constante entre la théorie et la pratique : tout en assumant une portée universelle, elle se doit de faire la part de l'existant[3].

Historique

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L'histoire de la philosophie politique remonte aux premiers écrits politiques connus de l'Inde antique. La Grèce antique et la Rome antique ont été tout particulièrement fécondes dans la formulation de théories politiques, irriguant la philosophie politique des millénaires suivants.

Concepts fondamentaux

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Les philosophes politiques s'appuient sur divers concepts fondamentaux, tels que le gouvernement, le pouvoir, le droit et la justice, pour formuler des théories et conceptualiser le domaine de la politique. Ils considèrent que la politique englobe diverses activités liées à la gouvernance, à la prise de décision collective, à la conciliation d'intérêts contradictoires et à l'exercice du pouvoir. Elle est parfois définie comme l'art de mener habilement ces activités.

Gouvernement, pouvoir et lois

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L’État, concept fondamental de la philosophie politique, est une entité politique organisée. Les États sont des associations de personnes, appelées citoyens. Ils exercent généralement un contrôle sur un territoire spécifique, font respecter l’État de droit et agissent en tant que personnes morales soumises à des droits et à des obligations dans leurs relations avec d’autres États. Cependant, la définition précise de la notion d’État fait l’objet de controverses. Certaines caractérisations philosophiques mettent l’accent sur le monopole de la violence détenu par l’État et sur la subordination de la volonté du plus grand nombre à celle d’une minorité dominante. Une autre perspective considère l’État comme un contrat social visant le bénéfice mutuel et la sécurité. Les États se caractérisent par leur niveau d’organisation et le pouvoir qu’ils exercent. Ils s’opposent aux sociétés sans État, qui sont des groupes sociaux moins structurés, reliés par un réseau de relations moins centralisé. La « nation », concept apparenté, désigne un groupe de personnes partageant une identité commune, telle qu’une culture, une histoire ou une langue partagées. Les États-nations sont des États dont les citoyens partagent une identité nationale commune qui coïncide avec les frontières politiques de l’État. Historiquement, les premiers États de l’Antiquité étaient des cités-États.

Justice, égalité et liberté

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Divers concepts de philosophie politique servent de valeurs ou d’objectifs aux processus politiques. La justice est un concept complexe qui est au cœur de nombreuses préoccupations politiques. Elle est spécifiquement associée à l’idée que les personnes doivent être traitées équitablement et recevoir ce qu’elles méritent. Plus largement, elle fait également référence à un comportement approprié et à une conduite morale, mais sa signification exacte varie selon le contexte : elle peut être un aspect des actions, une vertu des acteurs ou une caractéristique structurelle des situations sociales. Dans le contexte de la vie sociale, la justice sociale englobe divers aspects de l’équité et de l’égalité en matière de richesse, de patrimoine et d’autres avantages. Elle inclut la notion de justice distributive, qui prône une répartition impartiale des ressources, des biens et des opportunités. Dans les contextes juridiques, la justice rétributive concerne la sanction, l’un de ses principes étant que le préjudice infligé à un délinquant doit être proportionnel à son crime.

Doctrines

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Thèmes

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Auteurs majeurs en philosophie politique

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Antiquité

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Moyen Âge

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Période moderne

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XVe siècle

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XVIe siècle

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XVIIe siècle

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XVIIIe siècle

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XIXe siècle

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Période contemporaine

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Notes et références

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  1. La question de la légitimité illustre bien cette différence : chez le sociologue Max Weber, ce mot désigne les moyens par lesquels une personne ou une entité prend aux yeux des hommes le caractère de légitimité, alors que chez les philosophes, la légitimité est elle-même comme vérité l'objet de la recherche, par exemple par le biais de la notion centrale dans les publications de la période moderne de droit naturel par opposition au droit positif (positif, c'est-à-dire existant historiquement).
  2. Philippe Raynaud 2006, p. 560
  3. 1 2 3 Philippe Raynaud 2006, p. 561
  4. Leo Strauss 1959, p. 12

Voir aussi

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Bibliographie

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Wikisource

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Articles connexes

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Liens externes

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