Rue des Tournelles
La rue des Tournelles se situe dans le quartier parisien du Marais, et court sur les 3e (au nord),[4] et 4e arrondissements[4] (au sud) de la capitale, toute proche aussi de la Bastille et des 11e et 12e arrondissements.
3e & 4e arrts Rue des Tournelles
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| Situation | ||
|---|---|---|
| Arrondissements | 3e au nord, 4e au sud | |
| Quartiers | de l'Arsenal au sud (4e ar. ; n° 1[2] à 29, 2[2] à 44)[3] ; des Archives au nord (3e arr. ; n° 31 à 51, 46 à 88)[3] ; délimités entre eux par la rue du Pas-de-la-Mule |
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| Début | entre 8[3],[4] et 8 bis, 10 voire 12
rue Saint-Antoine au sud |
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| Fin | 77[3],[4] boulevard Beaumarchais au nord-est |
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| Morphologie | ||
| Longueur | 580[4] m | |
| Largeur | 10 (à 15,50)[5],[3],[4] m | |
| Historique | ||
| Création | à partir de 1400 environ, juillet 1605 ; puis en 1637 (partie nord), etc.[3] |
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| Dénomination | en 1839 pour l'actuelle rue dans son entier[3] | |
| Ancien nom | Jean-Beausire (jusque vers 1546)[4], voire [petite] rue Saint-Antoine, puis des Tournelles (au sud) ; petite rue neuve Saint-Gilles (au nord) |
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| Géocodification | ||
| Ville de Paris | 9372 | |
| DGI | 9382 (Cfa)[Quoi ?][3] ; feuilles n° 92D2, 92B2[3][Quoi ?] |
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| Géolocalisation sur la carte : Paris
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Situation et accès
modifierEn équerre[4] (ou L majuscule d'imprimerie), cette rue forme donc un angle droit, entre deux sections de longueurs inégales :
- l'une courte, au nord, axée ouest-est (dernières photographies de l'article, dans sa galerie finale ci-après), qui jouxte à l'est le boulevard Beaumarchais perpendiculaire ;
- l'autre plus longue, axée sud-nord, avec pour limite sud les numéros 8 et 8 bis à 10 voire 12 rue Saint-Antoine orthogonale (et leurs numéros impairs et rue de Lesdiguières, en vis-à-vis) [au niveau d'une grande statue de Beaumarchais (photo de l'infobox ; nettoyée en 2024 en même temps que son socle), personnalité qui occupa une propriété non loin, à l'angle des actuels boulevards Beaumarchais et Richard-Lenoir... -, d'une grille/bouche d'aération du métro[6], d'un robinet d'eau, de corbeilles publiques ici et là, quatre doubles-bancs publics, une halte de quatre places de taxis en file indienne sans borne d'appel, et de leur placette triangulaire en grande partie piétonnière sans odonyme propre, bordée à l'ouest par des numéros pairs (8 bis à 10 voire 12, donc) de la rue Saint-Antoine longés de six grands mûriers blancs d'environ 10 mètres de haut chacun[7]-cf. photo en infobox-, à l'est par la chaussée, le trottoir, et le premier numéro pair ou n°2 de la rue des Tournelles, adresse, entre autres, de la librairie Opéra[8] BD, au rez-de-chaussée sur rue].
Du sud au nord, soit dans son sens unique pour les automobilistes l'empruntant (double sens possible à vélo, et bien sûr à pied par deux trottoirs, un de chaque côté de la chaussée), cet axe principal borne ou croise ceux des autres voies suivantes :
- une partie du nord-est de la rue Saint-Antoine (son point de départ au sud, qui part et arrive alors elle-même tout juste, quant à elle de ou vers la place de la Bastille, à l'est), au niveau de la statue déjà évoquée ; la rue de Lesdiguières lui fait face dans quasiment le même axe, de l'autre côté de cette artère Saint-Antoine (voir plus haut et en infobox) ;
- la rue borne ensuite, entre ses numéros 2 et 2 bis[9], voire en apparence 4, l'ouest de celle de la Bastille (entre les numéros 2 et 1 de cette dernière, contrairement à l'usage de numéroter les rues de Paris plus ou moins parallèles à la Seine dans le sens du cours dudit fleuve, de l'amont vers l'aval), une partie de son berceau ci-après avec les trois voies Jean-Beausire, rue de la Bastille non empruntable désormais par les autos venant des Tournelles, sinon dans l'autre sens par celles arrivant des impasse ou rue Jean-Beausire, ou/et du boulevard ;
- l'ouest du passage piétonnier Jean-Beausire au double accès privatisé et tenant davantage d'une cour intérieure pavée plus ou moins longiligne, entre 12[4] rue des Tournelles et 11 rue Jean-Beausire[4] ;
- puis l'axe croise celui de la rue du Pas-de-la-Mule qui délimite les 4e et 3e arrondissements (quant à elle à sens unique ouest-est pour les voitures et les bus 29) ;
- il borne l'est des rues Roger-Verlomme (uniquement empruntable dans le sens est-ouest en voiture) puis des Minimes (empruntable dans l'autre sens pour la circulation automobile, à partir de la rue de Béarn) ;
- croise la rue Saint-Gilles (en sens unique auto et des bus 29 est-ouest) ;
- enfin, il continue plein nord puis tourne à environ 90° vers l'est (comme son sens de la circulation automobile), via son tronçon nord évoqué ci-avant et lui-même perpendiculaire au boulevard Beaumarchais.
Ce site est desservi par des stations de métro de la RATP : Bastille au sud-est (lignes 1, 5 et 8, sorties 7 et 8), et Chemin Vert au nord-est (ligne 8) ; et par des arrêts d'autobus de la même régie de transports en commun : Tournelles - Saint-Gilles (ligne 29) ou Bastille - Beaumarchais/Saint-Antoine, à l'est (lignes 29, 69, 76, 91, ex-arrêt de la ligne 20 et de l'ex-ligne 65) voire plus à l'ouest (ligne 96, place des Vosges).
Une partie cyclable existe aussi sur la chaussée de la rue, à contresens de celui de la circulation automobile que peuvent également emprunter les deux-roues. La voie entière est parsemée de plusieurs "parcs" pour garer et attacher ces derniers.
Origine du nom
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de l'hôtel des Tournelles,
royal de 1407 à sa destruction
vers 1563 ;
à la place Royale...
Le tracé de la rue longe le côté oriental de l'"hôtel", "palais" ou château royal des Tournelles qui s'élevait jadis sur l'emplacement principal de l'actuelle place des Vosges "attenante"[3],[4].
Cette résidence des Tournelles est démolie en 1563 ou 1565 à l'instigation de la reine mère Catherine de Médicis, qui lui substitue un marché aux chevaux plus tard loti par le roi de France Henri IV en sa forme d'aujourd'hui inaugurée en 1612 ou 1615 par Louis XIII, jeune fils et successeur encore mineur de ce dernier.
Historique
modifierLa rue des Tournelles est ouverte progressivement :
- autour de 1400[4] pour sa partie sud entre les actuelles rues Saint-Antoine et Saint-Gilles[4] ; comme une "desserte" simultanée :
- du rempart de l'enceinte de Charles V à l'est, construit vers 1356 à 1383 (la première pierre de la bastille Saint-Antoine est posée tout près le ), d'où certains numéros pairs infra de la rue toujours accessibles aussi aujourd'hui par les rue voire impasse Jean-Beausire[9] ;
- et de l'hôtel des Tournelles favori du roi Charles VI à partir de 1407 à l'ouest (cf. panneau d'Histoire de la place des Vosges ci-contre), d'où certains numéros impairs infra de la rue toujours accessibles aussi aujourd'hui par la place des Vosges[9] ;
- d'abord sous le nom de rue Jean-Beausire (attesté jusque vers 1546, période où elle prend son nom actuel[4]), avec laquelle elle semble alors en partie se confondre, de même qu'avec l'ouest de l'actuelle rue de la Bastille[10] (et que Gilles Corrozet appelle déjà ainsi en 1532)[3], une cour des miracles s'y étant implantée en même temps ;
- puis en 1637 pour la partie nord comprise entre la rue Saint-Gille[s] (elle-même ouverte vers 1640[3] ou 1657[4]) et le (futur) boulevard Beaumarchais alors occupé par le rempart de Charles V[3], partie appelée "petite-rue-Neuve-Saint-Gilles", avec laquelle elle fusionnera en 1839 pour former la rue des Tournelles dans l'intégralité que nous lui connaissons depuis (arrêté du )[3].
La place Royale quasiment adjacente a été édifiée dans l'intervalle, de ses trois premiers côtés lotis et construits dès 1604 -cf. photo du panneau d'Histoire de Paris ci-avant, en section "Origine du nom"- (lettres patentes de juillet 1605) à 1612 essentiellement[3], des bâtiments est de l'actuelle place des Vosges s’ouvrant d’ailleurs par leurs arrières sur la rue des Tournelles[9].
Celle-ci est citée sous ce nom « des Tournelles » dans un manuscrit de 1636 où le procès-verbal de visite indique qu'elle est trouvée « orde, salle et pleine de boues et immundices » (cf. cour de miracles adjacente, rue du Petit-Musc non loin).
Alexandre Gady relève l’appellation, au XVIIe siècle, « rue du Devers-du-Rempart », qu'elle longeait intérieurement[11], avant la transformation de ladite muraille en boulevard à partir d'environ 1670.
Située alors dans l'aristocratique quartier du Marais, la rue des Tournelles hébergea entre autres :
- l'auteur de chansons Philippe-Emmanuel de Coulanges, cousin maternel de Madame de Sévigné, qui y mourut en son hôtel[Où ?] le , âgé de 82 ans et demi[12] ;
- et Marie-Émilie de Joly de Choin, épouse secrète survivante du Grand Dauphin, qui y demeura[Où ?], une fois devenue veuve fin 1711, jusqu'à sa mort survenue en 1732[13].
Bâtiments remarquables, lieux de mémoire, accès latéraux
modifier- Statue de Beaumarchais par Louis Clausade, de 1895 ou 97 (infobox, fondeurs : les frères Thiébaut), en vis-à-vis ouest du numéro 2 de la rue des Tournelles. On situerait a priori mieux cette statue à l'angle des actuels boulevards Beaumarchais et Richard-Lenoir quasiment voisins, où l'hôtel particulier de l'écrivain se situait plutôt, jadis.
- Au centre-gauche, l'imposant immeuble de l'actuel n°2, rue des Tournelles, ici vers 1933, en bas duquel on peut distinguer la statue.
Le vaste et massif ensemble de bâtiments contigus dont il fait partie, ayant recouvert au XIXe[réf. souhaitée] ou XXe siècle une partie de l'emplacement laissé par l'ancienne forteresse de la Bastille, couvre de nos jours, outre le 2 rue des Tournelles, les numéros 2 à 8 rue de la Bastille, 2 à 8 rue Saint-Antoine[9], et 3 bis à 7 place de la Bastille où il abrite notamment une succursale de la Banque de France (3 bis à 7 place de la Bastille, 2 rue Saint-Antoine et 8 rue de la Bastille[9]), consacrée notamment à des personnes surendettées[14], côté est et donc Bastille (entrée publique à l'angle des 3 bis place de la Bastille et 2 rue Saint-Antoine).
À l'extrême-gauche, aux premiers plans et à l'extrême-droite de cette photo ci-dessus, la large rue Saint-Antoine vers sa limite orientale hors faubourg ; à droite, la colonne de Juillet 1830 de la place de la Bastille.
- L'immeuble lui aussi collectif[15] du 1 rue des Tournelles fait dès lors davantage face à la rue perpendiculaire de la Bastille, elle aussi en partie limitrophe de ce bâti des 2 (2 rue de la Bastille comme 2 rue des Tournelles), qu'à ce dernier qui fait triangulairement face, par-delà la statue des Clausade & Thiébaut, aux numéros 8 bis[16] à 10 voire 12, de la rue Saint-Antoine.
- Entre les numéros 2, et 2 bis[9] voire en apparence 4, de la rue, premier bornage de celle-ci, sud-est, ci-avant, par celle de la Bastille.
- No 6 : porte cloutée[4] (a priori sur rue).
- Porte cloutée sur rue du 6, ici peinte en bleu
(restaurant voisin : ex-Gaspard de la nuit).
(partie des rez-de-chaussée, entresol et premier étage, de la façade d'entrée et sortie de cet immeuble du 11, avec l'inscription "J. Bourdeix architecte 1885" gravée au-dessus des plaques gaz à tous les étages[19] et II).
- No 12 : une des deux entrées et sorties sur rues des 2 et 1 du passage Jean-Beausire[9] rejoignant le 11 de la rue du même nom[9] (voir ci-avant l'évocation de la cour des miracles locale, autrefois en limite de rempart comme souvent pour ce genre d'endroit).
- No 14 : deux figurines, peut-être pionnières du genre ès street art, de Space d'Invader (ou un.e émule), en équerre saillante de la plaque dudit n°, entre rez-de-chaussée et premier étage sur rue[réf. souhaitée].
- No 16 : immeuble accessible aussi par le 13 rue Jean-Beausire[9].
- No 17 (photo suivante) : emplacement d'une entrée et sortie secondaire de l'hôtel particulier (de) Rohan-Guéménée (dont la partie centrale, ancienne maison de Victor Hugo alors jeune père, aujourd'hui partiellement visitable en tant que musée gratuit de la ville de Paris, est située aux nos 6, et 6 bis pour l'ancienne demeure de son voisin, contemporain et confrère écrivain Théophile Gautier, aujourd'hui lycée d'enseignement commercial "Théophile Gautier - site Vosges", et occasionnel bureau de vote, de la place des Vosges[4], à l'angle sud-est de celle-ci ; cf. aussi 12[9] impasse Guéménée), même si cette adresse du 17 des Tournelles est davantage dans l'axe arrière du 8 place des Vosges[9], ancien hôtel de Fourcy ; toutes ces anciennes dépendances semblant situées sur des parcelles cadastrales de nos jours séparées et sans accès direct(s) maintenu(s) entre elles[9].
- Entrée sur rue du 17 côté (arrière[20]-)
cour.
- L’aile des Tournelles forme un « U », la façade de l’ensemble[Lequel ?][Où ?] est de pure facture du début du XVIIe siècle[réf. souhaitée]. Madame de Sévigné, née « de Rabutin-Chantal » en l'actuel 1 de la place des Vosges alors « Royale » et quasiment neuve, aurait séjourné dans cette aile de l’hôtel[réf. souhaitée].
Victor Hugo vécut donc de 1832 à 1848 dans un appartement situé au second étage de sa partie centrale du 6 place des Vosges (actuel musée de la « maison de Victor Hugo », inauguré le ; hôtel et cours classés, avec d'(anciens) accès plus dérobés via ce 17 rue des Tournelles et l'impasse Guéménée).
Aux rez-de-chaussée et entresol, Lucienne Heuvelmans, première femme impétrante d'un grand prix de Rome et pensionnaire de la Villa Médicis (1911), installa son atelier de sculpture.
Un appartement, l'escalier de pierre des parties communes et cette dite cour d'honneur côté Tournelles y ont parfois servi de lieu de tournage de longs-métrages (comme en 1972-73, voir section Au cinéma ci-après).
- No 18 : cour, escalier.
- Rez-de-chaussée de la façade sur rue du 18.
- No 19 : immeuble dont la cour intérieure offre à ses occupants un accès direct vers / depuis la place des Vosges[9][Où ?].
- No 19 bis : école publique / communale (et bureau[Combien ?] de vote occasionnel).
- No 20 : immeuble construit en 1910 par l'architecte Félix Boiret[21].
- Porte d'entrée du 20,
encadrée des vitrines de deux commerces.
- No 21 : synagogue classée[3], appelée « synagogue de la rue des Tournelles », construite de 1861 à 1863, incendiée en 1871, et restaurée en 1875. Gustave Eiffel a construit l'ossature intérieure en fer. Cet édifice fait partie avec celui de la rue de la Victoire des deux plus beaux temples israélites de Paris.
- À gauche : la synagogue.
- Principales portes d'entrée du lieu de culte.
- No 28 : hôtel « Mansart », ou « de Sagonne »[3], édifié de 1674 à 1685, par et pour Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, surintendant et architecte du roi. L’hôtel resta dans cette famille jusqu'à sa vente en 1767. Il fut vendu à la famille de Noailles. La comtesse Philippe de Noailles, dame d'honneur de la reine Marie Lesczynska, puis de la dauphine Marie-Antoinette, y vécut. L'intérieur de cet hôtel fut décoré par Le Brun, Mignard et Allegrain. La façade orientale se trouve au fond d'un jardin dont la grille de l'entrée est située au no 23 du boulevard Beaumarchais. Hôtel et jardin sont classés.
- Porte sur rue du 28
(et, intérieurement, sur porche puis cour d'honneur).
- No 32 : on remarquera qu'il n'y a qu’une fenêtre par étage.
- No 33 : maison du XVIIe siècle, porte.
- Nos 35-37 : emplacement d’un couvent fondé en 1624 pour les filles pauvres et malades, sous la protection d’Anne d’Autriche. Cette maison fut appelée « couvent des Hospitalières de Notre-Dame » après avoir été dénommée « des Hospitalières près les Minimes de la place Royale ». De 1660 à 1664, Françoise d’Aubigné, veuve Scarron, future madame de Maintenon, y fit retraite. Le couvent fut supprimé à la Révolution et plusieurs institutions de bienfaisance y prirent place jusqu'en 1906. Ensuite caserne des pompiers puis jardin Arnaud-Beltrame (accès par les n°35 et 37). Paul Chautard y est né.
- No 36 : maison de 1642, construite pour le procureur du Châtelet, Louis du Baille. Cette demeure fut louée puis vendue à Ninon de Lenclos, en 1684. Fille d'un gentilhomme de Touraine, elle fut la maîtresse notamment du Grand Condé et du duc d'Estrées. La rue des Tournelles acquit alors une réputation de rue galante. Plus tard Ninon de Lenclos ouvrit un salon littéraire fréquenté par Molière (qui y présenta Tartuffe), le jeune Voltaire, la reine Christine de Suède, madame de Sévigné. Elle mourut en cette maison en 1705 à 85 ans.
- No 40 : le , un tueur en série dit de l'Est parisien agresse une jeune psychomotricienne de 23 ans nommée Élisabeth Ortega. Elle en réchappe de justesse, et sera le témoin-clef poussant le violeur et tueur à avouer en pleurant, en plein procès le , sept meurtres et une agression, avant d'être lourdement condamné.
- Nos 40-44 : ferronneries.
- No 47 : le 30 janvier 1918, durant la Première Guerre mondiale, l'édifice correspondant à ce numéro est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands[22].
- No 48 : hôtel du XVIIIe. Pompe à eau en cuivre sur la droite dans la première cour.Porte, mansarde, escalier.
- No 50 : hôtel du XVIIIe. Escalier avec rampe superbe à balustre de chêne. Façade avec balcons à pilastres en pierre, bel hôtel au fond de la cour.
- No 56 : maison construite en 1684, par l'architecte Jacques Gabriel, grand-père de l'architecte de la place de la Concorde. Pompe à eau en cuivre sur la gauche dans la cour.
- No 58 : une plaque explique : « Merlin de Thionville. Député à l'Assemblée législative, à la Convention, au Conseil des 500, représentant aux Armées, est mort ici le à l'âge de 71 ans ».
- Nos 64-68 : maisons du XVIIe.
- No 35-37 : ancienne caserne de gendarmerie.
- No 50.
- Plaque au no 58.
- No 62.
- No 68.
- No 70 : demeure de Félix Pyat, journaliste républicain, membre de la Commune de 1871, surnommé par certains « le mauvais génie » de la Commune.
- No 72 : maison du XVIIe siècle.
- No 80 : porte cloutée.
- No 88 : demeure de Charles Beslay, nommé commissaire de la République dans le Morbihan par le gouvernement provisoire en 1848, délégué au Comité central républicain des vingt arrondissements pendant le siège de 1870, puis délégué de la Commune auprès de la Banque de France.
- No 72.
- No 80.
- Bas-relief du no 84.
- Bas-relief du no 86.
Au cinéma
modifierDes scènes du film de Philippe de Broca, Le Magnifique (1973) ont été tournées à l'hôtel particulier (de) Rohan-Guéménée, côté Tournelles (n° 17). On aperçoit les façades alors non ravalées avec une vieille enseigne défraîchie d'entreprise. Dans le film, François Merlin, personnage joué par Jean-Paul Belmondo, un écrivain de romans d'espionnage de gare François Merlin y habite un appartement. Il a des vues sur sa voisine d'immeuble, Christine, interprétée par Jacqueline Bisset. L'escalier de l'immeuble est le lieu de cascades belmondiennes minimalistes et la scène finale du film est tournée dans la cour. Une scène d'embouteillage automobile sous la pluie se situe sur la place de la Bastille toute proche, autour de la colonne de Juillet.[réf. souhaitée]
Galerie
modifier(dernier tronçon au nord de la rue, le seul en retour d'équerre)
- Vue partielle sud-nord de la partie la plus longue du tronçon nord en « L » inversé de la rue, côté 3e arrondissement, vers l'ouest de ce tronçon aperçu au fond.
- Fond de la partie la plus courte du nord de la rue, vue du débouché depuis le boulevard Beaumarchais.
- Le virage à 90°, avec vue sur l'autre partie nord de la rue, à peine sortie du boulevard puis du tronçon court ci-contre, jusqu'à un peu au sud des angles avec la rue Saint-Gilles.
Notes et références
modifier- ↑ Deux à six ans avant le centenaire du décès du statufié, et avant l'année du décès du principal statufiant.
- 1 2 Début de la rue vers sa fin : dans le sens croissant des numérotations parisiennes d'immeubles, à partir de la Seine dans les rues qui sont peu ou prou perpendiculaires à cette dernière.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Nomenclature officielle des voies publiques et privées de Paris, rééditée périodiquement par la Mairie de Paris, ici dans sa 10e édition (alors à 24,35 euros), "état au 1er novembre 2004" (ISBN 2-907616-16-1), disponible : à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris ; aux Archives de Paris ; au Pavillon de l'Arsenal, etc. :
pages 532 pour la rue des Tournelles, 278 pour la rue Beausire, 43 pour celle de la Bastille, 487 pour la rue (Neuve) Saint-Gilles ouverte sur une partie de l'emplacement du palais des Tournelles, etc.
Voir aussi le dernier renvoi bibliographique plus bas in fine. - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117), ouvrage alphabétique, 5e cité en bibliographie plus bas ; rééd° de 1997, volume 2, page 569 :
- pour l'année d'environ 1400 ;
- pour le retour d'équerre dès 1637 ;
- un chemin qui devait devenir, vers 1657, la rue Saint-Gilles ;
volume 1, page 671 pour la délimitation du passage Jean-Beausire sur ses deux côtés et issues. - ↑ 15,50 mètres (moindre) entre les rues Saint-Antoine et de la Bastille ; 10 m le surplus "majoritaire" en longueur.
- ↑ Signalée, du 25 novembre 2024 environ, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes célébrée localement sur la place de la Bastille voisine, jusque vers la mi-décembre 2024, par un faux cétacé de plastique gonflable bleu-gris attaché au-dessus par des représentants[Lesquels ?] de l'Université Paris-IV, en soutien à la libération du militant écologiste emprisonné Paul Watson effective quelques jours plus tard.
- ↑ Carte interactive de localisation de chaque arbre de l'espace public parisien ; ici, ces arbres à mûres se voient munis de quelques sacs en plastique, chiffons, peut-être en guise d'épouvantails à oiseaux, dans leurs branchages les plus élevés.
- ↑ L'opéra Bastille est tout proche, de l'autre côté de la place de la Bastille à l'une de ses entrées orientales dans l'ouest du 12e arrondissement.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Géoportail en ligne de l'ex-Institut géographique national.
- ↑ L'ensemble un temps dénommé place de la porte Saint-Antoine du plan ultérieur d'Edmé Verniquet, aujourd'hui en partie à la base ouest de la "petite" rue de la Bastille, et au nord de la statue de Beaumarchais jouxtant la rue Saint-Antoine.
- ↑ Alexandre Gady, Le Marais : guide historique et architectural, Carré, (ISBN 978-2-908393-09-5).
- ↑ Auguste Jal : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire , Paris, Plon, 1867, p. 436 ; consulté en salle de lecture, place 19, de la BHVP / Bibliothèque historique de la ville de Paris, le lundi pm 2 février 2026.
- ↑ Georges Mongrédien, La Maintenon du Grand Dauphin : Mademoiselle Choin, Mercure de France, n° 576, 33e année, tome CLVI, 15 juin 1922 ; consulté sous forme de feuillets reliés, à la BHVP, place 13, courant février 2026.
- ↑ Sur banque-france.fr.
- ↑ Une immense majorité voire quasi-exclusivité de l'habitat actuel de la rue, comme des quartiers de l'Arsenal, des Archives, plus globalement du Marais, voire de tout Paris et sa banlieue au moins la plus proche, le "collectif".
- ↑ Équivalant au 1 rue des Tournelles.
- ↑ Sur pss-archi.eu.
- ↑ Sur cths.fr.
- ↑ La première voire l'unique plaque gaz à tous les étages (encore existante) dans la rue.
- ↑ Si l'on y pénètre par la place des Vosges.
- ↑ PSS-ARCHI.EU : .
- ↑ Exelsior du 8 janvier 1919 : carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
- Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale.
- Guy de La Batut, Les Pavés de Paris, Éditions sociales internationales.
- Jean Braire, Sur les traces des Communards, Amis de la Commune.
- Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, éditions Princesse, Paris, 1978, 256 p., p. 39.
- Nomenclature officielle des voies publiques et privées de Paris, Mairie de Paris, rééditée périodiquement (ici dans sa 10e version, au ), disponible à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, aux Archives de Paris, etc. 1 volume (ISBN 2-907616-16-1).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris