Royal Albert Dock

complexe de docks et d'entrepôts à Liverpool, Angleterre

Le Royal Albert Dock, officiellement Royal Albert Dock Liverpool et longtemps appelé simplement Albert Dock, est un ensemble de docks, d'entrepôts et de bâtiments portuaires situé sur les rives de la Mersey, à Liverpool, en Angleterre. Conçu principalement par l'ingénieur des docks Jesse Hartley, avec l'intervention de l'architecte Philip Hardwick pour le Dock Traffic Office, le complexe est construit à partir de 1841 et ouvert officiellement par le prince Albert le [1].

Royal Albert Dock Liverpool
Présentation
Type
Bassin à flot et entrepôts portuaires
Destination initiale
Dock et entrepôts portuaires
Destination actuelle
Quartier culturel, touristique, commercial et résidentiel
Architecte
Philip Hardwick (Dock Traffic Office)
Ingénieur
Matériau
fonte, brique et pierre
Construction
1841-1847
Inauguration
Patrimonialité
Grade I et Grade II selon les bâtiments
Site web
Localisation
Pays
Royaume-Uni
Nation constitutive
Comté métropolitain
Commune
Coordonnées
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Le projet constitue l'un des exemples majeurs de l'architecture portuaire du XIXe siècle. Ses entrepôts utilisent une structure de fonte, de brique et de pierre avec des voûtes en brique, en limitant fortement l'emploi de matériaux combustibles. Les bâtiments permettaient aux navires d'être chargés et déchargés directement depuis les entrepôts qui bordent le bassin. Les anciens entrepôts et le Dock Traffic Office sont classés au Grade I depuis 1952 et forment l'un des plus vastes ensembles de bâtiments classés à ce niveau au Royaume-Uni[2],[3].

Devenu progressivement inadapté à l'évolution des navires et du trafic maritime, le dock perd l'essentiel de son activité commerciale au cours de la première moitié du XXe siècle et ferme en 1972. Après plusieurs années d'abandon, sa restauration engagée au début des années 1980 par la Merseyside Development Corporation devient l'un des projets emblématiques de la régénération du front de mer de Liverpool. Le site accueille depuis des musées, des lieux culturels, des commerces, des restaurants, des hôtels, des bureaux et des logements[3].

L'Albert Dock faisait partie du site « Liverpool – Port marchand » inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2004. L'ensemble du site de Liverpool est retiré de la Liste du patrimoine mondial en 2021[4]. En 2018, l'Albert Dock reçoit l'autorisation royale d'ajouter le qualificatif « Royal » à son nom[5].

Histoire

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Contexte portuaire

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Le développement de l'Albert Dock s'inscrit dans l'expansion beaucoup plus ancienne du port de Liverpool. Le Old Dock, ouvert en 1715 à l'embouchure de l'ancien cours d'eau qui traversait la ville, est généralement considéré comme le premier bassin commercial fermé à flot construit à Liverpool. Son succès contribue à l'extension progressive d'un vaste système de docks le long de la Mersey[6]. Le Old Dock est comblé en 1826, mais de nombreux autres bassins continuent alors de fonctionner et de nouveaux équipements sont construits au cours du XIXe siècle.

La croissance du port au XVIIIe siècle est également liée à la participation de Liverpool à la traite négrière transatlantique. Les navires et marchands de la ville prennent une place majeure dans cette activité durant la seconde moitié du siècle et les profits qu'elle génère participent à l'accumulation de richesses dans la ville et à l'expansion de ses activités commerciales[7]. L'Albert Dock lui-même est cependant un équipement victorien : sa construction commence plus de trois décennies après l'abolition britannique de la traite des esclaves en 1807.

Dans les années 1830, l'augmentation du tonnage et des échanges conduit les autorités portuaires à rechercher de nouvelles solutions associant quais, bassins et entrepôts. Jesse Hartley, ingénieur du Liverpool Dock Estate depuis 1824, propose en 1839 un système intégré permettant de transférer directement les marchandises entre les navires et les magasins.

Construction et ouverture

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Les travaux commencent en 1841. Les principaux entrepôts, conçus par Hartley, sont élevés entre 1841 et 1845 autour d'un bassin rectangulaire. Ils reposent sur une ossature de fonte complétée par des maçonneries de brique, des parements de pierre et des couvertures métalliques[2],[8]. Cette conception vise en particulier à réduire les risques d'incendie qui affectent régulièrement les entrepôts portuaires du XIXe siècle.

Le dock est officiellement inauguré par le prince Albert le 30 juillet 1846 et prend son nom[1]. Les travaux se poursuivent jusqu'en 1847. Le Dock Traffic Office, réalisé par Philip Hardwick en 1846-1847 puis surélevé par Hartley en 1848, complète l'ensemble administratif[9].

L'organisation du dock permet de placer directement les cales des navires devant les magasins. Les marchandises peuvent ainsi être transférées sans passer par des entrepôts éloignés du quai. Les magasins accueillent notamment des produits à forte valeur ou nécessitant un stockage surveillé, comme le coton, le tabac, le thé, le sucre, la soie, les vins et les spiritueux.

L'Albert Dock devient également un lieu d'expérimentation des techniques de manutention. Les documents préparés pour l'inscription du port de Liverpool au patrimoine mondial signalent l'installation de deux grues et de deux monte-charges hydrauliques dès 1847. L'hydraulique est ensuite progressivement étendue, avant d'être employée à grande échelle dans les entrepôts à la fin du XIXe siècle[10]. Une station hydraulique est construite dans les années 1870 à l'est du Canning Half-Tide Dock ; elle subsiste aujourd'hui et est classée Grade II[11].

Adaptations et déclin

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L'efficacité du complexe est rapidement confrontée à l'évolution de la navigation. L'augmentation de la taille des navires à vapeur rend les accès de l'Albert Dock progressivement trop étroits pour les unités les plus importantes. La présence continue des entrepôts au bord de l'eau, avantageuse au moment de la construction, limite aussi les possibilités de modernisation du quai.

Les installations continuent néanmoins d'être utilisées pour le stockage. Une partie de l'entrepôt nord est adaptée en 1899 à la production de glace et au stockage frigorifique. Au début du XXe siècle, le rôle du bassin dans le trafic maritime proprement dit se réduit fortement ; Historic England indique qu'après 1920 l'activité commerciale maritime y devient pratiquement inexistante, tandis que les entrepôts continuent de recevoir des marchandises acheminées par d'autres moyens[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site est réquisitionné par l'Amirauté. Les bombardements allemands sur Liverpool endommagent plusieurs parties du complexe, en particulier lors du May Blitz de 1941. Des traces de ces destructions demeurent visibles dans certaines parties de l'Atlantic Pavilion, dont Historic England signale que la structure a été laissée apparente à l'emplacement des dommages de guerre[2].

Après la guerre, la transformation générale du transport maritime, l'augmentation du tonnage des navires et, plus tard, la conteneurisation accélèrent le déplacement de l'activité portuaire vers des installations mieux adaptées. Ce phénomène touche une grande partie des anciens docks urbains britanniques[12]. L'Albert Dock ferme finalement en 1972. Malgré le classement patrimonial des principaux bâtiments dès 1952 et la création d'une zone de conservation en 1976, le site reste largement vacant et se dégrade pendant les années suivantes[3].

Sauvegarde et reconversion

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La Merseyside Development Corporation (MDC) est créée en 1981 afin de participer à la régénération des anciens secteurs portuaires de Liverpool. L'Albert Dock devient son projet patrimonial le plus visible. Les travaux de réhabilitation commencent en 1982 avec le concours du groupe Arrowcroft. Ils comprennent notamment le curage du bassin, la restauration des ouvrages hydrauliques et des ponts, la réparation des murs du dock ainsi que la remise en état des vastes entrepôts[3].

Une première phase du complexe restauré ouvre au public en 1984. La reconversion se poursuit ensuite pendant plus d'une décennie. Le Merseyside Maritime Museum s'installe progressivement dans l'ancien Warehouse D et ouvre dans sa nouvelle configuration en 1986. Tate Liverpool ouvre en 1988 dans une partie des anciens entrepôts, après une transformation intérieure conçue sous la direction de James Stirling[13]. D'autres espaces sont progressivement convertis en bureaux, logements, hôtels, commerces et établissements de restauration.

Historic England estime que la régénération de l'Albert Dock a mobilisé environ 40 millions de livres de financement public et 150 millions de livres d'investissement privé dans les phases étudiées. À terme, la reconversion crée des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux, commerces, hôtels, équipements culturels et logements. Historic England considère l'opération comme un élément déterminant de la reconversion du front de mer et du développement de Liverpool comme destination touristique[3].

Du patrimoine mondial au titre « Royal »

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En 2004, l'Albert Dock est inclus dans le bien « Liverpool – Port marchand », inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial pour témoigner notamment du rôle de Liverpool dans l'histoire du commerce maritime et des innovations en matière de docks et de gestion portuaire. Le bien est placé sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2012 en raison des projets d'aménagement du front de mer. Le 21 juillet 2021, le Comité du patrimoine mondial retire finalement Liverpool de la Liste, estimant que les nouveaux développements ont entraîné une perte irréversible d'attributs exprimant sa valeur universelle exceptionnelle[4]. Le classement national des bâtiments de l'Albert Dock n'est pas affecté par cette décision.

Le 6 juin 2018, à l'approche du 175e anniversaire de son ouverture, l'Albert Dock obtient l'autorisation d'utiliser le qualificatif « Royal » et prend officiellement le nom de Royal Albert Dock Liverpool[5].

Architecture et ingénierie

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Entrepôts

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L'ensemble des anciens magasins forme une composition monumentale autour du bassin. Les principaux bâtiments comptent cinq niveaux et associent une ossature de fonte à des murs de brique et à des éléments de pierre. Du côté du bassin, les étages reposent visuellement sur de grandes colonnades de fonte d'inspiration dorique placées au-dessus des murs de quai en granit[2],[8].

Cette construction limite largement l'emploi de bois dans les structures principales. Les colonnes intérieures en fonte portent des poutres métalliques sur lesquelles reposent des voûtains de brique. L'ensemble constitue un exemple majeur du développement des techniques de construction résistantes au feu dans les entrepôts britanniques du XIXe siècle. Une étude du patrimoine bâti de Liverpool décrit les magasins de l'Albert Dock comme les premiers entrepôts portuaires résistants au feu de la ville et souligne le caractère monumental du système constructif[14].

Les anciens entrepôts sont aujourd'hui répartis entre plusieurs ensembles nommés :

  • l'Atlantic Pavilion, ancien entrepôt situé à l'extrémité sud du côté est, construit entre 1841 et 1845 par Jesse Hartley et classé Grade I[2] ;
  • le Britannia Pavilion et The Colonnades, correspondant aux anciens Warehouses B et C sur les côtés sud et ouest, également classés Grade I[8] ;
  • l'ancien Warehouse D, sur le côté nord, aujourd'hui associé au Merseyside Maritime Museum et à l'International Slavery Museum, classé Grade I[15] ;
  • l'Edward Pavilion, ancien Warehouse E situé au nord du côté est, construit entre 1841 et 1845 et classé Grade I[16].

Ces bâtiments, avec le Dock Traffic Office, forment le plus vaste ensemble de bâtiments classés Grade I du pays et représentent plus de 100 000 m2 de surfaces bâties[3].

Dock Traffic Office et autres ouvrages

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Le Dock Traffic Office se distingue des entrepôts par une composition plus directement architecturale. Construit en 1846-1847 par Philip Hardwick puis modifié par Hartley en 1848, il possède notamment un portique toscan en fonte dont l'architrave est constituée d'une longue pièce coulée d'un seul tenant. Le bâtiment est lui aussi classé Grade I depuis 1952[9].

Autour du bassin subsistent plusieurs autres éléments du système portuaire. Le Hartley Bridge, pont tournant en fer conçu vers 1846 par Jesse Hartley et aujourd'hui immobilisé, est classé Grade II ; Historic England le considère comme l'un des rares ouvrages survivants de son type[17]. L'ancienne station hydraulique, construite dans les années 1870 avec sa cheminée et sa tour d'accumulateur, est également protégée au Grade II[11]. L'ancien bureau du maître de dock, petit bâtiment en brique datant d'environ 1846, est lui aussi classé Grade II[18].

Usages culturels et touristiques

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La reconversion a transformé l'ancien équipement industriel en quartier culturel et de loisirs. L'Albert Dock accueille ou a accueilli plusieurs institutions majeures de Liverpool, notamment le Merseyside Maritime Museum, l'International Slavery Museum, Tate Liverpool et The Beatles Story. Il comprend également des hôtels, des restaurants, des commerces, des bureaux et des logements.

Cette offre évolue avec les grands travaux engagés sur le front de mer au milieu des années 2020. Tate Liverpool a fermé son bâtiment historique pour une importante rénovation et prévoit sa réouverture au Royal Albert Dock en 2027[19]. Le Merseyside Maritime Museum et l'International Slavery Museum sont également fermés pendant leur réaménagement, leur réouverture étant prévue en 2028[20].

Au-delà de ses fonctions touristiques, la reconversion de l'Albert Dock est régulièrement citée comme un exemple britannique précoce de réutilisation d'un grand patrimoine industriel. L'intervention des années 1980 a contribué à rendre accessible au public une partie du front de mer auparavant largement fermée et à faire du patrimoine portuaire l'un des moteurs de la transformation économique et culturelle du centre de Liverpool[21].

Protection patrimoniale

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Les principaux bâtiments de l'Albert Dock sont inscrits sur la National Heritage List for England. L'Atlantic Pavilion, le Britannia Pavilion et les Colonnades, l'ancien Warehouse D, l'Edward Pavilion et le Dock Traffic Office bénéficient du classement Grade I, le niveau de protection réservé aux bâtiments d'un intérêt exceptionnel. Les premières inscriptions datent du 28 juin 1952[2],[8],[15],[16],[9].

Le Hartley Bridge, l'ancienne station hydraulique et le Dock Master's Office sont protégés au Grade II[17],[11],[18]. Le maintien de cet ensemble de quais, entrepôts, bureaux, ponts et équipements techniques permet de conserver une lecture particulièrement complète d'un système portuaire intégré du milieu du XIXe siècle.

Bibliographie

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  • (en) John Belchem (dir.), Liverpool 800: Culture, Character and History, Liverpool, Liverpool University Press, (ISBN 978-1-84631-035-3[à vérifier : ISBN invalide]).
  • (en) Mike Chrimes, Civil Engineering 1839–1889: A Photographic History, Londres, Alan Sutton Publishing, (OCLC 24752037).
  • (en) Quentin Hughes, Liverpool: City of Architecture, Bluecoat Press, (OCLC 44852585).
  • (en) Ron Jones, The Albert Dock, Liverpool, Ron Jones Associates, (ISBN 978-0-9511703-4-2, OCLC 58828387).
  • (en) Joseph Sharples, Liverpool, New Haven et Londres, Yale University Press, coll. « Pevsner Architectural Guides », (ISBN 978-0-300-10258-1).

Notes et références

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  1. 1 2 (en) « Liverpool's Albert Dock gets royal title », sur BBC News, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) « Atlantic Pavilion, Albert Dock », sur Historic England (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 (en) « Impact of Historic Environment Regeneration – Albert Dock, Liverpool », sur Historic England, (consulté le ).
  4. 1 2 « Le Comité du patrimoine mondial retire Liverpool – Port marchand de la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO », sur Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, (consulté le ).
  5. 1 2 (en) « Liverpool's Albert Dock gets the Royal seal of approval », sur ITV News, (consulté le ).
  6. ↑ (en) « The Old Dock tour », sur National Museums Liverpool (consulté le ).
  7. ↑ (en) « Transatlantic slavery collection », sur National Museums Liverpool (consulté le ).
  8. 1 2 3 4 (en) « Britannia Pavilion and The Colonnades, Albert Dock », sur Historic England (consulté le ).
  9. 1 2 3 (en) « Dock Traffic Office », sur Historic England (consulté le ).
  10. ↑ (en) « Liverpool – Maritime Mercantile City: Nomination Document », sur UNESCO World Heritage Centre, (consulté le ).
  11. 1 2 3 (en) « The Pumphouse Public House », sur Historic England (consulté le ).
  12. ↑ (en) « Historic England Research on Ports and Harbours », sur Historic England (consulté le ).
  13. ↑ (en) « Photograph of Albert Dock, Liverpool, Block C, Tate Liverpool », sur National Museums Liverpool (consulté le ).
  14. ↑ (en) « Liverpool Historic Character – Analysis », sur National Museums Liverpool (consulté le ).
  15. 1 2 (en) « Merseyside Maritime Museum and the International Slavery Museum », sur Historic England (consulté le ).
  16. 1 2 (en) « Edward Pavilion, Albert Dock », sur Historic England (consulté le ).
  17. 1 2 (en) « Hartley Bridge », sur Historic England (consulté le ).
  18. 1 2 (en) « Original Dock Master's Office », sur Historic England (consulté le ).
  19. ↑ (en) « Audiences Administrator – Tate Liverpool », sur Tate, (consulté le ).
  20. ↑ (en) « Celebrate Lunar New Year and LGBTQ history month with National Museums Liverpool », sur National Museums Liverpool (consulté le ).
  21. ↑ (en) « On the Waterfront: Culture, Heritage and Regeneration of Port Cities – Part 5 », sur Historic England, (consulté le ).

Voir aussi

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Liens externes

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