Robert Flacelière
Robert Flacelière, né le à Paris (5e arrondissement), mort le à Castries (département de l'Hérault)[1], est un philologue et helléniste français, professeur à la Sorbonne et ancien directeur de l'École normale supérieure (Paris).
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Émile Robert Flacelière |
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Biographie
modifierRobert Flacelière effectue ses études secondaires au lycée Henri-IV. En 1922, il est admis à l’École normale supérieure. En 1925, il est reçu à l'agrégation de grammaire, le premier[2].
La même année, il entre à l'École française d'Athènes, où il s'intéresse notamment à l'épigraphie. Sa thèse de doctorat, soutenue en 1935 et publiée en 1937, s'intitule Les Aitoliens à Delphes : contributions à l'histoire de la Grèce centrale au IIIe siècle av. J.-C. Il enseigne la langue et la littérature grecques à la Faculté des lettres de Lyon (de 1932 à 1948), puis à celle de Paris. En 1967, il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
Pendant la révolte étudiante de mai 68, Flacelière organisa une pétition de professeurs contre les étudiants insurgés et se trouva au centre d’une vive polémique.
Il dirige l'École normale supérieure de 1963 à 1971. Le président Georges Pompidou, lui-même ancien élève de cet établissement, met un terme à ses fonctions après l'occupation de l'école par des groupuscules maoïstes lors de la « Nuit de la Commune ». Il prend ensuite la direction de la Fondation Thiers, de 1975 à 1980.
En , il fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés[3].
De retour d'une croisière en Méditerranée, il meurt le [4].
Œuvre
modifierRobert Flacelière a traduit l’Iliade, Médée d'Euripide, les Homélies I à V de Sur l’incompréhensibilité divine de Jean Chrysostome pour la collection des Sources chrétiennes et le Dialogue sur les oracles de la Pythie de Plutarque.
Il a également dirigé l'édition et la traduction de plusieurs ouvrages de Plutarque pour la Collection des Universités de France : les Vies parallèles, en collaboration avec Émile Chambry, et plusieurs volumes des Moralia.
Normale en péril (1971) est le récit de la « Nuit de la Commune » du printemps 1971. Ce pamphlet écrit sur le vif des événements est aussi un témoignage sur l'École normale supérieure au début des années 1970, l'inadaptation et la contestation de son modèle universitaire, le début de ce que Jean Bousquet, son successeur à la tête de cet établissement des plus prestigieux, appellera les « années grises ».
Il est également l'auteur de :
- La Vie quotidienne en Grèce au temps de Périclès (1959)
- L'Amour en Grèce (1960)
- Devins et oracles grecs (1961)
- Histoire littéraire de la Grèce (1962), prix Albéric-Rocheron de l'Académie française en 1963
- Sagesse de Plutarque (1964).
Notes et références
modifier- ↑ Archives de Paris, « État civil du 5e arrondissement, registre des naissances du 18 mai 5 juin 1904, vue 21 / 31, 5N 208 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ André Chevreul, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ « Tous au CIEL : un combat intellectuel antitotalitaire (1978-1986) présenté par Alain Laurent », sur lesbelleslettresblog.com, (consulté le ).
- ↑ Notice sur la vie et les travaux de Robert Flacelière, membre de l'Académie par son ami Pierre Demargne devant l'Académie des inscriptions et belles-lettres.