Scicli
Scicli (prononcé [ ˈʃiːkli ]) est une ville italienne de 26 910 habitants[3] située dans le libre consortium municipal de Raguse, en Sicile.
| Scicli | |
Vue panoramique de Scicli. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Scicli |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 97018 |
| Code ISTAT | 088011 |
| Code cadastral | I535 |
| Préfixe tél. | 0932 |
| Démographie | |
| Gentilé | sciclitani |
| Population | 26 920 hab.[1] (2026) |
| Densité | 194 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 36° 47′ 29″ nord, 14° 42′ 09″ est |
| Altitude | 108 m |
| Superficie | 13 870 ha = 138,7 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Madonna delle Milizie |
| Fête patronale | dernier samedi de mai |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Raguse. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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À l'instar de plusieurs autres villes du Val di Noto, son patrimoine baroque tardif est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Géographie
modifierHistoire
modifierDans l'Antiquité, le site est occupé par les Sicules. Passée sous domination arabe à l'époque médiévale[4], elle devient ville royale à sa reconquête par les Normands. Sous Frédéric II, elle est donnée aux comtes de Modica. En 1255, le château de Scicli est donné par le pape Alexandre IV, opposant au roi Manfred Ier de Sicile, à Roger Fimetta[5].
Comme l'ensemble du Val di Noto, la ville est dévastée par le tremblement de terre de 1693 et renaît dans le style baroque sicilien.
Monuments et patrimoine
modifier- Tour côtière de Donnalucata ;
- Piazza Italia, place principale de Scicli, qui donne notamment sur l'église Sant'Ignazio ;
- Piazza Busacca, sur laquelle se dressent un monument à Benedetto Civiletti et l'église du Carmine ;
- Église de la Madonna delle Milizie, conservant les traces d'une tour normande et d'un couvent ;
- Église Santa Maria la Nova, à la façade néoclassique.
Comme beaucoup d'autres villes du Val di Noto, Scicli est riche d'un patrimoine baroque tardif, construit à la suite du tremblement de terre de 1693. Par ailleurs, la richesse de son patrimoine de cette époque lui a valu d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les monuments les plus significatifs sont :
- Le palais Beneventano : l'angle du palais est riche de sculptures luxuriantes parmi lesquelles on observe des têtes de Maures et d'anges[6] ;
- L'église San Bartolomeo, consacrée en 1763, présente un style baroque-rococo et conserve une crèche en bois de Pietro Padula ;
- L'église San Matteo, qui surplombe la ville, est l'ancienne église-mère abandonnée et dont la construction n'a pas été achevée ;
- La via Mormino-Penna, artère baroque, présente une succession harmonieuse de palais et d'églises ;
- L'église-mère, dédiée à Sant'Ignazio, renferme la statue en carton-pâte de la Madonna delle Milizie (« Madone des Milices »). Cette statue est sortie en procession lors de la fête des Milices, qui commémore la victoire du roi Roger sur les Sarrasins avec l'aide de la Vierge apparue sur un destrier blanc, une épée à la main[7] ;
- Les palais de l'hôtel de ville, Spadaro[8] et Fava[6], dont les majestueux balcons baroques sont agrémentés de grilles en fer forgé.
Culture
modifierL'hôtel de ville (dit Palazzo di Città), édifié au début du xxe siècle dans le style néo-Renaissance, sert de bureau au Commissaire Montalbano dans l'adaptation télévisuelle des romans policiers d'Andrea Camilleri[9].
Événements
modifierÉconomie
modifierLe secteur économique générant le plus de revenus à Scicli demeure l'agriculture, certains fruits et légumes faisant l'objet d'une culture intensive sous serres. Ses usines chimiques produisent matières plastiques et insecticides[11].
Administration
modifierGalerie d'images
modifier- Via Mormino-Penna, artère baroque de la ville.
- Détails baroques sur la via Mormino-Penna.
- Palais Fava.
- Balcon baroque de l'hôtel de ville.
- Église San Matteo.
- Scicli vue de l'église San Matteo.
- Castelluccio.
- La Fornace Penna, complexe d'archéologie industrielle.
Notes et références
modifier- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
- ↑ (it) « La storia di Scicli • Visit Vigata », sur Visit Vigata (consulté le )
- ↑ Henri Bresc, « La chute des Hohenstaufen et l’installation de Charles Ier d’Anjou », dans Les princes angevins du XIIIe au XVe siècle : Un destin européen, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 978-2-7535-2558-0, lire en ligne), p. 61–83
- 1 2 (it) « Siti UNESCO Sicilia SudEst », sur Siti UNESCO Sicilia SudEst (consulté le )
- ↑ (it) Melchiorre Trigilia, La Madonna dei Milici di Scicli: cristiani e musulmani nella Sicilia del Mille : i più antichi testi in volgare : storia, tradizione, fede, civiltà, arte, folclore, Trigilia Cultura, (lire en ligne)
- ↑ (it) « Palazzo Spadaro », sur Sistema Museale Scicli, (consulté le )
- ↑ (it) Comune di Scicli, « Palazzi Storici », sur www.comune.scicli.rg.it (consulté le )
- ↑ (it) Comune di Scicli, « La Madonna delle Milizie », sur www.comune.scicli.rg.it (consulté le )
- ↑ (it) Redazione SNPA, « Bonifica e riqualificazione ambientale del litorale di Marina di Acate (Ragusa) », sur SNPA - Sistema nazionale protezione ambiente, (consulté le )
Annexes
modifierArticle connexe
modifierBibliographie
modifier- (it) Pietro Militello, Scicli : archeologia e territorio, Palerme, Officina di Studi Medievali, , 550 p. (ISBN 88-88615-79-2).