Quinze Improvisations
Les Quinze Improvisations sont une suite de pièce pour piano du compositeur français Francis Poulenc, écrites entre 1932 et 1959.
Contexte et création
modifierFrancis Poulenc compose les six premières improvisations à Noizay en 1932[1]. Les autres s'étalent de 1933 à 1959[1]. C'est pendant la période de 1933 à 1937, période féconde en pièces pour le piano, que le compositeur écrit la majorité de ses Improvisations[1]. C'est ainsi que pendant cette période sont écrites des pièces enfantines comme les Villageoises, ainsi que les Feuillets d'album considéré par Henri Hell comme « L'adieu du musicien à sa jeunesse »[1].
Structure
modifierLe cycle comprend quinze pièces :
- Première Improvisation
- Deuxième Improvisation
- Troisième Improvisation
- Quatrième Improvisation
- Cinquième Improvisation
- Sixième Improvisation
- Septième Improvisation
- Huitième Improvisation
- Neuvième Improvisation
- Dixième Improvisation
- Onzième Improvisation
- Douzième Improvisation
- Treizième Improvisation
- Quatorzième Improvisation
- Quinzième Improvisation
Analyse
modifierSelon Henri Hell, elles font partie du « meilleur de ce que Poulenc a écrit pour le piano[2] »[1]. Les Improvisations sont de courtes pièces variées et pleines d'invention sans structure formelle et conservant la liberté de l'improvisation[1].
Première Improvisation
modifierDeuxième Improvisation
modifierElle est dédiée à Louis Duffey et est en la bémol majeur[1],[3]. Elle est assez animée[1].
Troisième Improvisation
modifierLa troisième improvisation est également en si mineur, dans un mouvement « presto très sec »[1]. Elle est dédiée à Brigitte Manceaux, la nièce du compositeur[1].
Quatrième Improvisation
modifierCette pièce voit fortement l'influence de Frédéric Chopin, avec sa tonalité de la bémol majeur et son tempo « presto con fuoco »[1]. Elle est dédiée à Claude Popelin[1].
Cinquième Improvisation
modifierCette improvisation est en la mineur et est dédiée à Georges Auric[1]. Elle fait montre d'un chromatisme prégnant[1].
Sixième Improvisation
modifierEn si bémol majeur, elle a été composée pour Jacques Février et doit être jouée « à toute vitesse »[1]. Elle semble être une toccata où les syncopes et les contretemps deviennent obsédants[1].
Septième Improvisation
modifierAchevée à Noizay en 1933, elle est en do majeur et est dédiée à la comtesse Anna de Noailles[1]. La pièce fait montre d'un étonnant classicisme où le thème est soutenu par une basse d'Alberti[1].
Huitième Improvisation
modifierComposée en 1934 à Noizay, l'œuvre est en la mineur, elle est dédiée à Nora Auric, femme de Georges Auric[1]. Cette pièce est piquante et malicieuse, tout comme la Neuvième Improvisation[1].
Neuvième Improvisation
modifierDixième Improvisation
modifierOnzième Improvisation
modifierLa Onzième Improvisation a été composée en 1941 et est en sol mineur[1].
Douzième Improvisation
modifierTreizième Improvisation
modifierQuatorzième Improvisation
modifierLa pièce est en ré bémol majeur[1].
Quinzième Improvisation
modifierLa dernière improvisation s'achève sur un hommage à Édith Piaf[1]. Elle a été écrite en 1959[1].
Notes et références
modifierBibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Henri Hell, Francis Poulenc: musicien français, Fayard, (ISBN 978-2-213-00670-3).

- François-René Tranchefort (dir.) et Adélaïde de Place, Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, (ISBN 9782213016399).

Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :