Reflets (Boulanger)
Reflets est une mélodie pour voix et piano ou orchestre de Lili Boulanger composée en 1911 sur un poème de Maurice Maeterlinck.
| Reflets LB 9 | |
| Genre | mélodie |
|---|---|
| Musique | Lili Boulanger |
| Texte | Maurice Maeterlinck |
| Langue originale | français |
| Effectif | voix et piano |
| Durée approximative | 3 min |
| Dates de composition | 1911 |
| Dédicataire | M. et Mme Paul Gentien |
| Publication | 1918 Ricordi |
| Création | Paris, salle Pleyel |
| Interprètes | David Devriès (ténor) et Lili Boulanger (piano) |
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Composition
modifierReflets est achevé en 1911 (cette date de composition figure à la fin de l'édition de la partition revue par Nadia Boulanger[1]) sur un poème de Maurice Maeterlinck extrait du recueil Serres chaudes (Bruxelles, Paul Lacomblez, 1890)[2].
L'incipit de l'œuvre est : « Sous l'eau du songe qui s'élève »[2].
La mélodie est dédiée à M. et Mme Paul Gentien (le représentant des éditions Ricordi à Paris)[2].
Création
modifierL'œuvre est créée le , salle Pleyel, par David Devriès (ténor) et la compositrice au piano[1].
Elle est reprise le à Paris (Le Parthénon, Festival de musique féminine), par Jan Reder (nl), puis le à la Société nationale de musique, salle de la Société des concerts, par Claire Croiza (mezzo-soprano)[1].
La version avec orchestre est créée le , salle du Conservatoire, lors d'une « Audition des envois de Rome des œuvres de Lili Boulanger », par Claire Croiza et l'orchestre de l'Opéra, sous la direction d'Henri Busser[1].
Édition
modifierLa partition est publiée par Ricordi (Paris, 1919, cotage R. 563, daté à la fin : « Paris, 1911 »). Le contrat d'édition a été signé par Lili Boulanger le (avec le cycle Clairières dans le ciel). Le copyright a été attribué le , la date de première publication étant le [2].
La mélodie est aussi publiée par Schirmer (New York) en 1979 (cotage ED. 3217-48181c) au sein du recueil Quatre Chants pour voix et piano, avec une traduction anglaise de Jane May (Reflections)[2].
L'œuvre est ensuite publiée par Durand en 2000 (Paris, cotage D.&F. 15284) au sein du recueil Quatre Mélodies[2].
Instrumentation
modifierL'instrumentation de la version orchestrale requiert[1] :
| Instrumentation de Reflets |
| Bois |
|---|
| 2 flûtes, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons |
| Cuivres |
| 4 cors |
| Claviers / cordes pincées |
| célesta, harpe |
| Cordes |
| premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses |
Commentaires
modifierReflets est d'une durée moyenne d'exécution de trois minutes environ[1].
Concernant l'œuvre, le musicologue Christian Goubault relève : « en fa dièse mineur, les arpèges fauréens qui soutiennent la voix dans Reflets (1911) évoquent « l'eau qui s'élève ». Tout change à la dernière strophe où « le mouvement large de plongée de la voix, suivie de sa douce remontée vers l'astre, est souligné de jolies sonorités des notes aiguës du piano (Jacques Chailley)[3] ».
Discographie
modifier- Lili Boulanger : les mélodies, Sonia de Beaufort (mezzo-soprano) et Alain Jacquon (piano), Timpani 1C1042, 1998.
- Lili & Nadia Boulanger : mélodies, Cyrille Dubois (ténor) et Tristan Raës (piano), Aparté, 2020[4].
- Les heures claires : The Complete Songs Nadia & Lili Boulanger, Lucile Richardot (mezzo-soprano) et Anne de Fornel (piano), Harmonia Mundi HMM 90235658, 2023[5].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Laederich 2007, p. 359.
- 1 2 3 4 5 6 Laederich 2007, p. 358.
- ↑ Goubault 1994, p. 62.
- ↑ Matthieu Roc, « Cyrille Dubois et Tristan Raës rendent grâce aux sœurs Boulanger », sur ResMusica,
- ↑ Jean-Luc Clairet, « Les Mélodies de Nadia et Lili Boulanger : deux compositrices, une époque », sur ResMusica,
Bibliographie
modifier- Mireille Gaudin, « Lili Boulanger », dans Association Femmes et Musique, Compositrices françaises au XXe siècle, Sampzon, Delatour, (ISBN 2-7521-0043-4), p. 51-55.
- Alexandra Laederich, « Catalogues de l'œuvre de Nadia Boulanger et de l'œuvre de Lili Boulanger », dans Alexandra Laederich (dir.), Nadia Boulanger et Lili Boulanger : témoignages et études, Symétrie, coll. « Perpetuum mobile », , 533 p. (ISBN 978-2-914373-29-6), p. 309-402.
- Christian Goubault, « Lili Boulanger », dans Brigitte François-Sappey et Gilles Cantagrel (dir.), Guide de la mélodie et du lied, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 916 p. (ISBN 2-213-59210-1), p. 62-64.