Société générale
La Société générale est une banque universelle française, et l'une des plus anciennes du pays, fondée en 1864 par Paulin Talabot et Eugène Schneider. Son siège social est situé au 29, boulevard Haussmann, à Paris, dans un immeuble inscrit monument historique[6].
| Code banque (BIC) | SOGEFRPP |
|---|---|
| Code établissement (IBAN) | 30003 |
| ISIN | FR0000130809 |
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Cotée en Bourse et membre du CAC 40, elle figure parmi les banques d'importance systémique mondiale[7]. En 2026, elle est la quatrième banque française en matière d'actifs totaux, la septième d'Europe[8] et la 21e mondiale[9].
Grande banque de dépôt à la Belle Époque, elle est nationalisée en 1945 puis privatisée en 1987. Elle se développe ensuite à l'international et rachète le Crédit du Nord en 1997. En 2008, une perte de 4,9 milliards d'euros attribuée à l'un de ses opérateurs de marché, Jérôme Kerviel, donne lieu à l'affaire Kerviel.
En 2026, le groupe emploie environ 110 000 salariés dans 58 pays. Ses activités sont organisées en trois pôles. Le premier réunit la banque de détail en France, dont la banque en ligne BoursoBank, la banque privée et l'assurance. Le deuxième regroupe la banque de financement et d'investissement. Le troisième rassemble la banque de détail à l'international, la mobilité, avec Ayvens, et les financements spécialisés.
La Société générale est dirigée par Slawomir Krupa depuis 2023 et présidée par William Connelly depuis 2026.
Histoire
modifierOrigines : 1864 - 1893
modifierLa Société générale est créée le par un décret de l'empereur Napoléon III[10]. En s’inspirant du modèle du Crédit mobilier des frères Pereire et avec le soutien de James de Rothschild[11],[12], Paulin Talabot, fondateur et dirigeant de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) et Eugène Schneider, maître de forges et gérant de Schneider et Cie, fondent la « Société générale pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie en France ». Ce nom traduit son ambition : aider à la création de sociétés, prendre des participations et ouvrir des crédits[13]. Cette nouvelle banque, en élargissant son actionnariat, permet de financer les infrastructures des secteurs en plein essor notamment les chemins de fer et la sidérurgie[14].
Le premier président est Eugène Schneider, suivi par Guillaume Denière[15], puis par l’Écossais Édouard Blount de 1886 à 1901[16]. La banque développe alors son réseau de manière importante en France, pour posséder dès 1870 quinze guichets à Paris et 32 en province. En 1871, la Société générale ouvre un bureau à Londres[17].
La banque commence à se constituer une clientèle de PME et de particuliers grâce à son réseau. Le siège parisien suit quant à lui les grandes entreprises. Cette même année 1871, au mois de juin, la banque accède au marché des émissions publiques françaises[13]. La France connaît cependant une période de marasme économique entre 1871 et 1893, entraînant la faillite de plusieurs établissements bancaires. La Société générale continue malgré tout son développement et possède 148 agences en 1889[18].
En 1881, la Société générale, seule banque française établie en Alsace-Lorraine depuis l'annexion de 1871, crée avec des personnalités économiques alsaciennes une banque de droit allemand, la Société générale alsacienne de banque (Allgemeine Elsässische Bankgesellschaft), dite Sogénal. Celle-ci reprend ses trois agences de Strasbourg, Mulhouse et Colmar[19].
Elle fait partie des trois banques principales de l'industrie bancaire française non mutualiste (aussi appelées « les Trois Vieilles ») avec le Crédit lyonnais et la BNP[20],[21]

Belle Époque et crise économique : 1894 - 1938
modifierÀ partir de 1894, la banque se structure comme un grand établissement de crédit moderne. Le groupe ne se contente plus de la collecte des dépôts des entreprises et de particuliers, mais s’oriente de manière importante vers les crédits d'exploitation à court terme destinés aux industriels et négociants, ainsi que vers le placement des titres dans le grand public, les emprunts privés français et enfin les emprunts russes. Sous la direction de Louis Dorizon, qui fait de la Russie une priorité stratégique[22], est créée en septembre 1901 à Saint-Pétersbourg la Banque du Nord, qui compte une cinquantaine de succursales en 1909. Celle-ci fusionne en 1910 avec la Banque russo-chinoise pour former la Banque russo-asiatique[23]. Avant 1914, la banque s'internationalise fortement. Elle est présente à Londres, à Bruxelles et en Espagne, s'engage dans l'Empire ottoman et en Amérique latine, mais aussi en Égypte, en Algérie et au Maroc[22].
À la Belle Époque, la Société générale est la 4e capitalisation de la Bourse de Paris, qui compte quatre banques parmi les six premières, grâce à une expansion de l’actionnariat, qui passe de 14 000 en 1895 à 122 000 en 1913, et aux bonnes performances de la banque.

Le , le groupe anarchiste illégaliste de la bande à Bonnot attaque un coursier de la Société Générale, Ernest Caby, chargé de transporter les fonds quotidiens à l'agence de la rue Ordener à Paris[25],[26],[27]. En quête d'argent, Raymond Callemin et Octave Garnier le blessent grièvement[28], récupèrent l'argent qu'il est alors en train de transporter, puis s'enfuient avec Jules Bonnot dans une voiture de luxe volée[27]. L'attaque de la rue Ordener est le premier braquage de la bande et le premier braquage motorisé de l'histoire[25],[26]. Il est suivi le par l'attaque de l'agence de la Société générale de Chantilly, où deux employés sont tués[29].
En 1912, la banque installe son siège dans de tout nouveaux locaux au 29, boulevard Haussmann, qui abritent en sous-sol une salle des coffres de plus de 8 000 coffres répartis sur quatre niveaux[30].
La Première Guerre mondiale constitue une période difficile, notamment en raison de la perte des affaires russes[31]. Plus de 8 000 salariés de la Société générale, sur un total de 15 000, sont mobilisés[32], ce qui nécessite l'embauche massive de personnels féminins pour faire tourner les agences[31].
Après ces années difficiles, la Société générale devient la première banque française dans les années 1920. Elle accroît son réseau, notamment en province, le nombre de ses bureaux périodiques passant de 473 en 1914 à 864 en 1930, et elle compte 1 500 guichets en 1929 (y compris ceux de la Sogénal). Entre 1921 et 1928, la banque devance le Crédit lyonnais pour les dépôts collectés et les crédits distribués. Pour répondre aux besoins de financement des entreprises, elle crée en 1928 une filiale de crédit à moyen terme, la Société de crédit à l'industrie française (CALIF)[33].
Les années 1930 sont moins favorables. Face à la crise, la banque doit rationaliser son réseau et fermer une partie de ses guichets[13].
En 1936, la Société générale est la septième capitalisation boursière française, après la montée en puissance des sociétés industrielles françaises à la bourse, alors que la banque était encore troisième en 1913.
Pendant la Seconde Guerre mondiale : 1939-1945
modifierEn 1939, la banque se prépare à la guerre. Ses services de direction s'installent à Vichy, et elle se développe hors de France en créant des succursales à Dakar, Abidjan, New York et Buenos Aires[32].
Le président-directeur général de la Société générale Henri Ardant est arrêté en 1944 pour collaboration et traduit devant la Cour de justice[34]. Son dossier était chargé, puisqu'il fut le principal animateur d'une profession très active sous l'Occupation. Il dut sans doute son non-lieu (après un an de prison) à ses excellentes relations avec les syndicats et à son action courageuse et efficace pour épargner au personnel des banques le Service du travail obligatoire en Allemagne[35].
De la nationalisation à la privatisation : 1945-1990
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Par la loi du 2 décembre 1945, le ministre des Finances René Pleven réorganise les règles bancaires et nationalise les quatre principaux établissements de crédit, le CNEP, la BNCI, le Crédit lyonnais et la Société générale[36]. La banque profite de la forte croissance de l’après-guerre pour se développer en France. Sa succursale de New York, ouverte en 1940, participe aux opérations liées au plan Marshall[37]. Le groupe continue son expansion internationale, en Afrique, en Italie ou encore au Mexique. À partir de 1966, les groupes bancaires n’ont plus besoin d’autorisation préalable pour ouvrir des agences, ce qui favorise le développement du groupe en France.
Un changement de réglementation en 1966-1967 permet à Société générale de se diversifier grâce à l’atténuation de la distinction entre banque de détail et banque d’affaires, et par la création d’un marché hypothécaire. Le groupe va tirer profit de cette nouvelle réglementation, en créant de nouvelles filiales spécialisées, notamment dans le crédit-bail avec ses filiales Sogelease, Sogebail, Sofinabail[38].
Au cours des années 1970 et 1980, la banque adopte les nouvelles techniques et évolutions du secteur comme l’informatique, les distributeurs automatiques ou les cartes bleues, notamment avec sa filiale spécialisée SG2. Dans le même temps, le groupe continue son développement international et rachète des filiales spécialisées pour compléter son offre[38].
En 1987, la Société générale fait partie des trois grandes banques privatisées. Elle compte alors un peu plus de 35 000 salariés, figure parmi les quinze premières banques mondiales et a enregistré une forte progression de ses bénéfices[21]. Lors de son introduction en Bourse, la demande est cinq fois supérieure au nombre d'actions proposées, et la banque compte près de 2,3 millions d'actionnaires[39].
En 1988, une tentative infructueuse d'OPA de BNP sur la banque, lancé par Georges Pébereau et la connivence du gouvernement socialiste de l'époque[40] conduit à l'affaire de la Société générale[41].
Années 1990 et 2000
modifierLe groupe va se développer autour de trois grands pôles : banque de détail, gestions d’actifs (SGAM - Société générale Asset Management) et banque de financement et d’investissement (SGCIB - Societe Generale Corporate & Investment Banking). Ce développement va se traduire par de la croissance externe et interne.
En 1995, la banque prend possession des tours jumelles Chassagne et Alicante à La Défense, où elle regroupe ses services centraux[42]. Son siège social reste au 29, boulevard Haussmann, à Paris[1]. La même année, sa filiale Fimat lance Fimatex, un service de courtage sur Minitel puis sur Internet[43], devenu par la suite Boursorama, aujourd'hui BoursoBank[44].
En 1997, la branche banque de détail est renforcée par l’acquisition du groupe Crédit du Nord. En 1998, la Société générale crée la « direction de la banque de détail hors France métropolitaine », qui est l’un des axes stratégiques majeurs de développement du groupe.
En 1999, une bataille a lieu pour la prise de contrôle de Paribas, qui finalement sera acquise par BNP. La même année, des acquisitions sont réalisées à l’étranger, en Roumanie (Banque Roumaine pour le Développement), en Bulgarie (Expresbank) et à Madagascar.
En 2001, le groupe poursuit son développement en France, en intégrant le réseau de la Sogénal en Alsace et en Moselle[45], mais aussi en Europe centrale avec l'achat de la Komerční banka en République tchèque et de la SKB Banka en Slovénie.
Fin 2007, Société générale signe un protocole d'accord avec La Banque postale en vue de mutualiser leur monétique dans une filiale commune, Transactis.
2008-2009, années de crises
modifierJanvier 2008 : l’affaire Kerviel
modifierDéjà affaiblie par la crise des subprimes, Société Générale annonce le avoir été victime d'une fraude sur le marché des contrats à terme initiée par l’un de ses opérateurs de marché, Jérôme Kerviel. Le montant des positions secrètes prises par M. Kerviel serait de 50 milliards d’euros[46]. Le débouclement des positions engendre 4,9 milliards d'euros de perte, soit presque l'équivalent du bénéfice net dégagé en 2006 (5,2 milliards d'euros)[47]. Si l’on impute à Jérôme Kerviel la responsabilité de la perte de 4,9 milliards enregistrée à l'issue de la liquidation de ses positions, celle-ci serait la fraude la plus élevée de tous les temps qui ait été causée par un « rogue trader », employé d'un établissement financier[48].
À la suite de cette crise, la banque annonce le le départ de Daniel Bouton du poste de président-directeur général et sa nomination au poste de président du conseil d'administration, Frédéric Oudéa devenant directeur général[49]. Jean-Pierre Mustier, alors responsable de la banque de financement et d'investissement (BFI) de la Société générale, quitte également ses fonctions, remplacé par un ancien dirigeant de Bear Stearns, Michel Peretié.
Le , à la suite de cette perte de 4,9 milliards d'euros, la banque annonce qu'elle va recevoir de la part de l'administration fiscale française un milliard d'euros[50], au titre d'un trop-perçu d'impôt sur les sociétés[n 1].
AIG
modifierFin 2008, l'assureur American International Group (AIG) réussit à rendre 12 milliards de dollars qu'il devait à la Société générale, qui lui avait acheté des produits dérivés[51]. Le groupe AIG a pu payer grâce à un renflouement de la Réserve fédérale américaine, à la suite duquel l'État américain est devenu propriétaire à 80 % du groupe[51].
Prêt de l’État français
modifierLe , la Société générale bénéficie d’un prêt de l'État d’un montant de 1,7 milliard d'euros. Elle bénéficie d’un second emprunt d’un montant similaire le . Au total, l’État a prêté une vingtaine de milliards d'euros à six grands réseaux bancaires français pour les aider à reconstituer leurs fonds propres après la crise financière. Le , Société Générale rembourse l’intégralité du montant de cet emprunt, soit 3,4 milliards d'euros, plus les intérêts[52],[53]
Pertes de SGAM-AI
modifierLundi , le quotidien Libération publie un dossier sur des pertes de 5 milliards d’euros qu'aurait subies SGAM-AI, un département de la filiale de gestion d’actifs de la banque, Société Générale Asset Management (SGAM)[54]. (Voir Affaire de la SGAM-AI)
En 2009, le SGAM fusionne avec Crédit agricole Asset Management (CAAM) dans une coentreprise nommée Amundi (CAAM : 75 %, SGAM : 25 %). Cette fusion signifie que toutes les activités nécessaires au bon fonctionnement du groupe Société générale et de ses filiales devront être reproduites ou achetées à l'extérieur.
Années 2010
modifierAprès deux années de crise liées tout d’abord à la révélation de la fraude Kerviel, puis à l’éclatement de la crise financière mondiale, la banque semble avoir tourné la page.
En 2010, les résultats financiers de l’entreprise se redressent. Au premier semestre, la banque présente un résultat net part du groupe de 2,15 milliards d’euros[55]. Ces bons résultats sont présentés peu de temps après la publication des résultats des stress tests de résistance de 91 banques européennes, qui confirment notamment la solidité financière des quatre grandes banques françaises dont Société générale[56].
La Société générale est visée en par une plainte pour fraude déposée par l'Agence fédérale américaine de financement du logement (FHFA), qui la considère, avec 16 autres établissements financiers, comme responsable de la crise des subprimes[57].
Dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, la Société générale supprime plus de 1 200 postes au sein de la banque de financement et d'investissement, dont 880 en France. En réduisant ses effectifs, le groupe suit la même voie que ses concurrents BNP et Crédit agricole[58].
Au cours du 3e trimestre 2012, la banque a annoncé avoir vendu sa filiale grecque Geniki Bank à la banque hellène Piraeus Bank[59], transaction qui a été finalisée en décembre, la vente se soldant par une perte d'environ 100 millions d'euros dans les comptes. Toujours dans le cadre de sa restructuration, la banque annonce en décembre la vente de sa participation de 77 % dans sa filiale égyptienne National Société générale Bank (NSGB) à la Qatar National Bank pour 1,97 milliard de dollars et la vente par sa filiale Rosbank de l'établissement biélorusse Belrosbank au russe Alfa Bank.
En , la Société générale vend sa filiale de banque privée en Asie à l'entreprise singapourienne DBS Bank pour 158 millions de dollars[60],[61]. Le même mois, Société Générale annonce l'acquisition des parts minoritaires, en dehors de la part de 21 % de La Caixa, dans Boursorama[62].
En 2014, Sogecap acquiert une partie des 126 galeries commerciales du groupe Carrefour, à travers la société foncière Carmila. En février 2015, Société Générale annonce la suppression de ses activités de crédits à la consommation au Brésil, entraînant une perte nette de 200 millions d'euros au 4e trimestre 2014[63]..
En 2016, Société générale annonce un projet de réorganisation qui devrait aboutir à la suppression de 550 emplois sur 5 ans[64]. Elle annonce également la vente de ses filiales Splitska Banka en Croatie, et Bank Republic en Géorgie[65].
Depuis , Société générale via Sogécap détient 50 % du capital d'Antarius, la compagnie d’assurance de personnes dédiée au groupe Crédit du Nord[66],[67] (le solde des 50 % étant détenu par le Crédit du Nord).
En 2017, la Société générale annonce l'introduction en bourse de la filiale ALD (location longue durée de véhicules)[68]. En , Aviva vend sa coentreprise d'assurance-vie avec Société Générale, à cette dernière pour 425 millions de livres[69].
Autre élément non récurrent de 2017 : le produit net bancaire 2017 est grevé de 963 millions d'euros au titre de l'accord transactionnel avec le Libyan Investment Authority (LIA) mettant un terme au litige opposant les deux parties[70]. La LIA accusait la banque française d’avoir versé au moins 58 millions de dollars de pots-de-vin à Leinada, une structure basée au Panama et dirigée par Walid Giahmi, un proche de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi. Le fonds souverain libyen indiquait avoir investi 2,1 milliards de dollars dans des obligations émises par la banque et réclamait 1,5 milliard de dollars de dédommagement[71].
D'autres litiges restent en cours. La banque est toujours en négociations avec les autorités américaines au sujet d'un contentieux portant sur des violations d'embargos américains[72]. À fin , les provisions totales du groupe pour faire face à ces déboires judiciaires s'élèvent à 2,4 milliards d'euros[73].
En , la Société générale annonce la suppression de 300 agences et 900 emplois à l'horizon 2020[74].
En , à la suite de l'opération événementielle One Planet Summit, et dans le contexte du Climate Finance Day, la Société générale annonce la décision de ne plus financer la production de pétrole issu de sables bitumineux sans toutefois préciser si cela concerne ses produits financiers dans leur globalité (comme le courtage de ce type de pétrole)[75].
En , la Société générale annonce l'acquisition des activités de gestion d'actifs et des activités de marché de Commerzbank, regroupant 500 employés[76],[77]. En , OTP annonce l'acquisition de la filiale bulgare de Société Générale, Expressbank, qui avait une part de marché de 6,7 % en Bulgarie alors que la filiale d'OTP avait une part de marché d'environ 12 %. En parallèle, OTP prend une participation majoritaire dans les activités albanaises de Société Générale, Banka Societe Generale Albania, qui avait une part de marché de 6 %[78]. En , Société Générale annonce la vente de ses activités polonaises sous la marque Euro Bank pour 484 millions d'euros à Bank Millennium[79]. En , Société Générale annonce la vente de ses activités en Serbie à OTP pour 108 millions d'euros[80].
En , le groupe Société générale annonce[81] le rachat de la fintech Treezor, établissement de monnaie électronique agréé par l'ACPR[82]. La start-up se positionne en France comme leader[83] des activités de Banking-as-a-Service. Ce rachat, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie "Transform to Grow"[84] du groupe, devient effectif en [85]. Cela doit permettre d'accélérer l'internationalisation[86] et l'innovation produits de Treezor.
Le , la Société générale annonce un accord avec la banque sud-africaine Absa pour récupérer ses activités de conservation, de banque dépositaire et de compensation de dérivés en Afrique du Sud et développer un partenariat commercial sur l'ensemble de l'Afrique[87]. Le montant de la transaction aboutissant à cet accord n'a pas été communiqué.
Le , la Société générale annonce avoir trouvé un accord avec le groupe hongrois OTP Bank afin de lui céder ses parts majoritaires dans sa filiale de Moldavie, Mobiasbanca. Le groupe français souhaite, en effet, recentrer sa stratégie[88].
Années 2020
modifierLe , la Société générale annonce le rachat de Shine, une néo-banque et service en ligne pour les auto-entrepreneurs et les micro-entreprises. L'opération d'acquisition de Shine aurait été conclue pour un prix voisin de 100 millions d'euros[89]. Le dirigeant Nicolas Reboud reste en place jusqu'en [90].
La banque annonce, le , étudier la création d'une possible nouvelle banque de détail qui s'appuierait sur le rapprochement de deux de ses réseaux bancaires : la Société générale et le Crédit du Nord[91].
Le troisième trimestre 2020 permet à la Société générale de revenir dans le vert après une perte de plus de 1 milliard d'euros au trimestre précédent[92]. Un bénéfice net de 862 millions d'euros a été enregistré, en hausse de 1 % par rapport à la même période en 2019[93].
Début , la fusion du Crédit du Nord avec la Société générale est annoncée[94]. Cette opération va entraîner la fermeture de 600 agences et la suppression de plus de 3500 emplois mais ne prévoit aucun licenciement ni départ forcé, assure la direction de la Société générale[95]. Les 600 agences concernées par la fermeture devraient baisser le rideau d'ici à l'horizon 2025, date à laquelle l'ensemble des services auront achevé la fusion complète des deux entités[96]. La fusion entraîne une nouvelle dénomination des établissements du Crédit du Nord : « SG », à laquelle est associée, par région, le nom de la banque du réseau Crédit du Nord (exemple : SG Laydernier, SG Crédit du Nord)[97].
Le , la Société générale annonce le rachat de Reezocar, une plateforme française de vente de véhicules d'occasion qui possède environ 7 millions de références dans son catalogue[98]. La banque détenait déjà une participation minoritaire au sein de cette société qui a vu le jour en 2014[99]. En 2022, elle lance avec Reezocar une plateforme qui permet à ses clients d'acquérir un véhicule neuf ou d'occasion directement depuis l'application mobile de la Société générale[100].
Les effectifs du groupe diminuent de 3,6 % en 2020 passant de 138 240 salariés fin 2019 à 133 251 fin 2020[101].
Le , la Société générale annonce la suppression de 3 700 postes dans la banque de détail en France dans le cadre de la fusion avec le Crédit du Nord[102]. Une fusion qui sera effective au [103].
Au troisième trimestre 2021, la Société générale annonce un record historique de son bénéfice net à 1,6 milliard d'euros[104].
En , la direction annonce la nomination de Gaëlle Olivier au poste de directrice générale adjointe du groupe[105].
En , ALD, filiale de location de voitures longue durée de la Société générale, annonce l'acquisition de LeasePlan pour 4,9 milliards d'euros. La Société générale détiendra 53 % du nouvel ensemble créé, qui aura une flotte de 3,5 millions de véhicules[106].
Le , la Société générale annonce avoir réalisé un bénéfice net historique de 5,6 milliards d'euros en 2021. Ces bénéfices serviront notamment à rémunérer les actionnaires sous forme de dividendes (1,4 milliard d'euros) et de rachats d'action (pour plus de 900 millions d'euros)[107].
En , BNP Paribas et la Société générale participent au plan de financement de l'OPA d'Elon Musk sur Twitter. La banque contribue à hauteur de 875 millions d'euros de financement[108],[109].
Le , la Société générale, dans le cadre des mesures prises par la communauté bancaire européenne à l'encontre de la Russie qui a envahi l'Ukraine, annonce qu'elle cède sa filiale Rosbank ainsi que ses activités assurance à Interros Capital[110]. Cette transaction coûte 3,2 milliards d'euros à Société générale[111], qui ne récupère que 500 millions d'euros de prêts consentis à sa filiale. Pourtant, les résultats positifs de l'exploitation de Rosbank représentaient environ 2 % du bénéfice d'exploitation du groupe français. ALD Automotive, filiale de location de voitures de Société générale, arrête aussi toutes ses opérations en Russie, en Biélorussie et au Kazakhstan[112]. Cette cession de Rosbank se traduit par une chute spectaculaire de ses résultats du deuxième trimestre 2022 : en effet, la Société générale indique avoir subi une perte nette de 1,5 milliard d'euros sur cette période[113]. Toutefois, son produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires, s'élève à 7 milliards d'euros d'avril à juin, en hausse de 12,8 % sur un an, porté par l'ensemble des métiers[114].
Recentrage des activités avec l'arrivée de Slawomir Krupa (2023-)
modifierLe nouveau directeur général, Slawomir Krupa, souhaite se débarrasser des activités peu rentables qui en outre handicapent le fonctionnement de la banque. En , la Société générale annonce se retirer de plusieurs pays africains en vendant des filiales, à savoir le Congo, la Guinée-Équatoriale, la Mauritanie et le Tchad, tout en conservant ses activités dans 13 autres pays parmi lesquels la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou le Sénégal[115],[116]. La filiale congolaise est cédée à l'État congolais en [117], et celle du Tchad à Coris Bank International en [118]. En , la banque annonce la conclusion d'un accord pour céder ses filiales de banque et d'assurance au Maroc au groupe Saham pour 745 millions d'euros[119]. La cession est finalisée en [120]. En , Société générale cherche toujours à vendre ses filiales en Guinée, au Burkina Faso, au Mozambique, en Mauritanie et en Tunisie[121]. Au total, entre 2023 et 2025, neuf filiales de la Société Générale en Afrique ont changé de propriétaire : celles de République du Congo, du Tchad, du Mozambique, du Maroc, de Madagascar, de Mauritanie, du Burkina Faso, de Guinée et de Guinée équatoriale. En revanche, au la situation s'éternise pour les filiales du Cameroun, du Bénin, du Togo et du Sénégal, dont les actifs croissent moins en proportion, que la moyenne du secteur pendant la période[122].
En , la Société générale annonce la vente de sa filiale Societe Generale Equipment Finance (SGEF), à l'exception de ses activités en République tchèque et en Slovaquie[123], à BPCE pour 1,1 milliard d’euros[124],[125].
En , la Société générale annonce la vente de sa filiale Shine au groupe danois Ageras spécialisé dans les logiciels de comptabilité et de gestion administrative pour les PME. Le montant de la vente n'est pas communiqué. Ageras reprend l’ensemble des activités de Shine ainsi que l’ensemble des collaborateurs de cette entité[126]. En , Société générale annonce la vente de ses activités de banque privée en Suisse et au Royaume-Uni à Union bancaire privée pour 900 millions d'euros[127].
Activités
modifierLe groupe Société générale compte environ 110 000 salariés, de 143 nationalités, présents dans 58 pays. Il est organisé en trois pôles d'activité, intégrant des offres ESG pour l'ensemble de ses clients[1].
Banque de détail en France, Banque privée et Assurances
modifierCe pôle regroupe le réseau de banque de détail SG, la banque en ligne BoursoBank, les activités de banque privée et les activités d'assurance[1].
Les activités de banque privée, exercées sous la marque Société Générale Private Banking, s'adressent à une clientèle disposant d'au moins 500 000 euros d'avoirs financiers[128]. Après la cession, annoncée en 2024, de ses banques privées en Suisse et au Royaume-Uni à l'Union bancaire privée, le groupe concentre cette activité en France, au Luxembourg et à Monaco[129].
Les activités d'assurance du groupe, réunies sous la marque Société Générale Assurances, couvrent l'assurance vie épargne, à travers Sogécap et Oradéa Vie[130], ainsi que la protection (prévoyance et assurance dommages). Leur distribution repose principalement sur la bancassurance, par les réseaux du groupe, complétée par une distribution externe, notamment auprès des conseillers en gestion de patrimoine, à travers Oradéa Vie en France et Sogelife au Luxembourg[131]. En 2025, elles enregistrent 21 milliards d'euros de primes, et les encours d'assurance vie épargne atteignent 158 milliards d'euros[132].
Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs
modifierLe pôle de banque de grande clientèle rassemble les activités de marché (actions, taux, change et matières premières), les services aux investisseurs, ainsi que les activités de financement et de conseil destinées aux grandes entreprises et aux institutions financières[1]. En 2025, le pôle enregistre des revenus de 10,4 milliards d'euros, en hausse de 2,6 %[133].
Mobilité, Banque de détail et Services financiers internationaux
modifierCe pôle regroupe les banques de détail à l'international, notamment la Komerční banka en République tchèque, la BRD en Roumanie et plusieurs filiales en Afrique, ainsi que les activités de mobilité et de financements spécialisés[1]. Il comprend Ayvens, spécialiste de la location longue durée et de la gestion de flottes, qui gère environ 3,2 millions de véhicules fin 2025[134].
Données financières
modifier| Année | Produit net bancaire | Résultat brut d’exploitation | Résultat net part du groupe |
|---|---|---|---|
| 2025 | 27 254 | 9 916 | 6 002 |
| 2024 | 26 788 | 8 316 | 4 200 |
| 2023 | 25 104 | 6 580 | 2 493 |
| 2022 | 28 059 | 9 429 | 2 018 |
| 2021 | 25 798 | 8 208 | 5 641 |
| 2020 | 22 113 | 5 399 | −258 |
| 2019 | 24 671 | 6 944 | 3 248 |
| 2018 | 25 205 | 7 274 | 3 864 |
| 2017 | 23 954 | 6 116 | 2 806 |
| 2016 | 25 298 | 8 481 | 3 874 |
| 2015 | 25 639 | 8 746 | 4 001 |
| 2014 | 23 561 | 7 545 | 2 692 |
| 2013 | 22 831 | 6 432 | 2 175 |
| 2012 | 23 110 | 6 672 | 774 |
| 2011 | 25 636 | 8 600 | 2 385 |
| 2010 | 26 418 | 9 873 | 3 917 |
| 2009 | 21 730 | 5 964 | 678 |
| 2008 | 21 866 | 6 338 | 2 010 |
| 2007 | 21 923 | 7 618 | 947 |
| 2006 | 22 417 | 8 714 | 5 221 |
| 2005 | 19 170 | 7 014 | 4 446 |
| 2004 | 16 390 | 5 328 | 3 281 |
| 2003 | 15 637 | 5 069 | 2 492 |
Dans le monde
modifierEn Europe
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Allemagne :
- Hanseatic rachetée à 75 % en 2005 (25 % restant détenu par le groupe Otto) : cette banque de détail est basée à Hambourg. Ses métiers comprennent le crédit à la consommation (cartes de crédit et prêts personnels), le dépôt, l’assurance et l’affacturage.
- BDK : Bank Deutsche Kraftfahrzeuggewerbe GmbH, filiale à 90% (capital avec droit de vote) par la pleine propriété d’ALD Lease Finanz GmbH depuis 2001. Basée à Hambourg, BDK est active dans le domaine du financement automobile.
Italie : Fiditalia, rachetée à 100 % en 2002 : cette filiale est spécialisée dans le crédit à la consommation et les cartes de crédit. Le processus de vente en 2017 a été abandonné[137]. Elle couvre l’ensemble du territoire italien avec plus de 160 points de vente, 10 000 prescripteurs dans tous les secteurs commerciaux et 1 000 000 de clients actifs
République Tchèque : Komerční banka, avec 217 agences et 2,2 millions de clients à fin , se classe parmi les principales institutions bancaires en République tchèque, ainsi qu’en Europe centrale et orientale. Le groupe Société Générale a repris 60 % de la banque en 2001 pour 1,186 milliard d’euros, en devenant ainsi actionnaire majoritaire. Le groupe opère également en Slovaquie sous le nom KB-Bratislava.
Luxembourg : SG Luxembourg, établissement bancaire de droit luxembourgeois, filiale à 100 % de Société Générale. Implantée depuis 1893 au Grand-duché (plus ancienne implantation bancaire étrangère), anciennement nommée SGBT Luxembourg, cette filiale a accompagné dès son origine le développement de l'industrie luxembourgeoise et a contribué ainsi à l'émergence de la place financière dans le pays.
Roumanie : BRD, fondée en 1923 .La BRD est la seconde banque de Roumanie en termes de dépôts. Elle possède 915 agences pour 2,5 millions de clients et 8 800 employés. C’est en 1998 que Société Générale entre à son capital pour y monter jusqu’à près de 60,00 % en 2009.
Fin d'activité ou de participation
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Chypre : Société générale Bank Cyprus, dont la Société générale de banque au Liban acquiert la majorité du capital en 2010[138].
Grèce : Geniki Bank, participation à 99,08 % de à .
Russie :
- Rosbank : filiale russe dont la Société générale contrôlait jusqu'au , 92,4 % du capital[n 2]. Rosbank avec 600 agences est le premier réseau à capitaux privés de banque de détail en Russie et compte environ 3 millions de clients particuliers, 60 000 clients PME et 7 000 clients grandes entreprises. Son réseau couvre l'ensemble du territoire avec une présence dans 90 % des villes de plus de 500 000 habitants. En 2011, Rosbank fusionne avec la Banque Société générale Vostok / Банк Сосьете женераль восток, filiale à 100 % de Société Générale et spécialisée dans tout le spectre des opérations bancaires depuis 1993.
- DeltaCredit : filiale russe à 100 % de la Société générale, spécialisée dans le crédit immobilier.
- Rusfinance : filiale russe à 100 % de la Société générale, spécialisée dans le crédit à la consommation.
- Invasion de l'Ukraine, le 24 février 2022 et ses conséquences : le , la Société générale a annoncé l'arrêt de ses activités en Russie et la cession de ses participations dans le secteur bancaire russe, en particulier la banque Rosbank, pour un coût de 3,1 milliards d'euros[140].
Suisse : Société générale Private Banking, établie à Genève et à Zurich, cédée à l'Union bancaire privée en janvier 2025[141].
À partir de 2016, le groupe Société Générale entame un vaste processus de recentrage de ces activités avec la vente de nombreuses banques dans les pays de l'Europe de l'est et les Balkans :
Albanie : Société générale Albania (ex Banka Popullore) de 2007 à 2019 puis vente de cette banque à OTP Bank.
Bulgarie : Société générale Expresbank de 1999 à 2019, revendue à OTP Bank.
Croatie : Splitska Banka, de 2006 à fin 2016, revendue à OTP Bank.
Géorgie : Bank Republic, participation à 93,64 % jusqu'à fin 2016.
Macédoine du nord : Ohridska Banka, Ohrid, vendue en 2019 à Steiermärkische Sparkasse.
Moldavie : Mobiasbanca , revendue à OTP Bank en 2019.
Monténégro : Société générale Monténégro (anciennement Prva Zetska Stedionica puis Podgorička banka)[142],[143],[144],[145], vendue en 2019 à OTP Bank.
Pologne : Eurobank, acquise en 2005 puis vendue en 2018 à Bank Millenium à la suite du processus de vente lancé en 2018[146].
Serbie : Société générale Srbija, vendue en 2019 à OTP Bank.
Slovénie : SKB Banka (ex Stanovanjsko-Komunalna Banka), de 2001 à 2019 puis vendue à OTP Bank.
En Afrique
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Algérie : Société générale Algérie, installée depuis 1999, c'est la première banque grand public française à se réinstaller en Algérie depuis les années 1962/1965. Elle possède un réseau de 104 agences.
Bénin : SGB (Société générale Bénin, ex-SGBBE : Société générale de banque au Bénin). Le , Société Générale annonce la cession de sa filiale béninoise et sa succursale togolaise à l’Etat du Bénin.
Côte d'Ivoire : SGCI (Société générale Côte d'Ivoire).
Ghana : Société générale Ghana (SGGH), prise de contrôle en 2003 de la SG-SSB Ltd, rebaptisée en 2013.
Sénégal : SGBS (Société générale Sénégal).
Togo : SGTG (Société générale Togo), ouverte en 2015.
Tunisie : UIB (Union internationale de banque), créée en 1964. L'UIB a été privatisée en avec le rachat d'une partie de son capital par le groupe Société générale. Elle possède un réseau de 145 agences dans le pays.
Bureaux de représentation
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Afrique du Sud[147].
Fin d'activité ou de participation
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Burkina Faso : SGBF (Société générale Burkina Faso, ex-SGBB : Société générale de banque au Burkina[148]), filiale à 52,6 % de la Société Générale. Elle est classée troisième établissement bancaire du Burkina Faso. Elle est cédée au groupe Vista Group Holding le [149].
Cameroun : SGCAM (Société générale Cameroun, ex-SGBC : Société générale de banques au Cameroun), filiale à 58,08 % de la Société Générale[150]. Société Générale annonce la cession de sa filiale camerounaise à l’Etat du Cameroun le [151].
Congo : SGC (Société générale Congo). La filiale est cédée à l’Etat du Congo le [117].
Égypte : NSGB (National Société générale), participation à 77 %. La filiale a été intégralement cédée à Qatar National Bank en .
Guinée : SGG (Société générale Guinée).En , Société Générale Guinée est sur le point d'être reprise par Bank of Kigali[152] et Banque atlantique[153]. Elle est cédée le .
Guinée-Équatoriale : SGBGE (Société générale de banque en Guinée-Équatoriale). Société Générale annonce la cession de SGBGE le [154].
Madagascar : BRED Madagasikara: Le , dans le prolongement de sa stratégie de désengagement du continent africain, la Société Générale annonce la cession de sa filiale malgache à BRED Banque populaire[155]. Elle est cédée le .
Maroc : Société générale Maroc (juridiquement Société générale marocaine de banque (SGMB)) : créée en 1913, Le , la Société Générale annonce la cession de sa participation de 57,7 % dans la SGMB au groupe Saham, ainsi qu'à sa filiale d'assurance, La Marocaine Vie, pour un montant total de 745 millions d'euros[156].
Mauritanie : Société Générale Mauritanie (SGM) acquise en 2007. Le la Société Générale annonce la cession de sa participation au consortium formé par Enko Capital et Oronte / Groupe Ballouhey[157]. Elle est cédée le .
Mozambique : Société générale Moçambique (juridiquement Banco Société générale Moçambique) à la suite de l'acquisition en 2015 d'une participation majoritaire dans le capital d'une banque locale (MCB Mozambique) ensuite renommée. La filiale est cédée au groupe Vista Group Holding le [158].
Tchad : SGT (Société générale Tchad, ex-Société générale tchadienne de banque). Elle est cédée au groupe Coris Bank International le [159].
Dans les DROM
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Société générale Nouvelle-Calédonie (anciennement SGCB, Société générale calédonienne de banques), disposant de 20 agences sur le territoire.
BDP (Banque de Polynésie), filiale à 70 % avec un réseau de 15 agences.
BFCOI (Banque française commerciale Océan Indien), filiale à 50 % de la Société générale implantée à la Réunion et à Mayotte avec un réseau de 28 agences.
Fin d'activité ou de participation
modifierEn Asie
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SGBL (Société générale de banque au Liban) : filiale libanaise de la Société générale depuis 1969 (à 25 % puis à 50 % en 1991). Aujourd'hui, la Société générale s'est partiellement désengagée et ne possède plus que 16 % de la SGBL. Elle compte près de 66 agences réparties sur l'ensemble du territoire libanais en 2011[160].
Société générale (China) Limited créée en 2008.
SG Mumbai créée en 1985.
Société générale, succursale de Taipei.
Seabank, Hanoi, banque locale dans laquelle la Société générale contrôle 20 % du capital. La banque possède un réseau de plus de 100 agences dans le pays.
Chine, Banque de Financement (Société Générale Asia Pacifique), Societe Generale Equipment Finance, Société Générale Leasing & Renting Co. Ltd
Fin d'activité ou de participation
modifierAu Moyen-Orient
modifierGouvernance de l’entreprise
modifierLa Société générale est une société anonyme à conseil d'administration. Il est composé de 15 membres, dont trois représentant les salariés, et d'un censeur[162],[163]. Le conseil élit un président et désigne un directeur général.
Direction actuelle
modifierDepuis l'assemblée générale du , le conseil d'administration est présidé par William Connelly, qui succède à Lorenzo Bini Smaghi[162].
La direction générale est composée de :
- Slawomir Krupa - Directeur général
- Pierre Palmieri - Directeur général délégué
Anciens présidents
modifier- 1864-1869 : Eugène Schneider
- 1869-1886 : Guillaume Deninger, dit Denière
- 1886-1902 : Edouard Blount
- 1902-1914 : Jean Hély d'Oissel
- 1914-1915 : Louis Dorizon
- 1915-1922 : Henri Guernaut[164]
- 1922-1932 : André Homberg
- 1932-1940 : Joseph Simon
- 1941-1944 : Henri Ardant
- 1944-1958 : Pierre de Moüy
- 1958-1966 : Maurice Lorain
- 1967-1972 : Jacques Ferronnière
- 1973-1982 : Maurice Lauré
- 1982-1986 : Jacques Mayoux
- 1986-1997 : Marc Viénot
- 1997-2009 : Daniel Bouton
- 2009-2015 : Frédéric Oudéa
- 2015-2026 : Lorenzo Bini Smaghi
- depuis 2026 : William Connelly
Anciens directeurs généraux
modifierJusqu'en 1895, le titre est celui de directeur.[165]
- 1865-1867 : Adrien Delahante
- 1868-1872 : Charles Herpin
- 1873-1879 : Émile Huard
- 1880-1890 : Octave Homberg
- 1891-1893 : Antoine Ségan
- 1894-1895 : Gaston Buron
- 1895-1912 : Louis Dorizon
- 1913-1919 : André Homberg
- 1919-1925 : Joseph Simon
- 1925-1932 : Léon Leblanc
- 1932-1935 : Pierre de Moüy
- 1935-1940 : Henri Ardant
- 1943-1958 : Maurice Lorain
- 1958-1966 : Jacques Ferronnière
- 1967-1969 : Louis Beaupère
- 1969-1977 : Maurice Lauré
- 1977-1986 : Marc Viénot
- 1993-1997 : Daniel Bouton
- 1997-2000 : Patrick Duverger
- 2008-2023 : Frédéric Oudéa
- depuis 2023 : Slawomir Krupa
Critiques, scandales et amendes
modifierLe secteur de la banque et notamment les grandes banques françaises comme BNP Paribas, Société générale et Crédit Agricole sont directement concernés par la loi de mars 2017 sur le devoir de vigilance, et des associations ont tenté de la faire appliquer[166].
Financement des énergies fossiles
modifierL'association écologiste Les Amis de la Terre publie le un rapport intitulé « Société Générale, plein gaz sur les fossiles » dénonçant ses financements accordés aux projets de terminaux méthaniers destinés à l'exportation de gaz de schiste américain vers l'Europe. Sur la période 2014-2016, la Société générale a accordé plus de 2,4 milliards de dollars aux entreprises développant ces projets en Amérique du Nord, et est ainsi la septième banque internationale et la première française la plus exposée au secteur. L'association demande notamment à la banque de se retirer de son mandat de conseiller financier du projet de terminal d'exportation de gaz de schiste liquéfié Rio Grande LNG au Texas et du double gazoduc Rio Bravo Pipeline, porté par l'entreprise américaine NextDecade[167].
En , l'ONG Oxfam France publie en collaboration avec Les Amis de la Terre un rapport indiquant que les principales banques françaises ont une empreinte carbone très importante : « en 2018, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de financement des quatre principales banques françaises – BNP Paribas, Crédit agricole, Société Générale et BPCE – dans le secteur des énergies fossiles ont atteint plus de 2 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 4,5 fois les émissions de la France ». la Société générale poursuit notamment ses investissements dans le gaz et le pétrole de schiste[168].
Selon une étude de l’ONG ShareAction (en) publiée le , la Société générale a financé la prospection des entreprises pétrolières et gazières à hauteur de 34 milliards de dollars entre 2016 et 2021[169].
Selon le rapport annuel de l'ONG Reclaim Finance publié en , la Société générale est la seule grande banque française à avoir augmenté en 2025 ses financements aux énergies fossiles, qui atteignent 9,4 milliards de dollars, soit plus de la moitié du total des banques françaises. La banque conteste ces données, met en avant une baisse de ses financements depuis 2019 et indique occuper la quatrième place mondiale des financements de projets d'énergies renouvelables en 2025[170]. Lors de la présentation de son plan stratégique en , elle indique que les énergies bas carbone représentent 81 % de ses engagements liés à la production d'énergie fin 2025, contre 43 % fin 2019[171].
Amendes et condamnations
modifierEn , à la suite des récents troubles et notamment l'affaire Kerviel, la commission bancaire attribue un blâme à la Société générale, accompagné d'une amende de 4 millions d'euros pour des carences graves dans son système de contrôle interne[172].
En , la Société générale est condamnée aux côtés de 10 autres banques par l'Autorité de la concurrence à payer une amende totale de 384,9 millions d'euros pour la mise en place de frais injustifiés relatifs au traitement des chèques interbancaires. La sanction appliquée à la Société générale est de 53,48 millions d'euros[173].
En , la Société générale est condamnée par l'Autorité des marchés financiers à une sanction pécuniaire de 500 000 euros pour des carences décelées dans les systèmes d'audit de sa fonction de contrôle dépositaire[174].
En , la Société générale est condamnée par la Commission européenne à une amende de 446 millions d'euros dans le cadre d'un jugement pour manipulation de taux interbancaires. La Commission a exigé des 8 banques impliquées un montant total de 1,7 milliard d'euros, ce qui constituait alors un record[175]. L'amende de la Société générale a par la suite été réduite de près de moitié en [176].
En , l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a prononcé un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 5 millions d’euros à l’encontre de la Société Générale après avoir remarqué lors d’un contrôle en 2014-2015 des manquements dans ses procédures anti-blanchiment, et notamment dans ses obligations déclaratives à Tracfin et à l’ACPR[177].
En , la Société générale règle ses litiges liés à la manipulation du Libor et aux soupçons de corruption en Libye avec plusieurs autorités américaines et françaises pour 1,3 milliard de dollars. Dans le détail, elle a dû verser 275 millions de dollars au Département de la Justice (DOJ) et 475 millions de dollars à la Commodity Futures Trading Commission dans le cadre de l'affaire du Libor tandis que le DOJ et le parquet national financier ont respectivement reçu 292 et 250 millions dans le dossier libyen[178],[179].
En , la Société générale accepte de payer une amende de 1,34 milliard de dollars à plusieurs autorités américaines afin de mettre fin aux poursuites pour violation des embargos visant Cuba, ainsi que, dans une moindre mesure, l'Iran et le Soudan[180],[181].
Affaire du Sentier II
modifierEn 2001, le chef du service central de traitement et de compensation des chèques de la Société générale et le plus haut responsable de la lutte contre le blanchiment d'argent au sein de l'enseigne se voient reprocher par le juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez de graves défaillances dans les mécanismes de contrôle interne de la banque, en liaison avec l'affaire du Sentier II où plus de 120 personnes avaient participé à une importante cavalerie financière[182].
Le , débute à Paris le procès du Sentier II, un important procès pour blanchiment d'argent qui met en cause plusieurs dirigeants de l'enseigne. Le , le parquet de Paris a requis la relaxe de Société Générale et de quatre de ses dirigeants, dont le président Daniel Bouton dans l'affaire du Sentier. Le , le tribunal correctionnel de Paris suit le réquisitoire du parquet de Paris en relaxant la Société générale et quatre de ses dirigeants[183].
Procès Kerviel
modifierLe procès de Jérôme Kerviel s’est ouvert le , au palais de justice de Paris, pour se clore le . La Société générale était partie civile du procès. L’ancien trader de la Société générale était représenté par maître Olivier Metzner, tandis que la banque était représentée par maîtres Jean Veil, Jean Reinhart et François Martineau.
Ce procès a suscité un engouement médiatique important, avec notamment un record de demandes d’accréditations de journalistes[184].
Après plus de deux semaines de débats très techniques et beaucoup tournés autour de la personnalité de Jérôme Kerviel, le procureur de la République a requis cinq ans d’emprisonnement dont quatre ans ferme contre l’ancien trader, qui plaidait la relaxe[185].
Le jugement du procès a été rendu le , à 11 h 00. Jérôme Kerviel a été reconnu coupable des trois chefs d'accusation requis à son encontre : abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique et faux et usage de faux. Jugé seul responsable de la perte record subie début 2008 par la Société générale, il a été condamné à cinq ans de prison dont trois ferme, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts de 4,9 milliards d'euros à la banque[186]. Le jugement rendu dédouane intégralement Société générale de toute responsabilité alors que des carences graves du système de contrôle interne ont été confirmées à Bercy par plusieurs hauts fonctionnaires de la direction du Trésor[187].
Jérôme Kerviel a immédiatement interjeté appel d'un « jugement déraisonnable » selon son avocat, maître Metzner[188]. Cet appel étant suspensif, il est présumé innocent jusqu'à la tenue du procès en appel, qui a lieu du 4 au [189].
Le montant considérable des dommages et intérêts a suscité une grande vague d’émotions dans l’opinion publique et sur Internet. La condamnation d'un homme seul à rembourser une telle somme a suscité incompréhension et colère parmi les internautes[190]. La banque a annoncé avoir renoncé à demander l’intégralité des dommages et intérêts à Jérôme Kerviel[191].
2014 : Cour de cassation et suites
modifierLe , la Cour de cassation annule les dommages et intérêts de 4,9 milliards d'euros. En effet, la cour relève l’existence de fautes commises par Société Générale ayant concouru au développement de la fraude et à ses conséquences financières[192].
Par ailleurs, le , la presse annonce qu'en , dans un entretien enregistré à son insu, Chantal de Leiris, ancienne vice-procureure du parquet de Paris qui avait suivi l’enquête sur les pertes de Société générale imputées à Kerviel, a déclaré que l'enquête avait été manipulée par Société générale, avec l'assentiment de certains supérieurs hiérarchiques de Chantal de Leiris[193],[194].
7 avril 2016 : Panama Papers
modifierLa Société générale compte poursuivre Jérôme Kerviel pour diffamation[195] après qu'il a déclaré que la Société générale était multirécidiviste des infractions[196] et qu'il a insisté sur les mensonges de la banque en matière de paradis fiscaux[197]. Pourtant, une des filiales de Société générale, la TNS Service limited, est actuellement implantée dans les îles Vierges britanniques[198] qui figurent dans la liste noire française des paradis fiscaux[199]. En 2012, une autre de ses filiales, la Societe Generale Manila Offshore Branch, était implantée aux Philippines alors que ce pays était également considéré comme un paradis fiscal[200],[201].
7 juin 2016 : licenciement « sans cause réelle et sérieuse »
modifierLe mardi , le conseil de prud’hommes de Paris condamne la Société générale à verser à Jérôme Kerviel plus de 450 000 euros pour licenciement sans « cause réelle ni sérieuse » et dans des conditions « vexatoires ». Par l'intermédiaire de son avocat, Société Générale annonce faire appel de cette décision[202]. Malgré cet appel, une partie des sommes allouées à Jérôme Kerviel doit être payée immédiatement par Société Générale.
: jugement de la cour d'appel de Versailles
La cour d’appel de Versailles ramène de 4,9 milliards à 1 million d’euros les dommages et intérêts dus par Jérôme Kerviel à la Société générale[203].
: procédure du fisc
En , la Société générale fait l'objet d'une procédure du fisc français qui lui demande de rembourser les 2,2 milliards d’euros dont elle avait bénéficié en crédit d'impôt en 2009-2010. Elle avait reçu cela au titre du régime fiscal dont peuvent bénéficier les entreprises déficitaires et victimes de fraudes, à la suite des pertes liées aux transactions effectuées par Jérôme Kerviel[204].
Dispositifs de contrôle contre le blanchiment d'argent
modifierEn 2009, la Fed relève des « déficiences » de la Société générale en matière de blanchiment d'argent et lui adresse un rappel à l'ordre[205]. Fin , l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a décidé d'ouvrir une enquête portant sur les dispositifs de contrôle de conformité et les dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme[206]. Cette enquête a révélé que la majorité des établissements examinés n’était pas en conformité avec les obligations issues de l’ordonnance du [207].
Évasion fiscale
modifierEn 2018, une enquête menée par 19 médias européens révèle la participation de la Société générale, avec BNP et Caceis, dans une fraude présumée de 17 milliards aux dépens du fisc français (connue sous le nom de CumEx)[208].
D'après une enquête réalisée par Alternatives économiques, la Société générale possédait 57 filiales dans des paradis fiscaux en 2008, soit 17 % du nombre total de sociétés dans le groupe[209]. Néanmoins, le nombre de ses filiales sur le site de la Royale Bank of Scotland change constamment d'après une étude menée par CCFD-Terre Solidaire[210].
Panama Papers
modifierEn 2016, les « Panama Papers » ont montré que la Société générale a créé 979 sociétés offshore, immatriculées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca. Le , le siège de la banque a été perquisitionné dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier pour blanchiment de fraude fiscale aggravée[211].
Rémunération des dirigeants
modifierDaniel Bouton et Frédéric Oudéa ont annoncé mi- avoir renoncé à leur bonus pour 2008, au même titre que l'ensemble des dirigeants des grandes banques françaises, à la demande de l'État qui s'était porté au secours du secteur bancaire[212].
4 800 collaborateurs du groupe, en France et à l'étranger, ont bénéficié des plans de distribution d'actions gratuites de janvier et . 20 % seulement de ces actions (627 000 sur 3 090 000) sont soumises à des conditions de performance (progression du cours de l'action et dividendes).
Une attribution de stock-options à quatre dirigeants de la Société générale a été projetée en . Ces stock-options concernent Frédéric Oudéa, directeur général, Daniel Bouton, président de la banque, qui devaient recevoir respectivement 150 000 et 70 000 titres, Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, 50 000 titres[213].
Le prix d'exercice étant fixé à 24 euros, proche des bas niveaux du cours de l'action à l'époque, ce procédé permettrait aux quatre dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre dans trois ans, délai fixé par la Société générale pour leur exercice.
Cette attribution a suscité l'indignation du président Nicolas Sarkozy et de l'ensemble du monde politique. Les dirigeants de Société Générale ont dû renoncer temporairement à convertir leurs stock-options. Les dirigeants n'ont pas renoncé à recevoir ces stock-options, mais seulement à les convertir en actions tant que la banque bénéficiera de l'appui de l'État, qui lui a déjà prêté 1,7 milliard d'euros et lui permet de bénéficier de la Société de financement de l'économie française (SFEF) pour emprunter sur les marchés. Ils pourront les convertir en actions lorsque la banque n'aura plus besoin du soutien de l'État[212].
En 2016, 42 salariés de l'entreprise perçoivent une rémunération supérieure au million d'euros[214].
Discrimination
modifierLe , Libération indique que la Société générale a été condamnée dans les mois précédents dans trois affaires de discrimination envers des salariés en raison de leur engagement syndical[215]. Le , la banque perd l'une de ces affaires en appel et est condamnée à verser 600 000 euros à un ancien salarié[216]. Selon Le Monde, celui-ci est resté bloqué pendant 22 ans au même échelon de la convention collective à partir de la prise de ses mandats syndicaux, et la discrimination a notamment été établie par des courriels de sa hiérarchie[217].
Le , le Canard Enchainé révèle que la Société générale propose aux candidats pour un poste à l'international de remplir un questionnaire sur leur genre, couleur de peau, origines ethniques, sexualité et appartenance à un parti politique. La banque indique que les informations recueillies sont anonymisées et ne sont pas consultables par les recruteurs. Une plainte a été déposée quelques jours plus tard par les associations Mousse et Stop homophobie pour une violation du RGPD. Le cadre à l'origine du signalement a été licencié[218],[219].
Communication
modifierIdentité visuelle
modifierAprès avoir utilisé pendant plus d'un siècle le monogramme « SG », la Société générale se dote d'un véritable logo à la suite d'un concours remporté en 1969 par le dessinateur Noël Pasquier. Le « logo Pasquier » de forme ronde en spirale inversée s'inspire de l’art cinétique et symbolise une corne d'abondance. En 1990, l'agence de design Sopha du groupe RSCG crée un nouveau logo, un carré rouge et noir, symbole de solidité, avec « Société » en noir sur rouge et « générale » en caractères plus accentués, en réserve blanche dans le noir. En 2006, le logo qui se veut plus lisible comprend une partie purement graphique à gauche et la raison sociale à droite. En 2011, le logo devient plus institutionnel avec l'apparition du bloc marque et le slogan : « Développons ensemble l’esprit d’équipe »[220]. En 2018, la Société générale adopte la signature « C'est vous l'avenir »[221], puis « Parlons argent » en 2026[222].
- Ancien logo « SG » en lettres entrelacées.
- Logo depuis 2006.
Slogans
modifier- 1969 : « La banque de votre temps »
- 1987-1999 : « Conjuguons nos talents »
- 2000-2005 : « Si on en parlait »
- 2006 : « On est là pour vous aider »
- 2010 : « Développons ensemble l'esprit d'équipe »
- 2018-2026 : « C'est vous l'avenir »
- Depuis 2026 : « Parlons argent »
Mécénat et parrainage
modifierLe groupe mène une politique de mécénat et de parrainage dans plusieurs domaines[223]. Depuis 2024, sa fondation d'entreprise, dotée de 55 millions d'euros pour la période 2024-2028, intervient dans l'éducation, la culture et l'environnement[224]. Si le parrainage du rugby, engagé depuis près de quarante ans[225], est connu, d'autres le sont moins, tels que le handisport, en tant que partenaire officiel de la Fédération française handisport depuis 2003, et l'esport, auquel le groupe associe son nom depuis 2018 à travers le club GamersOrigin[226]. Le groupe est également un mécène culturel (musique classique et art moderne et contemporain)[227], ainsi qu'un acteur engagé dans l'éducation, à travers les savoirs fondamentaux, l'éducation financière et l'éducation par le sport et la culture[227], la protection de l'enfance[228] et l'insertion professionnelle[229].
La fondation soutient également la préservation de la nature et la protection des océans[227]. Elle est notamment partenaire de The Ocean Cleanup, d'un programme de replantation d'arbres mené par Voies navigables de France et de programmes de sensibilisation de la Fondation pour la Nature et l'Homme[230].
Bibliographie
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Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Lorsqu'un évènement exceptionnel survient avant la clôture définitive de l'exercice précédent, une société doit, par obligation légale, l'imputer sur cet exercice, en l'occurrence, 2007.
- ↑ La Société générale est entrée au capital de Rosbank en 2006. En octobre 2013, elle a racheté à VTB les 10 % que celle-ci détenait dans Rosbank, passant de 82,4 % à 92,4 % du capital[139].
Références
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- ↑ « Société Générale donne de la visibilité au handicap », sur L'ADN,
- 1 2 3 « Société Générale donne un nouvel élan à sa politique de mécénat », sur Carenews,
- ↑ « Le groupe Société Générale s'engage pour la protection de l'enfance », sur Carenews,
- ↑ « « Éducation & Insertion professionnelle » : la Fondation d'entreprise Société Générale C'est vous l'avenir agit pour les jeunes », sur Carenews,
- ↑ « La Fondation Société Générale renforce son engagement environnemental avec trois nouveaux partenariats », sur Carenews,
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Albert Spaggiari, cerveau du « casse du siècle » (en 1976, braquage des coffres d'une agence de la Société générale).
- Banque Française Commerciale Océan Indien
- Daniel Bouton
- Classement des entreprises leader de la banque
- Crise financière de janvier 2008 à la Société générale
- Établissement financier
- Établissement de crédit
- Fédération bancaire française
- Histoire de la banque
- Jérôme Kerviel
- Liste de banques par pays
- Newedge (filiale de courtage de dérivés)
- Affaire de la SGAM-AI
- Chronologie des banques en Europe
- Amundi
- intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement
- conseiller en investissements financiers
- code monétaire et financier
- Code des assurances (France)
- autorité de contrôle prudentiel et de résolution
- autorité bancaire européenne
- Siège central de la Société Générale
Liens externes
modifier- (fr + en) Site officiel
- Ressources relatives aux organisations :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :