Pygmalion (Rousseau)
Pygmalion est une scène lyrique entrecoupée de commentaires musicaux en un acte de l'écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau sur une musique d’Horace Coignet.
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Genèse
modifierRousseau a écrit Pygmalion en [1], lors de son exil dans la principauté de Neuchâtel.
Création
modifierLa création a eu lieu à Lyon en lors du passage de Rousseau dans cette ville. La première représentation parisienne est donnée le à la Comédie-Française[1],[2]. L’œuvre sera jouée, avec succès, en Europe, notamment à Bruxelles en [1].
Sujet
modifierLa pièce est constituée d'un long monologue confié au sculpteur Pygmalion, entrecoupé de pantomimes et interrompu seulement à la fin par Galatée lorsque celle-ci s'éveille à la vie.
Musique
modifierAvec son alternance de voix parlée et d'interludes musicaux, qui pose les bases du mélodrame théâtral, Pygmalion est considéré comme le premier mélodrame musical. Contrairement aux opéras traditionnels, Pygmalion ne repose pas sur le chant continu, mais sur une alternance inédite entre texte déclamé et musique instrumentale[3]. D’ornement la musique est devenue un langage autonome capable d’exprimer les « invisibles émois de la passion » que ne peuvent suffire à traduire les mots. Les ritournelles irrégulières et l’ouverture imitant le travail du sculpteur, rompt avec les cadences classiques pour suggérer la vie naissante[4].
Postérité
modifierMalgré la réticence de Rousseau à le voir joué publiquement, Pygmalion est devenu l’un de ses ouvrages dramatiques les plus influents, engendrant de nombreuses imitations et parodies. Il a également eu un impact sur le mélodrame allemand et sur l’opéra italien[5].
Bibliographie
modifier- (en) Frank Ankersmit, « Pygmalion : Rousseau and Diderot on the theatre and on representation », Rethinking History, vol. 7, no 3, , p. 315-39 (ISSN 1470-1154).
- (en) Petra Dotlačilová, « Costume in the Age of Rousseau and the Case of Pygmalion », dans M. Schneider et M. Wagner (éds.), Performing the Eighteenth Century : Theatrical Discourses, Practices, and Artefacts, Stockholm, Stockholm University Press, , 334 p. (OCLC 1400060749, lire en ligne).
- Nathalie Kremer, « Le Pygmalion moderne de Rousseau », Acta Fabula, Paris, vol. 14, no 6 « Éditions, rééditions, traductions », (ISSN 2115-8037, lire en ligne).
- (en) Ellen Lockhart, « Pimmalione : Rousseau and the Melodramatisation of Italian Opera », Cambridge Opera Journal, Cambridge, vol. 26, no 1, , p. 1-39 (ISSN 0954-5867, lire en ligne).
- (en) James H. Rubin, « 'Pygmalion and Galatea' : Girodet and Rousseau », The Burlington Magazine, vol. 127, no 989, , p. 517-520 (ISSN 2044-9925, lire en ligne).
- Jacqueline Waeber, « Pygmalion et J.-J. Rousseau : un grand poète, qui serait en même temps un peu musicien », Fontes artis musicae, , p. 32-41 (ISSN 2471-156X, lire en ligne).
Références
modifier- 1 2 3 « Pygmalion », sur Opéra Baroque (consulté le ).
- ↑ National Library of Naples, Pygmalion scène lyrique par J. J. Rousseau, M. Lévy fr., (lire en ligne)
- ↑ Pauline Beaucé, « L’Effet insoupçonné du Pygmalion de Jean-Jacques Rousseau et d’Horace Coignet : la naissance du mélodrame comique », dans Diversité et modernité du théâtre du XVIIIe siècle, Paris, Hermann, , 425 p., 23 cm (ISBN 978-2-7056-8849-3, OCLC 879150335, DOI 10.3917/herm.marot.2014.01.0343, lire en ligne), p. 343–54.
- ↑ Nathalie Kremer, « Le Pygmalion moderne de Rousseau », Acta Fabula, Paris, vol. 14, no 6 « Éditions, rééditions, traductions », (ISSN 2115-8037, lire en ligne).
- ↑ (en) Ellen Lockhart, « Pimmalione : Rousseau and the Melodramatisation of Italian Opera », Cambridge Opera Journal, Cambridge, vol. 26, no 1, , p. 1-39 (ISSN 0954-5867, lire en ligne).
Liens externes
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