Si tu veux... Marguerite (chanson)
Si tu veux… Marguerite est une chanson française composée par Harry Fragson en 1912. L'air de cette sérénade est connu pour être repris en manifestation en France depuis 1986.
| Enregistré | 1912 |
|---|---|
| Genre | ragtime, sérénade |
| Auteur-compositeur | Harry Fragson |
Histoire
modifierSi tu veux... Marguerite est une chanson composée par Harry Fragson, qu'il a enregistrée en 1912[1]. Cette sérénade dédiée à la femme qu'il aimait[2] a connu le succès en 1913 à l'Alhambra à Paris, quelques semaines avant le meurtre de son auteur-compositeur-interprète par son père[3].
Cette chanson et son refrain, « Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite donne-moi ton cœur », sont devenus la plus célèbre de ses compositions[1].
Reprises et adaptations
modifierL'air de cette chanson a été repris pour la première fois en 1986 durant le mouvement contre la réforme Devaquet, en adaptant les paroles du refrain en « Devaquet, si tu savais, ta réforme où on se la met » durant les manifestations organisées[2].
Depuis, son refrain fait un air efficace repris régulièrement dans les manifestations en France[3] en adaptant ses paroles à Nicolas Sarkozy, Lionel Jospin, Bruno Le Maire ou Emmanuel Macron durant les mouvements contre la loi travail El-Khomri de 2016, la loi Pacte de 2019 ou encore la réforme des retraites de 2023[2].
Paroles
modifierConnaissez-vous Marguerite
Une femme ni grande ni p'tite
Qu'a des yeux troublants
Un teint rose et blanc
Une p'tite bouche d'enfant ?
Eh bien cette beauté suprême
Quand je lui ai dit je t'aime
M'a donné des fleurs
Me disant farceur
Je veux faire ton bonheur !
J'lui dis merci du bouquet
Mais c'est pas ça qu'il faudrait :
Refrain:
Si tu veux faire mon bonheur
Marguerite Marguerite
Si tu veux faire mon bonheur
Marguerite donne-moi ton cœur
Elle me dit comme c'est dimanche
Je vais mettre ma robe blanche
Mes souliers d'satin
Et dans un sapin
Nous filons à Tabarin
Elle ne dansait pas en m'sure
Elle piétinait ma chaussure
Dans mon œil bientôt
Elle me plante presto
L'épingle de son chapeau
Tu me crèves l'œil c'est gentil
Mais c'est pas ça qui m'suffit !
Refrain
Le soir même sous sa fenêtre
J'chantais pour la voir paraître
Je suis malheureux
Car tes jolis yeux
Ont mis tout mon cœur en feu !
Alors elle par bonté d'âme
M'envoie pour éteindre ma flamme
Un seau d'eau vivement
M'disant gentiment
Es-tu plus heureux maintenant ?
J'lui dis merci du seau d'eau
Mais c'est pas ça qu'il me faut
Refrain
Comme c'est une jeune fille bien sage
Elle dit j'connais que l'mariage
Je lui dis j'veux bien
Et dès le lendemain
Son père m'accordait sa main
L'soir d'la noce après la fête
Elle me dit en tête-à-tête
Toi tu m'as donné
Ton nom à porter
Moi j'peux plus rien te refuser
Ayant tiré les verrous
Elle me dit mon cher époux
Refrain
Notes et références
modifier- 1 2 Bertrand Dicale, « Fragson ou le malheur d’avoir un père »
, sur France Musique, (consulté le ). - 1 2 3 Cyprien Cini et Angéline Da Costa, « Réformes des retraites : d'où vient ce chant de manifestation connu de tous ? »
, sur RTL, (consulté le ). - 1 2 Grégoire Lecalot, « 1913 en chansons | Fragson décède, la Belle Epoque en deuil »
, sur France info, (consulté le ).