PubliBike Velospot
PubliBike Velospot est un système de vélos en libre-service (VLS) développé par CarPostal, Rent a bike et les CFF déployé dans de nombreuses villes suisses. Il est formé de la fusion des réseaux PubliBike et Velospot à partir de 2026.
| PubliBike | ||
Logo de PubliBike | ||
Station PubliBike à Sion. | ||
| Situation | Suisse | |
|---|---|---|
| Type | Vélos en libre-service | |
| Stations | > 250 | |
| Véhicules | > 1 500 vélos | |
| Propriétaire | Visionedgeone | |
| Exploitant | Variable selon le réseau | |
| Site Internet | www.publibike.ch | |
| Slogan | Essayez-moi | |
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Histoire
modifierPublibike
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Les origines de l'ancêtre de PubliBike, Velopass, remontent à 2003 avec la création de l'association Lausanne Roule[1]. Entre 2004 et 2007, elle met en place un service de prêt de vélos à Lausanne, Renens et Vevey, remplacés en à Lausanne et Morges et en dans la riviera vaudoise par des services de vélos en libre-service[1].
En 2009, la structure évolue et la société Velopass SARL, basée à Lausanne, voit le jour[1],[2]. Pionnière du vélo en libre-service en Suisse elle est présente dans 20 villes, elle possédait en 2012 80 stations et plus de 800 vélos[2].
En 2011, CarPostal lance en partenariat avec les Chemins de fer fédéraux (CFF) son propre service, PubliBike, avec pour objectif de créer un réseau national de vélos en libre-service[2]. L'année suivante, PubliBike rachète Velopass[3].
En , PubliBike devient une société anonyme et abandonne la marque Velopass ; le réseau unifié compte désormais 113 stations[3].
Depuis fin 2017, plusieurs réseaux comme Lausanne et Sion sont en cours de modernisation avec l'apparition de vélos à assistance électrique[4].
Fin 2017, PubliBike lance ses premiers réseaux avec un tout nouveau système de vélos classiques et à assistance électrique (les « e-bikes ») à Lausanne et Lugano, avec la mise en place de nouvelles stations dans lesquelles les vélos ne sont plus fixés à des bornettes, le déverrouillage s'effectuant directement sur les vélos grâce à un cadenas électronique — à l'instar de Velospot — à l'aide d'un smartphone ou d'un SwissPass[5]. Le site internet et l'application ont également complètement été revus.
Le cadenas des nouveaux vélos a été critiqué à l'été 2018 en raison d'une faille permettant de le forcer, cause de nombreux vols à Berne et Zurich nécessitant la suspension temporaire du service dans ces deux villes[6],[7]. PubliBike ne communique pas sur les pertes financières dues à ces retraits, tout comme elle ne publie plus ses résultats financiers depuis 2016 : à part sur l'année 2012, la société a toujours été en déficit avec un record de 2,9 millions de francs suisses de pertes en 2015. Ce secret sur ses données financières pousse ses concurrents à attaquer la société de façon régulière devant les tribunaux[8],[9]. Ces interrogations ont pris de l'ampleur en 2018 dans le cadre du scandale sur les irrégularités des comptes de la maison mère CarPostal. PubliBike aurait proposé gratuitement, selon le journal Le Temps, l'installation de son réseau dans les grandes villes, tout en faisant payer les autres villes[10].
Le fonds d'investissement britannique Visionedgeone prend le contrôle majoritaire de PubliBike en août 2026[11].
Velospot
modifierLe premier réseau Velospot voit le jour à Bienne en 2012 après une phase d'essais avec 300 testeurs entre et , qui souhaitait un système de vélos en libre-service avec une infrastructure légère, au contraire de ce que proposait alors Velopass (actuellement PubliBike) et ses bornettes où chaque vélo doit y être attaché[12] : le système Vélospot fonctionne en effet sans, chaque vélo disposant d'un cadenas, ce qui permet d'avoir des stations avec des infrastructures limitées jusqu'à la seule présence d'un totem d'information, sur un parking à vélos préexistant[12]. Le système, à l'origine propriété de la ville de Bienne, est cédé en 2013 à Intermobility SA[13].
En 2013, le système est déployé à Neuchâtel puis en 2014 au Locle, à La Chaux-de-Fonds et à Thoune[13].
En 2015, c'est la Riviera vaudoise qui se dote d'un réseau Velospot, en remplacement du réseau PubliBike préexistant[14]. La même année, Velospot est mis en place dans quelques communes du canton de Genève[15].
En 2019, les Villes de Neuchâtel et du Locle remplacent le système Velospot par le système danois Donkey Republic, suivi en 2020 par la Ville de Thoune et le Canton de Genève et 20 communes genevoises[16].
Présentation
modifierFonctionnement
modifierUn compte client doit créé via le site internet ou l’application du service. Le client choisit ensuite l’abonnement qui lui correspond le mieux puis identifie la station de son choix via l'application.
Les stations proposent des vélos classiques ou des vélos à assistance électrique. Le retrait du vélo s'effectue d'abord en appuyant sur le bouton du cadenas derrière la selle puis de le déverrouiller en approchant le smartphone avec l'application ouverte ou un SwissPass.
Après une utilisation, le vélo doit être ramené à une station et le cadenas doit être reverrouillé manuellement, un clic doit être entendu afin de s'assurer du bon verrouillage. Le montant du trajet est automatiquement débité après chaque utilisation. Les vélos peuvent être empruntés 24 heures sur 24.
Les vélos Velospot sont conçus par la société suisse Simpel[17].
Tarification
modifierDifférents abonnements s'adressent à différents groupes cibles[18]. L'abonnement « B-Quick », sans cotisation annuelle, s'adresse aux utilisateurs occasionnels, tandis que l'abonnement « B-Fit » est destiné aux utilisateurs fréquents ().
Disponibilité
modifierPubliBike est représenté dans plusieurs grandes villes de Suisse et s'agrandit régulièrement. L'emplacement des stations de tous les réseaux est consultable en ligne[19].
Réseaux Publibike
modifierEntre et 2018, 8 réseaux ont été renouvelés ou inaugurés : « Lausanne-Morges », « Agglo Fribourg-Freiburg », « Lugano-Malcantone », « Sion », « Sierre », « La Côte », « Velo Bern » à Berne et « Züri Velo » à Zurich[20].
Lausanne-Morges
modifierLe réseau Lausanne-Morges était le plus important réseau PubliBike avec ses 30 stations réparties à Lausanne, Morges, Renens, Tolochenaz, Préverenges et sur le campus UNIL-EPFL[21]. Mis en service en , il était co-exploité par PubliBike et la Fondation Le Relais[21]. Il était financé par les villes de Morges et de Lausanne, la Fondation pour les étudiants de l’EPFL, la Loterie romande, l'Institut de hautes études en administration publique, Medtronic et Nespresso.
Le , un nouveau système intégrant des vélos électriques est mis en place[22].
Agglo Fribourg-Freiburg
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Le réseau Agglo Fribourg-Freiburg compte initialement dix stations réparties à Fribourg, Marly et Villars-sur-Glâne[21]. Mis en service en , il est exploité par ORS Service AG[21] et financé par les trois communes, la Banque cantonale de Fribourg, le Groupe E et l'Agglomération de Fribourg. Le système a été modernisé le et comptait alors 9 stations et 100 vélos[23].
Lugano-Malcantone
modifierLe réseau de Lugano compte initialement douze stations réparties à Lugano, Paradiso, Melide, Morcote et Capriasca[21]. Mis en service en , il est exploité par le Dicastero Giovani e Lavoro et la ville de Lugano[21]. Il est financé par les villes de Lugano et de Paradiso.
Le système est renouvelé fin 2017[22] et étendu en avec quatre nouvelles stations à Bioggio, Collina d'Oro, Muzzano et Agno[24].

Sion
modifierSierre
modifierLa Côte
modifierLe réseau de La Côte compte treize stations réparties à Nyon, Gland et Prangins[21]. Mis en service en , il est exploité par l'association Pro-Jet qui s'inscrit dans le cadre des offres transitoires entre la scolarité obligatoire et l'entrée en formation secondaire II[21]. Le réseau est modernisé en 2018, mais son extension est bloqué par un contentieux juridique avec son concurrent Intermobility, exploitant de Velospot[27]. Le tribunal administratif fédéral met fin à ce contentieux en , le réseau passera à 38 stations début 2019[28].
Berne
modifierLe réseau de Berne comptait initialement huit stations réparties sur le territoire communal[21]. Mis en service en , il était exploité par GEWA[21].
Un nouveau système est lancé en , qui reposerait à terme sur une flotte de 2 400 vélos répartis sur environ 200 stations de location[4],[22]. Il serait le plus grand système de location de vélos en Suisse.
Zurich
modifierRéseaux Velospot
modifierAgglo Bienne
modifierLe réseau Velospot couvrant Bienne et Nidau compte environ 45 stations[29].
Le réseau, qui est couvert avec 250 vélos, est financé par la ville de Bienne en collaboration avec le Fonds de loterie du canton de Berne, SuisseEnergie et Rolex[30]. La ville a mandaté l'association Action Paysage Bienne-Seeland pour l'exploitation du service et l'entretien de la flotte ; l'association fait travailler des chômeurs de longue durée dans le cadre d'un programme de réinsertion[30],[31].
La Chaux-de-Fonds
modifierLe réseau Velospot couvrant La Chaux-de-Fonds fonctionne de façon particulière, le nombre de stations ouvertes variant selon la période de l'année[32] : six stations sont ouvertes de novembre à avril, seize d'avril à octobre, et ce en raison du climat local qui est peu propice à la pratique du vélo en hiver, toutes les stations pouvant même être fermées en cas de neige ou de basses températures[32].
Le réseau, qui est couvert avec 80 vélos en configuration estivale, est financé par l'association La Chaux-de-Fonds'roule! et les vélos y sont de couleur verte[33].
Le Locle
modifierAgglo Neuchâtel
modifierLe réseau Velospot couvrant Neuchâtel et la région Littoral a fermé le . Il est remplacé par le système Donkey Republic depuis le [37],[38],[39].
Agglo Thoune
modifierAgglo Genève
modifierLes réseaux Velospot couvrant Genève et ses environs a fermé. Il est remplacé par le système Donkey Republic depuis le [41].
Le réseau, qui est couvert avec un nombre indéterminé de vélos, est financé par l'association Vélo-Public Genève, qui regroupe Intermobility SA et la section genevoise du Touring club suisse[42]. Le service a été aussi mis en place à Vernier mais fut retiré de la commune à la suite des désaccords entre l'entreprise et la commune[15].
L'implantation de Velospot sur le territoire de la ville de Genève est bloqué dans le cadre d'un conflit entre l'opérateur et les autorités cantonales, qui avaient annoncé initialement en 2012 le lancement pour l'année suivante d'un service de vélos en libre-service exploité par TPG Vélo, filiale les Transports publics genevois ; l'appel d'offres pour l'exploitation est attribué à une société canadienne qui s'avérera et être en difficultés financières et la commission des finances du Grand Conseil genevois le juge trop cher pour la technologie utilisée[15]. Le projet est repris de zéro, ce qui déclenche la colère de l'entreprise française qui était arrivé en seconde position, qui a saisi la chambre administrative[15].
Velospot décide de s'implanter en 2015, en répondant au nouvel appel d'offres cantonal, qui prévoit un système ne devant rien coûter à la collectivité[15]. Mais Intermobility juge la procédure non conforme, la justice cantonale bloquant le processus[15]. Le , la ville de Genève ordonne de retirer les 13 stations Velospot installées sur la voie publique, la ville estimant que la société les a implantées sans autorisation alors qu'elle avait fait un recours contre le dernier appel d'offres ; le tribunal administratif tranche en mai en interdisant l'implantation de nouvelles stations, mais pas de supprimer les sites existants[43]. Ce même tribunal administratif casse l'interdiction d'implantation de la ville en , tandis que l'appel d'offres lancé par TPG Vélos est toujours bloqué par la justice ; la ville annonce vouloir faire appel[44]. La Chambre administrative donne raison à la ville en , estimant que Velospot constitue une utilisation commerciale de l'espace public, au contraire de l'avis du tribunal administratif ; cet avis empêche par ailleurs l'implantation de services sans stations tels que Gobee.bike[45].
En , c'est au tour de la justice fédérale de révoquer le projet de réseau porté par le canton et les TPG, donnant ainsi raison à Velospot[46]. La procédure de mise en concurrence est annulée par la chambre administrative cantonale en [47]. En , le canton relance le projet, avec un objectif de mise en service pour mi-2020 hors recours, sous la forme d'une procédure d'appel d'offres et non plus de concession et sans obligations concernant le système d'attache des vélos en station, ce qui avait été le déclencheur du recours de Velospot[48].
Le canton et les vingt communes intéressées à accueillir des stations de vélos en libre-service ont désigné à l’unanimité Donkey Republic au terme de l'appel d'offres de 2019 pour devenir l’opérateur du réseau genevois[41].
Riviera
modifierLe réseau Velospot couvrant Vevey, Montreux, La Tour-de-Peilz et Villeneuve, quatre communes de la Riviera vaudoise, compte 16 stations[49].
Le réseau, qui est couvert avec 72 vélos, est exploité directement par Intermobility SA[49].
Locarno
modifierRegione Locarnese
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Anciens réseaux
modifierLes Lacs-Romont
modifierRiviera
modifierLe réseau est mis en service en par Velopass avec cinq stations à Vevey et à La Tour-de-Peilz. Il est financé par Nestlé Suisse et international, la ville de Vevey et la Loterie romande. Il est remplacé le par le réseau concurrent Velospot[50].
Chablais
modifierBulle
modifierLe réseau est mis en service en avec deux stations à Bulle, il est financé par la ville de Bulle, le Groupe E, la Banque cantonale de Fribourg et Gruyère Énergie. Faute de fréquentation, il est démonté en 2016.
Yverdon-les-Bains
modifierLe réseau d'Yverdon-les-Bains comptait neuf stations réparties sur le territoire communal[21]. Mis en service en , il était exploité par Caritas Vaud[21].
Autres
modifierPubliBike était également présent avec des stations à Delémont, Soleure, Winterthour, Frauenfeld, Kreuzlingen, Rapperswil-Jona (2013-2016[52]), Lucerne, Brigue et Bâle. Certaines de ces stations ont été retirées en 2016 et 2018.
Notes et références
modifier- 1 2 3 L. Girardet, « velopass, le réseau suisse de vélos en libre-service : Quand la mobilité douce se crée une niche de marché », sur crem.ch, (consulté le ).
- 1 2 3 Robert Viennet, « CarPostal Suisse dessine un réseau national de vélos en libre-service », sur mobilicites.com, (consulté le ).
- 1 2 Isidore Raposo, « Vélopass mue et devient PubliBike », sur laregion.ch, (consulté le ).
- 1 2 3 « Mobile de A à Z », sur publibike.ch (version du sur archive.org).
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- ↑ « Publibike cherche une solution pour mieux verrouiller ses vélos », Le Nouvelliste, (consulté le ).
- ↑ « Les vélos de Publibike retirés aussi de Zurich », Tribune de Genève, (consulté le ).
- ↑ Massimo Greco, « En difficulté, PubliBike préfère cacher ses chiffres », Tribune de Genève, (consulté le ).
- ↑ « Un élu veut tout savoir du financement de PubliBike », 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « Le scandale CarPostal rejaillit sur PubliBike », 20 Minutes, (consulté le ).
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- 1 2 (fr + de) « Le système innovateur de vélos en libre-service « Velospot » »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur sgvw.ch, (consulté le ).
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- ↑ « Villes », sur Donkey Republic (consulté le ).
- ↑ Xavier Cadeau, « VeloSpot, Bienne expérimente son propre VLS », sur weelz.fr, (consulté le ).
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- ↑ « Qui sommes-nous », sur publibike.ch (version du sur archive.org).
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- ↑ « Les vélos en libre-service s'électrifient dans l'agglo », La Liberté (consulté le ).
- ↑ « De nouvelles stations rejoignent le réseau Lugano-Malcantone : venez l'essayer ! », sur publibike.ch (version du sur archive.org).
- ↑ « Sion : PubliBike modernise son réseau de vélos en libre-service », Le Nouvelliste, (consulté le ).
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- ↑ « Feu vert à l'extension du réseau de vélos en libre service à Nyon », 24 heures, (consulté le ).
- ↑ (fr + de) « Das velospot-Netz in Biel / Le réseau velospot à Bienne »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur velospot.ch (consulté le ).
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- ↑ « Changement de système de vélo en libre-service sur la Riviera », 24 Heures, (consulté le ).
- ↑ « Aigle et Monthey arrêtent l'expérience PubliBike », Tribune de Genève, (consulté le ).
- ↑ (de) Ramona Kriese, « Warum das Publibike-Projekt in Rapperswil scheiterte », Zürichsee-Zeitung, (consulté le ).
- « Abonnements et tarifs », sur velospot.ch (consulté le ).
<ref> nommée « www.velospot.ch » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- CarPostal, maison-mère de PubliBike SA
- Vélos en libre-service
- Velospot
- Donkey Republic

