Saint-Samson-de-la-Roque
Saint-Samson-de-la-Roque est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Saint-Samson-de-la-Roque | |
Le phare de la Roque, à la pointe du même nom, | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Pont-Audemer / Val de Risle |
| Maire Mandat |
Régis Seninck 2020-2026 |
| Code postal | 27680 |
| Code commune | 27601 |
| Démographie | |
| Gentilé | Roquais |
| Population municipale |
436 hab. (2023 |
| Densité | 28 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 25′ 43″ nord, 0° 25′ 54″ est |
| Altitude | Min. 0 m Max. 114 m |
| Superficie | 15,69 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Le Havre (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bourg-Achard |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLa pointe de la Roque caractérise la géographie de la commune.
Localisation
modifierLa commune de Saint-Samson-de-la-Roque est établie sur le promontoire rocheux qui sépare le Marais-Vernier de la vallée de la Risle à son confluent avec la Seine. Cette position élevée lui assure un très large point de vue sur la basse vallée de la Seine et son embouchure.
Les communes limitrophes sont La Cerlangue et Saint-Vigor-d'Ymonville.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Risle, la Seine, le cours d'eau 01 de la commune de Saint-Victor-d'Ymonville[3], le fossé 01 de la commune de la Cerlangue[4], le fossé 01 de la commune de Saint-Samson-de-la-Roque[5], le fossé 03 de la commune de Saint-Samson-de-la-Roque[6] et un bras de la Seine[7],[8],[Carte 1].
La Risle, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de Planches et se jette dans la Seine à Berville-sur-Mer, après avoir traversé 52 communes[9].
La Seine, qui prend sa source à Source-Seine, en Côte-d'Or, sur le plateau de Langres, traverse le département avec de larges méandres dans sa partie nord-est et se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur[10].
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare Hibouze (0,13 ha) et le plan d'eau du Blanc Banc (4,1 ha)[Carte 1],[11].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[15]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boulleville à 7 km à vol d'oiseau[18], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 851,2 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 3].
Milieux naturels et biodiversité
modifierLa commune fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Saint-Samson-de-la-Roque est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Havre, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].
La commune, bordée par l'estuaire de la Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[25]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[26].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,2 %), terres arables (19,1 %), forêts (14,9 %), eaux maritimes (13,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la commune est formé en 1844 par la réunion de Saint-Samson-sur-Risle et de la Roque-sur-Risle[28].
Saint-Samson est attesté sous la forme Sanctus Sanso en 1120 (cartulaire de Préaux)[29], Saint Sanson sur Rille en 1392 (archives nationales)[28].
Saint-Samson est un hagiotoponyme faisant référence à Samson de Dol, le fondateur de l'abbaye de Pental au VIe siècle.
La-Roque est attesté sous la forme Roca (cartulaire de Préaux) au XIIe siècle[30].
Le mot roque / roche a eu en toponymie le sens de maison forte[30].
Histoire
modifierAncien oppidum celtique. Les anciennes paroisses de la Roque-sur-Risle et de Saint-Samson-sur-Risle faisaient partie de l'exemption de Saint-Samson relevant de l'évêché de Dol. Cette dernière a fusionné avec la première en 1844.
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].
En 2023, la commune comptait 436 habitants[Note 5], en stagnation par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierLa commune de Saint-Samson-de-la-Roque compte un édifice inscrit au titre des monuments historiques :
- le phare de La Roque
Inscrit MH (2011)[35]. Ce phare a été installé au bord de la falaise pour guider les navires remontant vers Quillebeuf, Caudebec et Rouen.
Par ailleurs, plusieurs autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :
- l'église Saint-Samson (XVIIIe, XIXe et XXe siècles)[36]. Une partie — murs ouest de la nef et tour clocher — date de 1877 et sont de l’architecte Perrée. On y trouve un toit à longs pans ainsi qu'une flèche polygonale. Une partie de ses matériaux de construction proviendrait de l'abbaye de Pental, dont un claveau sculpté datant de l'époque carolingienne[37] ;
- le château de la Chevalerie XVIIIe et XIXe siècles)[38] ;
- le manoir de Tinnetot (XVIIIe siècle)[39]. Il s'agit du fief de la famille Laisné de Tinnetot. Mention du fief dès 1504, reconstruction du logis au XVIIIe siècle, manoir de brique, colombage, torchis et essentage d'ardoise ;
- la chapelle Notre-Dame (XIVe siècle (?))[40] ;
- deux maisons : une du XVIIIe siècle au lieu-dit Saint-Samson[41] et une autre du XVIIIe siècle au lieu-dit le Castel[42] ;
- un camp au lieu-dit le Camp des Anglais[43].
- Pour mémoire
Est également inscrite à cet inventaire l'abbaye de Pental, un édifice aujourd'hui détruit[44].
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Saint-Samson-de-la-Roque sur le site de l'Institut géographique national
- Saint-Samson-de-la-Roque sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- 1 2 « Réseau hydrographique de Saint-Samson-de-la-Roque » sur Géoportail (consulté le 16 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la commune de Saint-Victor-D'Ymonville ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la commune de la Cerlangue ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la commune de Saint-Samson-de-la-Roque ».
- ↑ Sandre, « le fossé 03 de la commune de Saint-Samson-de-la-Roque ».
- ↑ Sandre, « un bras de la Seine ».
- ↑ « Fiche communale de Saint-Samson-de-la-Roque », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Risle ».
- ↑ Sandre, « La Seine »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Samson-de-la-Roque et Boulleville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Boulleville », sur la commune de Boulleville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Boulleville », sur la commune de Boulleville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Havre », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Ernest de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, 1877, p. 206 in Dictionnaire topographique de la France comprenant LES NOMS DE LIEUX ANCIENS ET MODERNES CTHS DicoTopo.fr (lire en ligne) .
- ↑ Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises, Page 1576.
- 1 2 François de Beaurepaire - 1981 - Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure - Page 165.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Phare de la roque », notice no PA27000084, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Église paroissiale Saint-Samson », notice no IA00018959, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Bernard Beck (photogr. Bernard Pagnon), Quand les Normands bâtissaient les églises : 15 siècles de vie des hommes, d'histoire et d'architecture religieuse dans la Manche, Coutances, Éditions OCEP, , 204 p. (ISBN 2-7134-0053-8), p. 22.
- ↑ « Château », notice no IA00018963, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Manoir de Tinnetot », notice no IA00018966, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Chapelle Notre-Dame », notice no IA00018965, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Maison », notice no IA00018967, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Maison », notice no IA00018962, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Camp », notice no IA00018960, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Abbaye, collégiale de Pental », notice no IA00018964, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

