Robert Gesink
Robert Gesink, né le à Varsseveld, est un coureur cycliste néerlandais. Grimpeur très prometteur, sa carrière est marquée par de nombreuses blessures. Il a obtenu des résultats sur des courses par étapes avec plusieurs tops 10 sur le Tour de France et le Tour d'Espagne, des podiums sur Tirreno-Adriatico et le Tour du Pays basque ainsi qu'un succès sur le Tour de Californie. Coureur complet, il brille aussi sur les courses d'un jour où il obtient ses plus beaux succès sur les classiques World Tour de Québec et de Montréal. Il est également connu pour sa longévité et sa fidélité envers l'équipe Rabobank au sein de laquelle il est un leader pendant de nombreuses années avant de devenir un équipier essentiel lors de ses succès sur les Grands Tours entre 2019 et 2024.
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Le condor de Varsseveld[1] |
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2 classiques Grand Prix cycliste de Montréal 2010 Grand Prix cycliste de Québec 2013 1 course par étapes Tour de Californie 2012 1 étape de grand tour Tour d'Espagne (1 étape) |
Biographie
modifierUn espoir du cyclisme néerlandais et international
modifierAnnées juniors et espoirs (2004-2006)
modifierAprès un passage chez les Juniors riche de plusieurs succès sur des courses références dont une victoire d'étape sur la Course de la Paix et le Tour du Pays de Vaud ainsi qu'un titre sur son championnat national du contre-la-montre, Robert Gesink découvre le circuit espoir au sein de l'équipe Löwik Meubelen-Van Losser Installatiegroep avant de rejoindre la formation Rabobank Continental en 2006. Lors de cette saison, il se montre particulièrement à son avantage en débutant fort avec une 3e place sur le Tour d'Algarve grâce à une belle ascension de l'Alto de Malhão où il devance des coureurs comme Davide Rebellin. Par la suite, il est vainqueur d'étape et du classement général sur la Semaine cycliste lombarde et le Circuito Montañés avant de terminer 2e du Tour de l'Avenir en fin de saison, battu par Moisés Dueñas, et 6e des championnat du monde espoir.
Première saison chez les professionnels et première victoire (2007)
modifierFort de cette belle année, il passe professionnel au sein de la Rabobank en 2007. Il se montre à son avantage en début d'année en terminant meilleur jeune du Tour de Californie ou 9e de la Clásica de Almería mais sa première grande performance arrive sur la Flèche Wallonne qu'il termine à la 9e place malgré un mauvais placement. Il confirme après ça avec un bon Tour de Romandie duquel il termine 13e puis surtout avec un premier succès chez les professionnels sur le Tour de Belgique. Lors de la 4e étape, son attaque dans la côte de La Redoute lui permet de s'isoler à une dizaine de kilomètres de l'arrivée et il résiste au retour du peloton[2]. Il se montre encore à son avantage sur le Tour d'Allemagne où il termine 3e sur la difficile arrivée à Sölden et 5e du général puis en prenant la 2e place du Tour de Pologne derrière Johan Vansummeren à l'issue d'une rude dernière étape qui décide du classement final[3]. En fin d'année, il termine également 10e du Tour d'Émilie et 15e de son premier Monument, le Tour de Lombardie. Après cette belle année, il est prolongé par son équipe jusqu'en 2012 et son directeur général Theo de Rooij exprime sa « confiance » dans ses qualités, le décrivant comme un « coureur exceptionnel »[4].
Première participation à un Grand Tour et résultats sur les plus grandes épreuves (2008)
modifierIl commence bien la saison 2008 en remportant la 3e étape du Tour de Californie. A l'attaque dans la dernière ascension, il collabore dans le final avec Levi Leipheimer qui lui laisse la victoire[5]. Gesink termine 9e au général final et de nouveau meilleur jeune. Sur Paris-Nice, il passe entre les gouttes lors des premières étapes qui éliminent de nombreux leaders puis lors de l'ascension du Mont Serein il passe à l'attaque et distance presque tout le monde. Seul Cadel Evans s'accroche à sa roue, difficilement, et le bat au sprint mais Gesink revêt le maillot jaune[6]. Il le perd deux jours plus tard, vers Cannes, dans la descente du col du Tanneron où, isolé et gêné par des chutes, il est attaqué de toutes parts et ne peut suivre tout le monde[7]. Il termine tout de même 4e au classement final et meilleur jeune. Lors de la campagne ardennaise, il épaule Thomas Dekker mais termine tout de même à des places honorables dont une 13e place sur son premier Liège-Bastogne-Liège. Surtout, il brille sur la Flèche Wallonne en prenant la 4e place au sommet du Mur de Huy sur routes mouillées. Il termine son premier bloc de saison par un excellent Dauphiné où il est au contact des meilleurs tous les jours jusqu'à finir 4e au général final et est loué par ses adversaires comme le vainqueur Alejandro Valverde[8]. Après ça, il passe proche d'un succès d'étape sur le Tour d'Autriche puis réalise de beaux Jeux Olympiques en terminant 10e de l'épreuve contre-la-montre et 9e de la course en ligne.
Il s'aligne ensuite au départ de la Vuelta pour y disputer son premier Grand Tour en tant que leader unique pour le classement général. Il concède un peu de temps sur une des premières étapes, pris dans une cassure, mais par la suite, il réalise un contre-la-montre décent et s'accroche au groupe des leaders sur les premières étapes montagneuses ce qui lui permet d'être dans le top 10 à la mi-course. Dans la rude étape qui mène à Suances, courue dans des conditions climatiques difficiles, il ne se fait pas piéger et regagne trois places au général. Dans l'Angliru, il est distancé rapidement mais réalise une montée régulière et se classe 6e au sommet[9]. Il se montre tout autant à son avantage le lendemain dans le col de San Isidro, menant la poursuite seul derrière le trio de tête et terminant 4e[10]. Ses bonnes performances en montagne lui permettent de grimper à la 5e place au général. Il tient cette position sur les étapes suivantes mais est un peu plus décevant lors du dernier contre-la-montre sur les pentes du Navacerrada et perd deux places, terminant ainsi 7e de son premier Grand Tour. Sur la fin de saison, en plus d'un top 10 décroché sur le Tour d'Émilie, il est acteur sur le championnat du monde à Varèse. Il opère dans un premier temps la jonction seul sur le groupe de tête à l'entame du dernier tour puis est plusieurs fois à l'attaque, sans succès. Il arrive finalement dans le petit groupe qui se dispute les places d'honneurs juste derrière Alessandro Ballan et termine 10e.
Des années de leadership gâchées par les blessures et les soucis de santé
modifierPremière participation au Tour de France et à la lutte pour la victoire finale sur le Tour d'Espagne (2009)
modifierEn 2009, il débute la saison de manière solide en réalisant de bons classements sur plusieurs grandes courses d'une semaine, 8e du Tour de Californie et toujours meilleur jeune, 11e de Tirreno-Adriatico et surtout 7e du Tour du Pays Basque. Sur l'Amstel Gold Race, il est dans un groupe restreint après le Keutenberg et attaque à la relance à 11 km du but. Il part seul puis voit vite les retours de Sergey Ivanov et de Karsten Kroon. Le trio collabore jusqu'au bout, Gesink est distancé au pied du Cauberg par ses deux compagnons mais résiste au retour du peloton pour finir sur le podium[11]. Souffrant de douleurs aux genoux, il est forfait sur la Flèche wallonne mais participe tout de même à Liège-Bastogne-Liège quoique diminué[12]. Là, il cherche à surprendre ses adversaires de loin, dans la Côte de La Redoute, mais sans succès[13]. Sur le Dauphiné, il se montre au niveau des meilleurs en montagne, distançant même Alberto Contador, et termine 4e au classement final. Il arrive ainsi en confiance au départ de son premier Tour de France où il est associé à Denis Menchov, vainqueur sortant du Tour d'Italie. Gesink réalise un premier contre-la-montre décent dans les rues de Monaco mais est pris dans une bordure lors de la 3e étape dans laquelle de nombreux leaders sont piégés. Pendant la 5e étape qui mène vers Perpignan, il est pris dans une chute à 75 km de l'arrivée et termine l'étape en souffrance en dernière position, attendu par son équipier Grischa Niermann. Malgré son courage, son poignet est cassé et il est contraint à l'abandon précocement sur ce Tour[14].
Il se concentre dès lors sur le Tour d'Espagne où il espère jouer les premiers rôles malgré son manque de repères. Sur les deux premiers contre-la-montre, il limite la casse et à l'approche de la montagne, il ne pointe qu'à 45 secondes de Cadel Evans. Lors de la première arrivée au sommet, à l'Alto de Aitana, Gesink attaque dans le dernier kilomètre et reprend quelques secondes aux autres favoris[15]. Le lendemain, quoique légèrement distancé au sommet de la côte de Xorret de Catí, il recolle à Alejandro Valverde, Ivan Basso et Evans dans la descente et s'affirme comme un candidat crédible à la victoire finale, 3e du général à 36 secondes de Valverde[16]. Le Néerlandais confirme ses prétentions lors de la 12e étape qui se termine au sommet de l'Alto de Velefique. Participant à un premier mouvement en début d'ascension, il place son attaque à 1,5 km du sommet et parvient à sortir seul. Il revient au dernier moment sur les échappés restants mais ne peut rien face à eux au sprint et pendant que Ryder Hesjedal s'impose, lui termine 3e et se rapproche du maillot or, se replaçant à 18 secondes[17]. Le lendemain, le peloton se dirige au sommet de la Sierra Nevada. La course s'engage loin de l'arrivée dans l'Alto de Monachil et les leaders se retrouvent entre eux. Evans est alors victime d'une crevaison au sommet et son dépannage lent lui fait perdre plus d'une minute sur le groupe des leaders[18]. Gesink reçoit alors le soutien de ses équipiers Juan Manuel Garate et Koos Moerenhout, présents dans l'échappée, mais voit aussi un Basso très motivé l'aider pour écarter Evans. Ezequiel Mosquera se montre actif dans le final en attaquant, Gesink roule fort quant à lui sur la fin d'ascension et grimpe ainsi à la 2e place du classement général même s'il perd quelques secondes sur Valverde au jeu des bonifications. La 14e étape voit un magnifique combat se dérouler entre les deux premiers du classement général sur les pentes de la Sierra de la Pandera. C'est Gesink qui attaque le premier à 3,5 km de l'arrivée et il parvient à faire lâcher le maillot or. Le Néerlandais insiste puis voit Mosquera le contrer, faisant ainsi davantage exploser la course. Malgré tout, Gesink est fort et a bientôt 20 secondes d'avance sur Valverde. Cependant, l'Espagnol trouve un second souffle et termine fort cette montée. Il dépasse un à un les leaders et reprend Gesink dans le dernier kilomètre avant même de lui reprendre quelques secondes précieuses dans le final[19]. Après ces trois étapes de montagne, le Néerlandais est donc 2e au classement général à 31 secondes de Valverde et avec près d'une minute d'avance sur le 4e. Au cours de la 17e étape dédiée aux sprinteurs, Gesink est pris dans une chute et se blesse au genou gauche, recevant 7 points de sutures[20] ce qui met à mal ses espoirs de victoire finale[21]. Il poursuit malgré tout et s'accroche dans l'étape qui mène à Avila sans concéder de temps. Cependant, dans la dernière étape de montagne, malgré une belle résistance dans les premiers cols du jour, il est distancé au pied de la dernière montée de Navacerrada. Attendu par son équipe, il perd près de 5 minutes sur le groupe des leaders et recule au 6e rang au général[20]. Il tient cette place lors du dernier contre-la-montre mais peut nourrir des regrets. Il se console en fin de saison en remportant le Tour d'Émilie. Dans la dernière ascension de San Luca, il parvient à sortir du groupe des favoris pour revenir sur Jakob Fuglsang. La victoire se joue au sommet entre lui, le Danois et Thomas Löfkvist et c'est le Néerlandais qui prend le meilleur pour remporter le centenaire de l'épreuve[22]. Sur le Tour de Lombardie, il fait partie d'un petit groupe de costauds qui se jouent le podium derrière Philippe Gilbert et Samuel Sanchez et il prend la 6e place.
Victoire sur le Grand Prix de Montréal et Tour de France réussi (2010)
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En 2010, il réalise encore une fois un début d'année solide sur les courses par étape avec une 5e place sur Tirreno-Adriatico où il termine meilleur jeune mais aussi une 8e place au Tour du Pays Basque où il s'illustre sur l'étape reine à Arrate qu'il termine deuxième derrière Samuel Sanchez[23]. Sur les Ardennaises, il est plus en retrait malgré quelques places d'honneur mais c'est sur le Tour de Suisse qu'il se montre le plus à son avantage. Lors de la 5e étape, il suit les offensives d'Andy Schleck au pied du col de l'Albula puis contre le Luxembourgeois et part seul à 15 km de l'arrivée. Il réalise une grande ascension et bascule avec un peu plus d'une minute de marge sur ses premiers poursuivants avant de tenir bon dans la descente pour signer son premier succès de la saison et prendre le maillot jaune pour 39 secondes sur Rigoberto Uran[24]. Cependant, sur le contre-la-montre final de 27 km, il passe à côté de son sujet, perd sa place de leader et termine seulement 5e au classement général final.
Malgré tout, sa belle performance en montagne le met en confiance au départ du Tour de France qu'il aborde en lieutenant de luxe de Denis Menchov. Après un premier contre-la-montre moyen, il est mis en difficulté dans l'étape des pavés et termine dans le peloton à plus de deux minutes des leaders. Son premier rendez-vous arrive avec la montagne et l'étape qui mène à Morzine. Gesink passe à l'attaque à moins de 2 km du but mais sans pouvoir faire la différence puis il roule sur la fin pour limiter l'écart par rapport à Schleck et Sanchez et termine 3e au sommet[25]. Le lendemain, pendant qu'Alberto Contador s'envole avec Andy Schleck sur les pentes de la Madeleine, le Néerlandais roule pour Menchov une bonne partie de l'ascension pour limiter les écarts qui grimpent malgré tout à plus de 2 minutes. A la sortie des Alpes, Gesink est 7e au général à 1 minute 37 de la 3e place occupée par Sanchez, son leader Menchov ne pointe lui qu'à 13 secondes. La situation reste sensiblement la même aux abords des Pyrénées où le Néerlandais est mis en difficulté dans la montée d'Ax 3 Domaines. Malgré tout, il profite du marquage entre Contador et Schleck pour revenir et aider Menchov à s'échapper et terminer deuxième de l'étape, lui-même terminant dans le groupe maillot jaune pas loin derrière ce qui lui permet de grimper à la 6e place au général du fait de la défaillance d'Ivan Basso. Le lendemain, Gesink est en difficulté dans le Port de Balès et ne parvient pas à s'accrocher au groupe Schleck, passant à 10 secondes au sommet. Il limite la casse dans la descente et ne perd presque rien sur le groupe devant lui même si ses espoirs de podium s'envolent face à la supériorité de Menchov au sein de son équipe. Surtout, le Néerlandais continue à afficher ses limites et, dans l'étape suivante, il est lâché très tôt dès le col d'Aspin en compagnie de Sanchez. Les coureurs sont alors très loin de l'arrivée, la course ne s'emballe donc pas ce qui permet aux lâchés de rentrer et de terminer avec le peloton dans une étape où rien ne se passe pour le classement général. La 18e étape est la dernière explication entre grimpeurs au sommet du Tourmalet. Dans cette ascension, Gesink retrouve des jambes et roule toute la fin du col pour aider son leader[26]. Lors du contre-la-montre décisif de Pauillac, pendant que Menchov va chercher le podium, Gesink conserve sa 6e place et boucle son premier Tour de France. Après les déclassements de Contador et Menchov, il termine officiellement 5e.
Il concentre ensuite sa fin de saison sur les courses d'un jour. A la sortie du Tour, il dispute la Classique de Saint-Sébastien où il se montre très actif mais à contre-temps. Dans le Jaizkibel, il produit un gros effort et ramène un petit groupe sur la tête de la course puis dans l'Arkale, il produit une nouvelle attaque qui réduit son groupe sans pouvoir revenir sur le trio de tête. L'entente au sein de son groupe n'est pas assez bonne pour boucher les 20 secondes restantes et il termine 7e[27]. Il se rend ensuite au Canada pour participer aux premières éditions des Grands Prix de Québec et Montréal. A Québec, le Néerlandais fait partie d'un groupe de 5 qui aborde le dernier tour en tête mais il est repris par un peloton réduit. Pendant que Thomas Voeckler fait la différence dans le final, lui termine 3e au sprint derrière Edvald Boasson Hagen[28]. À Montréal, Gesink passe à l'attaque dans la côte de Camilien-Houde à un peu plus de 10 km de l'arrivée et personne n'est en mesure de le suivre. Dans un final peu favorable à un homme seul, il parvient à conserver son avance de moins de 10 secondes sur un petit groupe de poursuite et triomphe[29]. Il goûte de nouveau à la victoire sur le Tour d'Émilie où il défend son titre au sommet de la côte de San Luca. Il ne reste alors que 4 coureurs, Gesink lance son sprint et gagne avec autorité devant Dan Martin et Michele Scarponi[30]. Malheureusement, le lendemain, il apprend que son père a été victime d'une chute en VTT et se trouve à l'hôpital. Le Néerlandais tire alors un trait sur le Tour de Lombardie qu'il abordait parmi les favoris pour venir au chevet de son père qui décède deux semaines plus tard des suites de sa chute[31].
Vainqueur du Tour d'Oman, déception au Tour de France et fracture de la jambe (2011)
modifierLe départ de Denis Menchov vers l'équipe Geox-TMC laisse la place à la jeune génération de la Rabobank sur les courses par étapes avec Gesink en tête mais aussi Bauke Mollema et Steven Kruijswijk, ce qui lui confère un nouveau statut. Son début de saison 2011 se révèle tonitruant du fait d'une intersaison où il s'est réfugié dans l'entraînement suite au décès de son père[32]. Ainsi, sur le Tour d'Oman, il remporte aisément l'étape reine à Green Mountain qu'il dédie à son père puis confirme par un autre succès sur le contre-la-montre, se déroulant sur un terrain accidenté, ce qui lui permet de remporter pour la première fois de sa carrière le classement général d'une épreuve professionnelle[33]. Il confirme sur Tirreno-Adriatico où, suite à la victoire de son équipe sur la première étape, il se retrouve bien placé au général et prend le maillot de leader au soir de la 4e étape[34]. Il le perd dès le lendemain pour une poignée de secondes mais son bon contre-la-montre final lui permet de terminer 2e de l'épreuve et meilleur jeune. Nouveau podium au Tour du Pays Basque, là encore grâce à sa régularité sur les étapes accidentées et à un bon contre-la-montre final. Il réalise alors le meilleur début de saison de sa carrière. Sur les Ardennaises, il est dans le groupe de tête jusqu'au pied du Cauberg mais ne peut suivre le sprint de Philippe Gilbert et termine 9e. Sur les autres classiques, il est un peu plus en retrait. Par la suite, il reprend sa préparation pour le Tour de France sur le Dauphiné mais est loin de son meilleur niveau lors des premières étapes et se retrouve hors du jeu pour le classement général. Cependant, il retrouve des sensations lors du week-end de clôture. Sur la 6e étape se terminant au sommet du Collet d'Allevard, il est présent dans le groupe des leaders et distance même le maillot jaune Bradley Wiggins. Il passe à l'attaque dans le dernier kilomètre mais ne peut reprendre Joaquim Rodriguez parti plus tôt et termine 2e de l'étape[35]. Le lendemain, il est de nouveau à l'attaque, d'abord dans le col du Glandon puis dans la montée vers La Toussuire où il reprend les échappés avant de mener tout le col mais il est repris à 3 km du but par le groupe maillot jaune. Malgré tout, il trouve la force de s'accrocher et termine 3e de l'étape, se rassurant en vue du Tour[36].

Il y arrive avec l'ambition de décrocher le maillot blanc de meilleur jeune ainsi que de jouer le podium final. Plutôt en retrait sur les premières étapes destinées aux puncheurs, il est tout de même au contact des meilleurs. Cependant, lors de la 5e étape qui mène vers Redon, il est embarqué par Janez Brajkovič dans sa chute et repart blessé aux genoux et souffrant d'un poignet[37]. Il peut rentrer sur le peloton et deux jours plus tard, prend le maillot blanc à la faveur de la chute de Geraint Thomas tout en se replaçant 10e au classement général. Néanmoins, dès la première arrivée en altitude, il montre des limites et perd du temps dans l'étape de Super-Besse, se ressentant toujours de ses blessures. S'il conserve le maillot blanc 5 jours, il explose dès la première grande étape de montagne en lâchant dès les pied du Tourmalet et perd tous ses espoirs au général. Il traîne ses douleurs par la suite et termine le Tour à une anonyme 33e place, ne se montrant que dans une tentative de contre sur la 18e étape dans les pentes du col Agnel. Après ce Tour difficile, il rebondit lors du Grand Prix de Québec. Présent dans un groupe de costauds qui s'échappent à 15 km du but, il place une belle attaque dans la dernière côte du parcours sans succès. Lorsque Philippe Gilbert contre, il est le seul en mesure de répondre au Belge sans pouvoir reprendre sa roue. Les deux hommes s'offrent un duel à distance sur les deux derniers kilomètres mais Gesink ne parvient pas à boucher les quelques mètres qu'il compte de retard et termine 2e[38]. De retour en bonne forme pour la fin de la saison, il est victime d'une chute à l'entraînement et souffre d'une quadruple fracture à la jambe avec le fémur cassé. Il est opéré mais doit suivre une longue période de rééducation où il doit réapprendre à marcher[39].
Retour en forme, vainqueur du Tour de Californie et top 10 sur la Vuelta (2012)
modifierGesink reprend la compétition sur des courses espagnoles au début de la saison 2012 et y obtient des résultats positifs comme une 8e place au Tour de Murcie. Il retrouve ensuite des compétitions plus relevées sans y briller et est même contraint à l'abandon sur le Tour du Pays Basque, malade, ce qui perturbe sa préparation pour les Ardennaises où il ne brille pas[40]. Il signe son premier résultat de la saison au Tour de Californie qu'il remporte au mois de mai. Après un excellent contre-la-montre, il remporte l'étape reine au sommet du Mount Baldy en attaquant à 5 km du sommet avant de reprendre Darwin Atapuma, dernier échappé du jour, dans le dernier kilomètre pour le battre au sprint validant ainsi l'étape et le général[41]. Rassuré par son retour dans une bonne forme, il confirme sur le Tour de Suisse où il réalise une nouvelle fois un très bon contre-la-montre avant d'être au contact des meilleurs en montagne, terminant 4e du général à 25 secondes du vainqueur Rui Costa. Il arrive ainsi avec plus de confiance sur le Tour de France où, malgré un prologue moyen, il débute bien avec une 7e place sur la difficile arrivée à Seraing. Malheureusement, comme l'an passé, il est l'une des victimes de la première semaine. Sur la 6e étape, une chute massive amène énormément de coureurs au sol dont Gesink qui repart en souffrance et concède plus de 3 minutes, perdant ses espoirs au général[42]. Touché au niveau des côtes notamment, il est mis en difficulté lors des étapes suivantes sans pouvoir être acteur et renonce au matin de la 12e étape.
Il se concentre dès lors sur le Tour d'Espagne et termine 6e du Tour de Burgos en préparation, rassurant sur sa condition. Après un solide contre-la-montre par équipes qui le met en bonne position, Gesink est au contact des meilleurs lors des premières arrivées au sommet. Il est 5e du général à la mi-course néanmoins, un quatuor semble se détacher nettement du reste avec Alberto Contador, Joaquim Rodriguez, Alejandro Valverde et Christopher Froome. Sur le contre-la-montre, Gesink réalise un bon départ à 6 secondes seulement du futur vainqueur Fredrik Kessiakoff au premier intermédiaire. Cependant il perd beaucoup de temps dans l'ascension du Monte Castrove et ne termine que 12e de l'étape. Le lendemain, il signe son meilleur résultat depuis le départ de la Vuelta avec une 4e place au sommet du Mirador de Ezaro[43]. Il est en revanche lâché dès le pied du Puerto de Ancares sur la 14e étape et même s'il n'explose pas, il perd une place au général au profit de Daniel Moreno. Le Néerlandais se rassure dans l'ascension des Lacs de Covadonga où il attaque au pied sans succès, bien cadré par les équipiers de Contador, s'accrochant ensuite au principal groupe de poursuite[44]. Dans les arrivées difficiles qui suivent, il tient son rang et termine 6e au général final. Sur la fin de la saison, il est sélectionné par Rabobank pour participer au premier championnat du monde du contre-la-montre par équipes où les siens terminent 5e sur 32 formations partantes. Sur la course en ligne, il attaque loin de l'arrivée et s'échappe dans un petit groupe qui est repris à 13 km. Il ne dispute pas les dernières courses en Italie, mis au repos par sa formation après une saison chargée[45].
Vainqueur du Grand Prix de Québec après une saison difficile (2013)
modifierAu début de la saison 2013, Gesink reste fidèle à sa formation malgré le départ du sponsor Rabobank et les difficultés à retrouver un repreneur. Il réalise quelques résultats sur les courses espagnoles du début de saison avec une 3e place au Trofeo Serra de Tramuntana, battu au sprint par Alejandro Valverde dans un final à quatre, puis 4e au Tour de Murcie. Hors du coup sur Paris-Nice, il signe son premier résultat marquant sur le Tour de Catalogne qu'il termine 6e en ayant pris la 5e place de l'étape reine à Port Ainé où il est le premier à attaquer dans le peloton à 13 km du sommet en compagnie de Jurgen Van den Broeck sans pouvoir revenir sur Dan Martin, membre de l'échappée[46]. Il dispute ensuite le Tour de Romandie en-dedans pour trouver du rythme avant son premier Tour d'Italie où il vise un top 5[47]. Son début de Giro est bon, au contact des meilleurs lors des premières étapes difficiles, notamment sur la 3e étape qui piège certains leaders, il signe ensuite un bon contre-la-montre lors de la 8e étape qui lui permet d'être 3e du général à 1 minute 15 de Vincenzo Nibali. Cependant, sur la première étape de montagne, le Néerlandais se montre décevant et recule au 5e rang. Il récupère une place suite aux difficultés rencontrées par Bradley Wiggins mais ses limites en montagne s'affichent de nouveau lors de la 14e étape vers Bardonecchia. Courue dans des conditions terribles, sous une pluie continue et des températures proches de 0, Gesink, déjà dans une condition moyenne, est tétanisé par le froid dans la dernière montée et concède plus de 4 minutes, perdant ainsi tout espoir de podium[48]. Il sort du top 10 à l'issue de ce premier passage dans les Alpes mais tente de rebondir lors de la 16e étape. Sur la route d'Ivrée, après une côte qui a réduit le peloton à une vingtaine de coureurs, Gesink s'échappe à 7 km de l'arrivée en compagnie de Tanel Kangert, Beñat Intxausti et Przemysław Niemiec. Le quatuor s'en va jouer la victoire et le Néerlandais semble le plus rapide du groupe mais à 2 km, il casse sa chaîne sur un passage pavé et est éliminé de la lutte pour la victoire[49]. Sa belle étape lui permet de retrouver la 10e place du général mais pas pour longtemps car il déçoit de nouveau dans la montagne. Usé par le froid, il abandonne au matin de la 20e étape alors qu'il était 12e du général[50]. Un an plus tard, il avouera avoir ressenti lors de ce Giro des palpitations cardiaques lors du contre-la-montre en col de la 18e étape qui a entraîné une surventilation et un stress prononcé, motivant son abandon[51].
Cet échec au Tour d'Italie lui fait mal, il le décrit comme l'une des plus grosses déceptions de sa carrière et dit s'être trouvé dans un véritable « trou noir » à ce moment là[48]. Il entend rebondir au Tour de France où, associé à Bauke Mollema, l'équipe Belkin espère placer deux hommes dans le top 10 voire plus. Cependant, Gesink voit ses espoirs s'envoler dès le grand départ en Corse. Sur la 3e étape, il souffre de la chaleur et est surtout très loin du niveau des meilleurs, terminant à plus de 8 minutes[52]. Dès lors, il se met au service de Mollema qui se classe 2e au général avant la dernière semaine. Gesink retrouve de meilleures sensations avec une 17e place au sommet du Mont Ventoux puis il aide un Mollema défaillant sur les pentes de l'Alpe d'Huez en l'accompagnant jusqu'au sommet. Son leader semblant hors du jeu pour le podium, il obtient des libertés lors de la 19e étape. Le Néerlandais se glisse dans l'échappée fleuve du jour et termine 7e à un peu plus de 2 minutes du vainqueur Rui Costa. Il boucle ce Tour de France à la 26e position et espère sauver sa saison sur les classiques de fin d'année. Sur la Classique de Saint-Sébastien, il affiche une bonne forme et prend la 13e place. Par la suite, il prépare les grand prix canadiens sur le Tour d'Alberta qu'il termine 5e et se dirige ensuite à Québec où il a déjà signé deux podiums par le passé. La course se joue dans le dernier tour et Gesink se montre actif dans le final. Tout d'abord, il comble l'écart à 2 km de l'arrivée sur le trio de tête composé de Peter Sagan, Greg Van Avermaet et Niki Terpstra. Il place un contre de suite sans pouvoir faire la différence mais son mouvement réduit le groupe de tête à 11 unités. Ces coureurs se jouent la victoire au sprint et à la surprise, c'est Gesink qui s'impose en battant des coureurs plus rapides que lui sur le papier comme Arthur Vichot et Van Avermaet. Il devient le premier coureur à s'imposer à Québec et Montréal et se dit soulager par cette victoire qui rattrape une saison compliquée[53]. Il termine 12e du Grand Prix de Montréal justement puis participe au championnat du monde en Italie mais dans des conditions très difficiles, il préfère abandonner ne pouvant plus jouer la victoire. Il retrouve après ça le Tour de Lombardie où il signe une belle 10e place sous la pluie puis conclu sa saison en terminant 8e du Tour de Pékin.
Opération du coeur, retour encourageant et problèmes familiaux (2014)
modifierLa saison 2014 commence bien avec une 6e place sur le Tour Down Under puis une 5e place sur un Tour d'Oman particulièrement relevé. Cependant, par la suite, il enchaîne des abandons sur Tirreno-Adriatico puis le Tour du Pays Basque. A l'issue de ce dernier, il annonce mettre sa carrière en pause pour subir une opération du coeur[51]. Il explique souffrir d'arythmie cardiaque depuis ses années juniors mais que le problème s'est considérablement accentué depuis le dernier Tour d'Italie où lors du contre-la-montre en montagne de la 18e étape il a ressenti de fortes pulsations puis s'est mis à hyperventiler après l'arrivée, racontant le moment comme vraiment effrayant. Il explique alors que ses arythmies peuvent être déclenchées par le stress qu'il se met autour de ses performances et que ce stress s'est accentué depuis le décès de son père. A partir de cet épisode, il entre dans un cercle vicieux où il stresse à l'idée de revivre ce genre de crise dans des efforts en haute alitutde ce qui le fait stresser encore plus et favorise ses arythmies[54]. La nouvelle crise qu'il ressent sur le Tour de Pays Basque le décide à passer par la case opération en Avril[55]. Tout se passe sans complications et il peut reprendre assez rapidement l'entraînement.
Il reprend la compétition plus de deux mois plus tard sur son championnat national où il abandonne puis effectue sa réelle reprise sur le Tour de Pologne. Là, il se montre de suite compétitif en prenant la 8e place du général. Il participe donc au Tour d'Espagne dans un rôle de co-leader au côté de Wilco Kelderman. Au contact des meilleurs sur les premières étapes, il termine 10e du premier rendez-vous entre leaders et devient 7e du général. Il est cependant perturbé par les soucis de santé que connait sa femme, Daisy, enceinte de quelques mois. On le voit ainsi plus en retrait sur la 9e étape puis surtout avoir la tête ailleurs sur le contre-la-montre où il oublie de retirer son gilet réfrigéré et réalise un temps moyen, perdant deux places au classement général[54]. Il rebondit malgré tout et se montre sur la 11e étape qui arrive au sommet de San Miguel de Aralar. Il attaque en compagnie de Warren Barguil à 6 km du but puis s'isole rapidement. Il parvient à prendre 20 secondes et résiste bien à plusieurs contres. Il est finalement repris peu avant la flamme rouge et termine 10e[56]. Il se montre encore offensif dans le final de la 13e étape à la poursuite de Daniel Navarro sans succès mais finit 8e. Moins brillant sur les arrivées suivantes, il se remontre sous un meilleur jour lors de la 16e étape. Lâché assez vite dans la montée de La Farrapona, il réalise une ascension régulière pour terminer 8e au sommet et remonter 7e au général. Bien placé pour réaliser un nouveau top 10 sur le Tour d'Espagne, il est non-partant au matin de la 18e étape sa femme voyant ses complications se renforcer de manière inquiètante, ce qui nécéssite une nouvelle opération chirurgicale[57]. Il met ainsi un terme à sa saison pour rester auprès d'elle jusqu'à l'accouchement dans les mois qu'il juge comme les plus difficiles de sa vie[58]. Finalement, en janvier 2015, l'accouchement se passe bien et le couple voit la naissance de leur deuxième enfant.
Fin des soucis familiaux et retour au plus haut niveau sur le Tour de France (2015)
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La saison 2015 commence de manière aussi cauchemardesque que 2014 s'était terminée. Lors de sa course de reprise, il apprend l'hospitalisation en urgence de son enfant âgé de 4 semaines et rentre à son chevet[54]. Sa santé s'améliore mais Gesink se blesse au genou de son côté et n'opère sa reprise qu'à la fin du mois d'avril sur la Flèche Wallonne[59]. A partir de là, il peut enfin tourner la page sur des mois très difficiles. Il retrouve assez vite des résultats décents avec une 15e place sur le Tour de Romandie, une 5e sur le Tour de Californie et une 9e sur le Tour de Suisse. Il est sélectionné pour le Tour de France au sein d'une équipe composée de plusieurs cartes pour le classement général. Sur le contre-la-montre d'ouverture à Utrecht, Gesink étonne avec une excellente 11e place mais le lendemain il perd plus d'une minute comme plusieurs autres leaders dans une étape marquée par les bordures. Un peu en retrait sur le Mur de Huy, il est revanche dans le peloton de tête sur l'étape des pavés et à Mûr-de-Bretagne. Il concède encore du temps lors du contre-la-montre par équipes et aborde la montagne en 15e position à près de 3 minutes du maillot jaune. Lors de cette 10e étape qui mène au sommet de La Pierre Saint-Martin, Gesink se montre offensif en étant le premier attaquant à plus de 11 km de l'arrivée. Un temps accompagné par Rafael Valls, il prend une trentaine de secondes et résiste bien mais le train Sky est lancé. Il est repris à 7 km du sommet par un trio de leaders mais ne s'écroule pas et réalise une grande ascension pour terminer 4e de l'étape et remonter 8e au général[60]. Lors de l'ascension du Plateau de Beille sur la 12e étape, il est victime d'une crevaison au pied du col qui lui fait perdre le contact du groupe maillot jaune. Il est proche de recoller mais les attaques commencent à ce moment et au final il perd une minute[61]. Par la suite, le Néerlandais se contente surtout de suivre, il termine notamment 8e au sommet de La Toussuire et profite de défaillances pour finir ce Tour de France à la 6e place du général, son premier top 10 en Grand Tour depuis 2012. Au-delà, ce top 10 sur le Tour de France est un premier succès important pour l'équipe, nouvellement sponsorisée par le Lotto néerlandais, succès qui sera une des raisons pour lesquelles le sponsor renouvellera sa confiance deux années de plus[62]. Il conclue sa saison sur les classiques où il réalise de bons résultats avec une 8e place au Grand Prix de Montréal puis une 11e place au Tour de Lombardie.
Fin de carrière dans un nouveau rôle mais toujours marquée par les blessures
modifierChasseur d'étapes et succès sur la Vuelta (2016-2018)
modifierSa saison 2016 est axée sur le Tour de France pour y faire un bon classement général. Sa préparation se veut plus progressive et ainsi, son début de saison se révèle plutôt moyen. Il arrive au Tour de Suisse avec comme meilleur résultat une 15e place seulement sur la Flèche Wallonne et avec donc une nécessité de performance pour se mettre en confiance. Cependant, au cours de la 2e étape, il est victime d'une violente chute à haute vitesse où il tombe sur la tête[63]. La violence du choc brise son casque et le laisse sans souvenir de l'accident[64]. Il doit ainsi faire forfait au Tour de France et se concentre sur le Tour d'Espagne qu'il aborde en tant qu'équipier de Steven Kruijswijk, 4e cette année-là d'un Tour d'Italie qu'il est passé proche de remporter. Malheureusement, ce dernier abandonne au matin de la 6e étape suite à une fracture de la clavicule[65]. Gesink se retrouve alors dans la position de jouer les étapes et sa première opportunité se présente lors de la 10e étape qui mène aux Lacs de Covadonga. Il attaque l'ascension finale dans une échappée fournie où il ne suit pas les premiers mouvements et prend son propre rythme. Il récupère progressivement les premiers attaquants puis s'isole en tête à 6,5 km en faisant craquer Pierre Rolland et Egor Silin. Derrière, les coureurs du général s'écharpent et à 2,5 km, Gesink est passé par Nairo Quintana. Le Néerlandais se bat et finit malgré tout 2e de l'étape[66]. On le revoit à l'avant lors de la 14e étape dans une échappée encore nombreuse. Ce groupe se disloque dans la descente du col de Marie-Blanque et Gesink se retrouve piégé dans le groupe de poursuivants. Il aborde la montée finale de l'Aubisque avec 30 secondes de retard sur la tête de course. L'écart se stabilise puis à mi-pente, le Néerlandais attaque et dépose tous ses compagnons pour rejoindre le quatuor de tête à 8 km. Il ne tarde pas à attaquer et seul Jan Bakelants peut le suivre dans un premier temps sans collaborer ce qui fait qu'à 4 km, le quintette se reforme. Par la suite, un trio se détache sous les efforts de Kenny Elissonde, rejoint par Gesink rapidement puis par Silin sous la flamme rouge. Ce trio est menacé par Simon Yates sorti en contre du peloton mais se joue tout de même la victoire car Gesink accélère à 400 mètres et asphyxie ses compagnons pour s'imposer en solitaire et décrocher ainsi sa première victoire en Grand Tour à 30 ans[67]. Encouragé par ce succès, il retourne à l'avant sur la 17e étape qui se termine au sommet du mur de Mas de la Costa. Son groupe aborde cette montée finale avec 25 secondes de retard sur un duo composé de Mathias Frank et de Dario Cataldo. Gesink prend rapidement les choses en main dans son groupe et fait petit à petit lâcher ses compagnons si ce n'est Leopold König. Cataldo est repris mais Frank résiste avec toujours 12 secondes à 1 km et le Suisse tient jusqu'au bout pendant que Gesink prend la 3e place[68]. Le Néerlandais est encore une fois aux avants-postes sur la 20e étape et joue la victoire mais cette fois, il est plus court et ne peut faire mieux que 5e, à une minute du vainqueur Pierre Latour[69]. Il conclut malgré tout une brillante Vuelta avec une victoire d'étape, de multiples places d'honneur et une 3e place du classement de la montagne qu'il n'a pas vraiment joué. Il avoue alors que ce Tour d'Espagne lui a ouvert les yeux et lui donne désormais envie de chasser les étapes plutôt que de jouer les classements généraux[70]. Il participe encore au Tour de Lombardie en fin de saison en faisant état de sa belle forme, terminant à la 7e place, son troisième top 10 sur le Monument italien.
En 2017, Gesink poursuit sa mue en mettant de côté ses ambitions dans les classements généraux. Il démarre tout de même par une 8e place sur le Tour Down Under mais par la suite, il est équipier lors de grandes épreuves aux côtés de Primož Roglič, Steven Kruijswijk et George Bennett qu'il aide à remporter le Tour de Californie[71]. Le Néerlandais prend dans le même temps des places d'honneur sur ces courses et joue sa carte sur la Flèche Wallonne qu'il termine au 15e rang et sur son championnat national du contre-la-montre où il finit 3e. Sur le Tour de France, il vise une victoire d'étape et sa première occasion se présente dès la 8e étape. Après une bataille acharnée pour prendre l'échappée, il est dans le groupe de tête au pied du dernier col. Là, il attaque, comme d'autres mais finalement c'est Lilian Calmejane qui est le premier à faire un écart. Gesink mène la poursuite puis se détache seul et reste un moment à une dizaine de secondes du Français avant de piocher sur la fin d'ascension. Malgré un début de crampe de Calmejane dans le final, le Néerlandais ne peut revenir et termine 2e de l'étape[72]. Malheureusement, il est pris dans une chute dès les premiers kilomètres le lendemain et est victime d'une fracture d'une vertèbre qui le contraint à l'abandon et met un terme à sa saison avec la pose d'un corset pendant plusieurs semaines[73].

En 2018, il commence sa saison encore une fois en Australie par un top 10 au Tour Down Under mais il est gêné par un problème au genou qui le force à l'abandon sur le Tour de Catalogne[74]. Il revient avec une campagne ardennaise convaincante puis s'aligne au Tour d'Italie en soutien de George Bennett. Il participe à une première échappée lors de la 6e étape qui mène au sommet de l'Etna. Dans un groupe relevé composé notamment d'Esteban Chaves, il place la première accélération mais ne peut suivre le Colombien un peu plus loin. Il se laisse alors reprendre par le groupe des leaders où il roule quelques kilomètres et permet à Bennett de terminer 4e au sommet[75]. Par la suite, il reste auprès de son leader qu'il aide à terminer 9e au général final mais obtient une opportunité sur la 20e étape. Présent à l'avant, il ne peut rien faire face au numéro de Mikel Nieve qui s'échappe dès le col de Saint-Panthaléon. Malgré une crevaison au pied de Breuil-Cervinia, Gesink réalise une grande ascension et termine 2e de l'étape à plus de 2 minutes de Nieve, il termine ce Tour d'Italie à la 23e place au classement final[76]. Il enchaîne ensuite avec le Tour de France en soutien cette fois-ci de Primož Roglič et Steven Kruijswijk. Il est de l'échappée de la 10e étape au sein d'un petit groupe de costauds mais dans le col de Romme, il ne peut suivre l'attaque de Julian Alaphilippe et se relève ensuite pour aider ses leaders[77]. Lors de la 12e étape, il s'échappe dans la Madeleine avec Kruijswijk qui tente un coup de force. Gesink roule tout ce premier col avant que son coéquipier ne sorte dans la transition vers la Croix-de-Fer pour réaliser une grande journée en solitaire, non victorieuse[78]. Il est de nouveau à l'avant sur la 16e étape qui mène à Bagnères-de-Luchon. Présent dans un gros groupe, il est le premier à attaquer dans le col de Menté et il fait un écart en compagnie de Damiano Caruso. Une jonction s'opère dans la montée et ils sont une dizaine à se jouer la victoire au pied du col du Portillon. Gesink est parmi les plus volontaires du groupe à la poursuite d'Adam Yates sans pouvoir le reprendre et il termine finalement 6e de l'étape[79]. Sur les dernières étapes, il se met au service de ses leaders et surtout de Roglič. Ainsi, il roule dans le col des Bordères pour durcir et revenir sur les échappés[80]. Il participe ainsi au succès de son coéquipier Slovène à Laruns qui monte du même coup sur le podium provisoire. Roglič termine finalement 4e de ce Tour, Gesink 31e. Il termine son année en visant certaines courses d'un jour. En sortie de Tour, il termine 8e de la Classique de Saint-Sébastien puis se prépare pour les classiques canadiennes mais est victime d'une chute à l'entraînement et se casse la clavicule et deux côtes[81]. Il revient quand même en fin d'année sur les courses italiennes et signe aussi une 7e place sur la Japan Cup.
Equipier important et derniers faits d'armes sur le Tour d'Espagne (2019-2024)
modifierAu début de la saison 2019, l'émergence de Primož Roglič comme possible vainqueur de Grand Tour réorganise l'équipe. Gesink devient dès lors essentiellement un équipier sans ambitions personnelles mais il occupe une place importante au sein du train constitué autour du Slovène et est programmé à ses côtés pour ses grands objectifs. C'est le cas sur Tirreno-Adriatico que Roglič remporte puis il est sensé l'accompagner sur le Tour d'Italie. Cependant, sur Liège-Bastogne-Liège, le Néerlandais est victime d'une chute qui lui occasionne une fracture de la clavicule et une fracture du bassin, le rendant forfait pour le Giro[82]. Il revient à la compétition au mois d'Août et participe au Tour d'Espagne en tant qu'équipier de Roglič. Les choses commencent mal avec une chute lors du contre-la-montre par équipes inaugural même si Gesink, lui, ne tombe pas[83]. Il participe à l'échappée de la 6e étape mais est un peu juste dans la dernière ascension et termine 4e au sommet[84]. Il est de nouveau à l'avant lors de la 9e étape où Miguel Ángel López tente un coup de force. Gesink attend son leader pour rouler au pied de la montée finale mais ne peut pas le faire bien longtemps car les attaques sont incessantes parmi les favoris[85]. Par la suite, le Néerlandais reste auprès de Roglič qui a pris le maillot rouge et participe à sa défense. Il est surtout en vue lors de la 20e étape où il contrôle le départ pour éviter des mouvements dangereux et à Madrid, Roglič remporte le Tour d'Espagne, Gesink terminant lui 27e[86]. Il accompagne encore le Slovène sur les courses italiennes de fin de saison, participant à son succès au Tour d'Émilie où il termine lui-même 13e puis pour clôturer son année, il termine encore 8e de la Japan Cup.
En 2020, la saison est perturbée par le Covid mais Gesink épaule une nouvelle fois Roglič sur ses différents objectifs que ce soit au Dauphiné, au Tour de France dont il prend la 2e place et de nouveau au Tour d'Espagne où le Slovène gagne de nouveau le général final. Le Néerlandais s'occupe de faire le tempo dans les cols et se montre particulièrement dans l'Angliru où il roule toute la première partie du col, réduisant le peloton à une quinzaine d'hommes[87]. L'année suivante, il occupe le même rôle mais sur la 3e étape du Tour de France, il chute en compagnie de Geraint Thomas[88]. Déjà pris dans la chute massive de la première étape sans incidence[89], il est cette fois victime d'une fracture de la clavicule et doit abandonner. Il est tout de même encore une fois au départ du Tour d'Espagne et participe au troisième sacre de Roglič.

En 2022, sa saison est cette fois orientée uniquement vers le Tour d'Espagne. Sur le contre-la-montre par équipes, la formation Jumbo-Visma l'emporte et laisse passer Gesink en premier sur la ligne à Utrecht ce qui lui permet, à 36 ans, de porter pour la première fois un maillot de leader sur un Grand Tour, dans son pays qui plus est, un moment qu'il décrit comme un rêve[90]. Il l'abandonne le lendemain au profit de son équipier Edoardo Affini et reprend son rôle d'équipier. Cependant, après l'abandon de Roglič, alors 2e du général, au matin de la 17e étape, une liberté nouvelle s'offre aux équipiers. Gesink prend part à l'échappée de la 18e étape au sein d'un groupe fourni. Il est toujours à l'avant au pied du col de Piornal où le groupe s'est considérablement réduit mais ne compte qu'une maigre avance sur le peloton. Là, Gesink répond à l'attaque d'Elie Gesbert et le contre. Le Néerlandais prend le meilleur parmi l'échappée où figurent pourtant des grimpeurs comme Richard Carapaz et Thibaut Pinot. Il retrouve ses jambes d'antan et profite d'un léger marquage derrière chez les favoris pour tenir bon mais un ultime mouvement d'Enric Mas le condamne à 300 mètres du but où il voit l'Espagnol et Remco Evenepoel rentrer. Il est battu au sprint et termine 3e en montrant malgré tout un niveau étonnant[91]. Le Néerlandais est encore présent dans l'échappée de la 20e étape mais cette fois sans y briller[92].
L'année 2023 commence mal avec une chute dès la 1re étape du Tour Down Under où il se fracture l'os pubien[93]. Prévu pour accompagner Roglič sur le Tour d'Italie, il est écarté au dernier moment pour un contrôle positif au Covid-19[94]. Il participe plus tard dans la saison au succès des siens sur le contre-la-montre par équipes du Tour de Burgos puis à la domination de son équipe au Tour d'Espagne où la Jumbo-Visma place trois coureurs sur le podium final avec Sepp Kuss en grand vainqueur. Pendant la course, il est surtout utilisé pour rouler sur le plat et quelques cols sur toutes les étapes. Romain Grégoire désigne Gesink comme un coureur qui l'a le plus impressionné pendant l'épreuve pour sa régularité dans l'effort et sa capacité à rouler fort tous les jours. Au début de l'année 2024, Gesink annonce qu'il s'agit de sa dernière saison en carrière[95]. Il est victime de plusieurs chutes en début de saison qui le poussent à abandonner certaines courses dont Tirreno-Adriatico[96]. Sur le Tour d'Italie, il est pris dans une chute collective dès la 1re étape et ne repart pas le lendemain victime d'une fracture à la main[97]. Il obtient tout de même ses adieux au peloton sur le Tour d'Espagne, remporté par son ancien leader Primož Roglič, où il arrive jusqu'au bout de l'épreuve et est célébré par le peloton et son équipe.
Style et vie personnelle
modifierCoureur de grande taille (1m90[98]) et dégingandé, Robert Gesink est un coureur polyvalent capable de briller autant sur les courses par étapes que sur les courses d'un jour où il a obtenu ses plus importants succès. Rouleur moyen bien que capable de très bons contre-la-montre comme le prouve sa victoire sur le Tour d'Oman 2011 où il bat Fabian Cancellara sur un parcours accidenté[99], il est surtout connu pour ses qualités de grimpeur. C'est dans la montagne qu'il est le plus capable de briller lors des Grands Tours et n'hésite pas à se montrer offensif en adoptant un style en danseuse saccadé qu'il est capable de garder longtemps pour effectuer des accélérations longues et prolongées. Il est aussi à l'aise sur les montées plus courtes et pentues comme le montre ses succès sur le Tour d'Émilie. Malgré un punch d'apparence modeste, il se montre aussi capable de briller sur des sprints longs et usants comme le montre son succès au Grand Prix de Québec. Sa carrière est émaillée de nombreuses chutes et blessures qui perturbent son programme comme il le reconnaît « Eh bien, chaque année, je fais un programme mais je ne le suis pas car je fais des accidents stupides. »[100] et l'empêchent d'atteindre son plein potentiel. En tout, il est victime de trois fractures de la clavicule, d'une fracture du poignet, de la main, de plusieurs côtes, de deux fractures du bassin et surtout d'une fracture sévère du fémur en 2011. Il décrit cette blessure comme la plus importante de sa carrière, traçant un avant et un après, ne pédalant après ça plus avec deux jambes de force égale[101]. Il est aussi touché par plusieurs drames personnels dont la mort accidentelle de son père en 2010 alors qu'il était dans la meilleure forme de sa carrière, venant de gagner à Montréal et sur le Tour d'Émilie[54]. Il décrit les mois qui ont suivi cette perte comme difficiles, se réfugiant dans un surentraînement accompli dans un esprit de colère et de revanche, presque dépressif, qui explique, selon lui, son excellent niveau début 2011 mais aussi le fait qu'il se soit vidé très tôt de ses forces lors de cette saison[102]. Il reconnaît, encore plus après ce décès, souffrir de stress autour de ses performances, surtout dans les courses les plus médiatisées en Europe. Ainsi, il obtient la plupart de ses victoires en-dehors du continent européen comme le Tour de Californie, le Tour d'Oman ainsi que les Grands Prix de Québec et de Montréal[103]. Il est affecté lors de son début de carrière par les critiques des médias, notamment pendant le Tour de France 2011 où, blessé, il ne peut défendre ses chances. Il apprend après ça et après son opération du coeur à courir pour lui sans penser aux opinions d'autrui[54].
Il est connu pour être resté fidèle toute sa carrière à la même équipe, la Rabobank (qui porte différents noms au fil des années). Il passe ainsi ses 18 années professionnelles dans la même formation en plus d'un an dans la structure formatrice Rabobank Continental. Il devient ainsi proche de nombreux coéquipiers et se dit ami avec Steven Kruijswijk, Jetse Bol, Dennis Van Winden ou Bram Tankink avec qui il est de nombreuses fois camarade de chambre[104]. Sur la fin de sa carrière, alors devenu équipier, il devient proche de son leader Primož Roglič et décrit les années passées à son service comme les plus belles de sa carrière[105] et est d'ailleurs l'équipier avec lequel Roglič a le plus couru[106]. Il apprécie le Slovène aussi bien en course, où il loue sa combativité, qu'en dehors[107]. Ainsi, même lorsque Roglič ne court plus au sein de la même équipe, Gesink affiche son souhait de le voir remporter le Tour de France en 2024[108]. Il est également ami avec Carlos Verona avec lequel il fait de nombreuses sorties d'entraînement et est l'oncle par alliance de Gijs Leemreize, son coéquipier de 2021 à 2023[109].
D'un point de vue personnel, Gesink est marié avec Daisy Leemreize qu'il connaît depuis son adolescence. Le couple a deux enfants, Anne née en 2011 et Bram née en 2015 après une grossesse difficile[54]. Son épouse décède tragiquement en mai 2025 des suites d'une maladie fulgurante. Pour l'occasion, une minute de silence est respectée sur le Tour d'Italie bien que Gesink soit retraité, affichant ainsi le respect du peloton envers lui[110]. En dehors du vélo, il est passionné de sports d'hiver, de photographie et tient également deux commerces. Des café-vélo du côté de Gérone et d'El Tarter, des complexes que tenait sa femme avec une amie et qu'il a repris après son décès[111]. A l'occasion du Tour de France 2026, il est aussi consultant pour la chaîne de télévision néerlandaise NOS.
Palmarès sur route
modifierPar années
modifierRésultats sur les grands tours
modifierRésultats sur les courses par étapes majeures
modifier| Légende | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ab. | Abandon | HD | Hors-délais | - | Pas de participation | × | Pas d'épreuve |
| Année | Tour Down Under | UAE Tour | Paris-Nice | Tirreno-Adriatico | Tour de Catalogne | Tour du Pays basque | Tour de Romandie | Tour de Californie | Dauphiné | Tour de Suisse | Tour de Pologne | Tour du Benelux | Tour de Pékin |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2007 | - | - | - | - | - | - | 13e | 20e | Ab. | - | 2e | - | × |
| 2008 | - | - | 4e | - | - | 12e | - | 9e | 4e | - | - | - | × |
| 2009 | - | - | - | 11e | - | 7e | - | 8e | 4e | - | - | - | × |
| 2010 | - | - | - | 5e | - | 8e | - | - | - | 5e | - | - | × |
| 2011 | - | - | - | 2e | - | 3e | - | - | 20e | - | - | - | - |
| 2012 | - | - | - | - | 19e | Ab. | - | Vainqueur | - | 4e | - | - | - |
| 2013 | - | - | Ab. | - | 4e | - | 54e | - | - | - | - | - | 8e |
| 2014 | 6e | - | - | Ab. | - | Ab. | - | - | - | - | 8e | - | - |
| 2015 | - | - | - | - | - | - | 15e | 5e | - | 9e | Ab. | - | × |
| 2016 | - | - | - | - | 26e | 28e | - | - | - | Ab. | - | - | × |
| 2017 | 8e | 18e | - | 19e | 29e | - | 26e | 13e | - | - | - | - | × |
| 2018 | 8e | - | 38e | - | Ab. | - | - | - | - | - | - | - | × |
| 2019 | 31e | - | - | 21e | - | - | - | - | - | - | 36e | - | × |
| 2020 | - | - | - | - | × | × | × | × | 56e | × | - | - | × |
| 2021 | × | - | - | 62e | 43e | - | - | × | 43e | - | - | - | × |
| 2022 | - | - | - | - | 40e | - | 52e | × | - | Ab. | - | - | × |
| 2023 | Ab. | - | - | - | 88e | - | Ab. | × | - | 57e | - | - | × |
| 2024 | 49e | - | - | Ab. | 65e | - | 39e | × | - | 67e | - | - | × |
Résultats sur les courses d'un jour majeures
modifier| Légende | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ab. | Abandon | HD | Hors-délais | - | Pas de participation | × | Pas d'épreuve |
| Année | Strade Bianche | Amstel Gold Race | Flèche Wallonne | Liège-Bastogne-Liège | Classique de Saint-Sébastien | Grand Prix de Plouay | Grand Prix de Québec | Grand Prix de Montréal | Tour d'Émilie | Tour de Lombardie | Champ. Monde épreuve en ligne | JO épreuve en ligne | JO épreuve contre-la-montre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2007 | - | - | 9e | - | 13e | 58e | × | × | 10e | 15e | Ab. | × | × |
| 2008 | - | 21e | 4e | 13e | - | 39e | × | × | 9e | 59e | 10e | 9e | 10e |
| 2009 | - | 3e | - | 49e | - | 70e | × | × | Vainqueur | 6e | 36e | × | × |
| 2010 | - | 22e | 14e | 15e | 7e | - | 3e | Vainqueur | Vainqueur | - | - | × | × |
| 2011 | - | 7e | 13e | 30e | - | - | 2e | 36e | - | - | - | × | × |
| 2012 | - | 52e | 22e | 57e | 27e | - | - | - | - | - | 32e | 23e | - |
| 2013 | - | - | - | - | 13e | - | Vainqueur | 12e | - | 10e | Ab. | × | × |
| 2014 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | × | × |
| 2015 | - | - | 25e | - | - | - | 20e | 8e | - | 11e | 91e | × | × |
| 2016 | 22e | 23e | 15e | 78e | - | - | - | - | - | 7e | - | - | - |
| 2017 | - | - | 15e | - | - | - | - | - | - | - | - | × | × |
| 2018 | - | 28e | 20e | 24e | 8e | - | - | - | 48e | 45e | - | × | × |
| 2019 | - | 21e | 52e | Ab. | - | - | - | - | 13e | 33e | - | × | × |
| 2020 | - | × | - | - | × | - | × | × | - | - | - | × | × |
| 2021 | 68e | 92e | 38e | 47e | - | - | × | × | - | - | - | - | - |
| 2022 | 67e | - | 58e | - | 53e | - | - | - | 29e | 76e | - | × | × |
| 2023 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | × | × |
| 2024 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Classements mondiaux
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| UCI ProTour | nc | nc | 27e | 41e | ||||||||||||||||
| Calendrier mondial | 10e | 6e | ||||||||||||||||||
| UCI World Tour | 17e | 39e | 35e | 78e | 41e | 79e | 100e | 89e | ||||||||||||
| Classement mondial | 143e | 183e | 162e | 382e | 645e | 1098e | 586e | 1527e | 1326e | |||||||||||
| UCI Europe Tour | 777e | 13e | 1296e | 1105e | nc | 304e | 525e | 814e | 458e | nc | nc | |||||||||
| UCI Asia Tour | nc | nc | nc | nc | 151e | |||||||||||||||
| Légende : nc = non classéSource : UCI | ||||||||||||||||||||
Distinctions
modifier- Cycliste espoirs néerlandais de l'année : 2007
- Cycliste néerlandais de l'année : 2008, 2009 et 2010[112]
Références
modifier- ↑ (nl) « PROFIEL Wie is Robert Gesink? », sur telegraaf.nl, (consulté le )
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- ↑ « Vansummeren gagne le Tour de Pologne », sur lavenir.net, L'Avenir, .
- ↑ « Rabobank signs Gesink to 2012 », sur cyclingnews.com, (consulté le )
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- ↑ « Chavanel, quel panache ! », sur eurosport.fr, Eurosport, .
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- ↑ « Bert Batters l'Angliru », sur pezcyclingnews.com, Pez Cycling News, .
- ↑ « 63rd Vuelta a España », sur autobus.cyclingnews.net, Cyclingnews, .
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- ↑ Andy Schleck solos to Liège win sur cyclingnews.com, 26 avril 2009
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- ↑ « Revivez le film de la 16e étape », sur ledauphine.com, Le Dauphiné Libéré, .
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- ↑ « Robert Gesink breekt ribben en sleutelbeen », sur sporza.be, Sporza, .
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- ↑ « Stage 9 live coverage », sur cyclingnews.com, Cyclingnews, .
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- ↑ « Revivez la victoire d'Hugh Carthy au terme d'une étape dantesque », sur franceinfo.fr, France Info, .
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- ↑ « La spectatrice « Allez Opi Omi » condamnée à une amende pour avoir provoqué une chute massive », sur 20minutes.fr, 20 minutes, .
- ↑ « Robert Gesink premier leader de la Vuelta: "Sur mes terres avec le maillot rouge, c'est comme un rêve qui se réalise" », sur lavenir.net, L'Avenir, .
- ↑ « Evenepoel s’adjuge la 18e étape de la Vuelta et fonce vers le sacre », sur lorientlejour.com, L'Orient Le Jour, .
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- ↑ « Robert Gesink souffre d'une fracture du bassin », sur todaycycling.com, Today Cycling, .
- ↑ « Le Covid frappe chez Jumbo-Visma : Foss et Gesink remplacés par van Emden et Dennis pour le Giro », sur eurosport.fr, Eurosport, .
- ↑ « Robert Gesink prendra sa retraite à l'issue de la saison 2024 », sur velo101.com, Velo 101, .
- ↑ « Jonas Vingegaard perd un précieux coéquipier », sur cyclismactu.net, Cyclism'Actu, .
- ↑ « Un premier abandon: Cian Uijtdebroeks perd déjà un coéquipier sur le Giro », sur rtl.be, RTL, .
- ↑ « Robert Gesink », sur procyclingstats.com, Pro Cycling Stats, .
- ↑ « Robert Gesink s'impose au chrono », sur dhnet.be, .
- ↑ (en) Gesink's unfinished business
- ↑ « La malchance l'a privé de succès majeurs », sur tour-magazin.de, Tour Magazin, .
- ↑ « Gestopte Robert Gesink blikt terug op periode vol woede en haat: 'Al gaat die pijn nooit weg' », sur sportnieuws.nl, Sportnieuws, .
- ↑ « Gesink forfait en raison de problèmes cardiaques dus au stress », sur lavenir.net, L'Avenir, .
- ↑ « Met dank aan boezemvriend Gesink kreeg Bol aan de andere kant van de wereld een passend wielerafscheid », sur indeleiderstrui.nl, In De Leiderstrui, .
- ↑ « Gesink reflects on 'best years of my career' to join Roglic for three Vuelta wins », sur cyclingnews.com, Cyclingnews, .
- ↑ « Teammate most raced with », sur procyclingstats.com, Pro Cycling Stats, .
- ↑ « "If I look at someone who meant a lot to me for years, it's Primoz" - Robert Gesink warmly recalls time spent with Roglic », sur cyclinguptodate.com, Cycling Up to Date, .
- ↑ « "I actually hope that he succeeds" - Robert Gesink keen on Primoz Roglic's Tour de France triumph despite team change », sur cyclinguptodate.com, Cycling Up to Date, .
- ↑ « Gaat Gijs Leemreize (20) streekgenoot Robert Gesink achterna? », sur gld.nl, GLD, .
- ↑ « Giro : les images de l’émouvante minute de silence au départ de Rome en hommage à l’épouse de Robert Gesink », sur leparisien.fr, Le Parisien, .
- ↑ « "I don't know where my life is going at the moment": Robert Gesink opens up on life after losing his wife », sur cyclinguptodate.com, Cycling Up to Date, .
- ↑ Gesink et Vos cyclistes de l'année aux Pays-Bas
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
- Ressources relatives au sport :