Horace Coignet

compositeur français

Horace Coignet, né le à Lyon où il est mort le , est un violoniste, chanteur et compositeur français.

Horace Coignet
Biographie
Naissance
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Paroisse Saint-Nizier (d) (Lyon)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalité
Activité

Biographie

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Fils de Claude Coignet et Jeanne Odinet, il est baptisé le lendemain à Saint-Nizier.

Son père est bibliothécaire de l'Académie des Beaux-Arts[1].

Le , il se marie à Lyon avec Éléonore Boileau[2].

Il travaille à Lyon comme dessinateur pour une fabrique d'étoffes, puis comme marchand de broderies[3].

Pygmalion, scène lyrique

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Pygmalion.

Amateur de musique, Horace Coignet rencontre Rousseau à la sortie d'un concert le . Celui-ci lui confie une pièce intitulée Pygmalion qu'il avait écrite en [4]. Six jours plus tard, Horace Coignet lui montre qu'il en a composé la musique. Une représentation est donnée dans un petit théâtre privé, à l'Hôtel de ville de Lyon, en l'honneur de Philibert Trudaine, directeur des Ponts et Chaussées et de son épouse. L'œuvre a du succès. Elle est ensuite jouée chez l'intendant Jacques de Flesselles[3].

L’œuvre entre au répertoire du Théâtre de Lyon[5], elle est jouée en Europe, avec succès, notamment à Bruxelles en [6].

La première représentation parisienne est donnée le à la Comédie-Française[7],[6].

Cette œuvre est considérée comme le premier mélodrame musical[8].

Œuvres

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Connu comme violoniste, Horace Coignet a composé des pièces de clavecin, des romances.

  • Un ensemble de Trois duos concertants de violon et fugues.
  • L'Ouverture pour Mélanie de La Harpe[6].
  • Un Hymne révolutionnaire de Sobry, créé pour la célébration Rousseau à Lyon, le [9],[10].

Il est nommé commis officiel, puis directeur musical de la ville, à partir de [10].

Sous la Restauration[10], il est professeur de musique des fils de la Duchesse d'Aumont, il loge chez elle à Paris[9]. Il est à la même époque membre correspondant de l'Académie de Lyon.

Il meurt, à l'âge de 85 ans, le , au no 16 de la place Bellecour à Lyon.

Notes et références

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  1. Béghain et Corneloup 2009, p. 312.
  2. Acte mariage Archives municipales de Lyon (p. 17/73)
  3. 1 2 Denis Tardy et Michel Kneubühler, Les Années Rousseau : le patrimoine du XVIIIe siècle en Rhône-Alpes, Lyon, Éd. Livres EMCC, coll. « Journées européennes du patrimoine », , 144 p. (ISBN 978-2-35740-247-8), p. 112
  4. « PYGMALION, SCENE LYRIQUE », sur www.rousseauonline.ch (consulté le )
  5. Emmanuel Vingtrinier, Le théâtre à Lyon au XVIIIe siècle, Lyon, (lire en ligne), p.46-49
  6. 1 2 3 4 « Pygmalion », sur Opéra Baroque (consulté le ).
  7. National Library of Naples, Pygmalion scène lyrique par J. J. Rousseau, M. Lévy fr., (lire en ligne).
  8. Pauline Beaucé, « L’Effet insoupçonné du Pygmalion de Jean-Jacques Rousseau et d’Horace Coignet : la naissance du mélodrame comique », dans Diversité et modernité du théâtre du XVIIIe siècle, Paris, Hermann, , 425 p., 23 cm (ISBN 978-2-7056-8849-3, OCLC 879150335, DOI 10.3917/herm.marot.2014.01.0343, lire en ligne), p. 343-54.
  9. 1 2 Société d'histoire de Lyon Auteur du texte, « Bulletin de la Société littéraire, historique et archéologique de Lyon », sur Gallica, (consulté le )
  10. 1 2 3 Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, S. Bachès, (ISBN 978-2-915266-65-8 et 978-2-35752-044-8)

Bibliographie

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  • Patrice Béghain et Gérard Corneloup, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1664 p. (ISBN 978-2-915266-65-8, BNF 42001687).
  • Jean-Jacques Rousseau, Horace Coignet, Pygmalion, scène lyrique, édition critique par Jacqueline Waeber (Genève, Editions Université - Conservatoire de musique, 1997).
  • Antoine Sallès, « Horace Coignet compositeur lyonnais (1736-1821) », Bulletin de la société littéraire, historique et archéologique de Lyon, , p. 43-70 (ISSN 1244-6661, lire en ligne sur Gallica).
  • Pygmalion scène lyrique par J. J. Rousseau, M. Lévy, (lire en ligne).

Liens externes

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