Saint-Pierre-Langers
Saint-Pierre-Langers est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 617 habitants[Note 1].
| Saint-Pierre-Langers | |
L'église Saint-Pierre. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Granville, Terre et Mer |
| Maire Mandat |
Pascal Lemaître 2023-2026 |
| Code postal | 50530 |
| Code commune | 50540 |
| Démographie | |
| Population municipale |
617 hab. (2023 |
| Densité | 73 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 47′ 04″ nord, 1° 29′ 52″ ouest |
| Altitude | Min. 7 m Max. 121 m |
| Superficie | 8,40 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Granville (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Avranches |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Elle fait partie des villages labellisés Village patrimoine[1], qui œuvrent à mettre en avant leurs patrimoines matériels et/ou immatériels (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).
Géographie
modifierÀ l'intérieur des terres, à la limite du Cotentin, la commune est limitrophe de Jullouville (qui elle a une façade maritime), Saint-Aubin-des-Préaux, Saint-Jean-des-Champs, La Lucerne-d'Outremer, La Rochelle-Normande, Sartilly et Angey. Elle se situe sur l'axe Granville-Avranches (D 973).
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Thar, l'Allemagne[2], le cours d'eau 01 de la commune de Saint-Aubin-des-Preaux[3], le fossé 01 de la Julienniere[4], le fossé 10 de la commune de Lucerne d'Outremer[5], le ruisseau de Vaumoisson[6] et divers autres petits cours d'eau[7],[Carte 1].
Le Thar, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune de La Mouche et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Saint-Pair-sur-Mer, après avoir traversé onze communes[8]. Les caractéristiques hydrologiques du Thar sont données par la station hydrologique située sur la commune de Jullouville. Le débit moyen mensuel est de 1,01 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 13,2 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 16,4 m3/s, atteint le même jour[9].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 886 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 9 km à vol d'oiseau[16], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Saint-Pierre-Langers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].
Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (58 %), terres arables (24 %), prairies (14,3 %), forêts (3,5 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[23].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierHistoire
modifierSelon les historiens Gerville et Le Héricher un Anger de Saint-Pierre était aux côtés de Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre en 1066 (Domesday Book)[26].
Il y a eu un château féodal détruit par les Anglais en 1440[27]. Il n'en reste que les douves. Il se trouvait à l'emplacement du château du XVIIe siècle que l'on peut voir aujourd'hui.
Le village avait pour seigneurs la famille Lempereur de Saint-Pierre[28].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[33].
En 2023, la commune comptait 617 habitants[Note 6], en évolution de +2,66 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Église Saint-Pierre des XIIe, XVIIe – XVIIIe siècles en forme de croix, et tour avec le clocher couvert d'un toit en bâtière à la place d'un transept. Reconstruite en 1741, l'édifice conserve des traces du XIIe dans la corniche nord. Elle abrite un maître-autel et retable du XVIIIe, une chaire à prêcher du XVIIIe, un confessionnal du XVIIe, les tableaux christ en croix (copie de Vélasquez) et donation des clefs à saint Pierre du XIXe, une verrière du XXe de Lorin et Rault[26], et une poutre de gloire en bois.
- L'église dépend de la paroisse Saint-Auguste-Chapdeleine du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[36].
- Château de Saint-Pierre du XVIIe siècle, érigé à l'emplacement d'un ancien château féodal détruit par les Anglais en 1441 qui ne pouvaient s'y maintenir, tout comme celui de Saint-Denis-le-Gast démoli en 1440[37]. Au XIXe siècle, il fut restauré par la famille Lampereur de Saint-Pierre[38]. Le parc conserve le chêne des plaids, arbre plusieurs fois centenaire.
- Jardins du Clos Millet et du Mesnil Grimeult.
- Anciens moulins du Noir-Vivier, de Conicât et du Mesnil-Grimeult, sur les cinq ayant existé.
- Anciens lavoirs.
Personnalités liées à la commune
modifier- Henri-Pierre Rauline (Saint-Pierre-Langers, 1846 - Paris, 1915), architecte et bâtisseur entre 1876 et 1904 de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
- Anatole France, y séjourna deux fois dans sa jeunesse et décrit la commune dans un chapitre de La Vie en fleur.
Héraldique
modifierLes armes de la commune de Saint-Pierre-Langers se blasonnent ainsi :
|
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 222-223.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 596.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Saint-Pierre-Langers sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:01 TU à partir des 639 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1970 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Saint-Pierre-Langers » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ Ouest-France, « Dans le Granvillais, neuf communes portent le label Village patrimoine », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Allemagne ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la commune de Saint-Aubin-des-Preaux ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Julienniere ».
- ↑ Sandre, « le fossé 10 de la commune de Lucerne d'Outremer ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Vaumoisson ».
- ↑ « Fiche communale de Saint-Pierre-Langers », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Thar ».
- ↑ « Station hydrométrique « Le Thar à Jullouville» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Pierre-Langers et Longueville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Longueville », sur la commune de Longueville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Longueville », sur la commune de Longueville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Pierre-Langers ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Granville », sur Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1571 - (ISBN 2600028846).
- ↑ Cahier des Annales de Normandie - René Lepelley - Les noms de communes de l'arrondissement d'Avranches (Manche) - page 567.
- 1 2 3 Gautier 2014, p. 596.
- ↑ Richard Seguin, Histoire militaire des Bocains, p. 368.
- ↑ Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, Patronymes et noms de Sieuries : Sur quelques usages de la Manche du XVIe au XXe siècle, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, , 52 p., publication multigraphiée, p. 23.
- ↑ « Georges Herbert élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2014 : « Saint-Pierre-Langers (50530) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « À Saint-Pierre-Langers, Pascal Lemaître a été élu maire, il était seul candidat », sur actu.fr, La Gazette de la Manche (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Site du diocèse.
- ↑ Michel Pinel (photogr. Patrick Courault), Châteaux et Manoirs de la Manche, t. 5, Rivages de France, coll. « Lumières et histoire », , 256 p. (ISBN 978-2-9561209-6-4), p. 2e de couverture.
- ↑ Delattre, 2002, p. 222.
