Robert Livingston Stevens, né le 18 octobre 1787 et mort le 20 avril 1856, est un inventeur et constructeur de bateaux à vapeur américain, qui a été président de la compagnie ferroviaire Camden and Amboy Railroad (en) dans les années 1830 et 1840 [1].

Robert L. Stevens
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
HobokenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
John Stevens (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Rachel Cox (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Edwin Augustus Stevens (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Robert L. Stevens
Signature.

Biographie

modifier

Famille

modifier

Stevens est né à Hoboken, dans le New Jersey, le 18 octobre 1787. Il était le deuxième fils de treize enfants nés de Rachel Stevens (née Cox) et du colonel John Stevens III [2]. Dans la fratrie figuraient son frère aîné John Cox Stevens, le premier commodore du New York Yacht Club, et son frère cadet Edwin Augustus Stevens, qui a fondé le Stevens Institute of Technology[2].

Ses grands-parents paternels étaient John Stevens Jr., un homme politique éminent du New Jersey qui a servi comme délégué au Congrès continental, et Elizabeth Stevens (née Alexander), qui était la fille de James Alexander, le procureur général du New Jersey, et de Mary Provoost Alexander (née Spratt), commerçante [3]. Sa tante Mary Stevens a épousé Robert R. Livingston, le premier chancelier de l'État de New York[4].

Carrière

modifier
Certificat d'actions de 1834 des « Sociétés conjointes » signé par Robert L. Stevens

En 1807, les Stevens et leur père construisirent le Phœnix, un bateau à vapeur qui devint le premier à naviguer avec succès sur l'océan lorsqu'il voyagea de New York au fleuve Delaware en 1809 [5]. Le Phœnix ne pouvait pas opérer dans le port de New York car Robert Fulton et son associé Robert Livingston, ministre américain en France, y avaient obtenu un monopole [6].

Robert Stevens a appliqué la ligne de vague, des lignes d'eau concaves sur la coque d'un bateau à vapeur, en 1808, ainsi que d'autres améliorations à la construction navale. Lui et son frère James, impliqué dans le commerce des bateaux à vapeur de passagers sur le fleuve Hudson en 1834, étaient tous deux membres de la Hudson River Steamboat Association, un cartel qui cherchait à obtenir un monopole sur le trafic de passagers entre New York et Albany [7].

Robert Stevens était président de la compagnie ferroviaire Camden and Amboy Railroad (en) (C&A) dans les années 1830 et 1840 [5]. Lorsque la locomotive à vapeur John Bull fut acquise par la C&A, elle fut initialement nommée Stevens en son honneur. Bien que son père soit parfois crédité de l'invention du rail en T à bride pour les chemins de fer, Robert Stevens, âgé de 42 ans, est considéré comme l'inventeur de la première construction de rails entièrement en fer du Camden & Amboy. Avant 1831, les rails de tous les anciens chemins de fer américains étaient des rails en fer à sangles, fabriqués en bois avec une sangle métallique appliquée sur le bois. Il s'était rendu en Angleterre pour acheter les nouveaux rails, car il n'y avait pas d'aciérie aux États-Unis capable de les produire. Ce rail, à profil à semelle plate est utilisé par les chemins de fer de tous les pays. Il remplaçait les rails à bordure en fonte introduits en Angleterre dès 1789. Ces nouveaux profils étaient fabriqués sans rebords : à la place, des boudins étaient placés sur les roues elles-mêmes afin d'assurer le guidage transversal. Le rail en T à bride a été introduit en Angleterre en 1836 par l'ingénieur Charles B. Vignoles (1793-1875), d'où l'usage du terme « rails Vignoles » en Europe ) [8].

Il inventa également un obus de percussion dont il vendit les droits au gouvernement [9]. En 1842, il fut chargé par le gouvernement de construire le premier navire de guerre cuirassé jamais construit [10]. mais il mourut sans jamais l'avoir terminé [11].

Stevens, qui ne s'était jamais marié, est décédé à Hoboken le 20 avril 1856[12].


Notes et références

modifier
  1. ↑ (en) « Robert Livingston Stevens | American engineer », britannica.com, Encyclopedia Britannica (consulté le )
  2. 1 2 (en) Henry Miller Cox, The Cox Family in America: A History and Genealogy of the Older Branches of the Family from the Appearance of Its First Representative in this Country in 1610, Publisher Not Identified, , 223–227 (lire en ligne)
  3. ↑ The New York Genealogical and Biographical Record, Vol. XI, New York City, New York Genealogical and Biographical Society, (lire en ligne)
  4. ↑ (en) Edwin Brockholst Livingston, The Livingstons of Livingston Manor: Being the History of that Branch of the Scottish House of Callendar which Settled in the English Province of New York During the Reign of Charles the Second; and Also Including an Account of Robert Livingston of Albany, "The Nephew," a Settler in the Same Province and His Principal Descendants, Knickerbocker Press, (lire en ligne)
  5. 1 2 (en) Stephen Hess, America's Political Dynasties, Routledge, (ISBN 9781351532150, lire en ligne), p. 555
  6. ↑ (en) The National Cyclopaedia of American Biography: Being the History of the United States as Illustrated in the Lives of the Founders, Builders, and Defenders of the Republic, and of the Men and Women who are Doing the Work and Moulding the Thought of the Present Time, J. T. White Company, (lire en ligne)
  7. ↑ Edward Renehan, Commodore: The Life of Cornelius Vanderbilt, New York, Basic Books, , 127–128 p. (ISBN 9780465002566, lire en ligne)
  8. ↑ (en) Lorett Treese, Railroads of New Jersey: Fragments of the Past in the Garden State Landscape, Stackpole Books, , 22–23 p. (ISBN 9780811732604, lire en ligne)
  9. ↑ (en) Spencer Tucker, A Short History of the Civil War at Sea, Rowman & Littlefield, (ISBN 9780842028684, lire en ligne), p. 1
  10. ↑ (en) William H. Roberts, Civil War Ironclads: The U.S. Navy and Industrial Mobilization, JHU Press, (ISBN 9780801887512, lire en ligne), p. 121
  11. ↑ « IRON-CLAD WAR VESSELS.; Historical Sketch of Inventions and Invent ors Errors Corrected. », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ (en) Kenneth E. Hendrickson III, The Encyclopedia of the Industrial Revolution in World History, Rowman & Littlefield, (ISBN 9780810888883, lire en ligne), p. 911

Liens externes

modifier