Raymond Broger

politicien suisse

Raymond Broger, né le à Appenzell (originaire du même lieu) et mort le dans la même commune, est une personnalité politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien.

Raymond Broger
Illustration.
Photo prise en 1971.
Fonctions
Conseiller aux États
Législature 39e à 41e
Prédécesseur Carl Dobler
Successeur Carlo Schmid
Conseiller national
Législature 37e et 38e
Prédécesseur Albert Broger
Successeur Arnold Koller
Membre de la Commission d'État du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures
Président lui-même de 1966 à 1980
Département Justice et police (1960 à 1966)
Éducation (1966-1975)
Successeur Johann Baptist Fritsche
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Appenzell
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Appenzell
Nationalité suisse
Parti politique Parti conservateur populaire/Parti démocrate-chrétien
Diplômé de universités de Fribourg, Berne et Zurich
Profession avocat

Il est député du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures au Conseil national pendant deux législatures, de à , puis au Conseil des États pendant trois législatures, jusqu'au . Il est en parallèle membre du gouvernement du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures à partir de 1960 et le préside de 1966 à sa mort.

Biographie

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Origines et famille

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Raymond Broger naît le à Appenzell[1]. Il est originaire du même lieu[1]. Son père Emil Broger est fabricant de broderies ; sa mère est née Josefina Heeb[1].

Raymond Broger épouse Emilie Elmiger, de Reiden, dans le canton de Lucerne, en 1947[1].

Études et parcours professionnel

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Après ses études secondaires à Appenzell et à Stans, Raymond Broger fait des études de droit aux universités de Zurich, Berne et Fribourg[1]. Il obtient un doctorat dans cette dernière université en 1951[1].

Il ouvre une étude d'avocat à Appenzell en 1945[1]. Lecteur précoce et passionné d'ouvrages de droit public et privé, de théologie et d'histoire, il acquiert une culture qui, jointe à son talent littéraire et son sens de l'humour, enrichit ses rapports, ses procès-verbaux et ses articles de l'Appenzeller Volksfreund, dont il est rédacteur entre 1956 et 1972[1].

Parcours politique

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Membre du Parti conservateur populaire (devenu Parti conservateur-chrétien social en 1957, puis Parti démocrate-chrétien en 1970[2]), Raymond Broger est président du district d'Appenzell[n 1] de 1954 à 1960, puis membre du gouvernement cantonal, appelé Commission d'État[1]. Il y dirige d'abord le département de justice et police jusqu'en 1966, puis celui de l'éducation[1]. Il est par ailleurs président (landamman) du gouvernement de 1966 à sa mort[1]. Il développe les classes de perfectionnement et œuvre à la réorganisation du cycle secondaire inférieur, au maintien du gymnase et à la conclusion du concordat scolaire intercantonal[1].

Conseiller national du au [3], puis conseiller aux États jusqu'à sa mort, il siège notamment dans la Commission de politique extérieure, qu'il préside, et dans la commission pour l'ONU[1]. Il est l'un des cinq membres de la commission instituée en 1968 pour résoudre la question jurassienne[4].

Attaché en priorité à la défense des intérêts de son canton, il influence fortement la politique cantonale et fédérale, même si son autorité se heurte parfois à l'hostilité des milieux de l'opposition[1].

Autres fonctions

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En 1972, Raymond Broger est nommé ombudsman national des assurances privées[1].

Raymond Broger meurt d'une crise cardiaque[5] dans la nuit du à Appenzell, à l'âge de 63 ans[1].

Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Raymond Broger, version du 30 décembre 2002 » de Hermann Bischofberger (trad. : Laurent Auberson) sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures est subdivisé en districts, et non en communes. Le président porte le titre de Hauptmann.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Hermann Bischofberger (trad. Laurent Auberson), « Raymond Broger » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. Urs Altermatt (trad. Olivier Meuwly), « Parti démocrate-chrétien (PDC) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. « Biographie de Raymond Broger », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
  4. Agence télégraphique suisse, « Le conseiller aux États R. Broger est décédé », La Tribune de Lausanne, , p. 5 (lire en ligne)
  5. Jacques-Simon Eggly, « Raymond Broger est décédé », Gazette de Lausanne, , p. 13 (lire en ligne)

Liens externes

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