René la Combe

homme politique et résistant français

René la Combe dit Bottin alias Melville, né le à Combrée (Maine-et-Loire) et mort le à Saint-Germain-des-Prés (Maine-et-Loire), est un homme politique et un dirigeant de la Résistance intérieure française, fait Compagnon de la Libération.

René la Combe
Illustration.
René la Combe dans la 51e division écossaise.
Fonctions
Député français

(27 ans, 3 mois et 23 jours)
Élection 30 novembre 1958
Réélection 18 novembre 1962
5 mars 1967
23 juin 1968
11 mars 1973
12 mars 1978
14 juin 1981
Circonscription 6e de Maine-et-Loire
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe et VIIe (Cinquième République)
Groupe politique UNR (1958-1962)
UNR-UDT (1962-1967)
UD-Ve (1967-1968)
UDR (1968-1976)
RPR (1976-1986)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Marc Laffineur
Vice-président de l'Assemblée nationale

(11 mois et 28 jours)
Président Jacques Chaban-Delmas
Législature VIe (Cinquième République)

(3 ans, 9 mois et 8 jours)
Président Achille Peretti
Législature IVe (Cinquième République)

(4 ans, 2 mois et 22 jours)
Président Jacques Chaban-Delmas
Législature IIe (Cinquième République)
Maire de Saint-Germain-des-Prés

(30 ans)
Prédécesseur Raoul Bauvin
Successeur René Fribault
Conseiller régional au Conseil régional de Pays de la Loire

(12 ans)
Président de l'association parlementaire "Présence et actions du Gaullisme"à l'Assemblée nationale

(2 ans, 6 mois et 14 jours)
Prédécesseur Charles Pasqua
Successeur Pierre Messmer
Représentant de la France au Parlement Européen

(1 an et 7 jours)
Représentant suppléant de l'assemblée nationale au Conseil de l'Europe

(4 ans, 8 mois et 27 jours)
Président du CEREL (Centre d'étude et de recherches Egalité et Liberté) à l'Assemblée nationale

(3 ans, 7 mois et 21 jours)
Prédécesseur Claude Peyret
Biographie
Nom de naissance la Combe
Date de naissance
Lieu de naissance Combrée
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Saint-Germain-des-Prés
Nationalité Française
Parti politique RPF - UNR - UDR - RPR
Père Louis la Combe
Mère Elisabeth Veillon de la Garoullaye
Fratrie Claude la Combe
Conjoint Jacqueline Raspay
Enfants René-François, Jérôme, Anne, Frédéric
Profession Lieutenant (Infanterie)
Directeur administratif et financier
Religion Catholicisme
Résidence La Missonnière, Saint-Germain des Prés - 157 avenue Malakoff, Paris 16ème
Liste des Compagnons de la Libération

Biographie

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Famille

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Fils de Louis la Combe (1878-1951), chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre équestre du Saint-Sepulcre, commandeur du Nichai Iftikhar, diplomate, consul de France, et d’Élisabeth Veillon de La Garoullaye (1878-1958). Louis la Combe fut en poste successivement à Londres (1907-1912), Larnaca (1912-1914), Newcastle (1914-1919), Varsovie (1919-1920), Manchester (1920-1921), Londres (1921-1934) et Southampton (1934-1939) aux côtés de Paul Cambon, Charles de Beaupoil puis d'Aimé Joseph de Fleuriau et Charles Corbin, ambassadeurs de France. À l'issue de sa carrière diplomatique, Louis la Combe rentre en France et devient maire de Saint-Germain-des-Prés (Maine-et-Loire) de 1938 à 1945, où se situe la demeure de famille acquise par son grand-père, le comte Paul la Combe en 1852. René a un frère aîné, Claude, né en 1905 à Paris, décédé en 1984 à Combrée.

René la Combe épouse en 1949 à Paris, Jacqueline Raspay (Cavaillon 1923 - Paris 2013) rencontré pendant la Résistance à Nîmes à l'âge de 18 ans. Leurs témoins de mariage sont deux anciens résistants: Lucien Schlienger alias Sylvaner et Pierre-François Guillain de Bénouville. Ils auront trois enfants, Jérome (1947), Anne (1950) et Frédéric (1965) et René-Francois Teissèdre (1945-2026), marchand d'art, issu du premier mariage de Jacqueline avec Robert Teissèdre en 1944. René-François épouse Béatrice Darlay en 1963 à Paris 6ème. Le mariage est célébré par la Maire adjointe Marie-Claire Scamaroni, ancienne résistante. Ils ont deux enfants, Fabrice et Aurore. Jérome épouse Sabine Yon en 1972 à Versailles. Ils ont quatre enfants, France, Benjamin, Gautier, Nathanaël. Anne épouse Luis Munoz-Bastide à Saint-Germain des Prés en 1972. Elle se marie religieusement avec l'Abbé Laudrin, ancien résistant et député du Morbihan. Ils ont deux filles, Elisa et Isis.

Seconde Guerre mondiale

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René la Combe vit pendant son enfance en Pologne et en Angleterre et finit ses études au lycée français de Londres. Il effectue son service militaire dans le Génie. Mobilisé à 21 ans, il est affecté dans la réserve générale du Génie à Strasbourg de 1936 à .

En , il est affecté à la mission française de liaison dans l'armée britannique à la 51e division écossaise commandée par le Général Fortune en qualité d'interprète. Il est fait prisonnier le à Saint-Valery-en-Caux, lors de l'encerclement par les troupes du général Rommel et envoyé à l'Oflag V A de Weinsberg près de Stuttgart. En , il est transféré au Stalag V-A de Ludwigsbourg (Wurtemberg). Il n'entend pas l'appel du 18 Juin mais écoute celui de Pétain demandant l'armistice. C'est dans les camps de prisonniers qu'on lui parle du général de Gaulle.

Le , après 17 mois de détention, il s'évade par un train de rapatriés, passe la frontière en gagnant Dole et parvient en zone libre à Ambérieu où il rejoint Lyon grâce à l'entraide de quelques cheminots. Il se rend au centre de démobilisation de Bourg (Ain). Il part à Nîmes où il avait des amis avant-guerre. Dans le Gard, à Nîmes, il se fait embaucher dans les services de ravitaillement. En , il rencontre Albert Thomas, qui est chef départemental de l'Armée secrète et devient son agent de liaison, sous l'autorité de Chevance-Bertin et de son adjoint Henri Aubry, alias Avricourt. Repéré par Henri Frenay, fondateur de Combat, René la Combe devient responsable du mouvement à Alès sous la couverture de l'aide aux prisonniers de guerre en . Il devient adjoint du chef de l'Armée Secrète, René Pagès dans le Gard.

Début 1943, de nombreux chefs de la résistance sont arrêtés par la Gestapo. Le , René la Combe est nommé adjoint du chef du NAP-fer (Noyautage des administrations publiques) René Hardy et s'installe à Lyon. Il a 28 ans. René la Combe prend le nom de « Bottin », René Hardy étant « Didot », en référence à la société Didot-Bottin, éditrice du fameux Bottin Mondain. René la Combe se déplace sans arrêt dans toute la zone Sud en transportant dans sa valise, armes et explosifs, effectuant le trajet classique Lyon-Limoges-Clermont-Marseille. René la Combe est chargé de la propagande et du recrutement des cheminots, du contrôle des effectifs, du centre de commandement, du renseignement, de la diffusion du Bulletin des Chemins de Fers et des tracts. À ses côtés travaille Jacques Taulelle, son ancien agent de liaison, Henri Garnier, dit « Ledoux » qui est chef des équipes de sabotage et Max Heilbronn, dit « Harrel » responsable du "Plan Vert". À la tête de chaque région est placé un « chef Fer » sous la responsabilité du Nap-Fer : Thévenon, dit « Lacroix » à Lyon, Nieutin, dit « Jerson » à Toulouse, Citroën, dit Constant à Marseille, Roiffet, dit « Thélourbat » à Limoges, Dejussieu (chef de l'AS) à Clermont-Ferrand, Garchet, dit Carayac ou Pages chef régional des MUR à Montpellier.

Pierre de Bénouville, qui s'occupait des affaires extérieures de Combat, prend la direction militaire des Mouvements unis de la Résistance après l'arrestation et l'évasion de Maurice Chevance en et le départ de Henri Frenay pour Londres et Alger en .

Claude Bourdet, adjoint politique d'Henri Frenay, demande à René la Combe de prendre la tête du NAP Fer en zone Sud en , après l'affaire de Caluire et l'arrestation de Jean Moulin le . René la Combe devient le bras droit de Jean-Guy Bernard, secrétaire général de Combat, et change de nom pour « Melville » en référence à un vieux lord anglais qu'il avait connu enfant en Grande-Bretagne. Jean-Guy Bernard sera remplacé par Louis Armand puis Jacques Chaban-Delmas à la tête de Résistance Fer à la suite de son arrestation en .

En , l'organisation des affaires militaires de Combat dirigé par Pierre de Bénouville est la suivante : L'armée secrète est dirigée par le général Pierre Dejussieur Pontcarral (en remplacement du général Delestraint arrêté à la Muette en ). Le Sabotage Fer par René la Combe. Les groupes Francs par Jean Chanton (qui a remplacé Jacques Renouvin arrêté en ). Les maquis par Michel Brault (remplacé en par Georges-Louis Rebattet).

René la Combe poursuit les actions de sabotages des trains allemands en s'appuyant sur le « Plan vert » de son ami, alors déporté, Max Heilbronn (fondateur de Monoprix et futur président des Galeries Lafayette) et de Louis Armand (ingénieur) (futur président de la SNCF) qu'il rencontre en recrutant les ingénieurs des grandes gares et obtient des résultats exceptionnels.

Le , dénoncé par un traître avec Louis-Hugues Citroën[1], polytechnicien et neveu d'André Citroën, il est arrêté et emprisonné à Nîmes. Malgré de nombreux interrogatoires et sévices, il ne parle pas et son nouveau nom d'emprunt « Melville », changé après l'arrestation de Hardy, empêche la Gestapo de faire un rapprochement avec le NAP-Fer et Combat. Le , il est transféré à la prison Saint-Pierre de Marseille. Le , la Gestapo découvre le vrai nom de « Constant » alias Louis-Hugues Citroën et l'envoie en déportation. Le , René est transféré à la prison neuve des Baumettes de Marseille. Il y reste 6 mois, reclus dans une cellule individuelle, la cellule 327.

Condamné à mort, il est transféré le au Fort Hartry (Belfort) où il arrive le . Le , il est embarqué par les nazis avec 722 autres prisonniers politiques dans l'un des derniers convois (L 267)[2] pour l'Allemagne au camp de concentration de Neuegamme, près de Hambourg. René la Combe avait fait le serment de s'évader. Il le fait, par le vasistas du wagon à bestiaux, et saute du train aux environs de Montreux-Château grâce à l'aide de son ami Michel Taperell [3], résistant, membre du SOE, fils d'une française et du consul de Grande-Bretagne à Paris, Bernard Treleaven Taperell.

Blessé, en fuite, il est recueilli par des fermiers, la famille Tomberay, et se cache pendant cinq semaines dans leur ferme à Montreux-Vieux (Territoire de Belfort). Le , il tente en vain de passer la frontière avec d'autres réfugiés politiques et se réfugie à la ferme Saint-André. Le , il passe la frontière à Delle puis réussit à se réfugier en Suisse où il est conduit au village le plus proche à Boncourt. La gendarmerie suisse l'envoie en train à Porrentruy, puis à Pontarlier libéré.

Le , il rentre en France et rejoint ses parents à Saint-Germain-des-Prés. Il cherche alors des nouvelles de son ami Louis-Hugues Citroën auprès de sa femme et sa sœur Yvonne qui n'en ont pas. Ils apprendront bien plus tard que Louis-Hugues Citröen a été interné à Drancy puis déporté et mort, le à Auschwitz. Son compagnon de détention aux Baumettes, Michel Taperell, sera battu à mort par un SS au camp de Neuegamme le . 500 déportés de ce train du ne rentreront pas.

Il est nommé Compagnon de la Libération, le , pris par décret le aux côtés de Claude Bourdet et le Général Dejussieu-Pontcarral. Le , il se voit remettre la Croix de la Libération aux Invalides par le général Paul Legentilhomme, Gouverneur Militaire de Paris aux côtés d'Edgar Tupet Thomé et Pierre Moguez.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 6 aout 1945 par le général de Gaulle. Le , il reçoit la Légion d'honneur des mains du général Dejussieu-Pontcarral aux Invalides avec son compagnon du Nap-Fer Henri Garnier. Il est promu officier, le (aux côtés de Jacques Chaban Delmas et Etienne Moulin, gendre de Max Heibronn) et commandeur le .

Son épopée est retracée par le Colonel Rémy dans le neuvième épisode de son livre La Ligne de démarcation puis mis en scène dans la série télévisée de Jacques Ertaud en 1973. Ses mémoires de guerre seront publiées en 2021 dans le livre La liberté guide nos pas grâce au travail mené par son fils Jérome la Combe et sa petite-fille France Martin-Monnier, mémoires issues de différents entretiens réalisés dans les années 1990 avec son fils Jérôme.

Il est témoin aux côtés d'Henri Frenay, Pierre de Bénouville, et Max Heilbronn dans les différents procès Hardy après-guerre.

"La déposition de M. la Combe, qui fut le bras droit de « Didot », sous le pseudonyme de « Bottin ». Il a été peiné par le mensonge de Hardy, qu'il ne peut s'expliquer, mais conserve toute son admiration pour l'homme qui mit sur pied Résistance-Fer. Bien qu'il n'apportât aucune précision, ce témoin, dont la belle voix chaude a d'émouvants accents, a fait une forte impression. L'homme qui connaissait le mieux Hardy lui reste fidèle." Le Monde, le .

Vie politique

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Au lendemain de la guerre, il travaille aux côtés d'Henri Frenay, au ministère des anciens prisonniers de guerre, comme directeur de l'aide alliée. Il passe ensuite dans le secteur privé chez Westhinghouse comme directeur commercial. Impressionné par le discours de Bayeux du général de Gaulle en 1946 auquel il assistait avec Jacques Soustelle et Pierre de Bénouville, il adhère au RPF en 1951. En 1953, il est élu conseiller municipal de son village Saint-Germain-des-Prés. Il est élu maire en 1959 et sera réélu jusqu'en 1989.

Le , il signe l'appel de 223 Compagnons de la libération dans le journal le Monde du , adoptant une motion commune dans laquelle ils affirment qu’ils font « confiance à celui qui a libéré la patrie et rétabli la République pour définir et appliquer la politique qui permettra à la France de restaurer son autorité et son prestige".

Il est appelé par le général de Gaulle pour fonder la Ve république avec ses compagnons de résistance, dont Michel Debré, Pierre de Bénouville et Jacques Chaban-Delmas. Il se présente alors aux législatives dans la circonscription du Maine-et-Loire dont il est originaire avec pour suppléant Jean Narquin, père de Roselyne Bachelot, chef départemental de l'UNR. Il est poussé par Victor Chatenay, figure gaulliste du département, auquel son père était très lié. Ce dernier avait besoin d'un candidat dans le Segréen. René la Combe est élu à 43 ans, devant Jean Sauvage député sortant MRP en doublant son score au second tour avec 22 000 voix.

Figure politique du département et de l'Anjou, il siège à l'Assemblée nationale sans discontinuer pendant 28 ans, de 1958 à 1986. Il est sept fois élu, député gaulliste de Maine-et-Loire. Il est cinq fois élu au premier tour et deux fois élu au second tour.

Il est élu au second tour en 1958 avec 50,6 % des voix, au premier tour avec 51,2 % en 1962, 53 % en 1967, 59,6 % en 1968, au second tour avec 52,6 % en 1973 dans le cadre d'une triangulaire, au premier tour de nouveau avec 57,5 % en 1978 et avec 52,5 % des voix en 1981.

En 1986, François Mitterrand change le mode d'élection avec un scrutin proportionnel. À la suite de la victoire de la droite aux législatives, Jacques Chirac devient premier ministre et le FN entre au palais Bourbon. La liste d'Union de la droite dans le département conduite par Jean Foyer recueille 55 % des voix mais René la Combe accepte le siège éjectable en sixième position sur sept, alors qu'il est président départemental du RPR. Il y avait 6 sortants, 3 RPR et 3 UDF. Jean Foyer dira dans ces mémoires (Sur les chemins du Droit avec le Général) : « C'était de sa part un acte d'abnégation, la deuxième place parmi les candidats du RPR lui revenait et Narquin n'en fût point fâché, car La Combe eut été placé normalement avant lui ». Le PS obtient deux sièges, sans avoir aucun élu dans les 6 circonscriptions du département. En 6ème place, René la Combe, fit le jeu de l'UDF et permis au centriste Jean Bégault d'être élu. La liste d'union obtient cinq élus ; 3 centristes Edmond Alphandéry, Maurice Ligot, Jean Bégault et 2 RPR Jean Foyer et Jean Narquin. Dans son livre, Jean Foyer de nouveau : « Le plus triste était que René n'ait pas été réélu. Il avait donné une nouvelle preuve de son sens de l'intérêt national, de son désintéressement et de son courage. Dans le personnel politique du Général, René a été le modèle et l'exemple de l'honnête homme, mieux du grand homme, l'opposé d'un politicien ».

En 1988, il se représente, sur l'insistance de Jacques Chirac, en candidat unique du RPR et de l'UDF qui font bloc derrière lui. Il a pour président du comité de soutien, son ami Olivier Guichard, figure du Gaullisme et président du conseil régional des Pays de la Loire. Dans les candidats du RPR, seule Roselyne Bachelot se présente dans le département à la suite de son père. Les autres candidats sont tous à l'UDF. Une candidature dissidente de Marc Laffineur, encarté à l'UDF le fait chuter de peu. (29 % soit 12 304 voix contre 21 % soit 8 762 voix pour René la Combe). L'écart est de 3 542 voix sur 42 000 votants. À la suite du redécoupage de la carte électorale, initié par le premier ministre Jacques Chirac, sa circonscription ne comprend plus son village de Saint-Germain-des-Prés et les villages voisins qui votaient massivement pour lui. Ces villages comptaient 9000 électeurs (Saint-Georges sur Loire, Ingrandes, Champtocé, Savennières, Saint-Martin du Fouilloux, Saint-Jean de Lignières). Ils ont été transférés sur la sixième circonscription voisine de l'autre coté de la Loire (Mauges) où est parachuté Hervé de Charette. Jean Narquin témoigne dans son livre Petite cuisine à l'Angevine : « René a reçu toutes les investitures officielles qui faisaient de lui, le seul candidat légitime de la droite unie. Le prestige de cet homme d'une stature morale exceptionnelle confortait encore une position que personne n'oserait contester... Marc Laffineur, dissident, était entré en politique en se faisant élire au conseil général grâce à l'appui actif de René la Combe. René la Combe estima que la candidature de Marc Laffineur était légitime, elle représentait la jeunesse. La Combe fit comme toujours une campagne d'une dignité exemplaire, sans dire un mot de son concurrent. Malgré le retrait forcé de Jean Foyer et la défaite de René la Combe, le Gaullisme "canal historique" conserva une représentation à l'Assemblée avec ma fille Roselyne. »

René la Combe, sans amertume, apporte son soutien au second tour à Marc Laffineur, permettant à ce dernier, d'entrer à l'Assemblée Nationale. il quitte alors la vie politique nationale, en conservant son mandat de Maire de Saint-Germain-des-Prés (Maine-et-Loire). À ces élections, Roselyne Bachelot succède à son père et fait son entrée politique. Hervé de Charette est élu. Jean Foyer ne se représente pas, Edmond Alphandéry est réélu.

Il sera de 1958 à 1986, membre de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales, des Affaires étrangères, de la Commission des lois, de la Défense nationale et vice-président de la commission de la production et des échanges de 1973 à 1978 à l'Assemblée. Il est rapporteur en 1963 du projet de loi sur la réglementation du droit de grève sous la présidence de René Capitant. Il est rapporteur pour avis du projet de loi de finance de 1981 à 1986 pour la commission de la production.

Le , il recevra le général de Gaulle venu à Angers, aux côtés de Victor Chatenay, ami intime du Général.

Il est élu secrétaire de l'Assemblée Nationale le . Il se présente à l'élection du secrétaire général de l'UDR en 1968 face à Robert Poujade, Alexandre Sanguinetti et Robert Grossmann. Il est membre du comité central de l'UDR et du RPR. Il est président de la fédération du RPR du Maine et Loire de 1982 à 1986, date à laquelle Jean Narquin lui succède.

Il est élu 2e vice-président de l'Assemblée nationale en 1965 et 1966 avec Achille Peretti, comme 1er vice-président. Il est réélu 3e vice-président en 1968 avec ses collègues de l'UDR, Achille Peretti, et Francois Le Douarec. Henry Rey est élu président du groupe UDR. En 1969, à la suite de la nomination de Jacques Chaban-Delmas à Matignon par Georges Pompidou, Achille Peretti est élu président de l'Assemblée nationale. René la Combe est réélu 3e vice-président avec ses collègues Francois Le Douarec et Roland Nungesser. Marc Jacquet est élu président du groupe UDR, auquel succédera Roger Frey, puis Claude Labbé. René la Combe est élu 1er vice-président en 1970 et en 1971, puis 2e vice-président en 1972. En 1978, il est le seul élu RPR à la vice-présidence, il est élu 1er vice-président. Le député Claude Labbé, est président du groupe RPR et Marcel Dassault, doyen de l'assemblée.

Il est élu représentant de la France au Parlement européen, le jusqu'au , date des nouvelles élections et représentant de l'assemblée nationale à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le pour la durée de la législature[4].

Le , il devient président du mouvement « Présence et actions du Gaullisme : ». L'association est fondée le par Jacques Vendroux, Michel de Grailly et Hubert Germain, dernier des Compagnon de la Libération. L'amicale parlementaire « Présence et action du gaullisme » fusionne en avec « Présence du Gaullisme » crée par en par Michel Debré, Louis Joxe et Pierre Messmer agissant comme un comité de défense du Gaullisme. Elle parvient à rassembler 60 députés. « PAG » réunit les gaullistes historiques, gardiens de la mémoire du Général mais aussi Jacques Chirac qui veut représenter la nouvelle génération gaulliste. Il la préside jusqu'en à la suite d'Hubert Germain et Charles Pasqua.

Proche de Simone Veil, il fait partie des rares élus gaullistes à voter pour la loi Veil en 1974. Il prononce une allocution historique lors du débat parlementaire le jeudi , pour condamner des propos de son camp faisant le parallèle avec les camps d'extermination et la doctrine nazie. Il vote contre l'abolition de la peine de mort en 1981 avec la plupart des membres du RPR et intervient à la tribune de l'assemblée.

Il est conseiller régional des Pays de la Loire de 1974 à 1986, sous la présidence d'Olivier Guichard[5].

Le , il est élu président du CEREL créé par Claude Peyret en (Centre études et de recherche Égalité et Libertés destiné à rapprocher les gaullistes et le centre gauche), qui compte certains gaullistes historiques comme Alexandre Sanguinetti ou Roland Nungesser. Il la préside jusqu'en . Le , le CEREL devient le club Justice et Liberté sous la présidence de Jean Guion.

Fidèle au courant gaulliste, il soutient Jacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle française de 1974 et signe l'appel des 129 Compagnons de la Libération, le en faveur de sa candidature. Il soutient Michel Debré, son vieux compagnon de route, à l'élection présidentielle de 1981 en signant avec 43 députés une lettre d'appel à sa candidature. Il admire Jacques Chirac qu'il soutient à l'élection présidentielle de 1988 et dès l'année 1993 pour promouvoir sa candidature de 1995. Il est membre de l'Institut Charles de Gaulle.

Il crée en 1977, l'association pour la défense et la vitalité des petites communes du Maine-et-Loire qui regroupe 150 villages du département.

Il est président du groupe d'amitié France-Pologne à l'Assemblée nationale de 1978 à 1981 et président d'honneur de l'association Anjou-Pologne. Il est reçu par le maréchal Tito le en Yougoslavie, avec les membres d'une délégation parlementaire.

Il recevra en visite privée au château de la Missonnière, le vice-roi des Indes Lord Moundbatten le durant son séjour en France, organisée par le Colonel Remy, et accueillera la Reine mère Elisabeth lors de son séjour en Anjou au château de Serrant du 12 au 15 mai 1981. Chaque été, il organisera ses « rencontres de la Missonnière », en recevant ses amis proches, Michel Debré, Olivier Guichard, Jean Foyer, Jean Narquin ou Jacques Chaban-Delmas.

Le , Jacques Chaban-Delmas et le général de Bénouville ses vieux amis, tous deux Compagnons de la Libération, lui remettent la barrette de commandeur de la Légion d'honneur à l'Assemblée nationale. Il est entouré de Michel Debré, Pierre Messmer, et des parlementaires du Maine-et-Loire: Charles Jolibois, Auguste Chupin, Edmond Alphandery, Jean Foyer, Jean Narquin, Jean Bégault, de nombreux amis dont René Billecocq, Jean Saint-Bris, Rose d'Estiennes d'Orves et de sa famille. Le général de Benouville introduisit la cérémonie: "chacun est venu car il t'aime fraternellement, d'un coeur ardent, comme aux jours difficiles. Nous n'avons pas changé. Nous servons notre pays." Et René la Combe rassemblant ses invités: "il y a chez vous de multiples tendances. Les Français vivent avec des tendances. Il y a des socialistes, des communistes, des gaullistes. Il y a aussi des calotins, des "culs bénis" et des mangeurs de curés. C'est la France ! Celle de notre histoire, celle que nous devons servir". Le Courrier de l'Ouest du .

Le , quelques mois avant sa disparition, souffrant et affaibli, remet les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à son ami de 35 ans, Jean Narquin, parrain de son fils Frédéric, dans la plus stricte intimité au château de la Missonnière, en présence de sa famille, dont sa fille Roselyne Bachelot. Jean Narquin déclara dans le Courrier de l'Ouest que sans René la Combe, il n'aurait jamais fait de politique. « C'est René qui m'a fait sortir de l'ombre » déclara-t-il.

67 Compagnons de la libération ont été élus députés sur les 1038 Compagnons désignés par le général de Gaulle dont 700 ont survécu après guerre.

Décès et hommages

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Il habite le château de la Missonnière que son grand-père avait modifié à la fin du XIXe siècle et y vécut jusqu'à sa mort en 1994[6]. Il sera résident avec son épouse Jacqueline du XVème puis du XVIe arrondissement de Paris de 1945 à 2013.

Ses obsèques seront célébrées le à Saint-Germain-des-Prés. Edmond Alphandery, Ministre de l'économie, représente le gouvernement, et des amis proches, figures du gaullisme lui diront un dernier adieu, dont Jean Foyer, Jean Narquin, Olivier Guichard. Le Général Pierre de Bénouville et Roland de la Poype représenteront les Compagnons de la Libération. Michel Debré, atteint de la maladie de Parkinson, Jacques Chaban-Delmas et Jacques Chirac ne sont pas présents. Toutes les figures politiques de la droite est du centre du département seront présents, dont Jean Sauvage, Président du Conseil Départemental du Maine et Loire, les sénateurs, Jean-Paul Hugot, Jean Huchon, Charles Jolibois, Auguste Chupin, les députés Maurice Ligot, Roselyne Bachelot, Hubert Grimaut, Marc Laffineur, mais aussi le Maire adjoint socialiste d'Angers, Jean Rousseau qu'il a connu en captivité à Belfort, le préfet du Maine et Loire, Bernard Boucault, et Jean-Marie Desgrées du Lou, Président du Courrier de l'Ouest. Le ministre de l'Economie, Edmond Alphandery, l'ancien Garde des Sceaux, Jean Foyer, le Général et Compagnon de la LIbération, Pierre de Bénouville, Jean Saint-Bris, Conseiller général, puis le doyen du Conseil Municipal de Saint-Germain des Prés, le Docteur Crezé prononceront successivement un hommage marqué.

Dans la Nouvelle République du , Pierre de Bénouville témoignera : « il a été mon ami, comme peu l'ont été. Lorsque j'ai appris qu'il nous avait quitté, j'ai senti que pour nous, ses compagnons, et vous ses amis, un pan du monde s'effondrait. » Pour l'ancien Garde des Sceaux, Jean Foyer, René la Combe restera « l'ami le plus fraternel, le plus généreux, le plus exemplaire car il a toujours marché sur les chemins de l'honneur » et le Ministre de l'Economie, Edmond Alphandery : « sa disparition représente une immense perte pour la France », le ministre exprime son admiration pour un homme que « l'ambition n'a jamais aveuglé. Grande figure de l'Anjou, avec sa vie si noble, si pure, il restera un exemple ».

Dans Ouest-France, Jacques Chirac réagira à son décès : « Un grand témoin de l'histoire disparait. René la Combe laisse le souvenir d'un homme dont le courage et l'ardente fidélité à ses idées gaullistes s'exprimait toujours avec une très grande modestie et une très grande pudeur. Ces qualités hautement humaine apparaissent aujourd'hui comme un message de dignité. » Ouest-France -

Jean Narquin : « On connait la carrière politique de René la Combe, ses services éminents pour la France et l'Anjou. Mais ce qui marque, ceux qui ont eu le privilège de partager sa vie publique et personnelle, ce sont les qualités morales, la droiture, la rigueur d'un homme exceptionnel. » Ouest-France - .

Pierre de Bénouville, parrain de son fils Jérôme, donnera un témoignage de son frère d'arme et compagnon politique René la Combe : « J'ai peur, à l'heure où la terre, Sa terre, va le prendre dans son intimité séculaire, j'ai peur que nous ne nous souvenions pas fidèlement de ce qu'il a été en vérité. » Il raconte le sabotage des lignes de chemin de fer, dont René la Combe fut un acteur essentiel, «... l'admirable René, tout pétri d'enthousiasme, d'amour de la patrie, de foi profonde et chevaleresque ». Aujourd'hui, « nous enterrons un héros, un héros modeste, ironique quand il le fallait. Que ceux qui sont là n'oublient pas tout ce qu'il a été pour les Français et pour les hommes de cœur. Sous mes ordres, René la Combe m'a spécialement enseigné ce qu'était le sacrifice, ce sacrifice grâce auquel nous sommes libres et honorables ». Ouest France - .

Son épouse, Jacqueline, décédera le à Paris (16e) à l'âge de 90 ans. Gonzague Saint-Bris au nom de la famille Saint-Bris prononcera une « ode à la femme du héros », hommage appuyé à Jacqueline la Combe et aux souvenirs mémorables des Saint-Bris au château de la Missonnière, « paradis de la liberté » : « Assise sur les sables de la Loire sur la plage de Montjean, elle avait la beauté d’une statue mais son visage animé était signé du sourire du midi, d’où elle venait. Elle portait de grands chapeaux ombrant son âme, éprise d’héroïsme. Elle aimait lire l’histoire des femmes légendaires et celle des grands personnages. Elle avait à la fois du cran et de l’élégance. Elle était le courage en Courrège... » Gonzague Saint-Bris, .

Deux rues portent le nom de René la Combe : à Saint-Germain-des-Prés et à Angers.

Le sénateur Francis Szpiner, ancien maire du 16e arrondissement, a soumis le vote au Conseil de Paris de nommer certaines écoles élémentaires de la ville de Paris au nom de Compagnon de la Libération y ayant vécu. Ce vœu a été accepté et les écoles François Jacob, et Guy Chauliac ont été inaugurées en 2023. Par un vote du , l'école publique située au 5 rue Gustave-Zédé a été choisie avec la mairie de Paris pour prendre le nom d'école René la Combe[7]. Le , l'inauguration de l'école René la Combe a eu lieu en présence du Général Christian Baptiste, délégué national de l'Ordre de la Libération, du Général Loic Mizon, Gouverneur Militaire de Paris, de Hervé Gaymard, président de l'Institut Charles de Gaulle, de Roselyne Bachelot, amie de la famille, de Pierre Cazeneuve, député des Hauts de Seine et de Philippe Bolo, député du Maine et Loire, de Jeremy Redler, Maire du XVIème arrondissement et de Francis Szpiner, Sénateur de Paris[8].

À la suite de la disparition du dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain le , la mairie du 16e arrondissement de Paris inaugure le , une exposition, « Parcours de compagnons » retraçant la vie de certains compagnons ayant vécu dans l'arrondissement, dont René la Combe.

Décorations

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Notes et références

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  1. « Base de données deportation », sur lesmortsdanslescamps.com (consulté le )
  2. « Transport parti de Belfort le 29 août 1944 (I.267.) », sur www.bddm.org (consulté le )
  3. « Taperell, Michael Omer Treleaven - TracesOfWar.com », sur www.tracesofwar.com (consulté le )
  4. « Assemblée nationale - René La Combe - Tables nominatives des interventions à l'Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  5. « Conseillers régionaux des Pays de la Loire : 1974 - 1986 », sur data.paysdelaloire.fr (consulté le )
  6. « René La Combe - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  7. « Dénomination des écoles Claude Lepeu, René La Combe et Daniel Dreyfous- Ducas », paris.fr, 2025.
  8. « Lettre d'information | Juin - Juillet 2025 | L'Ordre de la Libération et son Musée », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le )
  9. Journal officiel de la République française no 0078 du , (ISSN 0373-0425, lire en ligne), p. 3647.
  10. 1 2 3 « René LA COMBE », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le )
  11. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Laurène Vernet, Simone Veil, Les combats d'une immortelle, Éditions Perrin, 2024
  • Roselyne Bachelot, Entretiens avec Arnaud Wajdzik, Éditions Ouest France, 2023
  • Jérome la Combe et France Martin-Monier, René la Combe, La Liberté guide nos pas, préface de Roselyne Bachelot, Histoire Conseil, 2021
  • Jacques Gautier, Je n'ai jamais dénoncé Jean Moulin, L'Harmattan, 2021
  • Roselyne Bachelot, La petite fille de la Ve, Souvenirs, Flammarion, 2015
  • Jean-Pierre Richardot, SNCF: héros et salaud pendant l'occupation, Cherche Midi, 2012
  • Jean Foyer, Sur les chemins du droit avec le Général, Fayard, 2006
  • Pierre de Bénouville, Avant que la nuit vienne, Entretien avec Laure Adler, Grasset, 2002
  • Jean Narquin, Petite cuisine à l'Angevine, Édition de l'IREC, 2000
  • Maurice Grassin, Roselyne Bachelot, Fidèle et rebelle, Édition Siloé, 2000
  • Pierre Péan, La diabolique de Caluire, Fayard, 1999
  • Pierre Péan, Vies et Morts de Jean Moulin, Fayard, 1998
  • Michel Debré, Trois républiques pour une France, Gouverner Autrement, Albin Michel 1993
  • Max Heilbronn, Galeries Lafayette Buchenwald Galeries Lafayette, Economica, 1989
  • Henri Teissier du Cros, Louis Armand, Visionnaire de la modernité, Odile Jacob, 1987
  • René Hardy, Derniers mots, Fayard, 1984
  • Colonel Remy, La Résistance, Tome 3, l'Action, Éditions Christoph Colomb, 1984
  • Henri Frenay, Volontaires de la nuit, Laffont, 1975
  • Henri Frenay, La Nuit finira, Laffont, 1973
  • Pierre de Bénouville, Le sacrifice du matin, Robert Laffont, 1970
  • Claude Bourdet, L'Aventure incertaine, Stock, 1975
  • Fabrice Sugier, « La Combe René Bottin Melville (1915-1994) », dans La Résistance dans le Gard (DVD-ROM), Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN 978-2-915742-23-7) — notice individuelle non paginée.
  • Colonel Remy, La ligne de démarcation, René la Combe, « La liberté guide nos pas », tome 3, chapitre X, Librairie Perrin, 1965

Filmographie

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Liens externes

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