Santenay (AOC)

région viticole

Un santenay[n 2] est un vin français d'appellation d'origine contrôlée, produit sur une partie de la commune de Santenay, dans le département de la Côte-d'Or, et sur une petite partie de Remigny, en Saône-et-Loire.

Santenay
Image illustrative de l’article Santenay (AOC)
Le vignoble de Santenay, avec le hameau du Haut-Santenay à l'arrière.

Désignation(s) Santenay
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1937
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bourgogne
Sous-région(s) vignoble de la côte de Beaune
Localisation Côte-d'Or et Saône-et-Loire
Climat océanique à tendance continentale
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 437 heures[1]
Sol argilo-calcaire
Superficie totale 406 hectares, dont 139 ha en premier cru[2]
Superficie plantée 333 ha, dont 124 en 1er cru (en 2023)[3]
Cépages dominants pinot noir N[n 1] et chardonnay B
Vins produits 78 % rouges et 22 % blancs
Production 17 656 hl, dont 6 418 de 1ers crus (en 2023)[3]
Pieds à l'hectare minimum 9 000 pieds/ha[4]
Rendement moyen à l'hectare 53 hl/ha en rouge et 54 en blanc (en 2023)[3]

Il s'agit d'une des appellations communales du vignoble de la côte de Beaune, située entre les aires de production du chassagne-montrachet au nord et du maranges au sud-ouest.

Histoire

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Début du vignoble

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On attribue à la période romaine l'implantation de la viticulture dans l'actuelle Bourgogne ; plusieurs fouilles archéologiques la prouvent pour la fin du Ier siècle, notamment celle à Gevrey-Chambertin en 2008-2009 (au lieu-dit « Au-dessus de Bergis », interprétée comme étant les restes d'une vigne en pergolette sur plaine argileuse)[5]. Ce vignoble de plaine se serait implanté sur le coteau seulement à partir du haut Moyen Âge, avec aménagement progressif d'un parcellaire délimité par des haies, des murs, des murgers et des chemins[6].

Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne.

À partir du VIIe siècle, l'implantation du christianisme favorise l'extension de la vigne par la création de domaines viticoles par les institutions ecclésiastiques[7]. En l'an 1395, Philippe le Hardi décida d'améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir sur ses terres[8]. Cet ordre, renouvelé plusieurs fois ce qui fait douter de son efficacité, n'empêche pas le gamay et d'autres cépages d'être massivement cultivés, notamment en-dehors des meilleures parcelles du coteau, produisant des vins de consommation courante. À la mort de Charles le Téméraire en 1477, le vignoble de Bourgogne fut rattaché au royaume de France, sous le règne de Louis XI.

Période moderne

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En 1700, l'intendant Ferrand[n 3] rédigea un Mémoire de la Bourgogne pour l'instruction du dauphin Louis (qui avait le titre de duc de Bourgogne ; c'est le petit-fils de Louis XIV et le père de Louis XV), indiquant que dans le duché les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[9].

En 1778, Claude Courtépée et Edme Beguillet mentionnent dans leur ouvrage qu'il s'agit d'un « Vignoble considérable, dont les meilleurs climats sont la Graviere, le Clos Tavanes de cent ouvrées à M. Blochet, le Clos Pitois à M. le Maire de Beaune »[10].

XIXe siècle

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En 1816, André Jullien indique : « Santenay, canton de Nolay, à trois lieues trois quarts de Beaune. Ce vignoble, qui fait partie de la côte de Beaune, produit des vins de bons goût et qui se conservent long-temps. Les cuvées dites les Gravières, et le Clos de Tavanne, ferment la liste des vins fins, et sont assimilées aux seconde cuvées de Beaune, de Pomard et de Volnay : toutes les autres ne donnent que des vins d'ordinaire de première qualité »[11]. En 1831, la commune de Santenay comprenait un total de 415 hectares de vignes, plantées en noiriens (le pinot noir) mais aussi en gamays[12].

Dans les décennies 1830-1840, la pyrale survint et attaqua les feuilles de la vigne. Elle fut suivie vers 1850 d'une maladie cryptogamique, l'oïdium[13], dont le traitement par le soufre est trouvé en 1854. En 1855, l'ouvrage de Jean Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier indique qu'« A Santenay, comme à Chassagne, il existe encore un grand nombre de vignes plantées à la fois en pinot et en gamet et qui servent à faire des vins dits, à juste titre, passe-tout-grain. […] Le nombre d'hectares cultivés en pinot peut être évalué à 255 hectares »[14]. Ils classent en « hors-ligne » le Clos-Tavannes, les Gravières et les Brussanes ; comme « première cuvée » En Boichot, En Beauregard, En Beaurepaire, la Maladière, le Grand-Clos-Rousseau, la Comme et En Passe-Temps ; comme « deuxième cuvée » les Prarons-Dessus, les Hates, le Clos-Genet, les Cornières et En Saint-Jean[15].

Carte du vignoble de Santenay selon le classement de 1861 : la première classe de vins est en rose, la deuxième classe en jaune, la troisième classe en vert.

En 1861, le Comité d'agriculture de l'arrondissement de Beaune, préparant l'Exposition universelle de 1862, effectue un classement viticole des vins produit le long de la côte d'Or, avec à Santenay un total de 250 hectares de « vignes en vins fins », dont 39 ha en 1re classe (les Gravières en entier ; la Comme en partie), 114 ha en 2e classe (Passe-Temps, Beaurepaire, la Maladière, les Parons-Dessus et En Boichot en entier ; la Comme, Beauregard et Grand clos Rousseau en partie) et 96 ha en 3e classe (les Hates, Sous la Roche, Biéveau, Saint-Jean, les Charmes-Dessus, les Cornières et Clos Genet en entier ; la Comme, Beauregard et Grand clos Rousseau en partie)[16]. Le millésime 1865 a donné des vins aux teneurs naturelles en sucres très élevées et des vendanges assez précoces[17].

Puis arriva le phylloxéra, un puceron venu d'Amérique du Nord, qui toucha la Saône-et-Loire dès 1875 (à Mancey), puis la Côte-d'Or à partir de 1878 (à Meursault), se répandant ensuite, entraînant à terme la mort de la totalité des vignes. La seule parade trouvée fut de replanter avec greffage sur des pieds américains, autorisé en Bourgogne à partir de 1887[18]. En 1878, une nouvelle maladie cryptogamique, le mildiou, est identifiée dans le Bordelais, venant elle-aussi d'Amérique du Nord et contaminant rapidement tous les vignobles européens ; le traitement avec du sulfate de cuivre (la bouillie bordelaise) est proposé en 1885. Enfin, en 1886, c'est au tour du black rot (la pourriture noire) d'arriver[19], traité au fongicide. La crise phylloxérique transforme le vignoble : le provignage est abandonné, les plantations sont faites en rangs avec désormais un palissage sur fils de fer, et non plus en foule sur piquets[20], d'où une densité plus faible, et la possibilité d'y faire passer un cheval (pour traiter et labourer).

XXe siècle

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Le mildiou provoqua un désastre considérable en 1910. Henri Gouges avait rejoint au niveau national le combat mené par le sénateur Joseph Capus et le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié qui allait aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. Il devint le bras droit du baron à l'INAO[21]. Ainsi cette AOC fut créée par le décret du [22],[23]. Apparition de l'enjambeur dans les années 1960-70, qui remplace le cheval. Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis 50 ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique etc.). Le décret de prévoit une révision des délimitations de l'appellation et de ses premiers crus[24].

XXIe siècle

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Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[17]. Le cahier des charges de l'appellation a été modifié en [25], puis en [4].

Étymologie

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Le nom de l'appellation est celui du village éponyme. La première mention du toponyme date de 875 in pago Belnensi in fine Sen[ti]liacense (dans le cartulaire de Saint-Bénigne), devenant en 1205 Santenay, en 1234 « Santhenay », en 1254 « Santanay », en 1266 Santenayum, en 1289 « Santegnay », en 1296 Santhenayum, en 1445 « Santhenay », en 1545 « Santonnet », puis « Santenay Haut » et « Santenay Bas » sur la carte de Cassini[26].

Le nom de Sen[ti]liacense serait dérivé du celtique sentu, « chemin », une référence aux liaisons passant là reliant la vallée de la Dheune d'une part à Nolay (dans l'arrière-côte), d'autre part à Beaune[27].

Vignoble

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Aire d'appellation

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Images externes
Carte de l'aire d'appellation du santenay, indiquant les différents climats
Cartes cadastrales de l'appellation
Cartes cadastrales des premiers crus
Orthophotos du parcellaire de l'AOC

Le vignoble produisant le santenay se situe dans le département de la Côte-d'Or et de la Saône-et-Loire dans le vignoble de la côte de Beaune, sur une partie de la communes de Santenay et une petite partie de celle de Remigny (qui se situe en en Saône-et-Loire).

La surface totale classée dans l'aire d'appellation est de 406 hectares et 56,23 ares (comprenant 12 ha et 64,85 ares sur Remigny), dont 139 ha et 77,99 ares en premier cru[2]. Selon le service des Douanes, la superficie déclarée en production[n 4] en 2023 sous l'appellation est d'un total de 333,193 ha (dont 124,039 en 1er cru), comprenant 259,86 ha en rouge (dont 100,555 en 1er cru) et 73,333 ha en blanc (dont 23,483 en 1er cru)[3]. En 2008, la surface produisant des vins rouges représentait 280,57 ha dont 109,69 étaient classés en 1er cru ; les blancs représentaient 47,7 ha dont 12,8 étaient classés en 1er cru[23].

Lieux-dits

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« Clos Pitois » (premier cru).

Le nom de l'appellation sur les déclarations comme sur l'étiquette peut être suivi du nom du climat (lieux-dits)[n 5] sur lequel le vin a été produit.

Plusieurs de ces climats sont classés comme premiers crus, à condition de respecter les critères spécifiques fixés par le cahier des charges pour l'ensemble de ces climats. Pour eux, l'étiquette peut porter juste après le nom de l'appellation la mention soit « premier cru », soit premier cru suivi du nom d'un de ces douze climats, en caractères de la même taille que ceux du nom de l'appellation :

  • « Beauregard » (comprenant Comme Dessus) ;
  • « Beaurepaire » ;
  • « Clos Faubard » ;
  • « Clos Rousseau » (composé de Petit Clos Rousseau et Les Fourneaux) ;
  • « Clos de Tavannes » ou « Les Gravières-Clos de Tavannes » ;
  • « Clos des Mouches » (comprenant de petites parties de Beauregard et Clos Faubard) ;
  • « Grand Clos Rousseau » (Le Chainey) ;
  • « La Comme » ;
  • « La Maladière » ;
  • « Les Gravières » (comprenant une petite partie de La Comme) ;
  • « Passetemps »[4].
Santenay « les Hâtes ».

D'autres lieux-dits cadastrés peuvent figurer sur l'étiquette, mais en caractères de taille moitié moindre que ceux du nom de l'appellation :

  • Bellefon ;
  • Bieveaux ;
  • Botaveau ;
  • Clos Genet ;
  • Comme Dessus ;
  • Croix Sorine ;
  • Derrière les Crais ;
  • En Aiguisey ;
  • En Boichot ;
  • En Charron ;
  • En Foulot ;
  • En Gatsulard ;
  • La Cassière ;
  • La Comme ;
  • La Plice ;
  • Le Chainey ;
  • Le Haut Village ;
  • Le Village ;
  • Les Brâs ;
  • Les Champs Claudes ;
  • Les Charmes Dessous ;
  • Les Charmes Dessus ;
  • Les Cornières ;
  • Les Crais ;
  • Les Hâtes ;
  • Les Pérolles ;
  • Les Potets ;
  • Les Prarons-Dessous ;
  • Les Prarons-Dessus ;
  • Les Saunières ;
  • Les Vaux Dessus ;
  • Saint-Jean ;
  • Sous la Fée ;
  • Sous la Roche[23].

Géologie et orographie

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Image externe
Carte géologique de l'aire de production du santenay, par Françoise Vannier-Petit

Sur les hauts de versants le calcaire est grisâtre. Sur la pente descendante le calcaire est oolithique. Les vignes sont exposées au levant ou midi.

Climatologie

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Le climat bourguignon est un climat tempéré océanique à légère tendance continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle plutôt élevée, se caractérisant par des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les littoraux, avec à l'occasion de violents orages.

Les données climatiques de la station météorologique de Chagny (au collège Louise Michel) ci-dessous en rendent compte ; cette station se situe 4 kilomètres plus au sud, à 234 mètres d'altitude.

Relevés à Chagny 1991-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 6,7 9,2 13,3 17,7 20,5 26 29 28,4 23,3 16,2 10,3 7 17,3
Moyenne 4,1 5,5 8,6 12,2 15,3 20,2 22,6 21,7 17,7 12,2 7,3 4,4 12,6
Minimale moyenne 1,4 1,8 3,8 6,6 10,1 14,3 16,1 15,7 12 8,3 4,3 1,9 8
Nombre de jours avec gel 10,4 8,6 3,7 1,3 0 0 0 0 0 0 4,5 9 40,5
Précipitations
Hauteur (mm) 50 32 44 59 58 95 60 78 71 65 47 63 557
Ensoleillement
Heures 48,2 92,8 126,5 163,3 176,8 165,8 217,8 162,8 154,4 59,7 42,9 26,6 1 437,6
Source : www.infoclimat.fr : Chagny – collège Louise Michel (1991-2020)[1].
6,7
1,4
50
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
9,2
1,8
32
fév.
13,3
3,8
44
mars
17,7
6,6
59
avril
20,5
10,1
58
mai
26
14,3
95
juin
29
16,1
60
jui.
28,4
15,7
78
août
23,3
12
71
sep.
16,2
8,3
65
oct.
10,3
4,3
47
nov.
7
1,9
63
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Deux stations météorologiques plus proches ont été utilisées pour une étude sur les effets du réchauffement climatique : celle de Savigny-lès-Beaune220 mètres d'altitude) et celle de La Rochepot410 m), la première sur le bas de la côte et la seconde dans les Hautes-Côtes de Beaune. Les températures y sont nettement en hausse depuis 1988, entraînant des vendanges plus précoces d'une douzaine de jours (le débourrement, la floraison et la véraison de la vigne se faisant plus tôt)[32]. La côte de Beaune aurait désormais des caractéristiques thermiques de type subméditerranéen (correspondant à un déplacement de 200 km vers le sud), tandis que l'arrière-côte bénéficierait de l'ancien climat de la côte d'Or (correspondant à la différence d'altitude)[33], plus frais.

Encépagement

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Les cépages autorisés par le cahier des charges[4] du santenay rouge sont : comme cépage principal le pinot noir N, comme cépages accessoires le chardonnay B, le pinot blanc B et le pinot gris G, uniquement en mélange de plants dans les vignes et dont la proportion totale limitée à 15 % au sein de chaque parcelle. Dans la pratique, seul le pinot noir N[n 1] compose les vins rouges de l'AOC. Il est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[34] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[34]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles[35]. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons[35]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins sont assez puissant, riches, colorés, de garde[36]. Ils sont moyennement tanniques en général.

Les cépages autorisés par le cahier des charges[4] du santenay blanc sont le chardonnay B et le pinot blanc B. Dans la pratique, seul le chardonnay B compose les vins blancs de l'AOC. Ses grappes sont relativement petites, cylindriques, moins denses que celles du pinot noir[37], constituées de grains irréguliers, assez petits, de couleur jaune doré[37]. De maturation de première époque comme le pinot noir, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée. Il débourre un peu avant le pinot noir, ce qui le rend également sensible aux gelées printanières. Les teneurs en sucre des baies peuvent atteindre des niveaux élevés tout en conservant une acidité importante, ce qui permet d'obtenir des vins particulièrement bien équilibrés, puissants et amples, avec beaucoup de gras et de volume[35].

Méthodes culturales

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Pied de vigne taillé en Guyot simple

Travail manuel

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Ce travail commence par la taille, en « guyot simple », avec une baguette de cinq à huit yeux et un courson de un à trois yeux[38]. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[38]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[38]. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.

Travail mécanique

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L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang. De trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps. De labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes. De désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis)[38]. De plusieurs rognages consistant à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.

Rendements

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Les rendements sont de 40 à 58 hl/ha pour les rouges (40 à 56 pour les premiers crus) et 45 à 64 hl/ha (45 à 62 pour les premiers crus)[39].

Les vins produits sur l'aire d'appellation du santenay peuvent être repliés[n 6] en appellations côte-de-beaune-villages (en rouge seulement), bourgogne côte-d'or, bourgogne ou coteaux-bourguignons.

Volumes

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Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[3] :

Annéesantenay rouge santenay 1er cru rouge
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
2022160,217 80849101,764 90848
2023159,308 42753100,555 19052
2024152,994 2082898,712 98630
Annéesantenay blanc santenay 1er cru blanc
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
202249,662 69054données confidentialisées[n 7]
202349,842 8105623,481 22752
202449,732 1874424,4694339

Titre alcoométrique volumique

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AOC Rouge Rouge Blanc Blanc
Titre alcoométrique volumiqueminimalmaximalminimalmaximal
Santenay[4]10,5 % vol13,5 % vol11 % vol13,5 % vol
Santenay premier cru[4]11 % vol14 % vol11,5 % vol14 % vol

Vinification et élevage

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Voici les méthodes générales de vinification de cette appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs et négociants.

Vinification en rouge

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La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est le plus souvent triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres[38]. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments qualitatifs du raisin (polysaccharides etc.)[38]. L'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation à l'aide d'un outil en bois ou aujourd'hui d'un robot pigeur hydraulique. Plus couramment, l'extraction est conduite par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées suivant les pratiques de chaque vinificateur avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation[38]. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée[38]. À l'issue de la fermentation alcoolique suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule après mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage. L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (12 à 24 mois)[38] puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.

Vinification en blanc

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Pressoir pneumatique servant au pressurage

Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes[38]. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter[38]. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)[38]. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique est réalisée en fûts ou en cuves. Les vins sont élevés « sur lies », en fûts, dans lesquels le vinificateur réalise régulièrement un « bâtonnage », c'est-à-dire une remise en suspension des lies[38]. Cette opération dure pendant plusieurs mois au cours de l'élevage des blancs. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides[38]. La mise en bouteille clôture l'opération.

Gastronomie

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Une bouteille de santenay premier cru « Clos des Mouches ».

Vin rouge : robe pourpre. Arômes de fruits rouges, de pivoine, de violette, de pétales de rose... Bouche intense, profonde, souple, charpenté, ferme. S'accorde bien avec de la côte de bœuf, de la volaille, du petits gibiers, des hamburgers (fait maison), du fromage (brie de Meaux, reblochon, bleu de Bresse)... Se sert entre 14 et 16 °C. Se garde entre cinq et dix ans (quinze ans pour les grands millésimes).

Vin blanc : couleur brillant clair. Arômes de noisette, de fougère, notes minérale et florale. Bouche fraiche et vigoureuse. S'accorde bien avec de la volaille en sauce à la crème, du poisson, des pâtes et risottos, du fromage (comté, beaufort, fromages de chèvre)... Se sert entre 11 et 13 degrés. Se garde entre trois et huit ans.

Économie

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Structure des exploitations

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Il existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.

Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût[40]. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur.

Commercialisation

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La commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux du viticulteur, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, par exportation, dans les Cafés-Hôtels-Restaurants, dans les grandes et moyennes surfaces.

Producteurs de l'appellation

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Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom d'un vin étant un nom commun (créé par antonomase), il ne porte donc pas systématiquement une majuscule ; cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. François-Antoine Ferrand (1657-1731), fut l'intendant de la généralité de Bourgogne de janvier 1694 à juin 1705.
  4. Pour une même appellation, lieu-dit ou parcelle, les sources peuvent indiquer plusieurs superficies différentes, en fonction de l'année ou de la définition prise en compte. La surface totale est ici celle classée par l'INAO comme aire d'appellation ; elle comprend des parcelles cadastrées qui peuvent être plantées de vignes, mais qui peuvent être aussi en jachère, boisées, bâties ou en activité autre que viticole, ainsi que des jardins, des vignes à l'abandon ou trop jeunes pour produire le vin considéré. La surface plantée, appelée aussi « surface en vigne » ou « superficie viticole cultivée »[28], ne concerne que des vignes, en culture pure ou associée (tel que l'agroforesterie)[29], y compris les jeunes ceps pas encore en production et les manquants ; plantations, arrachages, achats et ventes de parcelles doivent être déclarés au casier viticole informatisé (CVI). La surface déclarée en production (par parcelle auprès des Douanes) concerne une appellation précise et comprend les tournières, bandes tampons, fossés, talus, haies ou arbres (isolés ou alignés)[30]. Enfin, il y a la surface couverte « à ras des souches », concernant que les pieds de vignes, utilisée pour les demandes d'aide[31].
  5. Une carte détaillée des différents climats du vignoble de Bourgogne est disponible sur le site https://bourgogne-maps.fr/ ; une carte moins complète (sans les climats des appellations régionales) est consultable à l'adresse https://www.climats-bourgogne.com/fr/carte_14.html
  6. Repli : commercialisation d'un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée sous une appellation plus générale à laquelle il peut prétendre ; cf. « directive INAO-DIR-2019-02 » [PDF], sur inao.gouv.fr, .
  7. Quand les statistiques concernent moins de trois opérateurs ou qu'un seul en représente l'essentiel, la DGDDI ne les publie pas pour garantir la confidentialité des données dans le cadre du RGPD.

Références

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  1. 1 2 « Normales et records 1991-2020 de la station de Chagny », sur infoclimat.fr.
  2. 1 2 Jean-François Bazin, Le vin de Bourgogne, Paris, Dunod, , 263 p. (ISBN 978-2-10-058518-2), p. 255.
  3. 1 2 3 4 5 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 6 7 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « SANTENAY » » [PDF], homologué par le décret no 2011-1765 du publié au JORF du .
  5. Jean-Pierre Garcia, Sébastien Chevrier, Alexa Dufraisse, Marion Foucher et Ronan Steinmann, « Le vignoble gallo-romain de Gevrey-Chambertin « Au-dessus-de Bergis », Côte-d’Or (Ier-IIe s. ap. J.-C.) : modes de plantation et de conduite de vignes antiques en Bourgogne », Revue archéologique de l'Est, t. 59, no 2, , p. 505-537 (lire en ligne).
  6. Jean-Pierre Garcia, « La construction des climats viticoles en Bourgogne, la relation du vin au lieu au Moyen Âge », L'Atelier du Centre de recherches historiques, no 12, (lire en ligne).
  7. Jean-François Bazin, Histoire du vin de Bourgogne, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Gisserot-Bourgogne », , 124 p. (ISBN 2-87747-669-3, lire en ligne), p. 10-13.
  8. Bazin 2002, p. 21-22.
  9. François-Antoine Ferrand, Mémoire sur le duché de Bourgogne, 1697 et 1700, 633 et 573 p., vol. I sur Gallica et vol. II sur Gallica. Six exemplaires sont conservés à la bibliothèque municipale de Dijon, sous les cotes ms 724, 725, 726, 792, 1051 et 1064 ; il a été réédité et analysé : Antoine François Ferrand et Daniel Ligou, L'Intendance de Bourgogne à la fin du XVIIe siècle : mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne, Paris, CTHS, , 646 p. (ISBN 2-7355-0127-2).
  10. Claude Courtépée et Edme Beguillet, Description historique et topographique du duché de Bourgogne : précédée de l'abrégé historique de cette province, t. III, Dijon, chez Causse, , p. 99, lire en ligne sur Gallica.
  11. André Jullien, Topographie de tous les vignobles connus, suivie d'une classification générale des vins, Paris, Mme Huzard : L. Colas, , 566 p. (BNF 30667644), p. 114, lire en ligne sur Gallica.
  12. Denis Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon, Victor Lagier, , 286 p. (BNF 30979367), p. 40, lire en ligne sur Gallica.
  13. Bourgogne : Côte de Beaune, Paris, La Revue du vin de France et Le Figaro, coll. « vins de France et du monde », , 96 p. (ISBN 978-2-8105-0065-9), « L'histoire », p. 26.
  14. Jules Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier, Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d'Or, Paris, Dusacq, , 244 p. (BNF 30753866, lire en ligne), p. 160-161.
  15. Lavalle, Delarue et Garnier 1855, p. 161.
  16. A. Casper et E. Marc (ill. Lucien Bonnamas), Plan statistique des vignobles produisant les grands vins de Bourgogne : classés séparément pour chaque commune de l'arrondissement de Beaune suivant le mérite des produits par les soins du comité d'agriculture de cet arrondissement, Beaune, Ed. Batault-Morot, , 50 p. (BNF 33540009), p. 11, lire en ligne sur Gallica.
  17. 1 2 « Le millésime 2003 en Bourgogne », La Revue du vin de France, no 482, , p. 109.
  18. Alain Huetz de Lemps, « La vigne américaine au secours de l'Europe », Les Cahiers d'Outre-Mer, nos 179-180, , p. 469 (lire en ligne).
  19. François Delmotte et Olivier Jacquet, « Histoire des maladies de la vigne et de leur impact sur la filière viticole, ses normes et ses pratiques : regards croisés d'un biologiste et d'un historien » [PDF] (12e colloque de la Société française de phytopathologie, « Les Vendanges du Savoir » le 20 mai 2025 à Talence).
  20. « Culture de la vigne – Frise chronologique », sur archeologie-vin.inrap.fr (consulté le ).
  21. Constant Bourquin, op. cit., p. 94.
  22. « Décret du 8 décembre 1936 définissant l'appellation contrôlée « Santenay » », publié au JORF du .
  23. 1 2 3 Site du BIVB - Santenay
  24. « Décret du 21 mai 1970 relatif à la délimitation des appellations contrôlées « Auxey-Duresses », « Blagny », « Chassagne-Montrachet », « Cheilly-lès-Maranges », « Chorey-lès-Beaune », « Dezize-lès-Maranges », « Ladoix », « Meursault », « Monthelie », « Pernand-Vergelesses », « Puligny-Montrachet », « Saint-Aubin », « Saint-Romain », « Sampigny-lès-Maranges », « Santenay », « Savigny-lès-Beaune », « Côte de Beaune-Villages » », publié au JORF du p. 4859-4860.
  25. « Décret n° 2009-1287 du 22 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Auxey-Duresses », « Chassagne-Montrachet », « Montrachet », « Chevalier-Montrachet », « Bâtard-Montrachet », « Bienvenues-Bâtard-Montrachet », « Criots-Bâtard-Montrachet », « Nuits-Saint-Georges », « Savigny-lès-Beaune » et « Santenay » », publié au JORF no 0248 du .
  26. Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France, t. 8 : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 516 p. (BNF 37326793), p. 366, lire en ligne sur Gallica.
  27. Marie-Hélène Landrieu-Lussigny et Sylvain Pitiot, Climats et lieux-dits des grands vignobles de Bourgogne : Atlas et Histoire des Noms de Lieux, Paris, Éditions de Monza & Éditions du Meurger, , 4e éd. (1re éd. 2012), 418 p. (ISBN 978-2-916231-58-7), p. 401-402.
  28. Règlement (CEE) no 649/87 de la Commission du portant modalités d'application relatives à l'établissement du casier viticole communautaire.
  29. « Circulaire du 28 juin 2024 relative à la prise en compte de certains éléments environnementaux pour le calcul de la superficie plantée au CVI » [PDF], sur douane.gouv.fr.
  30. « Arrêté du 15 avril 2014 relatif à l'admissibilité de certaines surfaces et modifiant l'arrêté du 13 juillet 2010 relatif aux règles de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) », publié au JORF no 0094 du .
  31. « Les différentes surfaces (Cadastrales, Douanes, FAM) » [PDF], sur comiterqd-lr.fr, .
  32. Malika Madelin, Benjamin Bois et Jean-Pierre Chabin, « Modification des conditions de maturation du raisin en Bourgogne viticole liée au réchauffement climatique », EchoGéo, no 14, (lire en ligne).
  33. Jean-Pierre Chabin, Malika Madelin et Cyril Bonnefoy, « Les vignobles beaunois face au réchauffement climatique » [PDF], .
  34. 1 2 Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Pinot noir », p. 12
  35. 1 2 3 Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
  36. Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Pinot noir », p. 13
  37. 1 2 Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Chardonnay », p. 13
  38. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune (1999-2001). Baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie.
  39. « Site de l'INAO (page : Cahier des charges de l'AOC « Santenay ») », consulté le 18 novembre 2018.
  40. Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde, Bourgogne : Côte de Beaune, (Le négoce), p. 24.

Voir aussi

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