Sainte-marie-la-blanche (IGP)

Un sainte-marie-la-blanche[note 2], anciennement vin de pays de Sainte-Marie-la-Blanche, est un vin français d'indication géographique protégée de zone, produit sur une partie des départements de la Côte-d'Or et de Saône-et-Loire, au sud-est de Beaune.

Sainte-marie-la-blanche
Type d'appellation(s) IGP de zone
Reconnue depuis 1996 (VDP) et 2009 (IGP)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bourgogne
Sous-région(s) plaine de Saône
Localisation Côte-d'Or et Saône-et-Loire
Climat océanique dégradé à tendance continentale
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 936 heures (à Chalon-Champforgeuil)
Cépages dominants aligoté B[note 1], chardonnay B, melon et pinot noir N
Vins produits rouges, rosés et blancs
Rendement moyen à l'hectare maximum 80 hl/ha[1]

Histoire

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De nombreux documents attestent la présence d'un vignoble important dans cette zone au XIXe siècle. En 1919, des documents attestent que dans la commune de Corcelles-les-Arts, 60 hectares produisaient du vin de Bourgogne et 14 hectares en corcelles gamay. En 1957, est fondée la Cave coopérative de Sainte-Marie-la-Blanche[2].

Les appellations d'origine contrôlée (AOC) viticoles ne concernent pas les communes de la plaine de Saône : leur production est durant l'essentiel du XXe siècle dans la catégorie des « vin de table » (VDT, les actuels VSIG). Pour valoriser un peu cette production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics créent en 1968 le label « vin de pays » (VDP), une dénomination suivie du nom d'un département ou d'une zone spécifique[3] ; mais le nom de « vin de pays de la Côte-d'Or » évoquant la côte d'Or elle-même (où se concentrent les AOC bourguignonnes), cette dénomination est interdite pour qu'il n'y ait pas de confusion. C'est en 1996 qu'est créé le « vin de pays de Sainte-Marie-la-Blanche », pour les vins produits sur sept communes (Sainte-Marie-la-Blanche, Merceuil, Combertault, Levernois, Montagny-lès-Beaune, Meursanges et Géanges), avec un rendement limité à 80 hl/ha[4].

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[5] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[6] ; le vin de pays de Sainte-Marie-la-Blanche devient donc le l'IGP « Sainte Marie la Blanche »[7]. L'« Association des coteaux burgonds » est reconnue comme ODG (du sainte-marie-la-blanche, du coteaux-de-l'auxois et du saône-et-loire), puis le cahier des charges est publié en [8] et modifié en (ajout du lien avec la zone géographique)[1].

Vignoble

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Aire de production

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Image externe
Carte des communes concernées

L'aire de production est limitée au sud par la vallée de la Dheune, à l'ouest par la côte de Beaune, à l'est par la vallée de la Saône et au nord par la forêt de Cîteaux.

18 communes sont concernées dans la Côte-d'Or : Argilly, Auvillars-sur-Saône, Bonnencontre, Broin, Chevigny-en-Valière, Combertault, Corberon, Corcelles-les-Arts, Ébaty, Levernois, Marigny-lès-Reullée, Merceuil, Meursanges, Montagny-lès-Beaune, Ruffey-lès-Beaune, Sainte-Marie-la-Blanche, Tailly et Villy-le-Moutier.

Une seule commune est concernée en Saône-et-Loire, Saint-Loup-Géanges ; la commune n'est concernée que dans sa partie située au nord de la Dheune[1].

La zone de proximité immédiate concerne les communes de dix cantons sont concernées dans la Côte-d'Or : le canton d'Arnay-le-Duc, le canton de Beaune-Nord, le canton de Beaune-Sud, le canton de Bligny-sur-Ouche, le canton de Liernais, le canton de Nolay, le canton de Nuits-Saint-Georges, le canton de Pouilly-en-Auxois, le canton de Saint-Jean-de-Losne et le canton de Seurre. Ces cantons composent l'Arrondissement de Beaune. Les communes de 15 cantons sont concernées en Saône-et-Loire : le canton de Buxy, le canton de Chagny, le canton de Chalon-sur-Saône-Centre, le canton de Chalon-sur-Saône-Nord, le canton de Chalon-sur-Saône-Ouest, le canton de Chalon-sur-Saône-Sud, le canton de Givry, le canton de Mont-Saint-Vincent, le canton de Montceau-les-Mines-Nord, le canton de Montceau-les-Mines-Sud, le canton de Montchanin, le canton de Saint-Germain-du-Plain, le canton de Saint-Martin-en-Bresse, le canton de Sennecey-le-Grand et canton de Verdun-sur-le-Doubs. Ces cantons composent l'Arrondissement de Chalon-sur-Saône.

Surfaces

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Dans la pratique, la surface consacrée à la production de ce vin est très réduite. En 2024, sur les 9 982 hectares de vignes déclarés en production sur le département de Côte-d'Or :

  • seulement 22 ha sont en IGP (coteaux-de-l'auxois et sainte-marie-la-blanche) ;
  • 9 881 ha sont en AOC/AOP, sous différentes appellations ;
  • et 79 ha en VSIG (sous le nom « vin de France »)[9].

Orographie et géologie

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Le substrat géologique est essentiellement constitué d'argile et de sable datant du Pliocène.

Cette zone se caractérise par de nombreuses vallées, creusées par des cours d'eau qui ont érodé la roche et déposé des alluvions argileux.

Les sols sont surtout argilo-limoneux, d'une assez grande profondeur et se caractérisent parfois par leur caractère hydromorphe.

Climatologie

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Le climat dominant dans la zone a un climat tempéré de type semi-continental, c'est-à-dire sous les influences océanique et continentale. Avec une moyenne annuelle de 750 mm, la pluviométrie est régulière et modérée. Quant aux températures, la moyenne annuelle est de 10,5 °C.

Du fait de sa situation, cette zone possède la caractéristique d'être un abri climatique. En effet, le massif du Morvan et les plateaux de Bourgogne à l'Ouest la protègent en partie des influences océaniques, d'où des températures plus clémentes et une pluviométrie moins importante que dans l'ensemble de la région.

Encépagement

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Pour produire des vins rouges et rosés, les cépages utilisées sont : le gamay N[note 1], le pinot gris G et le pinot noir N.

Pour les vins blancs, les variétés utilisées sont : l'aligoté B, l'auxerrois B, le chardonnay B, le melon B, le pinot blanc B et le pinot gris G[1].

Types de vin

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Le cahier des charges de l'IGP autorise la production de saint-marie-la-blanche rouges, rosés et blancs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, ainsi que par la mention « primeur » ou « nouveau »[1]. Il existe six produits différents :

Gastronomie

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Producteurs

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Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. ↑ Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec des minuscules, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute des majuscules au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « SAINTE-MARIE-LA-BLANCHE » » [PDF], homologué par l'arrêté du modifié par l'arrêté du publié au JORF no 0268 du .
  2. ↑ « Caveau de Sainte-Marie-la-Blanche », sur cavesaintemarie.fr (consulté le ).
  3. ↑ « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
  4. ↑ « Décret du 25 octobre 1996 relatif aux vins de pays de Sainte-Marie-la-Blanche », publié au JORF no 257 du .
  5. ↑ « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
  6. ↑ INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
  7. ↑ « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
  8. ↑ « Arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Sainte-Marie-la-Blanche » », publié au JORF no 0262 du .
  9. ↑ « 2024 - Relevé par département de la production des vins » [xlsx], sur douane.gouv.fr, (consulté le ).
  10. ↑ Sainte-Marie-la-Blanche blanc
  11. ↑ Sainte-Marie-la-Blanche rosé
  12. ↑ Sainte-Marie-la-Blanche rouge
  13. ↑ Sainte-Marie-la-Blanche primeur ou nouveau blanc
  14. ↑ Sainte-Marie-la-Blanche primeur ou nouveau rosé
  15. ↑ Sainte-Marie-la-Blanche primeur ou nouveau rouge

Articles connexes

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