Saint-Laurent-de-Cuves
Saint-Laurent-de-Cuves est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 496 habitants[Note 1].
| Saint-Laurent-de-Cuves | |
L'église Saint-Laurent. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie |
| Maire Mandat |
Franck Esnouf 2026-2032 |
| Code postal | 50670 |
| Code commune | 50499 |
| Démographie | |
| Gentilé | Saint-Laurentais |
| Population municipale |
496 hab. (2023 |
| Densité | 34 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 45′ 06″ nord, 1° 07′ 22″ ouest |
| Altitude | Min. 32 m Max. 226 m |
| Superficie | 14,80 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Isigny-le-Buat |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairie-saintlaurentdecuves.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierLa commune est au nord de l'Avranchin. Son bourg est à 4,5 km au nord-est de Brécey, à 5 km à l'ouest de Saint-Pois et à 15 km au sud-est de Villedieu-les-Poêles[1].
Saint-Laurent-de-Cuves est dans le bassin de la Sée qui délimite le territoire au sud. Deux de ses affluents parcourent ou bordent le territoire communal : le ruisseau de Saint-Laurent — appelé ruisseau du Moulin de Coulouvray dans sa partie supérieure — qui passe par le bourg puis marque la limite au sud-ouest, et le Glanon qui borde la commune à l'est. Leurs propres affluents complètent le drainage des eaux communales, dont le ruisseau du Grand Melon pour le Glanon, et les ruisseaux de la Touche et de la Chaussée pour le ruisseau de Saint-Laurent.
Le point culminant (226 m) se situe au sommet d'une colline près de la limite nord-est du territoire et du lieu-dit la Hogue. Le point le plus bas (32 m) correspond à la sortie de la Sée du territoire, à la confluence du ruisseau de Saint-Laurent, au sud-ouest. La commune est bocagère.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Sée, le Glanon, le ruisseau de la Chaussee[4], le ruisseau de Saint-Laurent[5], le ruisseau du Grand Melon[6], le bras 01 de la Brisolière[7], le cours d'eau 01 de la Brisolière[8], le fossé 01 de Forien[9], le fossé 01 de la Basse Garlière[10], le fossé 01 de la Chaulourie[11], le fossé 01 de la Herpellière[12], le ruisseau de la Touche[13] et la Sée[14],[15],[Carte 1].
La Sée, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Sourdeval et se jette dans le golfe de Saint-Malo en limite du Val-Saint-Père et de Vains, après avoir traversé 20 communes[16].
Le Glanon, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Noues de Sienne et se jette dans la Sée à Cuves, après avoir traversé six communes[17].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[21]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 965 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-du-Harcouët à 19 km à vol d'oiseau[24], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 929,5 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (54,1 %), prairies (38,7 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (1,7 %)[31]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme Sancto Laurentio de Cupis en 1369 et 1370[32].
La paroisse est dédiée à Laurent de Rome. Son martyre par le feu (il fut étendu sur un gril) inspira un culte à son égard destiné à guérir le zona (« feu Saint-Laurent »), en particulier à Saint-Laurent-de-Cuves[33].
Cuves est le nom de la commune voisine. Probablement de l'oïl « cuve », d'abord au pluriel, pour désigner des terrains en forme de cuvette[34]. Il s'agit d'un dérivé du latin cupa, « vase, tonneau », et qui a pu avoir en toponymie le sens de « citerne, réserve d'eau »[35].
Le gentilé est Saint-Laurentais.
Histoire
modifierÀ la fondation de la collégiale de Mortain, Robert de Mortain ainsi que d'autres seigneurs donnèrent ce qu'ils possédaient sur la paroisse à la collégiale[36].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[41].
En 2023, la commune comptait 496 habitants[Note 4], en évolution de +2,69 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Saint-Laurent-de-Cuves a compté jusqu'à 1 463 habitants en 1851.
Économie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Église Saint-Laurent (reconstruite de 1894 à 1899) ; l'ancienne église romane a été détruite à l'exception de la tour. L'édifice abrite un reliquaire de saint Laurent et saint André du XVIe et un calice et sa patène du XVIIe classés au titre objet aux monuments historiques[44], ainsi que les statues de saint Lubin, saint Laurent du XVIIe et une verrière du XXe de Duhamel-Marette[37].
- Ancien presbytère près de l'église.
- Séminaire de la Garlière fondé en 1705 par Gabriel de La Robichonnière (1667-1743), prêtre de Saint-Laurent-de-Curves, afin de former les séminaristes pauvres et servir de maison de retraite pour des prêtres handicapés. En 1756 il a pour supérieur Jean Couarde (1729-1779), né à Saint-Léger, entré dans la congrégation des Eudistes, et supérieur des missionnaires de Basse-Normandie[45]. L'édifice est vendu à la Révolution comme bien national au citoyen Pichon-Peillonnière de Coulouvray, et est devenu depuis une exploitation agricole[37].
- Oratoire de l'ancien séminaire du XVIIIe siècle.
- Onze croix de chemin du XIIe au XIXe siècle dont la Croix de la Méancerie et son vieux tronc de fonte à une porte scellée au pied du fût de la croix.
- Le monument aux morts, situé à l'intersection de la rue Principale (RD 39) et de la rue des Écoles, à côté de l'église, est surmonté de la statue du Poilu au repos, réalisée par Étienne Camus.
- Ancien moulin.
L’église Saint-Laurent. Le monument aux morts.
Activité et manifestations
modifierDepuis 2001, tous les ans à la Pentecôte se déroule le festival Papillons de nuit : trois jours, trente-quatre concerts et des dizaines de milliers de visiteurs.
En 2005, il y avait entre autres Luke et Les Cowboys fringants ; en 2006, Iggy Pop and the Stooges ; en 2007, Renaud, Laurent Voulzy, Phoenix ; en 2008, The Hives, Babyshambles ; en 2010 Saez ; et en 2022 Macklemore . Le festival a été mis en place par Patrice Hamelin.
Personnalités liées à la commune
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 207.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 560.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (28 ED, ead_ir_consult.php?a=4&ref=FRAD050_00041)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Saint-Laurent-de-Cuves sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Saint-Laurent-de-Cuves » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Chaussee ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Saint-Laurent ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Grand Melon ».
- ↑ Sandre, « le bras 01 de la Brisolière ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la Brisolière ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de Forien ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Basse Garlière ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Chaulourie ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Herpellière ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Touche ».
- ↑ Sandre, « la Sée ».
- ↑ « Fiche communale de Saint-Laurent-de-Cuves », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Sée ».
- ↑ Sandre, « Le Glanon »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Laurent-de-Cuves et Saint-Hilaire-du-Harcouët », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Hilaire-du-H », sur la commune de Saint-Hilaire-du-Harcouët - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Hilaire-du-H », sur la commune de Saint-Hilaire-du-Harcouët - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Laurent-de-Cuves ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France - Page 1148 .
- ↑ Hippolyte Gancel, Les Saints qui guérissent en Normandie, Rennes, Éditions Ouest-France, , 253 p. (ISBN 978-2-7373-4726-9), p. 102.
- ↑ Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1148 - (ISBN 2600001336).
- ↑ François de Beaurepaire - 1986 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche - Page 109.
- ↑ Delattre, 2002, p. 207.
- 1 2 3 Gautier 2014, p. 560.
- ↑ « Franck Esnouf élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2026 : « Répertoire national des élus (maires) », sur datagouv, ministère de l'Intérieur, téléchargement du 19 mai 2026.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Reliquaire de saint Laurent et saint André, 2 statuettes : Saint Laurent, Saint André », notice no PM50001000 et « calice, patène », notice no PM50000999, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Gautier 2014, p. 562.
