Sainte-Anne-sur-Vilaine

commune française d'Ille-et-Vilaine

Sainte-Anne-sur-Vilaine est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Elle fait partie du canton de Bain-de-Bretagne et de l'arrondissement de Redon.

Sainte-Anne-sur-Vilaine
Sainte-Anne-sur-Vilaine
Le château de Port de Roche, sur les bords de la Vilaine en 2009.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Bretagne Porte de Loire Communauté
Maire
Mandat
Christian Poulain
2026-2032
Code postal 35390
Code commune 35249
Démographie
Gentilé Saintanais
Population
municipale
1 035 hab. (2023 en évolution de +1,67 % par rapport à 2017)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 53″ nord, 1° 49′ 27″ ouest
Altitude 13 m
Min. 2 m
Max. 85 m
Superficie 28,57 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bain-de-Bretagne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Sainte-Anne-sur-Vilaine
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Sainte-Anne-sur-Vilaine
Liens
Site web www.sainte-anne-survilaine.com

Géographie

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Localisation

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La commune est située à dix kilomètres de la RN 137 appelée « Route des Estuaires » et approximativement à mi-chemin entre les deux grandes agglomérations que sont Rennes et Nantes, soit à environ quarante minutes de la première et cinquante minutes de la deuxième.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Grand-Fougeray, Guipry-Messac, Langon, Mernel, La Noë-Blanche et Pierric.

Communes limitrophes de Sainte-Anne-sur-Vilaine
Guipry-Messac La Noë-Blanche
Langon Sainte-Anne-sur-Vilaine Grand-Fougeray
Pierric
Loire-Atlantique

Géologie, relief, hydrographie

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L'altitude de la commune varie entre 2 et 85 mètres[1]. La commune est bordée par la Vilaine et la Chère.

Voies de communication et transports

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Ces deux moyens de transports permettent aux habitants de se déplacer dans les grandes agglomérations.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, la Chère, le Gras, le ruisseau de la Taberge[2],[3],[Carte 1].

La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé 56 communes[4].

La Chère, d'une longueur de 65 km, prend sa source dans la commune de Soudan et se jette dans la Vilaine à Pierric, après avoir traversé dix communes[5].

Le Gras, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de La Noë-Blanche et se jette dans la Vilaine sur la commune, après avoir traversé quatre communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Sainte-Anne-sur-Vilaine[Note 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Taberge (15,4 ha)[Carte 1],[7].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 780 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 10 km à vol d'oiseau[14], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Sainte-Anne-sur-Vilaine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Institut national de la statistique et des études économiques en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,3 %), zones agricoles hétérogènes (33,1 %), prairies (8,4 %), zones urbanisées (3,6 %), forêts (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous la forme Sainte-Anne-d'Auvers en 1627.[réf. souhaitée]

En gallo, le nom de la commune est Sainte-Ane[22].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Santez-Anna-ar-Gwilen[23].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 4,4 % des toponymes de la commune sont bretons[24].

Histoire

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Moyen-Âge

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À l'extrémité nord de la commune (à la limite de la commune actuelle de Guipry-Messac) sur la rive gauche de la Vilaine, le lieu-dit "l'Ermitage", un rocher élevé et taillé à pic du côte du cours d'eau, correspond à la retraite de trois ou quatre cénobites. A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, écrivent en 1843 qu'on y voit encore quelques murs d'enceinte et les murailles de l'habitation elle-même et qu'une carrière de phyllade est exploitée pour la reconstruction des écluses de la Vilaine[25].

Sainte-Anne avant la création de la commune

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Depuis la création de la commune

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La fin du XIXe siècle et le XXe siècle

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La commune a été créée en 1880, par démembrement de la commune de Grand-Fougeray, sous le nom de Sainte-Anne. Sainte-Anne devient officiellement Sainte-Anne-sur-Vilaine en 1971[1].

Querelle des Inventaires (1906)

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La commune de Sainte-Anne connait des troubles significatifs dans le cadre de l'application de la dévolution des biens des Églises à des associations cultuelles, prévue par la loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905[26].

Le , environ 400 personnes, dont le maire Émile de Calbiac, et son adjoint Henri de Gouyon, se barricadent à l'intérieur de l'église. Le vicaire mène la résistance, qui devient active du fait du déploiement des forces armées sur ordre du sous-préfet de Redon. Ce dernier se met à la tête de deux compagnies d'infanterie et de cinquante gendarmes et met Sainte-Anne en état de siège. Les hommes, serrés les uns contre les autres et se donnant le bras, barrent l'accès au cœur de l'église, tandis que les femmes restent en retrait non loin du tabernacle. Les gendarmes se frayent alors un passage à coups de crosse de carabine. La bagarre qui éclate laisse un gendarme gravement blessé. Le sous-préfet procède à des arrestations massives : de nombreuses personnes, y compris des jeunes filles, sont menottées. Seulement six habitants, tous cultivateurs, sont arrêtés et inculpés. Deux frères, âgés d'une vingtaine d'années, sont condamnés à plusieurs jours de prison. L'un d'entre eux, Pierre Garçon, a notamment mordu un gendarme de la brigade de Guichen. Le préfet punit le maire et son adjoint en les suspendant de leurs fonctions[26].

Pour l'historien Anthony Hamon, la rébellion des Saintannais et Saintannaises repose tout autant sur des considérations politiques et religieuses que communautaires[26]. L'application de la loi du , qui se traduit par la visite d'un agent du fisc, est perçue par la population comme une intrusion intolérable de l'État dans les affaires locales. En effet, la communauté saintannaise se sent propriétaire des édifices religieux : les constructions du presbytère, résidence du recteur, et de celle de l'église achevée en 1846, ont été financées en majorité par les habitants. C'est ce que confirme la lettre du recteur Jean-Marie Lebreton et d'Auguste Heuzé, président du conseil de fabrique, adressée aux autorités la veille de l'inventaire :

« Vous avez donc ordre d’inventorier cette église ! Demandez aux plus anciens de ceux qui m’entourent ce qu’elle leur a coûté ! Ce qu’elle leur a coûté ? Je puis le dire moi-même, m’appuyant sur le témoignage du vénéré fondateur de cette paroisse, M. Aubrée : « Je certifie hautement que pour la construction de leur église, les habitants de Sainte-Anne ont fait preuve d’une bonne volonté incroyable ; quelques-uns, après avoir vidé leur bourse, ont emprunté des sommes considérables ; d’autres, avec un courage qui m’arrachait des larmes, ont même été jusqu’à vouloir vendre leur bien-fonds et leur mobilier. » Comprenez-vous maintenant notre émotion ? — Nous sommes tous émus, Monsieur, parce que cette église a coûté à tous ; et il n’est pas une famille qui n’ait le droit de réclamer une part dans le mobilier, une part dans les pierres ! Aussi faisons-nous formellement toutes réserves sur la question de propriété, et sur l’évaluation que vous ferez au cours de votre inventaire.»

« L'émotion » des habitants de Saint-Anne provient également d'une mauvaise interprétation de l'encyclique Vehementer nos, publiée le par le pape Pie X. S'il condamne bien la loi de séparation du , le pape ne lance aucun appel à la résistance active contre les inventaires. En revanche, le clergé et les catholiques intransigeants d'Ille-et-Vilaine considèrent que l'encyclique interdit les associations cultuelles. À Sainte-Anne, l'exécution de la loi est même perçue comme une atteinte à l'autorité spirituelle du Saint-Siège, comme le révèle encore la lettre du [26]:

« Devant cette loi nous étions attristés ; mais nous ne disions rien, parce que notre Chef, à nous catholiques, le Pape, celui-là qui a reçu de Dieu la mission de nous diriger, n’avait point fait entendre sa voix sur ce point. Aujourd’hui, il a parlé ; Il nous a dit, à nous ses enfants, qu’il réprouvait et condamnait cette loi. Jusqu’au jour où il a parlé, nous ne voyions, dans la démarche que vous faites en ce moment, qu’une mesure vexatoire ayant toutes les apparences d’une spoliation future ; maintenant, nous y voyons de plus un mépris formel de l’autorité la plus grande et la plus respectable qui soit au monde, l’autorité du Père commun de tous les fidèles.»

La Première Guerre mondiale

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Au total, dix-sept habitants de la commune de Sainte-Anne engagés sous les drapeaux sont tués ou portés disparus au cours de la Première Guerre mondiale.

Le pic de mortalité est atteint dès le début du conflit, avec six morts, durant la bataille des Frontières d'. Quatre d'entre eux perdent la vie le , notamment lors du combat de Virton, épisode sanglant de la bataille des Ardennes. L'année 1915 est également plus meurtrière, avec cinq tués et disparus, contre un seul en 1916, trois en 1917, et deux en 1918.

Le dernier Saintannais à perdre la vie au combat s'appelle Julien Provost : il meurt à Crouttes-sur-Marne, le , durant la seconde bataille de la Marne.

La mémoire des soldats tués ou disparus pendant le conflit est honorée par une plaque commémorative en forme de croix, accrochée sur le mur extérieur de l'église à côté de la grande porte d'entrée, ainsi que par un monument aux morts.

La Seconde Guerre mondiale

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Le mémorial inauguré le 7 septembre 2002.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un avion américain est abattu par les Allemands. Une stèle a été érigée en 2002 en mémoire de cet événement, en présence, notamment, du consul des États-Unis pour le Grand Ouest[27].

Le soir du une colonne importante de soldats allemands s'avançait vers Grand-Fougeray : des résistants Francs-tireurs et partisans tentèrent de s'opposer à leur passage au pont de Port-de-Roche (entre Langon et Sainte-Anne-sur-Vilaine). Mais six furent tués immédiatement, d'autres étant fusillés[28].

Le XXIe siècle

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Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1880 mai 1892 Joseph Marie Derennes   Propriétaire
mai 1892 mai 1908 Pierre Émile de Calbiac   Propriétaire du manoir de Launay Bazouin
mai 1908 mai 1945 Henri de Gouyon de Coipel[Note 4] Conservateur Vicomte, propriétaire du château de Port de Roche
Conseiller d'arrondissement (1913 → 1940)
Chevalier de la Légion d'honneur (1920), Croix de guerre 1914-1918,
Médaille de la Résistance[29] (1951)
mai 1945 mars 1965 Yves de Gouyon de Coipel[Note 5]   Propriétaire du château de Port de Roche
Fils du précédent
mars 1965 août 1984
(décès)
Pierre Catreux[Note 6]   Exploitant agricole
août 1984 juin 1995 Julien Lefeuvre   Exploitant agricole
juin 1995 mars 2014 Marcel Renaud   Exploitant agricole
Vice-président de la CC du Pays de Grand-Fougeray (2001 → 2014)
mars 2014[30] mars 2026 Jean-Michel Gaudichon DVD Technicien au ministère de l'Agriculture
Vice-président de la CC du Pays de Grand-Fougeray (2008 → 2016)
Réélu pour le mandat 2020-2026[31]
mars 2026[32] en cours Christian Poulain SE Exploitant agricole
Premier adjoint au maire (2020 → 2026)

Économie

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La commune possède une boulangerie, une supérette, une crêperie et un café multi-services (bar, tabac, presse, pizzas à emporter, station essence, point poste).

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].

En 2023, la commune comptait 1 035 habitants[Note 7], en évolution de +1,67 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 3541 4171 4441 4511 4281 4081 4351 2741 300
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 2281 2131 1251 023981880846797737
1999 2006 2008 2013 2018 2023 - - -
7799369829921 0281 035---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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La commune dispose d'un établissement d'enseignement privé[36] : l'école primaire Saint Gabriel, qui accueille des élèves de la maternelle au CM2. Elle fut fondée en 1893, en réaction à la laïcisation de l'école de garçons par l'arrêté préfectoral du . L'Univers, journal catholique ultramontain, raconte la cérémonie de bénédiction de la première pierre dans son numéro du  :

« Il y a quelques mois, l'école de garçons de Sainte-Anne-sur-Vilaine était brutalement laïcisée. Aussitôt la catholique population de Sainte-Anne jeta les bases d'une nouvelle maison d'école. Il y a huit jours, M. l'abbé Michel, vicaire général de Rennes, en bénissait la première pierre. La Croix de Rennes raconte ainsi la cérémonie : "On s'est rendu processionnellement à la nouvelle maison d'école, au chant du cantique populaire : Ils ne l'auront jamais, jamais / L'âme des enfants de la France !" M. le vicaire a adressé à la population, venue tout entière assister à cette belle fête, une allocution émue sur la nécessité de l'école chrétienne. Puis il a procédé à la bénédiction de la première pierre, pendant que toute la population chantait avec allégresse : "Ils ne l'auront jamais !" Avant de se quitter, on s'est donné rendez-vous à une cérémonie attendue avec plus d'impatience encore, la bénédiction de l'école chrétienne elle-même. »

Les collèges et lycées les plus proches sont situés à Bain-de-Bretagne ou Redon[37]. Une Maison familiale rurale se situe également sur la commune de Guipry-Messac.

Manifestations culturelles et festivités

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Loto, concours de belote, vide-grenier...

Il n'y a pas de médecin à Sainte-Anne-sur-Vilaine.

La commune compte un club de football.

Culture locale et patrimoine

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L'église Sainte-Anne.

Lieux et monuments

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  • Le château de Port de Roche, sur les bords de la Vilaine a été construit de la fin du XVIIe au début du XVIIIe siècle par Guischardy[38].
  • Le manoir de Launay Bazouin (1430). Le logis-porte est associé à une coursière en encorbellement[39]
  • L'église Sainte-Anne a été bâtie de 1832 à 1846 sur des plans de Louis Richelot[40].
  • Le moulin de Belle née, de type « moulin-tour », a été construit en 1832 et est en état de fonctionnement ; il est géré par l'Association de Sauvegarde du Moulin de Belle Née (ASMBN).
  • Le pont de Port-de-Roche composé de trois travées de 25 m. Ce pont est le premier pont français en acier, appelé alors « métal Bessemer », construit pour l'Exposition universelle de 1867 dans le prolongement du pont d'Iéna, à Paris, et démonté après l'exposition, transporté et remonté sur la Vilaine. Le pont a été conçu par Émile Cheysson, ingénieur des ponts et chaussées, et construit par la société Henri Joret et Cie[41].
  • Chapelle Sainte-Anne et fontaine, achevée en [27].

Personnalités liées à la commune

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Chapelle Sainte Anne
  • Samuel Nathan Blatchford (en) est un militaire américain, Indien navajo le plus décoré des États-Unis (28 décorations). Le bombardier B17 à bord duquel il se trouvait en qualité d'opérateur-radio a été abattu au-dessus de Sainte-Anne-sur-Vilaine le . Samuel Blatchford était l'un des quatre rescapés de l'équipage et le dernier survivant. Le mémorial du Tertre-Pluton a été dessiné et créé par Jean-Claude Bourgeon qui l'a édifié avec l'aide du sculpteur Ray Boterf et des employés communaux. Il a été inauguré avec la participation de 17 Américains le par Samuel Blatchford, le commandant Christopher Moffett de l'ambassade des États-Unis, Gary Clement, consul, Michel Lugez, président de l'association du Mémorial américain et d'anciens Résistants.
  • François Dollier de Casson, historien de Montréal.[pourquoi ?]
  • Jean Babin-Chevaye, industriel et sénateur de la Loire-Inférieure.
  • Joseph de Gouyon de Coypel, député du Morbihan.

Voir aussi

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Articles connexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Henri Louis Marie de Gouyon de Coipel, né le 25 août 1876 à Redon, décédé le 1er octobre 1956.
  5. Yves François Xavier Marie de Gouyon de Coipel, né le 22 avril 1902 à Tours (Indre-et-Loire), décédé le 1er septembre 1984 à Sainte-Anne-sur-Vilaine.
  6. Pierre Marie Catreux, né le 11 août 1916 à Grand-Fougeray, décédé le 3 août 1984 à Sainte-Anne-sur-Vilaine.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. 1 2 « Réseau hydrographique de Sainte-Anne-sur-Vilaine » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Sandre, « le ruisseau de la Taberge »
  3. « Fiche communale de Sainte-Anne-sur-Vilaine », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  4. Sandre, « la Vilaine ».
  5. Sandre, « la Chère ».
  6. Sandre, « le Gras ».
  7. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  8. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  11. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  13. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Sainte-Anne-sur-Vilaine et La Noë-Blanche », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « La-Noe-Blanche », sur la commune de La Noë-Blanche - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « La-Noe-Blanche », sur la commune de La Noë-Blanche - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  17. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  18. Insee, « Métadonnées de la commune de Sainte-Anne-sur-Vilaine ».
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  22. (fr-gallo) Institut du Galo, « Liste des communes de Haute-Bretagne »
  23. Office public de la langue bretonne
  24. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 399
  25. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 1, Rennes, Molliex, (lire en ligne), p. 278-279.
  26. 1 2 3 4 Anthony Hamon, « Chapitre 7. Les campagnes dans la transition démocratique (1815-1914) », dans Vivre à la campagne en France, de 1815 aux années 1970, Armand Colin, , 184–204 p. (ISBN 978-2-200-63940-2, lire en ligne)
  27. 1 2 Site officiel de la commune.
  28. « Langon (Ille-et-Vilaine) Le Port-de-Roche, le 6 août 1944 », sur maitron.fr (consulté le ).
  29. « Sainte-Anne-sur-Vilaine. Distinction », Ouest-France, « Nous apprenons avec plaisir que M. le comte Henri de Gouyon, ancien maire de Sainte-Anne, a reçu la Croix de la Résis­tance. Cette distinction méritée lui a été attribuée en hommage aux nom­breux services qu'il a pu rendre du­rant l’occupation. »
  30. « Jean-Michel Gaudichon élu maire, quatre adjoints nommés », Ouest-France, (lire en ligne).
  31. « Municipales à Sainte-Anne. Jean-Michel Gaudichon réélu pour un 2e mandat de maire », Ouest-France, (lire en ligne).
  32. « Sainte-Anne-sur-Vilaine. Installation du nouveau conseil municipal », Ouest-France, (lire en ligne).
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  36. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école primaire privée Saint-Gabriel de Sainte-Anne-sur-Vilaine
  37. Notice no IA00007660, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Christel Douard et Jean Kerhervé, Manoirs : Une histoire en Bretagne, Châteaulin, Locus Solus, , 215 p. (ISBN 978-2-36833-338-9), p. 132.
  39. Notice no IA00007653, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Bernard Marrey, Les ponts modernes 18e-19e siècles, p. 180, Picard Éditeur, Paris, 1990 (ISBN 2-7084-0401-6).