René Rascalon
René Rascalon, né le à Alès (Gard) et décédé le dans la même ville, est un résistant français connu durant cette période sous le pseudonyme d'« Alais »[a].
Activités de résistant
modifierAu début de la Seconde Guerre mondiale, René Rascalon est artisan plombier à Nîmes et habite dans le quartier dit de « l'Eau Bouillie »[1].
Son domicile devient rapidement le lieu de réunion d'un groupe de sept patriotes nîmois refusant la défaite de . L'objectif du groupe est de contrer la propagande de Vichy, en particulier auprès des ouvriers dans les chantiers du bâtiment[2]. Avec eux, il organise des sabotages, notamment sur des véhicules du Service d'ordre légionnaire et des manifestations. Le , faisant suite à la diffusion de messages émis par la radio de Londres pour commémorer cette date. Malgré l'interdiction préfectorale, René Rascalon et ses camarades participent à un rassemblement près du monument aux morts de Nîmes.
Dès début 1943, Rascalon cache des réfractaires au STO chez lui, puis les emmène au Mas Rouquette à Saumane dans les Cévennes : c'est le début du premier maquis des Cévennes. Nommé chef départemental des maquis, il s'occupe de ravitailler le maquis qui se déplace à plusieurs reprises (notamment en Lozère, à 1 200 mètres d'altitude, dans des conditions difficiles)[3]. Ce maquis compte jusqu'à 120 hommes, dirigés par Jean Castan[4]. Mais le vers 21 h, le maquis se fait attaquer par un détachement allemand. Le bilan est très lourd, avec 7 morts[b] et 59 prisonniers[c] déportés en Allemagne dont 19 meurent dans les camps[5]. Après cela, le maquis fusionne avec celui de Lasalle.
En , René Rascalon est un des chefs de l'Aigoual-Cévennes.
Il décède en 1982.
Hommage
modifierLa municipalité de la ville de Nîmes nomme une rue au nom du résistant[6].
Notes et références
modifier- Note
- ↑ Le pseudonyme d'« Alais » représente l'ancien nom d'Alès, sa commune de naissance.
- ↑ Sont tués à Aire-de-Côte : Henri Aguillera, Louis Chamboredon et Jean Caze, puis sont décédés peu après des suites de leurs blessures : Émile Filiol, Jean-Paul Boissel, Jean Canaguier et Robert Parizot.
- ↑ Morts en déportation : René Otge, Paul Gilsein, Marcel Fistier, André Deleuze, Lucien Simoni, Raymond Louche, Claudius Levasseur, Marcel Cazalet, Henri Bourrely, André Audemard, André Castellarnau, Émile Raynal, Marius Brot, Jean Bourquin, Henri Evrard…
- Références
- ↑ Fabrice Sugier, « Notice de René Rascalon [alias « Alais », pseudonyme de Résistance] », sur Le Maitron, (consulté le ).
- ↑ « Rascalon René Alais (1898-1982) », sur resistance-gard.fr, (version du sur archive.org) (consulté le ).
- ↑ Christophe Baud, « La résistance intérieure : Les étapes et les actions des maquis en zone sud », sur web.baud.pagesperso-orange.fr, (consulté le ).
- ↑ Clara Bringuier et Medina Hidèche, « L'engagement dans le monde rural, du réduit d'Aire de cote aux maquis cévenols : L'évolution du maquis, les premiers regroupements », sur Collège Alphonse Daudet (Alès), (consulté le ).
- ↑ « Stèle d'Aire de Côte (Gard) », sur Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne (consulté le ).
- ↑ Géolocalisation de la « rue René Rascalon » 43° 51′ 29,29″ N, 4° 23′ 31,73″ E
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Fabrice Sugier, « Rascalon René Alais (1898-1982) », dans La Résistance dans le Gard (DVD-ROM), Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN 978-2-915742-23-7) — notice individuelle non paginée.
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :