Playmobil

marque allemande

Playmobil est une marque allemande de jouets créée en 1974 par Hans Beck et Horst Brandstätter. Le nom Playmobil vient de l'anglais play (jouer) et mobil (mobile).

Playmobil
logo de Playmobil

Création 1970
Dates clés 1974 (lancement du jouet)
Fondateurs Hans Beck
Personnages clés Hans Beck
Horst Brandstätter
Forme juridique GmbH
Slogan Playmobil, en avant les histoires !
Siège social Zirndorf
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Direction Steffen Höpfner (DG)
Actionnaires Geobra Brandstätter Stiftung & Co. KGVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Jouet
Produits Personnages miniatures
Société mère Geobra Brandstätter GmbH
Effectif 4 614
Site web http://www.playmobil.com

Chiffre d'affaires 676 millions euros (2019)

Histoire

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Origines

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En 1970, Hans Beck, chef de la création de Geobra-Brandstätter à Dietenhofen, près de Nuremberg, commence à élaborer cet univers de jouets. Présentés au Salon du jouet de Nuremberg en 1974, les trois petits bonhommes (un Amérindien, un chevalier et un ouvrier) sont mal accueillis par la profession, mais connaissent un succès immédiat : en trois ans, les ventes passent de vingt millions à plus de cent millions de marks[1].

Geobra-Brandstätter est une entreprise familiale allemande spécialisée dans les jouets[2]. Au début des années 1970, avant le premier choc pétrolier, elle produit des jouets en plastique relativement volumineux (caisse enregistreuse, voiture de course ou tracteur à pédales, bateau). Face à l'accroissement du prix de la matière première, son dirigeant Horst Brandstätter décide de fabriquer des jouets plus petits, des figurines en plastique, alors que la mode était aux petits soldats de plomb[3]. C'est alors que Hans Beck a l'idée de créer des figurines aux membres articulés de 7,5 cm de hauteur d'une dizaine de grammes, adaptées à la main de l'enfant et accompagnées d'accessoires. Il fait tester les prototypes à ses neveux et nièces, qui adorent[4].

Les premiers Playmobil en 1974 étaient des personnages masculins. Les premières figurines féminines sont apparues dès 1976[5],[6]. En 1981 sont apparus les premiers enfants (garçons et filles) mesurant 2 centimètres de moins que le Playmobil original. En 1984 sont créés des bébés de 3,5 centimètres[1]. La première figurine de femme enceinte apparaît en 2012[7].

A gauche une figurine représentant un magicien avec chapeau haut-de-forme, cape, baguette et lapins sortant d'un chapeau, à droite une figurine représentant un membre des forces de l'ordre avec une casquette bleue et une mallette à la main.
Playmobil magicien et policier.

Les premiers Playmobil aux codes basiques (visage rond, neutre, avec seulement deux yeux et une bouche en forme de sourire, mais sans nez ni oreille) étaient dotés de quatre articulations. Ils pouvaient tourner la tête, balancer séparément les bras et se pencher en avant. C'est en 1982 que les Playmobil ont été dotés de mains pouvant se tourner[7]. Viendront ensuite de nouvelles coiffures et des vêtements qui ne sont plus simplement colorés dans la masse. La peinture est formellement refusée au début. Même le motif de la casaque de chantier est une incrustation. Elle apparaît timidement en 1987 : étoile du shérif, bandeau sur l'œil du pirate, cheval pommelé. Vingt-cinq ans plus tard, elle est omniprésente.

Procès contre Play-BIG

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Après le succès du lancement des Playmobil par geobra Brandstätter en 1974, BIG a emboîté le pas en 1975 avec ses figurines Play-BIG. La ressemblance frappante entre les deux systèmes de jouets, notamment au niveau des figurines, a incité geobra à poursuivre BIG en justice. S'en est suivie une bataille juridique qui a duré des années et s'est finalement soldée par une victoire pour Play-BIG. Cependant, une injonction préliminaire avait préalablement interdit à Play-BIG de distribuer ses produits jusqu'à ce qu'une décision définitive soit rendue. De ce fait, ces personnages ont été progressivement écartés du marché et n'ont eu aucune chance après le jugement. Cela a entraîné l'arrêt de la production en 1978 et 1979, respectivement[8].

La Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof) n'a pas considéré Play-BIG comme un plagiat et a déclaré dans son arrêt définitif que « les figurines Playbig donnent l'impression d'un homme sûr de lui, athlétique et agressif, tandis que la figurine Playmobil a l'effet d'un enfant, mignon et encore instable sur ses jambes. »[9]

Succès commercial

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Stand d'assemblage de figurines dans un FunPark Playmobil en 2019.

En France, les premières générations de personnages Playmobil arrivent sur le marché dans les années 1970 sous l'appellation Klickys[10]. Des autocollants présentant un personnage spécifique (cow-boy, indien, etc.) avec le slogan « Klicky, le vrai. » sont alors édités. Les boîtes de Playmobil portaient aussi un logo précisant le nombre de personnages contenus à l'intérieur (par exemple : « 2 Klickys »).

En 1990, la gamme Playmobil 123, conçue pour les enfants de moins de trois ans, est lancée. Les personnages sont moins articulés et ne sont pas dotés d'accessoires pouvant être avalés[1].

L'entreprise adapte également ses jouets sur support informatique. Le premier CD-Rom Playmobil est commercialisé en 1997[11].

En , le premier Funpark (12 aires de jeux, réparties sur 2 000 m2, sont consacrées à ces figurines) est ouvert à Fresnes en France, dans le centre commercial de la Cerisaie[1],[12]. La France est alors le premier marché de Playmobil[1]. En 2000, un Funpark est ouvert à Zirndorf, près de Nuremberg : 90 000 m2 sont consacrés à des univers Playmobil grandeur nature. En 2008, ouverture du Hob-Center, immense verrière de 5 000 m2.

En 2007, on estime à plus d'un milliard et demi le nombre de figurines vendues dans le monde depuis la création de la marque[13]. Fin 2009, le nombre de figurines produites s'élève à 2,2 milliards[14]. En 2010, le nombre atteint 2,3 milliards de figurines, 150 millions sortant des usines chaque année. Le catalogue compte 650 personnages différents (3 000 depuis sa création) et plus de 15 000 accessoires[1]. En 2012, la PME familiale allemande vend 55 millions de boîtes dans le monde[15].

La France est le premier marché étranger de Playmobil (5,3 % de part de marché)[16].

Pour les trente-cinq ans de ce personnage, une exposition au musée des Arts décoratifs lui rend hommage du au [17],[18].

Hans Beck, créateur des Playmobil, meurt en 2009[19],[20]. Le premier patron de l'entreprise Playmobil, Horst Brandstätter, laisse sa place à Andrea Schauer en 2000[21]. Il meurt en 2015 et lègue ses actions à une fondation créée pour devenir propriétaire de l'entreprise après sa mort[22].

Difficultés dans les années 2020

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Le tournant des années 2020 voit Playmobil connaître des difficultés, pour plusieurs raisons. Les coûts de production augmentent. La marque souffre de la concurrence fondée sur les produits dérivés de franchises, un domaine que Playmobil n'a longtemps pas du tout pratiqué en raison de l'opposition de son ancien patron, Horst Brandstätter, tandis que son premier concurrent, Lego, s'y est engouffré. Le marché du jouet et du divertissement pour enfants est également très dominé en France par les Pokémon et par les franchises de super-héros comme Marvel[23]. L'adaptation au cinéma de Playmobil, Playmobil, le film, sorti en 2019, est un échec commercial et critique[23]. Les retombées économiques entraînées par la pandémie de covid-19 et les confinements en 2020-2021 puis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 constituent d'autres facteurs d'explication[24]. En parallèle, le marché du divertissement évolue : les adultes sont de plus en plus nombreux à collectionner les jouets, dans une tendance "kidult" (kid adult , "adulte-enfant" en anglais), mais avec des préoccupations croissantes en matière de pollution et d'impact environnemental des jouets en plastique, d'où un intérêt pour les jouets en bois ou les achats de jouets d'occasion plutôt que du neuf. Pour l'année commerciale 2021-202, Playmobil annonce une chute de 2,8% de son chiffre d'affaires, passé de 773 à 736 millions d'euros[24]. En juillet 2022, l'un des parcs d'attraction Playmobil, le FunPark de Fresnes, ferme en raison d'une baisse du nombre de visiteurs et des fermetures liées aux confinements de la pandémie du covid-19[12].

Entre 2020 et 2023, le chiffre d'affaires de Playmobil passe de 720 millions d'euros à 450 millions d'euros, soit une baisse d'environ 40%[25]. En 2023, Playmobil annonce le licenciement de 17% de ses employés d'ici à 2025[23], soit 700 postes dans le monde, dont 369 en Allemagne[24]. Certains sont négociés par des départs en préretraite et des changements de postes[26]. L'entreprise délocalise également plusieurs ateliers de fabrication[26]. En juin 2026, la dernière usine de production de Playmobil en Allemagne ferme : la production est entièrement délocalisée vers Malte et la République tchèque[25].

Description

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Devanture d'un magasin de jouets avec 4 personnages Playmobil en 2015.

Les personnages Playmobil sont des figurines articulées en ABS, un plastique particulièrement résistant (les toutes premières étaient néanmoins réalisées en bois[27]). Ils ont des cheveux coupés en zigzag et n'ont pas de nez. Les Playmobil peuvent avoir des seins depuis 1989[21]. Les proportions des figurines sont stylisées avec la tête deux fois plus grosse que nature. Ils tiennent debout et mesurent 72 mm sans chapeau. Les articulations, d'abord au nombre de quatre (tête, épaules, axe du bassin), sont passées à six avec les poignets. Les mains sont des pinces souples capables de tenir des accessoires de 3,2 mm d'épaisseur. Dès l'origine, deux sortes d'accessoires complètent les personnages : a) des vêtements, couvre-chefs, outils, armes et autres objets que le personnage peut tenir définissent son rôle social (casque de chantier, chapeau de cow-boy, couronne) ; b) des maquettes de bâtiments, véhicules, arbres, animaux, meubles et équipements divers dressent le décor à l'échelle de 124 ou 125. Les modèles sont de plus en plus nombreux et de plus en plus élaborés.

Le type de l'enfant, identique à l'échelle près, haut de 52 mm avec la même prise de main, évolue en parallèle. Pour mémoire, il existe aussi un bébé à quatre articulations (les mains fixes) moins riche en accessoires et en possibilités.

Une version de Playmobil davantage orientée vers les plus jeunes, appelée Playmobil 1-2-3, de forme plus arrondie, n'a pas les bras articulés. Ces jouets ne présentent pas les petits accessoires qui pourraient être avalés accidentellement.

Les Playmobil sont fabriqués en Europe, soit en Allemagne à Dietenhofen, à Malte[28] pour les figurines, en Espagne ou en Tchéquie.

Évolution des figurines

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Les débuts (années 1970)

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Ouvrier du bâtiment en Playmobil

La première figurine Playmobil est déjà conçue à partir du schéma qui est sa marque. Une tête ronde coiffée d'une perruque, qui représente le quart de la hauteur, un corps, deux bras indépendants et deux jambes droites pivotant en bloc pour asseoir le personnage. Chaque pièce est teintée dans la masse. Le corps est ou non de la même couleur que les membres. Le visage est rose, il a les yeux ronds et une bouche souriante. On trouve des perruques blondes, brunes et noires.

En 1974, il n'y a que des personnages masculins. Trois thèmes sont alors proposés : la vie de chantier (voirie + un policier), Amérindiens et Moyen Âge. On trouve déjà des véhicules (camions), les chevaux au corps aplati pour y enfourcher le cavalier et des outils et armes. Parmi les outils (pelles, pioches), les formes sont encore utilisées. La France découvre cette collection en 1975, avec déjà, des thèmes qui ne sont proposés qu'outre-Rhin.

L'année 1975 est marquée par l'arrivée des cow-boys. Les premiers personnages féminins, différenciés des hommes par leur perruque et la forme du corps imitant une robe, voient le jour. Le thème de l'hôpital et des pompiers fait son apparition. On trouve les premiers bâtiments à assembler à partir de cette année.

En 1977, les premiers chiens miniatures font leur apparition, avec une variante gueule ouverte ou gueule fermée. Les objets de la vie courante se multiplient, principalement pour le thème médiéval. Les premiers canons sont créés à cette époque, ils possèdent déjà un système de propulsion pour de petits obus en plastique. À cette date, le premier avion et le premier hélicoptère sont également créés.

1978 voit la naissance d'un thème : celui du XVIIIe siècle. Mais c'est sa variante pirate qui va se développer : le bateau pirate date de cette époque. Le cirque est traité à partir de quelques boîtes. Aux chiens et chevaux s'ajoutent les vaches (qui comme les chevaux ont un corps aplati). Une version « color » fait son apparition : les jouets sont blancs et fournis avec des feutres qui permettent de colorier bonshommes, accessoires et animaux. En 1979, les animaux se développent très largement (phoques, moutons, lions). Deux thèmes les favorisent : la ferme et le cirque.

La diversification (années 1980-1990)

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En 1980, les boîtes développent les thèmes des explorateurs et du monde arabe. Une collection sur l'espace débute avec des spationautes futuristes et une gamme de vaisseaux et de soucoupes. C'est l'époque des premiers trains électriques.

La main capable de pivoter fait son apparition dans les années 1980, ce qui permet aux figurines de tenir des objets[29]. Les figurines d'adultes conservent cependant leurs mains fixes sur certains thèmes. Dès 1982, la main fixe disparaît. Les collections poursuivent leur route. Le fantôme phosphorescent fait son apparition, tandis que s'amplifie le thème des loisirs, apparu par intermittence depuis 1978. À partir de 1986, les chevaux connaissent leur première évolution avec l'apparition de robes de couleurs différentes. Le thème des explorateurs s'étend cette même année aux glaces. En 1987, un couple de personnage représente Philéas Fogg et son domestique : c'est la première fois qu'un personnage de fiction particulier est clairement figuré.

En 1989, la collection 1900, consacrée à la Belle Époque, fait son apparition, dans une boîte rose, contrairement aux autres boîtes qui sont de couleur bleue[30]. Une collection destinée aux tout petits enfants (1-2-3) est créée. Ses personnages n'ont pas de bras mobiles et sont de forme plus arrondie.

Après dix ans d'éclipse, le thème du Moyen Âge fest relancé. Il est davantage centré sur les personnages de guerriers (chevaliers, soldats) et moins sur la ville. La ferme réapparaît aussi après une courte pause. En 1994, la collection western s'enrichit d'une gamme consacrée à la guerre de Sécession. C'est la première fois qu'un événement historique précis reçoit une collection. Le milieu des années 1990 voit le nombre de perruques et de dessins sur les visages ou les costumes se multiplier. En 1989, arrive le premier personnage asiatique (yeux bridés) : un pirate (boîte 3794).

Depuis les années 2000

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Retour du thème de la science-fiction en 1999-2000, qui disparaît ensuite en 2002. Cette même année, la forme du cheval change, pour devenir plus arrondie. De 2004 à 2006, une collection de Playmobil à tête de lapin est conçue pour commémorer la fête de Pâques (dont le lapin est le symbole en Allemagne).

Une collection destinée aux filles est lancée en 2006, avec un château de princesse, une mariée et une chambre de bébé, le tout dans des tons roses[31].

Une gamme dédiée au football est lancée également en 2006 et voit apparaître des figurines dont les jambes sont articulés indépendamment[7].

En 2006, la collection Western est arrêtée, puis revient en 2012.

Des collections sur l'Antiquité apparaissent : les Romains (2006), les Égyptiens (2008) ; puis en 2012, la Préhistoire, et en 2020 la mythologie grecque[32].

Depuis 2008, il existe des footballeurs dotés de jambes articulées séparément ; depuis 2012, des personnages en maillot de bain, qui ont toujours les 6 articulations, mais pour lesquels tout a changé, sauf la tête et les mains. Début 2013, ceux-ci commencent à porter des habits, soit le haut : danseuses et elfes en tutu ; soit le bas : apaches torse nu, en pantalon et mocassins.

Au cours de l'année 2009, le chiffre d'affaires de Playmobil augmente de 5% pour atteindre 474 millions d'euros[33]. Playmobil est alors la deuxième entreprise la plus importante du marché du jouet en Allemagne, derrière Lego et devant Mattel[33]. Durant l'année 2011, 100 millions de Playmobil sont vendus dans le monde[29].

En 2014, on compte 3 995 figures différentes depuis la création de la marque[27].

Depuis 2015, il existe des jeunes femmes qui peuvent être habillées grâce à des clips sur le vêtement. Les vêtements sont de plusieurs styles (jupe, robe, robe de soirée...) et de plusieurs couleurs (vert, bleu, rose, rouge, jaune, avec des motifs...). Les pantalons, les chaussures et les t-shirts ne peuvent pas s'enlever. En revanche, il existe une boîte de coiffeur, où en gardant une coiffure de base on peut ajouter des chignons (simple ou habillé) et des longues queues de cheval ; la coiffure de base est une petite queue de cheval. Dans la boite du défilé, il y a même un veston à rajouter. Au début, seules les femmes peuvent ainsi se dévêtir.

En 2015, après y avoir été longtemps réticent, Playmobil signe sa première licence Porsche.

Playmobil du dragon Crocmou adapté du film d'animation Dragons de Dreamworks (2010) d'après les romans de Cressida Cowell.

En 2016, apparaît un équivalent pour homme de figurines habillables et donc modulables : le guerrier nubien peut retirer son pagne. Innovation plus importante, le joueur de foot, dont les jambes étaient déjà indépendantes, présente désormais des bras coudés.

En 2017, le joueur de hockey adopte des bras et des jambes diversement fléchis qui suggèrent le mouvement. Mais 2017 est aussi l'année des licences pour Playmobil : les licences SOS fantômes et Dragons font leur apparition dans les magasins.

En 2017, Playmobil commercialise des gammes dérivées de plusieurs licences : les films SOS Fantômes ainsi que deux franchises des dessins animés des studios américains Dreamworks : Dragons et Spirit. Il s'agit des premières gammes complètes de Playmobil fondées sur des franchises[34]. Une gamme Heidi également adaptée d'une série animée pour la jeunesse, est commercialisée en 2019. Playmobil lance également la gamme Novelmore avec des personnages de chevaliers qui s'affrontent pour l'armure Invincibus. La marque noue des partenariats avec les entreprises d'électroménager Miele pour commercialiser une figurine de technicien, et avec Air France pour une figurine d'hôtesse de l'air vendue dans les boutiques de la compagnie aérienne[34].

En 2020, Playmobil sort les licences Retour vers le futur et Scooby-doo.

En 2021, Playmobil sort les licences Volkswagen, James Bond, Agence tous risques et Star Trek, à destination autant d'un public adulte que des enfants[35],[36]. L'entreprise lance aussi deux nouvelles gammes de jouets, Dino Rise pour les dinosaures et Ayuma pour cibler les filles.

En 2022, Playmobil poursuit sur sa lancée et sort progressivement les licences Mini, Mercedes-Benz, K2000 et Astérix[35]. La marque lance aussi une gamme Duck On Call pour les plus jeunes. Fin 2022, une gamme déirvée du manga Naruto est lancée pour les fêtes de fin d'année[37].

Des gammes Mr Bean (Mini), Chevrolet Corvette, Ferrari sont lancées[réf. nécessaire]. Un partenariat avec le fabricant de poupées américain Mattel donne lieu au lancement d'une gamme de Playmobil Barbie en 2026[38]. Toujours en 2026, une figurine est produite sur le thème du conte Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry[39].

Communauté de fans

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Ville Playmobil évoquant l'est de la France ou l'Allemagne, avec maisons à colombages et toits rouges. On voit, d'en haut, une place avec une terrasse de bar et des parasols, et des convives assis.
Diorama d'une ville Playmobil lors du Festival Playmobil à Rouen (en France) en 2021.

Des joueurs et joueuses de Playmobil constituent des collections et réalisent des dioramas parfois à grande échelle[40]. Ils ont recours à la customisation d'éléments Playmobil afin de créer des scènes nouvelles[41],[42]. Ces collections donnent régulièrement lieu à des expositions en France[43],[44],[45]. En 2018, un bateau miniature en Playmobil légèrement amélioré, lancé par une famille écossaise dans le port de Peterhead et géolocalisé par GPS, navigue sur plusieurs centaines de kilomètres[46].

Des conventions et expositions ont également lieu. Un Festival du Playmobil a lieu en France, à Mont Saint-Eloi, à partir de 2010[47].

Les Playmobil sont souvent transmis d'une génération à l'autre plutôt que jetés[48].

Dans les années 2010, des fans de Playmobil mettent en scène leurs figurines dans des courts métrages diffusés sur Internet, notamment sur Youtube[21]. Plusieurs sites de fans sont lancés, comme Playfans, Playpackeis, Playmotown, Playmoboar ou Mofreaky[21].

Playmobil crée en 2012 le Playmobil Collectors Club, site officiel destiné aux collectionneurs et aux fans[21].

Slogans

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Slogan français

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  • Playmobil, en avant les histoires !

Slogans allemands

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  • Die ganze Welt im Spiel... 1975
  • Spiel', was Du täglich erlebst. 1979
  • ...weil eins zum anderen passt! 1980
  • Das Abenteuer wartet 1987
  • Da spielt sich was ab 1992
  • So fröhlich wie Ihr Kind 1993
  • Spielerisch die Welt entdecken! 2002

Films et séries TV

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Licences

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Critiques

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Représentations de maltraitance animale dans les années 1980

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Au début des années 1980, deux boîtes à thème médiéval incluant des montreurs d'ours suscitent des critiques d'associations de protection des animaux, qui reprochent à Playmobil de représenter des actes de cruauté envers les animaux[49],[50].

Accusations de diffusion de stéréotypes sexistes

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Playmobil, comme d'autres marques de jouets, adopte dans les années 1980 des gammes différenciées pour cibler une clientèle de garçons et une clientèle de filles afin d'augmenter ses ventes, alors que les Playmobil étaient destinés indifféremment à tous les enfants à leurs débuts. L'entreprise entame ce processus en 1989 avec la commercialisation de la gamme « Belle Époque », qui donne une vision idéalisée de la vie en 1900 et qui est fortement orientée vers un public de filles. Cela suscite des critiques qui reprochent à la marque d'avoir créé artificiellement un fossé entre les loisirs des garçons et ceux des filles, les garçons étant encouragés à jouer autour de thèmes comme l'action et l'aventure, tandis que les filles sont encouragées à imaginer des histoires fondées sur la vie quotidienne et les relations sociales[51],[30].

Une publicité Playmobil diffusée au printemps 2016 sur la page Facebook de la marque montre des personnages féminins discutant de la nécessité de manger équilibré afin de rester assez minces pour aller à la plage, en prévision de « l'épreuve du maillot de bain ». La publicité suscite de nombreuses critiques lui reprochant son sexisme et sa grossophobie[52]. Playmobil retire la publicité et présente des excuses[53].

Accusations de diffusion de stéréotypes racistes

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En 2015, une mère afro-américaine de Californie reproche à Playmobil de commercialiser un jouet raciste. Dans le navire pirate Playmobil offert à son fils, le seul personnage noir est vêtu d'un pantalon déchiré et sans chaussures, et il porte au cou un collier rappelant une chaîne d'esclave. Les instructions du jouet indiquent que le collier doit être enfilé à ce personnage en particulier, ce qui peut être compris comme une incitation à jouer à l'esclavagiste[54],[55],[56]. La cliente reproche à la marque de se cantonner à une représentation raciste des Noirs dans ses jouets, au vu de ce choix de conception, mais aussi du manque plus général de diversité dans les jouets de la marque. La marque répond que le personnage mis en cause ne représente pas un esclave, mais un pirate qui a été esclave auparavant, et que cela correspond à la réalité historique des navires de pirates du XVIIe siècle[57],[58]. L'affaire occasionne des critiques plus générales sur la représentation des personnages autres que blancs dans les jouets Playmobil, la marque étant accusée de perpétuer des stéréotypes à leur sujet[59].

Contrefaçons Playmobil

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Depuis 1978, la firme hongroise Schenk a reproduit des figurines et accessoires Playmobil sans sa propre licence ou l’autorisation de la marque Playmobil / Geobra Brandstätter[60]. De 1978 à 1995, année d'une condamnation de justice, la petite entreprise Károly Schenk[61] a écoulé ces produits sans employer le nom déposé « Playmobil ». En 1995, la fabrication et la distribution de la marque Schenk fut interdite.

En 2006 et 2007, des produits de contrefaçon manufacturés en Chine sont arrivés sur le marché européen[62].

Chiffres clés

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  • 2,7 milliards de figurines vendues depuis l'existence de Playmobil (au )[réf. nécessaire]
  • Playmobil représente 7,6 % de part de marché en France en 2014 sur le marché du jouet (1re place)[réf. nécessaire]
  • 320 000 visiteurs au Playmobil FunPark de Fresnes (2014)[réf. nécessaire]
  • 21 millions de combinaisons possibles pour personnaliser ses figurines[réf. souhaitée]
  • 250 millions d'euros de moules ont été nécessaires pour créer les figures [63]

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Jean Watin-Augouard, « Playmobil, en avant l'histoire », sur Prodimarques, .
  2. À l'origine en 1876, Andreas Brandstätter produit avec six employés des ferrures et serrures pour boîtes à bijoux, puis son fils Georg Brandstätter (qui a donné l'acronyme Geobra) oriente l'entreprise en 1908 dans la fabrication de jouets en métal. La quatrième génération est emmenée en 1954 par Horst Brandstätter qui mise sur les jouets en plastique.
  3. (en-GB) Kate Connolly, « Playmobil's German inventor Hans Beck dies aged 79 », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  4. Playmobil, The story of a smile, Felicitas Bachman, Heel-Verlag GMBH (8 février 2006).
  5. Articles des archives du site playmobil.
  6. Pauline Verduzier, « L'histoire peu glorieuse des femmes Playmobil », lefigaro.fr, 9 juin 2015.
  7. 1 2 3 Catherine Mallaval, « Playmobil, quarante ans de frange rigolade », Libération, (lire en ligne)
  8. https://www.collecting-toys.com/play-big/allgemeines.htm Informations générales sur Play Big
  9. « Population Plastik », sueddeutsche.de, (consulté le )
  10. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Playmobil system : Klicky : figurines : chantier, chevalerie... - Publicité Ina.fr », Publicités télévisées sur le site de l'INA. Le nom anglais "klicky" est prononcé mais pas écrit., sur Ina.fr (consulté le )
  11. « PLAYMOBIL BIENTÔT SUR CD-ROM », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  12. 1 2 Fanny Delporte, « «C’était une immense cave aux trésors» : à Fresnes, derniers visiteurs au Playmobil Fun Park qui ferme pour de bon dimanche », Le Parisien, (lire en ligne)
  13. D'après Direct Soir, 13 septembre 2007.
  14. Site lemonde.fr, 11 décembre 2009, consulté le 8 octobre 2011, image no 10 du diaporama.
  15. Keren Lentschner, « Les secrets de la réussite de Playmobil », sur Le Figaro, .
  16. « Des petits bonshommes en or », sur Le Point, .
  17. « Il était une fois Playmobil », sur lesartsdecoratifs.fr, .
  18. « La saga Playmobil », sur www.lemonde.fr, (consulté le )
  19. « Le père des Playmobil est mort », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  20. Claire Gatinois, « Hans Beck, créateur des figurines en plastique Playmobil », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  21. 1 2 3 4 5 Laure Belot, « Playmobil ne veut pas devenir (trop) grand », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  22. Xavier Delsol et Virginie Seghers, « Playmobil, l’exemple d’une fondation actionnaire », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  23. 1 2 3 Julien Marsault, « Playmobil, en avant les déboires », Libération, (lire en ligne)
  24. 1 2 3 (en) « Crisis-struck German maker of Playmobil toys cuts jobs », sur RFI, (consulté le )
  25. 1 2 Diane Burghelle-Vernet, « Crise chez Playmobil, succès chez Lego : deux modèles qui divergent - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  26. 1 2 Nathalie Steiwer, « Hécatombe chez Playmobil », Les Echos, (lire en ligne)
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  29. 1 2 Sylvie Kerviel, « Générations Playmobil », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
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  63. « Playmobil : 40 ans de succès en 10 chiffres », Challenges, 23 juin 2014.

Annexes

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Bibliographie

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  • (de) Felicitas Bachmann, 30 Jahre Playmobil, Heel, Königswinter, 2004, 168 p. (ISBN 978-3898802512)
  • (de) J. B. Müller, « Kollege als Lehrer: Gesundheitsunterricht mit Playmobil und Schweineherzen », in MMW Fortschritte der Medizin, 2006, vol. 148, no 51-52, p. 64-66
  • (en) Axel Hennel, Playmobil Collector 1974-2009, Schwarz Maerkte U. Figure, 2009, 627 p. (ISBN 978-3935976572)
  • (en) Theo van Leeuwen, « The world according to Playmobil », in Semiotica, 2009, vol. 173, no 1-4, p. 299-315
  • Pierre Camerman, Dirigeants de type Lego ou Playmobil ? : guide, Ed. Normant, Nantes, 2010, 156 p. (ISBN 978-2-915685-46-6)
  • Sophie Gasté, « On dirait que... » ou l'influence du sexe dans le jeu de Playmobil, Université de Paris-Nord (Paris 13), 1997, 36 p. (Mémoire de DESS Sciences du jeu)
  • Véronique Lorelle, « À 35 ans, Playmobil fascine toujours les enfants », in Le Monde,
  • Sylvie Vanalderwerlt, Masculin et féminin chez l'enfant à travers ses jeux et ses représentations : exemple des Playmobil, Université de Paris-Nord (Paris 13), 1990, 74 p. (Mémoire de DESS Sciences du jeu)

Articles connexes

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Liens externes

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