René Farabet
René Farabet, né le à Vichy et mort le à Paris 15e, est un acteur, dramaturge et producteur de radio français, connu pour son travail à l'Atelier de création radiophonique (ACR) de France Culture.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Faculté des lettres de Paris (diplôme d'études supérieures) (jusqu'en ) |
| Activités |
Biographie
modifierDiplômé de la faculté des lettres de Paris (il y soutient en 1964 une thèse de doctorat en lettres à Paris sur la correspondance entre Claudel et Lugné-Poe[1],[2]), René Farabet est, depuis sa création en 1969 jusqu'en 2000, producteur-coordonnateur de l'Atelier de création radiophonique (ACR) de France Culture fondé par Alain Trutat et Jean Tardieu, où il assure émissions, performances et interventions théoriques[3],[4].
En tant qu'auteur, il a produit, parmi un nombre important d'émissions :
- Comment la trouvez-vous ma salade (prix Italia 1971) ;
- L'ai-je bien descendue, l'avons-nous bien montée ;
- Paroles du dedans (prix Futura 1993).
Il a publié des articles théoriques réunis en 1994 aux éditions Phonurgia nova d'Arles sous le titre de Bref éloge du coup de tonnerre et du bruit d'ailes qui synthétise ses réflexions sur l'écoute du réel et des gens, sur l'expression radiophonique et la taille des sons[5]. Il est l'auteur de Théâtre d’ondes, Théâtre d’ombres, paru en 2011 chez Champ social éditions.
Il a mis en scène en 1992 un Récital René Char d'après René Char au Festival d'Avignon.
Théâtre
modifier
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données Les Archives du spectacle.
Comédien
modifier- 1960 : La Louve de Robert Lafont, mise en scène de Claude Vernick, Théâtre Récamier, Paris - Roger.
- 1961 : L'École des maris, comédie de Molière, mise en scène d'Alain Carel, Théâtre Récamier, Paris - le commissaire.
- 19632
- Saint Genest, tragédie de Jean de Rotrou, mise en scène de Rafael Rodriguez, Théâtre de Paris - le comédien Sergeste.
- La Puissance des ténèbres, drame de Tolstoï, mise en scène de Jean Collomb, Festival d'art dramatique de Marvejols - Piotr.
- Mademoiselle de Belle Isle, comédie d'Alexandre Dumas, mise en scène de Jean-Jacques Aslanian, Festival d'art dramatique de Marvejols - le duc de Richelieu.
- 1965
- C’est l’ange de Robert Filliou, mise en scène de Jean-Louis Philippe, American Center, Paris - l'homme.
- Don Juan d'après El burlador de Sevilla y convidado de piedra de Tirso de Molina, adaptation de Maurice Clavel et Claude-Henri Rocquet, mise en scène de Rafael Rodriguez, Hôtel de Rohan dans le cadre du Festival du Marais à Paris - Octave.
- 1966 : L'Instruction de Peter Weiss, mise en scène de Gabriel Garran, Théâtre de la Commune, Aubervilliers - un des magistrats[9].
- 1971 : Inferno d'après le récit autobiographique d'August Strindberg, mise en scène de Henri Ronse, Le Théâtre-Poème, Bruxelles ; puis Petit Théâtre du Pont-Neuf, Lille.
- 1972 : Cléopâtre captive, tragédie d’Étienne Jodelle, mise en scène de Henri Ronse, Hôtel d'Aumont dans le cadre du Festival du Marais à Paris ; reprise en 1973 au Théâtre de la Cité internationale, Paris, et en 1974 au Théâtre Oblique, Paris - l'Ombre d'Antoine.
- 1973 : L’Île des morts d'August Strindberg, mise en scène de Henri Ronse, Théâtre de l'Odéon, Paris - le Maître.
- reprise en 1984, production du Nouveau Théâtre de Belgique au Théâtre du Viaduc à Bruxelles[10].
- 1975 : Tous les Don Juan, opéra de chambre de Jean-Yves Bosseur, livret de Michel Butor (création), mise en scène de Henri Ronse, Théâtre Oblique, Paris - René Farabet joue tous les don Juan, avec l'actrice Élisabeth Tamaris (la femme) et la cantatrice Irène Jarsky[11].
Adaptateur, dramaturge et comédien
modifier- 1988 : La Vie mode d'emploi : parcours puzzle, adaptation du roman homonyme de Georges Perec (création), mise en scène de Michael Lonsdale, Festival d'Avignon à l'Hôtel Saint-Laurent[1].
- 1990 : Récital René Char, dont il est metteur en scène et interprète, avec Édith Scob, François Marthouret Jean-Baptiste Malartre et Hanns Zischler, Festival d'Avignon, Cloître du Palais Vieux.
Prix et distinctions
modifier- 1993 : Grand Prix de la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) pour l’ensemble de son œuvre[8].
Archives
modifierLes archives de René Farabet sont conservées à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC) à Caen[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Farabet, René (1934-2017) », sur Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).
- ↑ Correspondance Paul Claudel-Lugné Poe. Introduction et annotations. Thèse de 3e cycle, Lettres, Paris, 483 p. (lire en ligne).
- ↑ Annick Peigne-Giuly, « René Farabet privé de son poste », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Armelle Cressard, « René Farabet quitte l'Atelier de création radiophonique », le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Phonurgia Nova éditions, Collection « Références du huitième art » (ISBN 2-908-325-10-1).
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ Irène Omélianenko et Antoine Lachand, « La mort de René Farabet, inoubliable figure des Ateliers de Création Radiophonique », sur France Culture, .
- 1 2 Elise Racque, « La disparition de René Farabet, acteur majeur de l’“ACR” de France Culture », Télérama, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « L'Instruction de Peter Weiss », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « L'Île aux Morts - 1984 », sur scapin.aml-cfwb.be.
- ↑ Jacques Lonchampt, « Tous les Don Juan au Théâtre Oblique », Le Monde, (lire en ligne).