René-Albert Houriet
René-Albert Houriet, né le à Bex et mort le à Lausanne, est une personnalité politique suisse, membre du Parti ouvrier et populaire (POP), section vaudoise du Parti suisse du travail. Il est député du canton de Vaud au Conseil national de 1950 à 1951.
| René-Albert Houriet | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller national | |
| – | |
| Législature | 33e |
| Député au Grand Conseil du canton de Vaud | |
| – | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bex |
| Date de décès | (à 59 ans) |
| Lieu de décès | Lausanne |
| Nationalité | Suisse |
| Parti politique | Parti socialiste suisse (1937-1940) Fédération socialiste suisse (1940-1941) Parti ouvrier et populaire (section vaudoise du Parti suisse du travail) (1944-1952) Parti progressiste (1952-1956) |
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Biographie
modifierRené-Albert Houriet naît le à Bex, dans le canton de Vaud. Protestant, originaire de Tramelan et de Mont-Tramelan, il est le fils de Georges Houriet, fondé de pouvoir de banque, et d'Evelyne Vallecard, fille du syndic de Bex. Il épouse Françoise Chollet[1].
Une fois son collège terminé (à Saint-Maurice), il fait des études de droit à Lausanne. Il décide de se rendre en Espagne à vélo pour s'engager dans les républicains mais, trop jeune, il est refoulé à la frontière. En 1948, il est l'initiateur de l'Union des producteurs valaisans (UPV), dont il est le premier secrétaire[2]. Quelques années avant la fin de sa carrière politique, il étudie la théologie à Neuchâtel et obtient sa licence en 1955. Il officie comme pasteur au Havre de 1955 à 1956 avant de devenir en 1956 directeur des écoles de Bex, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Décoré de l'ordre du Travail par Tito, il doit rendre sa décoration qui est incompatible avec ses fonctions[1]. En outre, érudit et passionné d'histoire, il classe les archives de Bex et écrit plusieurs ouvrages, notamment sur l'histoire de Bex[3].
Parcours politique
modifierRené-Albert Houriet milite au sein du Parti socialiste suisse dès 1937 et fonde en 1938 le Comité de coordination du parti socialiste et révolutionnaire du district d'Aigle. Il adhére en 1940 à la Fédération socialiste suisse. Le parti est dissous en 1941 par le Conseil fédéral qui l'assimile à une formation communiste[4] et Houriet milite dans la clandestinité. Il est le fondateur du Parti ouvrier et populaire (POP) de Bex en 1944 dont il est le premier président. Il est également président du POP valaisan et rédacteur à La Voix ouvrière. Il est député au Grand Conseil vaudois de 1945 à 1949 et conseiller national de 1950 à 1951. Il fonde en 1952 l'éphémère Parti progressiste, qui disparaît en 1956 ; la même année, il se retire de la vie politique. Attaché au Jura bernois dont il est originaire, il fonde l'Association des Jurassiens bernois de l'extérieur et collabore à Notre Jura bernois, organe des anti-séparatistes de l'extérieur, imprimé à Bex[1],[3],[5].
Publications
modifier- René-Albert Houriet, Bex du régime bernois à la révolution vaudoise, Bex, Éditions du Cuvier,
- René-Albert Houriet, Thomas Platter ou remarques sur la Réforme et la Renaissance en Valais, À compte d'auteur,
- René-Albert Houriet et Monique Genet, Bex, Neuchâtel, Éditions du Griffon, coll. « Trésors de mon pays », , 32 p.
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Gilbert Marion, « René-Albert Houriet » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ « Houriet, René-Albert (1920-1979)--DB4127 », sur le site des Archives de l'histoire rurale (consulté le )
- 1 2 « Houriet (René-Albert) », sur Inventaires des Archives cantonales vaudoises (consulté le )
- ↑ Brigitte Studer, « Parti du travail (PdT) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ « Biographie de René-Albert Houriet », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
Liens
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :