Rue Buffon (Paris)
La rue Buffon est une voie située dans le quartier du Jardin-des-Plantes du 5e arrondissement de Paris.
5e arrt Rue Buffon
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 5e | ||
| Quartier | Jardin-des-Plantes | ||
| Début | 2, boulevard de l'Hôpital | ||
| Fin | 34 bis, rue Geoffroy-Saint-Hilaire | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 616 m | ||
| Largeur | Jusqu'à 20 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1790 | ||
| Dénomination | Rue de la Desserte du Jardin des Plantes | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1365 | ||
| DGI | 1371 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 5e arrondissement de Paris
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Situation et accès
modifierLa rue Buffon, parcourue d'est en ouest depuis les années 1960 par le bus n° 89, est aussi accessible par les lignes de métro 7 à la station Censier-Daubenton (à l'ouest), 5 et 10 à la station Gare d'Austerlitz (à l'est), où passe la ligne de RER C.
On peut l'atteindre en environ 5 minutes de marche depuis la station de métro Jussieu (lignes 7 et 10 du métro de Paris, au nord-ouest). Depuis la place Jussieu, on emprunte la rue du même nom vers le Jardin des plantes et, après la maison de Cuvier qui en marque l'entrée, on le traverse du nord au sud en maintenant un cap presque rectiligne par l'allée des Becquerel : ce trajet mène à la rue Buffon.
Origine du nom
modifierLa rue doit son nom à Georges Louis Leclerc, comte de Buffon ( – ), qui fit construire à l'actuel no 26 sa « maison de Buffon », après avoir vécu quelque temps au no 29, dans un hôtel particulier aujourd'hui disparu. Ce naturaliste, maître de forges et écrivain français, fut l'intendant du Jardin du Roi[2], c'est-à-dire le Jardin royal des plantes médicinales, devenu à la Révolution française le Muséum national d'histoire naturelle.
Ce dernier siège toujours au même jardin, connu sous le simple nom de « Jardin des plantes ». Au sud de la rue, qui n'existait pas encore, Buffon agrandit cette institution en achetant les terrains entre l'ancien cours de la Bièvre et la rue Poliveau (partie sud du « clos Patouillet », actuel « campus Buffon » qui abrite des laboratoires de recherche, des collections scientifiques d'histoire naturelle et des semis du Muséum)[3].
Historique
modifierLa rue était initialement une allée du Jardin royal des plantes médicinales, tracée le long des fondations de l'ancien rempart Saint-Victor à travers les terrains marécageux bordant la rive gauche de Bièvre : commencée à l'est en 1765, elle est alors dénommée « desserte du Jardin du Roy » ou « allée du rempart ». Elle est prolongée vers l'ouest en 1790 jusqu'à l'actuelle rue Geoffroy-Saint-Hilaire et pavée dans le dernier quart du XIXe siècle[4]. .
En 1910, la rue Buffon subit la crue centennale de la Seine : une plaque à l'entrée de l'école au no 21 indique le niveau maximum atteint par les eaux.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifierLa rue traverse le siège parisien du Muséum entre la partie nord (Jardin des plantes, numéros pairs) et la partie sud (« campus Buffon », numéros impairs). Le tout est classé, bâtiments inclus, monument historique depuis le [5].
- À l’extrémité est, les nos 4 et 8 desservent le bâtiment abritant au no 4 la galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée du Muséum, oeuvre monumentale de l'architecte Ferdinand Dutert, avec, dans sa cour, la réplique d'un mammouth visible depuis la rue, et au no 8 l'Institut de paléontologie.
- Au no 10 se trouve l’allée des Jussieu du Jardin des plantes, à la place du canal des Victorins, un bras artificiel de la Bièvre creusé par les moines de l'ancienne abbaye Saint-Victor.
- Aux nos 14 et 16 se trouve la galerie de Botanique du Muséum.
- Au no 15 bis se trouve une médiathèque-bibliothèque municipale portant également le nom de Buffon.
- Au no 18 se trouve l’allée des Becquerel du Jardin des plantes, qui le traverse vers le nord et conduit au campus Jussieu.
- Au no 19 se trouve le domicile où mourut le compositeur Nicolas Dalayrac[6].
- Entre les nos 20 et 24, la rue longe la galerie de Minéralogie et de Géologie du Muséum.
- Au no 21 se trouve l'école élémentaire publique « Buffon ».
- À l'extrémité ouest, au no 26, s'élève la maison de Buffon, bâtie et habitée par le naturaliste, abritant aujourd'hui les éditions du Muséum et plusieurs laboratoires et services ; de sa cour l'on voit la grande galerie de l'Évolution.
- Au no 29 se trouve l'emplacement du premier domicile parisien du jeune Buffon, lorsqu'il fut nommé intendant du Jardin du Roi.
- Les nos 43 à 63 desservent le « campus Buffon »[1] et, notamment, au no 45 la galerie d'Entomologie et au no 63 le laboratoire de chimie du Muséum.
- Au no 55, les dépouilles des victimes du tueur en série Henri Désiré Landru ont été autopsiées par le professeur du Muséum, Edmond Perrier. En 1919 les autorités judiciaires l’autorisent à inhumer ces restes dans le jardin du laboratoire d’anatomie comparée[7].
- Au no 73 a été installée pendant plusieurs mois la permanence centrale du Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC), fondé en 1973[8].
- Au no 4 à l'extrémité est de la rue, la galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée du Muséum, avec la réplique du mammouth.
- Au no 16 la galerie de Botanique du Muséum.
- Au no 29 un immeuble d'habitation rénové portant la plaque commémorative rappelant que Buffon a habité ici un ancien hôtel particulier.
- Au no 43 une entrée du campus Buffon.
- Au no 26 la maison de Buffon à l'extrémité ouest de la rue, vers 1905.
Notes et références
modifier- 1 2 https://bbees.mnhn.fr/sites/bbees/files/2022-12/Plan-campus-buffon-2022.pdf
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 253.
- ↑ Jeanne Pronteau et Michel Fleury, Histoire de Paris, « Le clos Patouillet » : , Librairie Droz, p. 662.
- ↑ Jacques Hillairet, Op. cit..
- ↑ « Jardin des plantes et Muséum national d'histoire naturelle », notice no PA00088482, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Fernand Bournon, Département de la Seine. Direction des affaires départementales, État des communes à la fin du XIXe siècle : Fontenay-sous-Bois, Montévrain, Département de la Seine, , 118 p., 1 vol. in-8° (lire en ligne), Renseignements administratifs, chap. I (« Territoire et domaine. Cimetière »), p. 43.
- ↑ Dominique Lesbros, Paris bizarre, Paris, Parigramme, (ISBN 978-2-37395-252-0), p. 32-33.
- ↑ Anne-Lise Carlo, « C’est l’histoire d’une rue : Buffon, du jardin botanique au repaire politique », sur lemonde.fr, (consulté le ).
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris