Ray Sutter

1920 - 1988; Activités : peintre; Biographie : Commentaire biographique : Peintre; Notice modifiée le : 2013-12-04

Ray Sutter, nom d’usage de Raymond Jean Gustave Sutter, né le à Paris et mort le à Larnaca (Chypre)[1], est un artiste peintre et maître-verrier français[2].

Ray Sutter
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
LarnacaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Raymond Jean Gustave SutterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
française
Activité

Formé aux arts décoratifs et actif dans le milieu de l’École de Paris, il travaille la peinture, le dessin, le vitrail et la tapisserie. Il est notamment associé aux commandes publiques de vitraux de l’après-guerre autour de l’atelier Lesbounit-Auclair[3].

Biographie

modifier

Raymond Sutter, dit Ray Sutter, naît à Paris en 1920. Il suit une formation artistique à Paris et fréquente le milieu de Montparnasse, notamment autour de Robert Lesbounit[2]. Pour l’église Saint-Jacques-le-Majeur de Montrouge, il participe aux maquettes de vitraux aux côtés d’artistes liés à l’École municipale de Montparnasse, dont Jean-Robert Ipoustéguy, Jean Leduc, Jean Martin, Hubert de Sainte-Marie et Albert Quéméré[3].

En 1938, il rencontre Jeanne Blain (1906-2005), institutrice et diariste, qui devient son épouse. Le fonds Ray Sutter et Jeanne Blain, conservé par l’IMEC, comprend notamment des carnets du journal de Jeanne Blain couvrant les années 1938-1945[4].

Il habite à Saché, dans une maison datée de 1715 située dans le hameau de la Basse-Chevrière, à proximité de son ami Alexander Calder, où subsistent des vitraux abstraits qu'il crée dans les années 1950[5]. En 1972, Raymond Sutter réalise en Super 8 le film Mobiles de Calder, conservé et mis en ligne par Ciclic Centre-Val de Loire. Le film montre les mobiles de Calder à Saché et Jeanne Blain devant les œuvres, au Carroi[6].

Parcours artistique

modifier

Ray Sutter expose à Paris au Salon d’Automne, dont il est membre, et participe au Salon de Mai en 1945, 1947 et 1953[7]. Il expose également au Salon des artistes décorateurs et dans plusieurs galeries parisiennes, notamment à la galerie Claude Bernard en 1963 et 1967[8].

Son œuvre comprend des portraits, paysages et natures mortes dans les années 1940, puis des compositions plus abstraites à partir des années 1950. Il travaille aussi le vitrail au Plessis-Robinson avec Jean Leduc et fait tisser à Aubusson une tapisserie intitulée Jazz, exposée au Musée des Arts décoratifs de Paris en 1952[2].

Marché de l’art

modifier

Après sa mort, son atelier est dispersé lors d’une vente à l’hôtel Drouot le 8 février 1992, sous le ministère de Me Pierre Cornette de Saint-Cyr. Le catalogue de vente conservé par la Bibliothèque nationale de France réunit huiles, pastels, gouaches, encres de Chine, dessins, trois gouaches d’Alexander Calder et vingt œuvres d’Aurel Richter[9].

Des bases spécialisées du marché de l’art signalent ensuite des ventes publiques d’œuvres de Ray ou Raymond Sutter[10],[11],[12].

Notes et références

modifier
  1. ↑ Archives en ligne de Paris, 14e arrondissement, année 1920, acte de naissance no 3787, cote 14N 587, vue 10/31, avec mentions marginales de mariage et de décès
  2. 1 2 3 « Sutter, Ray (1920-1988) », sur AGORHA, Institut national d'histoire de l'art (consulté le ).
  3. 1 2 Centre national des arts plastiques et Archives nationales, « Un art d’État ? Commandes publiques aux artistes plasticiens 1945-1965 » [PDF], (consulté le ).
  4. ↑ « Rapport d’activités 2016 » [PDF], sur Institut mémoires de l’édition contemporaine (consulté le ).
  5. ↑ « La Basse-Chevrière haut lieu du patrimoine », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ « Mobiles de Calder », sur Ciclic, mémoire filmée Centre-Val de Loire (consulté le ).
  7. ↑ (en) « Sutter, Raymond, Called Ray », sur Benezit Dictionary of Artists (DOI 10.1093/benz/9780199773787.article.b00178148, consulté le )
  8. ↑ Académie des sciences, arts et belles lettres de Touraine, Mémoires, Académie des sciences, arts et belles lettres de Touraine, (ISBN 2-85443-394-7)
  9. ↑ « Atelier de Ray Sutter, 1920-1988 », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le ).
  10. ↑ « Raymond Sutter », sur MutualArt (consulté le ).
  11. ↑ « Ray Sutter auction records », sur askART (consulté le ).
  12. ↑ « Raymond Sutter », sur Invaluable (consulté le ).

Liens externes

modifier