Peter Collinson (réalisateur)
Peter Collinson est un réalisateur anglais, né le à Cleethorpes (Angleterre) et mort le à Los Angeles (Californie).
| Nom de naissance | Peter Kenneth Collinson |
|---|---|
| Naissance |
Cleethorpes (Lincolnshire, Angleterre, Royaume-Uni) |
| Nationalité | Britannique |
| Décès |
(à 44 ans) Los Angeles (Californie, États-Unis) |
| Profession | Réalisateur |
| Films notables |
L'or se barre Dix petits nègres |
Biographie
modifierPeter Collinson nait en 1936 ; ses parents, une comédienne et un musicien, se séparent quand il a deux ans, et il est élevé par ses grands-parents. De l'âge de 8 à 14 ans, il vit à l'Orphelinat des acteurs ((en) Actor's Orphanage) de Chertsey (Surrey) où il commence à écrire et à jouer dans des pièces. L'acteur et dramaturge Noël Coward, qui était alors président de l'orphelinat, devient son parrain, et l'aide ensuite à trouver du travail dans le monde du spectacle.
En 1954, il est appelé pour le service national et sert deux ans en Malaisie lors de l'insurrection communiste malaise.
Il débute à la télévision comme régisseur de plateau pour la BBC, puis devient réalisateur pour (en) Associated Television. Il travaille également pour Telefís Éireann, la chaine de télévision nationale de la république d'Irlande. En 1963 il remporte un (en) Jacob's Award pour son téléfilm The Bomb. Aux Studios d'Elstree il rencontre le producteur Michael Klinger (en) qui lui donne l'occasion de réaliser, en 1967, La Nuit des alligators. Tiré d'une pièce de théâtre, le film est doté d'un budget modeste. Il met en vedette Terence Morgan et Suzy Kendall dans le rôle d'un couple adultère tombant aux mains d'inconnus qui organisent des jeux pervers. En dépit de son climat de violence, La Nuit des alligators remporte un certain succès et Collinson enchaine dès lors les tournages.
Il dirige à nouveau Suzy Kendall dans le drame social Les Bas Quartiers (1967), avant de tourner Un jour parmi tant d'autres (1968), un drame de guerre à l'approche résolument réaliste. Le film devait participer à la compétition officielle du Festival de Cannes, mais le festival est interrompu dans la foulée des événements de mai 1968[1]. Un jour parmi tant d'autres sera plutôt présenté au Festival de San Sebastian. Il y reçoit la Coquille d'or ainsi que le Prix de l'Office Catholique International du Cinéma et Collinson lui-même obtient le prix de la mise-en-scène.
Collinson enchaine avec ce qui sera la seule comédie de sa carrière et deviendra aussi son film le plus célèbre : L'or se barre (1969). Film de casse humoristique tourné en Italie, L'or se barre met en vedette Michael Caine et Benny Hill. De plus, Collinson a également offert un petit rôle à Noël Coward, dont ce sera la dernière apparition à l'écran. À sa sortie, le film remporte un immense succès au Royaume-Uni, où il est depuis devenu un film culte. L'or se barre fera l'objet d'un remake en 2003, Braquage à l'italienne.
Au milieu des années 1970, Collinson émigre aux États-Unis, avec son épouse et sa famille. Il réalise entre autres Les Baroudeurs (1970), un film d'aventures avec Charles Bronson et Tony Curtis, La Peur (1971), un thriller psychologique, Les Colts au soleil (1973), sa seule incursion dans le western. Il renoue avec le thème et l'atmosphère de La Nuit des alligators avec La Chasse sanglante (1974), film qui, en France, sera classé X pour « incitation à la violence »[2].
Collinson réalise également Dix petits nègres (1974), troisième version du célèbre roman d'Agatha Christie tourné en Iran avec un casting assez prestigieux (Oliver Reed, Gert Fröbe, Charles Aznavour, ...). Il dirige aussi le suspense La Nuit de la peur (1975), adaptation d'un roman de Ethel Lina White déjà porté à l'écran par Robert Siodmak. Collinson se rend en Afrique du Sud pour y réaliser Un risque à courir (1977), un film d'action avec Anthony Quinn. Il enchaine avec La Rage au cœur (1978), un drame social tourné au Québec. Le fiim est coproduit par le Canada et le Royaume-Uni grâce aux « abris fiscaux » mis en place au Canada et favorisant les coproductions internationales. Tièdement reçu par la critique, La Rage au coeur participe à la compétition du Festival international du film de Moscou en 1979.
Collinson se rend ensuite en Australie pour y tourner L'Enfant de la ville, une comédie dramatique avec William Holden et Rick Schroder. Pendant le tournage, Collinson découvre qu'il est atteint d'un cancer du poumon. Il en meurt à Los Angeles, à l'âge de 44 ans avant que L'or se barre ne devienne un film culte.
Filmographie
modifierCinéma
modifier- 1963 : Blackwater Holiday, documentaire
- 1967 : La Nuit des alligators (The Penthouse)
- 1968 : Les Bas Quartiers (Up the Junction)
- 1968 : Un jour parmi tant d'autres (The Long Day's Dying)
- 1969 : L'or se barre (The Italian Job)
- 1970 : Les Baroudeurs (You Can't Win 'Em All)
- 1971 : La Peur (Fright)
- 1972 : Straight on Till Morning
- 1972 : Nid d'espions à Istanbul (en) (Innocent Bystanders)
- 1973 : Les Colts au soleil (The Man Called Noon)
- 1974 : La Chasse sanglante (Open Season)
- 1974 : Dix petits nègres (And Then There Were None)
- 1975 : La Nuit de la peur (The Spiral Staircase)
- 1976 : Le Sursis (The Sell-Out)
- 1977 : Un risque à courir (Target of an Assassin)
- 1978 : La Rage au cœur ou Demain, la fin (Tomorrow Never Comes)
- 1980 : L'Enfant de la ville ou Australia Kid (The Earthling)
Télévision
modifier- 1964 : Sergeant Cork (1 épisode)
- 1964 : The Sullavan Brothers (1 épisode)
- 1964 : The Plane Makers (2 épisodes)
- 1964-1965 : Love Story (3 épisodes)
- 1965 : Front Page Story (2 épisodes)
- 1965-1966 : Blackmail (2 épisodes)
- 1966 : The Power Game (2 épisodes)
- 1966 : The Informer (3 épisodes)
- 1979 : The House on Garibaldi Street (téléfilm)
Distinctions
modifierRécompenses
modifierNominations
modifier- Festival international du film de Moscou 1979 : Prix d'or pour La Rage au cœur
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Peter Collinson (film director) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Reuters, « Cannes : 1968 rattrape le Festival », Le Point, (lire en ligne)
- ↑ « Le Film français », Le Film français, no 1624, , p. 4
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- (en) Biographie sur screenonline.org