La seigneurie fut possédée du XIe siècle jusqu'à la Révolution française par plusieurs familles, et elle est transmise soit par héritage, par dot ou par vente. La première famille qui la posséda adopta le nom de Janly[Note 1],[Note 2]. Les différents seigneurs de Janly possèdent les terres de Genlis[1] (anciennement Janly), Saulon-la-Chapelle, Uchey, Verchisy, Marcilly-les-Nonnains, Magny-la-Ville près de Semur-en-Auxois, Montilles et Dracy-lès-Vitteaux en franc-alleu[2].

Maison de Janly

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Maison de Mailly

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Mailly, de la branche de Bourgogne : de gueules à trois maillets d'or[3].

La seigneurie de Janly passe aux Mailly[4], probablement par héritage[5],[Note 3]. Maurice Chaume[6] avance d'autres hypothèses[Note 4].

La famille de Mailly remonte au Xe siècle[Note 5].

  • Marceau III (ou Marcel ou Marteau) de Mailly est le fils d'Hugues de Mailly, seigneur de Mailly, de Spoy, etc. Il est seigneur de Mailly, de La Perrière (1256-avt 1266), de Longeau(lt). Le recueil de Peincedé le dit vassal d'Henri de Vergy, seigneur de Mirebeau et sénéchal de Bourgogne, pour "Janlé" en 1260[7.1],[8],[Note 6].
  • Pierre (ou Perrin ou Perreau) de Mailly, né vers 1244, meurt après 1295[Note 7]. En 1289, il donne la terre de Janly à Richard de Montmorot, le bailli de Dijon[9].

Famille de Montmoret

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Montmoret : losangé d'argent et de gueules[10.1].

La famille de Montmorot est originaire d'un village situé à côté de Lons-le-Saunier dans le comté de Bourgogne[10.2].

Généalogie

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  • Richard de Montmorot
    • Guillaume
    • Richard
    • Girart (ou Girard) (filiation incertaine mais probable)
    • Hugues (ou Huguenin) de Janly
      • Hugues (ou Huguenin) de Janly le jeune
        • Jeannette de Janly
      • Guillaume Ier de Janly
        • Jean, bâtard de Janly
      • Guillaume II de Janly
      • Huguette de Janly
      • Alips (ou Alix) de Janly

Richard de Montmorot

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Richard, fils d'Humbert, surnommé Arragon, de Montmorot, chevalier, et seigneur de Crilla, et d'une dame aux prénom et nom inconnus. Richard est chevalier, seigneur de Marigna (écrit Marigny) et bailli de Dijon en 1278 par succession à Jean d'Arcey[10.3],[11]. Il s'allie en 1270 avec une "citienne de Chalon", Huguette de la Bruyère[12], qui ne semble pas lui donner de descendance. Elle lui apporte en dot des domaines situés entre la Grosne et l'Arroux, en Saône-et-Loire. En , il fonde avec sa femme Huguette la chapelle Sainte-Madeleine dans l'église Saint-Vincent de Chalon. En , "Robert, Duc de Bourgogne rendit un Jugement en faveur de l’Abbé Girart contre Richard de Montmorot, Chevalier, Bailli de Dijon, par lequel celui-ci fut condamné à faire satisfaction à l’Abbé de S. Estienne, & à lui payer dix livres tournois d'interests, pour avoir entrepris violemment d'enlever le Corps d'Estienne Chanoine de la Chapelle du Duc & de le faire enterrer dans l'Église des Cordeliers de Dijon[13]." Il épouse en secondes noces, en ou vers 1290, Alix d'Estrabonne (ou Étrabonne), issue d'une vieille famille de bonne noblesse du comté de Bourgogne[14.1]. Alix, qualifiée de dame de "Janliz", "est comprise dans l'acte de confédération des seigneurs de Bourgogne, Champagne et Forez, fait au mois de , pour s'opposer à la levée des impôts que Philippe le Bel voulait établir sur les nobles"[10.4]. Cet acte révèle qu'elle est probablement veuve et mère d'enfants en bas âge puisqu'elle est nommée, et non son fils qui est sûrement toujours mineur. Les Estrabonne portent d'or au lion d'azur. Un de ses premiers représentants, Gérard, vivait en 1124[10.5]. Richard meurt avant 1297. Richard et Alix ont quatre fils : Guillaume, Hugues, Richard et Girard.

Guillaume

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Guillaume, écuyer, épouse Jeanne de Mailly, fille de Hugues, seigneur de La Perrière-sur-Saône, et était vivant en 1346.

Richard

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Richard, héritier universel le d'Henri d'Aligny pour la terre qu'il possède dans la seigneurie de Mailly dont Hugues de Janly est suzerain. Richard relève le nom et les armes d'Aligny "acause des services qu'il [Henri d'Aligny] a reçus de messire hugue Seignr de Genly dequi il tient en fief sa terre dud. Mailly, sa maison forte de Mailly-leport située en l'ille de Mailly et toutes les dependendances à condition que ledit richard de Genly et ses héritiers à perpétuité portront les armes d'aligny tels quil les a porté pendant son vivant; sauf et reservé entout le droit dela dot de dame isabelle Despernay sa femme, après le decès delaquelle lad. dot retournera audit richard de Genly" et fonde une autre branche de la maison d'Aligny[7.2].

Girart (ou Girard) (filiation incertaine mais probable)

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Girart (ou Girard) (filiation incertaine mais probable) continue une branche de la maison de Janly comme nous le verrons plus bas[style à revoir].[réf. nécessaire]

Hugues (ou Huguenin) de Janly

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Hugues (ou Huguenin) de Janly semble avoir abandonné le nom de Montmorot tôt et relevé celui de Janly. Il est mentionné très jeune, en 1297, avec sa mère, alors veuve, lors de l'acte de la donation de Bouzeron aux chanoines de Saint-Léger. Il est nommé dans les actes Hugues, sire de Janly ou Janley. En 1325, Hugues, damoiseau, passe un contrat avec l'abbé de Saint-Étienne de Dijon, Ponce de Courbeton, pour conserver les droits de justice et seigneuriaux sur les hommes que l'abbaye possédait à Janly[15]. Il fait valoir ses droits féodaux dans un acte du mardi avant Pâques de l'année 1325, dans lequel, Hugues de Janly, chevalier, (il a donc été armé chevalier en 1325) fait "semondre[16] son vassal Guill.(aume) Baudot par le recteur de l'église de Saint-Jean de Dijon, qui se place devant la Sainte-Chapelle et donne lecture des lettres du suzerain, conçues en ces termes :
Hugues, sires de Genlly, à mon amey et féal Mons. Guillaume Baudot, salut. Je vous mand et par tant com je puis, que vous soiez le vanredi après huitaine de Pasques à Chalon, en arroie, à chevaul et armes, bien montez et apparoilliez, pour ma propre besoigne le plus grant que ge heusse onques, et en faicez tant que je vous en saiche grey. A Deu qui vous gart. Donné le jour de Pasques flories, soz mon seaul pendant à Genley'.
Guillaume Baudot était absent; Étienne Baudot, son procureur, reçut le mandement et répondit qu'il se garderait de mal faire; que Guillaume était allé en Flandre, et qu'il n'était sans doute pas tenu de se rendre à la semonce de son suzerain; il crut devoir prendre à témoin Me Jean, le mandataire du sire de Genlis, que Guillaume Baudot n'était pas tenu d'obtempérer à son appel, à quoi Jean répondit : 'Nous ne sommes pas ici en jugement, agissez comme vous l'aviserez"[17].
En 1325, Hugues fait une transaction sur procès avec l'abbaye de Saint-Étienne au sujet de la justice et de leurs droits respectifs sur le finage de Genlis[18]. En 1347 et 1349 Hugues reçoit la quittance de certaines sommes auxquelles il appose son sceau qui est un fretté au chef chargé de trois quintefeuilles. Ce sceau, qui est celui des seigneurs de Janly, apporte la double preuve qu'Hugues a adopté les armes des anciens seigneurs, et le chef de ces armes souligne que les Janly sont déjà vassaux des puissants Vergy, alors seigneurs de Mirebeau[19]. En janvier 1355 et mars 1356, Hugues assiste aux États de Bourgogne à Dijon[20]. C'est un très riche seigneur, en plus de la seigneurie de Janly, il a les seigneuries ou des domaines dans les villages suivants : Uchey, Beire-le-Fort, Ouges, Pluvault, Saulon-la-Chapelle, Mailly, Gevrey, Barges, Volnay; ainsi qu'en Chalonnais avec Saint-Loup, Lux, Givry et Mellecey[21.1]. En 1359, Hugues de Janly, chevalier, s'engagea pour la rançon du roi Jean[22]. Le 5 mai 1345, il vend à Pierre d'Épernay, "le fief de la terre possédé par Marguerite, fille de Guillaume d'Aligny, dans l'île de Mailly"[23]. Le 29 mars 1359, il fait partie de l'escorte armée qui accompagne le cardinal de Talleyrand-Périgord à Chalon avec Hugues de Montjeu, Jehan de Champdivers et Jehan de Recey[24]. D'une demoiselle au prénom inconnu et dont le nom de la Maison ne nous est pas parvenu, Hugues de Janly eut cinq enfants : Guillaume Ier, Hugues le jeune, Guillaume II, Huguette et Alips[21.2]. Il meurt avant 1363[7.3].

Hugues (ou Huguenin) de Janly le jeune

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Hugues (ou Huguenin) de Janly est surnommé le jeune pour le distinguer de son père. Cela pourrait aussi suggérer qu'il mourut jeune. Il est d'ailleurs mort avant 1365[7.4]. D'une demoiselle au prénom et de maison inconnus, il fut père d'une fille nommée Jeannette.

Jeannette de Janly

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Jeannette de Janly : son prénom fait surface dans un accord du dans lequel elle partage certains biens avec son oncle Guillaume, sa tante Alips et son mari Philibert de Tenarre. Jeannette est dite mineure dans cet acte[7.4]. Son nom apparaît aussi dans un acte du , conjointement avec celui de son oncle Guillaume, pour la cession faite à Henri de Trouhans de "tous les héritages, droits et justice et des tailles situés à Mailly-Curtil"[7.5].

Guillaume Ier de Janly

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Guillaume Ier de Janly : sa vie nous apparaît à travers les différents actes qu'il a établis pour le besoin de ses affaires. En , il "donne à amodiation pour 50 florins par an toute sa terre de Saulon la Chapelle tant en hommes, terres, prés comme en autres choses"[7.6]. Guillaume est témoin, toujours en 1363, de Jean de Pluvault, de la Maison de Mailly. Il est aussi, la même année, écuyer dans la compagnie d'Oudard d'Uchey et en 1365, il est écuyer dans celle d'Hugues Aubriot, bailli de Dijon, avec Richard d'Uchey et Jean de Mellecey. En 1367, Guillaume choisit Dreue Felise comme son conseil, "tant qu'il vivra". Ce geste souligne l'importance des affaires et de la fortune de Guillaume Ier car il a besoin d'un avocat-conseiller permanent Il est seigneur de Janly, de Saulon-la-Chapelle, etc. Le , il cède à Henri de Trouhans, écuyer, dit Petitjean, avec l'accord de Jeannette, sa nièce, fille d'Hugues de Janly le jeune, tous les héritages, droits, justice et tailles situés à Mailly-Curtil[7.5]. Il reçoit l'hommage de Jean Le Guespet en 1373. Huguenin de Varennes, écuyer, reprend de fief et donne un dénombrement en 1375, entre autres choses, de la moitié par indivis de toute la juridiction des paroisses de Varennes, Saint-Loup et Lux, près de Chalon. En 1380, il déclare au duc de Bourgogne que la terre et fief de "Maigny" près d'Auxonne lui appartient comme l'a reconnu "Simon de Saint-Aubin, chevalier, à Hugues de Janly son père dont il est hoir seul et pour de tout [...]"[7.7]. Son nom disparait des actes après 1380. Nous pouvons supposer qu'il meurt aux alentours de 1380. Il parait ne pas s’être marié et ne pas laisser de postérité légitime, au moins.

Jean, bâtard de Janly

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Jean, bâtard de Janly apparait dans les textes en 1390 sous le nom de "noble homme, Jean, le bastard de Janly". En 1398, il est qualifié d'écuyer. Un dénombrement est donné l’an 1399 à Jean de Tenarre, écuyer, seigneur de Janly par Jean, le bâtard de Janly, écuyer, de plusieurs héritages féodaux situés dans les finages de Janly et Uchey. Ce bâtard de Janly dit que feu Guillaume, seigneur de Janly, lui donna 200 coudées de terres à prendre sur toute la terre de Janly. Quelques-uns de ses héritages joignaient à ceux des hoirs de feu Richard d’Uchey, écuyer[7.8]. Guillaume de Janly ne semble pas avoir été marié et le bâtard de Janly pourrait être son fils illégitime, ou celui de Guillaume II (voir ci-dessous). Il épouse une demoiselle prénommée Isabelle. Il est le dernier rejeton de la première maison de Janly, de la branche de Montmorot.

Guillaume II de Janly

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Guillaume II de Janly est chanoine et trésorier du chapitre cathédral de Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône. Le , il va régler les comptes de la dot de sa sœur Alips avec son beau-frère, Philibert de Tenarre. Guillaume cède à ce dernier "un four et ses dépendances qu'il avait en la ville de Chalon en la rue du Chatellet et promet de donner à l'acquet dudit seigneur de Tenarre à Jean Pitois, seigneur de Montelon la somme de 100 livres à la charge néanmoins de rendre audit Guillaume de Janly la 4e partie desdites choses au cas qu'Alips soit au partage avec Jeannette fille mineure de feu M. Hugues de Janly le jeune, frère de ladite Alips"[7.4]. En 1381, Guillaume le Coquillat, d'Uchey, reconnait lui devoir une somme de huit florins d'or. Le , Jean de Tenarre, "sire de Ganlis" confesse "que comme feu de bonne mémoire, Guillaume, son oncle, jadis sire de Janly (après son frère Guillaume Ier) et trésorier de l'église de Chalon, en son testament et dernière volonté, entre ses autres legs eust donné et laissé aux frères meneurs du couvent de Dijon, la somme de cinquante florins de Florence, afin que par eulx fussent celebrés en leur église de Dijon V cent messes de Requiem pour le salut et remede de l'âme de lui, il est ainsi qu'il, comme hoir universal et seul et pour tout dudit feu Guillaume, pour la cause dessus dicte, confesse devoir aux diz freres meneurs, gardien et couvent de Dijon, ladicte somme de L florins de Florence"[25]. Le bâtard de Janly peut être son fils.

Huguette de Janly

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Huguette de Janly est dame en partie de Sevrey. Huguette épouse Guy (ou Guiot) de Vaux, mort avant 1388[26]. L’an 1377, Gui de Vaux, damoiseau, donne un démembrement au nom d’Huguette sa femme fille de feu M. Hugues de Janly à Guillaume seigneur de Janly, de tout ce qu’il tient en fief dudit Guillaume tant à Uchey qu’à Saulon-la-Chapelle[7.8]. En 1385, Guillaume et Jean de Tenarre, frères, amodient pour trois ans leurs terres de Beire, Uchey, Saulon-la-Chapelle, Mailly, Barges et Volnay, ainsi que la possédait Huguette de Janly.

Alips (ou Alix) de Janly

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Alips (ou Alix) de Janly s'allie avec Philibert de Tenarre en 1365.[réf. nécessaire]

Maison de Tenarre

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Maison Faulquier (1565-1566)

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Faulquier de Marigna : d'azur à trois faux d'or emmanchées d'argent, les deux du chef affrontées[27].

Le , un partage est effectué entre Claude Faulquier, chevalier, seigneur de Marigny (probablement Marigna dans le Jura), mari de Catherine de Tenarre, et Humbert de Tenarre, chevalier, seigneur de Montmain, des biens de la succession de Claude de Tenarre, chevalier, leur père, seigneur de Montmain et de Janly, avec l'accord de Françoise de Bauffremont, dame de Missery, Jean et Charles de Malain, frères, chevaliers, seigneur de Montigny et Missery et cousins germains d'Humbert de Tenarre, seigneur de Montmain. Ce dernier reçoit la terre et baronnie de Montmain, le château, le droit de guet et de garde et ses dépendances qui sont les seigneuries de Grosbois, (Champandrey?), le pré au Verrey ou Vitrey dans la seigneurie de Pouilly, Trogny en partie, Montaigny en partie, le péage de Glainon, Jarlan et Gallon avec en toute la justice, fief, mainmorte. La baronnie avait toujours été tenue de franc alleu sans cependant garantir cette qualité. Catherine de Tenarre reçoit la terre et seigneurie de Janly, avec le château, le droit de guet et de garde, Uchey, les vignes de Gevrey, la rivière banale, et toute la justice. La seigneurie de Janly est estimée valoir mieux que celle de Montmain[7.9]. Claude et Catherine se séparent de la seigneurie dès 1566, au profit de Jean de Bousseval. Cette vente brise pour la première fois une transmission familiale ininterrompue depuis au moins quatre cents ans.

Maison de Bousseval (1566-1572)

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Généalogie

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  • Jean de Bousseval
    • Françoise de Bousseval

Jean de Bousseval

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Jean de Bousseval est fils de Philippe de Bousseval, seigneur de Villiers-le-Haut et de Françoise Viguier ou Vignier, dame de Villiers-sur-Suize[28]. Jean est chevalier et seigneur de Villiers-le-Haut, de Jonty, de Ravières, etc. Il exerce aussi les fonctions de gouverneur et capitaine du château de Dijon. Il épouse en premières noces Hélène Le Courtois et en secondes noces, après 1552, Claude (ou Claudine) Chabut, dame en partie de Janly, d'Uchey, de Grenant, et de Comblain-les-Langres[29]. Il meurt en 1571[30]. Le , Claude Faulquier, chevalier et seigneur de Marigny et sa femme Catherine de Tenarre vendent au profit de Jean de Bousseval et de Claude Chabut, son épouse, la terre et seigneurie de Janly et Uchey en toute justice et chargée de fief envers le baron de Mirebeau et d'une rente de fondation envers le prieur de Saint Léger et ce pour le prix de 38 000 livres[7.10]. En 1572 Claude Chabut, dame de Janly en partie épouse en troisièmes noces Pétrarque du Blé, seigneur de Cormatin, décédé en 1586. Il devient le nouveau seigneur de Janly[31]. Jean de Bousseval et sa première femme, Hélène Le Courtois sont les parents d'une fille, Françoise.

Françoise de Bousseval

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Françoise de Bousseval hérite de la moitié de la seigneurie de Janly à la mort de son père. Le , la seigneurie, ainsi qu'Uchey et des vignes à Gevrey en Montagne, est partagée entre Pétrarque du Blé et Françoise de Bousseval[7.11]. Elle est dame de Villers-les-Eaux. Elle épouse le Antoine II Le Bascle, écuyer, baron d'Argenteuil en Tonnerrois et seigneur de du Puy-Basle et de Varennes, capitaine de cinquante chevaux. Elle en est veuve[32].

Maison du Blé (1572-1599?)

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Du Blé d'Huxelles : de gueules à trois chevrons d'or[33].

La maison du Blé (ou du Bled), l'une des plus anciennes de Bourgogne, est originaire du Chalonnais. Les du Blé remontent à Geoffroy du Blé, chevalier qui vivait en 1235, seigneur de Cormatin et de Massilly[34].

Généalogie

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  • Pétrarque du Blé
    • Emare (ou Enarde) du Blé
    • Claude du Blé
    • Jean du Blé (chevalier de Malte)
    • Hugues du Blé
    • Jean du Blé (seigneur de Mandelot)
    • Charles du Blé
    • Nicole du Blé
    • Marguerite du Blé
    • Pierre du Blé
    • Jacques du Blé
    • Antoine du Blé
      • Éléonore (ou Léonore) du Blé

Pétrarque du Blé

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Pétrarque du Blé est seigneur de Cormatin, de Mandelot et de Cussy-la-Colonne, etc.[35]. Il devient baron d'Huxelles "après l'échange fait entre Catherine et Jacqueline de Villers-la-Faye de Sercy, de la terre d'Uxelles contre celle de Sercy [...]"[36]. Catherine était la fille aînée de Claude de Villers-la-Faye, seigneur de Sercy, baron d'Huxelles et d'Anne de Groslée. Elle épouse en Pétrarque du Blé[37]. La deuxième femme de Pétrarque, Claude Chabut, lui apporte une partie de la seigneurie de Janly. Toute une série de partages intervient, en 1565, 1567, 1572, 1574 et 1577, que nous reproduisons ici : « [...] partage de la terre et seigneurie de Janly et Uchey fait en l'an 1574 le 21 avril, entre messire Petrache du Bled chevalier de l'ordre du Roi, seigr de Courmatin et de Janly pour la moitié acause de dame Claudine Chabut alors sa femme et auparavant vve de deffunt Jean de Bousseval quand il vivoit aussi chver, seigr de Villers-le-Haut d'une part, et demoiselle françoise de Bousseval veuve de deffunt antoine Le Bascle lui vivant écuier seigr d'Argenteuil en Tonnerrois dame pour l'autre moitié dud. Janly d'autre part. Dans lequel partages ont detaillés tous les fonds et droits <et cens> (qui oublié a été rajouté) de lad. seigneurie de Janly, ainsi que les confins comme étant divisée en deux parties; ainsi que les vignes de Gevrey en Montagne qui appartenoient au seigr de Janly; le tout avec confins. [...] Un certain projet de partage avoit déjà commencé (dans?) le 15 avril 1565 de lad. terre de Janly et Uchey entre noble seigneur Claude de Faulquier (ou haulquier) Seigneur de Marigny d'une part, et Humbert de Tenarre seigr de Montmain d'autre part, et desquels les dessusdits avoient droit par achat fait par led. deffunt Sr de Villers-les haut dud. Seigr de Marigny. [...] N(ote?) à la fin est la collation de ce partage de l'an 1572 tandis que le partage est de l'an 1574 et de l'an 1577. À la suite dud. partage [...] est un acte de vente faitte le 13 juin 1567 par damlle marie Macheco relicte de pierre Millière marchand à Dijon, et alors femme d'humbert Bouteillier controlleur au grenier à sel de Beaune, au profit de noble nicolas Valon coner au Parlement de Dijon du quart par indivis de plusieurs héritages et cens situés à Janly, les 3 autres parts acquis par led. Valon du Seigr de Dracy-les Vitteaux, et du Seigr de Montilles; lad. vente étant par copie simplement et sans signature »[7.11]. Les seigneurs de Dracy-les-Vitteaux et de Montilles s'appellent respectivement Laurent et Philibert de Janly et descendants de la première maison qui possédait la seigneurie de Janly. En 1540, ils possédaient des propriétés et des héritages à Janly avec Chrétien Macheco, conseiller au parlement de Dijon[7.8]. Il est né 1518 et décède après 1574[38]. De son premier mariage avec Catherine de Villers-la-Faye de Sercy, Pétraque du Blé a eu de nombreux enfants, onze pour être précis[39] :

Emare (ou Enarde) du Blé

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Emare (ou Enarde) du Blé est née le , elle devient religieuse professe du couvent de Bénédictines de Marcigny-sur-Loire. Elle est prieure de Lancharre en 1560 et meurt après le .

Claude du Blé

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Claude du Blé est née le , elle est religieuse à Lancharre avant de devenir prieure du Puley. Elle décède le . Sa pierre tombale se voit encore à Lancharre.

Jean du Blé (chevalier de Malte)

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Jean du Blé devient chevalier de Malte et trouve la mort en 1571 pendant la bataille navale de Lépante à l'âge de 26 ans.

Hugues du Blé

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Hugues du Blé est né le , il est moine à Cluny en 1554, écolier au collège de Cluny à Paris et prêtre en . Il devient prieur de Menetou-Ratel et de Saint-Marcel de Mâcon en 1568, en replacement de son oncle Jean du Blé. Il est aussi prieur de Cosne et de Ruilly, et aumônier du Roi. Il meurt avant le à Saint-Marcel-lès-Chalon.

Jean du Blé (seigneur de Mandelot)

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Jean du Blé est seigneur de Mandelot et écuyer d'écurie de la Reine. Il s'allie à Marguerite de Beugre. Il est né le à Cormatin.

Charles du Blé

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Charles du Blé est né le à Cormatin et est tué pendant la Ligue en .

Nicole du Blé

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Nicole du Blé esy née le , elle épouse François de Colombier, seigneur de Colombier, de Savigny et de Saint-Remy et de Saint-Loup-de-Varennes en partie. Il est guidon de cinquante hommes d'armes sous monseigneur de Mandelot.

Marguerite du Blé

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Marguerite du Blé est prieure du Puley. Elle est née le à Cormatin et décède en 1571.

Pierre du Blé

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Pierre du Blé est né le .

Jacques du Blé

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Jacques du Blé est né le .

Antoine du Blé

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Antoine du Blé porte les titres de seigneur de Cormatin, de Rully et Saint-Gilles et de baron d'Huxelles. Il est gouverneur de la ville et citadelle de Chalon et lieutenant-général au gouvernement de Bourgogne entre 1601 et 1611. Dernier des enfants de Pétraque et Catherine de Sercy, il succède à son père dans ses titres et dignités. Il est né à Sercy le . Il a une vie militaire bien remplie. Il sert au siège de Brouage en 1585, à celui de Sedan en 1587, et à la défense de Chaumont contre les Reîtres. En 1588-59, il assiste aux États généraux de Blois. Il se trouve à la journée d'Arques en 1589, où il eut deux chevaux tués sous lui, au siège de Paris en 1590, et celui de Rouen en 1591. Il commandait la compagnie des hommes d'armes du duc de Guise en 1596 à la prise de Marseille sur les Espagnols. Il est à la conquête de Savoie en 1600. Il commence la construction du château de Cormatin vers 1618. Il épouse Catherine-Aimée de Bauffremont, fille de Nicolas, baron de Sennecey, et de Denise Patarin, dame de Cruzilles et de Vareilles. Ils ont six enfants : Jean, Henri, Éléonore, Constance, Angélique et Marie-Minerve. Antoine meurt le et sa femme le de la même année. Leur fils Jean leur fait construire un somptueux tombeau dans l'église des Minimes de Chalon[40].

Éléonore (ou Léonore) du Blé

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Éléonore (ou Léonore) du Blé : elle est mariée à François de Nagu en 1599.

Maison de Nagu (1599?-1670)

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Maison Valon (1670-1719)

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Maison Fyot (1719-1874)

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Maison (Girart) de Janley

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Notes et références

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  1. ↑ Les seigneurs médiévaux de Genlis appartiennent à des familles de bonne noblesse ancienne, mais seconde. Ils apparaissent dans les actes avec les qualifications sociales et épithètes d'honneur de « chevalier » et d'« écuyer », de « noble homme », de « messire » et de « noble seigneur » pour les hommes. Leurs femmes sont qualifiées de « damoiselle ». On ne rencontre ni « monseigneur », ni « madame », ni « haut et puissant seigneur » ou « haute et puissante dame », honneurs uniquement réservés à la haute noblesse.
  2. ↑ Afin d'éviter les confusions entraînées par les changements de noms de Genlis à travers les siècles, la forme Janly est adoptée pour nommer la première Maison qui possède la seigneurie.
  3. ↑ Les Mailly, plus précisément la branche des seigneurs de Fauverney, ont probablement donné jour à la première maison féodale des seigneurs de Janly. En effet, parmi l'ensemble des terres d'Humbert de Mailly, on distingue plusieurs groupes de terres dont les deux importantes seigneuries de Mailly et Longeault. Genlis, elle, faisait partie d'un deuxième groupe de terres qui avait pour centre Fauverney. Humbert possédait ou avait des droits sur d'autres seigneuries dont Magny-sur-Tille, Cessey, Varanges, Arc-sur-Tille, Arceau, Quetigny, Chevigny-Saint-Sauveur et Bressey. Les sept fils d'Humbert prennent tous le nom de la terre qu'ils reçoivent de leur père. Il est indubitable que le grand domaine paternel est divisé entre les différents héritiers.
  4. ↑ Une question se pose sur le sort de la seigneurie qui passe des mains de ses seigneurs éponymes dans celles de P. de Mailly, pour finalement échoir à Richard de Montmorot : « Pourquoi Genlis passe-t-elle des seigneurs de Janly à Pierre de Mailly ? » Une simple vente pourrait expliquer ce changement de mains. Cependant, une transaction plus "naturelle" a pu s'opérer : on sait que les seigneurs de Janly et P.(ierre ou Perrin ou Perreau) de Mailly, seigneur de Longeault partageaient une origine commune, ce qui expliquerait pourquoi Janly devient la possession de ce dernier. La proximité entre les deux villages, issus du domaine d'Humbert de Mailly, pourrait aussi expliquer pourquoi P. de Mailly en a hérité. Les Mailly-Longeault en auraient donc tout naturellement hérité à l'extinction de la première Maison de Janly. Notons également que Pierre est choisi comme témoin lors de la ratification de 1256 (voir plus haut, Jean de Janly) ce qui montre les liens entre les Janly et les Mailly de Longeau(lt). On peut également émettre l'hypothèse que Pierre de Mailly-Longeault l'a "donnée" à Richard de Montmorot pour éponger une dette. Il est possible que cette dette (remboursement de dot? héritage?) venait de la belle-mère du seigneur de Longeault, Marguerite d'Estrabonne, troisième épouse sans enfants de Marcel (ou Marteau ou Marceau) de Mailly, seigneur de Longeault, de La Perrière et de Mailly, père de Pierre. Cette dame est de même maison que la femme de Richard de Montmorot, Alix d'Estrabonne, (Georges de Montmorot la dit sa tante) ce qui expliquerait pourquoi et comment Janly tombe dans l'escarcelle de Richard de Montmorot.
  5. ↑ Humbert de Mailly, comte de Dijon, et Anne de Sombernon ont plusieurs fils dont Wédéric (ou Frédéric), auteur des Mailly de Picardie, Humbert II de Mailly dont descend la maison féodale des seigneurs de Fauverney et le bienheureux Garnier de Mailly, abbé de Saint-Étienne de Dijon, ami de Saint Odilon, abbé de Cluny, mort en 1050 ou 1051.
  6. ↑ Il épouse en premières noces en 1246 une demoiselle au prénom et nom inconnus dont il a deux enfants morts en bas âge. Il se remarie avec Bure de Raucourt, dame en partie de Lucenay, dont il a six enfants : Jean, Jeanne, Pierre, Alix, Comtesse et Guillaume. Il s'allie en troisièmes noces avec Marguerite d'Estrabonne dont il n'a pas d'enfants. Il décède en 1273
  7. ↑ Il apparait dans les textes en 1256 comme témoin d'une ratification d'un partage des bois de Cessey entre l'abbaye de Saint-Bénigne et les seigneurs de Janly. Il se marie avant 1261 avec Catherine, fille du connétable de Bourgogne, Eudes de Frolois. Elle lui apporte en dot les seigneuries de Munois et Corpoyer-la-Chapelle. Sa reprise de fief de le dit seigneur de Longeau(lt), de Beire, de Colonges, de Fouffrans, de Pluvet et de Pluvault, et d'une partie de la terre des Mailly, comme son père avant lui.

Références

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  3. ↑ http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Mailly.pdf.
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    9. ↑ XIX 313-14
    10. ↑ XIX 318
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  40. ↑ La vie d'Antoine du Blé est décrite avec détails par Jeanton, G & Martin, J. "Uxelles et ses seigneurs". Annales de l'académie de Mâcon. 3e série. Vol 12. Mâcon : Protat Frères, 1907. 283-286.