Sonia Routchine-Vitry

peintre française

Sonia Routchine-Vitry, née le à Odessa et morte le à Paris, est une peintre russe naturalisée française, peintre de portrait, de figures et de fleurs.

Sonia Routchine-Vitry
Sonia Routchine vers 1918.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activité
Fratrie
Hania Routchine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maîtres
Distinction

Médaille d'argent au Salon (1924 & 1929) 1er prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (1927)

Officier de l'Instruction publique (1927)

Biographie

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Sonia Sophie Routchine (Sonia Markovna Routchina) naît à Odessa (alors dans l'Empire russe) d'Abraham Meyer Routchine, ébéniste, et de Léa Bazile Savitche, qui immigrent en France à la fin du XIXe siècle[1]. Son père est naturalisé français en 1895. En 1923, elle épouse le médecin Georges Vitry. Les témoins sont l'historien de l'art Paul Vitry et l'écrivain Roland Dorgelès, qui s'est marié trois mois plus tôt avec Hania Routchine (1885-1959), artiste lyrique et sœur de Sonia[2],[3].

Élève de Jules Adler à l'Académie Julian, de Fernand Pelez, de Ferdinand Humbert et de Gabrielle Debillemont-Chardon[4], Sonia Routchine est une portraitiste et une peintre de miniature[5], de nus, de paysages, de figures et de fleurs. Elle produit également des dessins à la sanguine et au crayon noir[1]. La critique loue la diversité de sa palette, la vérité de ses portraits, les coloris exceptionnels de ses natures mortes. Outre ses portraits miniatures qu'elle vend auprès d'un public aisé, elle fait évoluer son style vers des œuvres moins figuratives dans les expositions de l'entre-deux-guerres.

Elle expose au Salon des artistes français à partir de 1899[6] et jusqu'à son décès en 1931. Elle y est récompensée d'une mention honorable en 1910, d'une médaille de bronze en 1914[7], d'une médaille d'argent en 1924[8] et d'une médaille d'argent, à nouveau, en 1929[9].

Son amie Marcelle Rondenay, première femme logiste pour le grand prix de Rome, réalise son portrait en 1906[10].

Elle se fait remarquer à la Galerie Georges Petit en 1907[11]. Elle expose à la Société de la miniature, de l'aquarelle et des arts précieux dans les années 1910 et 1920[12].

En 1912 et 1914 (Portrait de jeune femme en turban rouge), elle expose à l'exposition d'été de l'Académie royale des arts de Londres[1],[13], et en 1915 à l'Institut français des États-Unis à New York[14].

En 1913 et en 1914, elle est au Salon des indépendants[15].

Elle expose de 1913 à 1931 au Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs[16] de nombreux portraits de femmes, pastels ou miniatures, ainsi que des natures mortes[17] et peintures de fleurs, et y obtient en 1922 le prix de nature morte[18] et en 1929 le 1er prix de l'Union[16] (elle expose cette année-là 6 peintures dont un nu, un portrait, un poisson rouge, des fleurs et un samovar)[19].

En 1926, elle accroche au Salon d'Automne[20].

Elle est nommée Officier de l'Instruction publique en 1927[21].

Une fulgurante maladie interrompt sa carrière, elle meurt en 1931 à l'âge de 52 ans[22] à son domicile de la rue du Cirque dans le 8e arrondissement[23], après avoir envoyé sa dernière œuvre, Symphonie, au Salon. Elle est inhumée le au cimetière du Montparnasse.

Galerie

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Œuvres dans les collections publiques

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Catalogue digital de la Fondation Vassiliev, en ligne.
  2. Lyrica, du 1er mai 1929 : Sonia Routchine-Vitry.
  3. Archives de Paris, 17e arrondissement de Paris, acte de mariage no 1838, année 1923, (vue 21/31).
  4. La Méditerranée orientale du 1er avril 1918 : Mlle Sonia Routchine.
  5. La Vie latine, de juillet 1930 : Chronique artistique.
  6. Base de données « Salons et expositions de groupes 1673-1914 », salons.musee-orsay.fr, un projet du musée d'Orsay et de l'Institut national d'histoire de l'art soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, consulté le 19/01/2025.
  7. Le Gaulois du 9 juin 1914 sur Gallica.
  8. Dictionnaire Bénézit, OxfordArt online.
  9. Le Droit du 6 juin 1929 sur Gallica.
  10. Le Journal des arts du 20 février 1906 sur Retronews.
  11. Journal des débats politiques et littéraires du 30 janvier 1907 sur Gallica.
  12. The New York Herald Paris du 13 mai 1916 sur Gallica.
  13. The exhibition of the royal academy of arts 1914, en ligne.
  14. The New York Herald Paris du 18 juin 1915 sur Gallica.
  15. La Petite Gironde du 26 mars 1913 sur Gallica.
  16. 1 2 Pierre Sanchez, préface de Chantal Beauvalot, Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (1882-1965) répertoire des artistes et liste de leurs œuvres, L'Échelle de Jacob, Dijon, 2010 (ISBN 978-2-35968-012-6).
  17. « Minerva », sur Gallica (avec reproduction des "Deux pigeons", 1930), (consulté le )
  18. Comœdia, 29 janvier 1922 : Les Arts : Prix de la nature morte.
  19. « Minerva », sur Gallica, (consulté le )
  20. L'Action française du 11 novembre 1926 sur Gallica.
  21. Journal officiel de la République française du 20 février 1927.
  22. Ève du 3 mai 1931 : Une grande artiste disparait.
  23. Archives de Paris, 8e arrondissement de Paris, acte de décès no 562, année 1931, (vue 6/31).
  24. 1 2 3 4 5 Collections du Centre National des Arts Plastiques (CNAP).
  25. « Portrait de femme brune au châle à fleurs : Mademoiselle Marcelle Keim - Sonia Routchine-Vitry », sur Musée d'Orsay.
  26. Base Joconde, plateforme ouverte du patrimoine (POP), Ministère de la culture.

Annexes

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Bibliographie

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  • Nicolette Hennique, « Sonia Routchine-Vitry », La vie latine, , p. 14-15 (lire en ligne).
  • "Sonia Routchine-Vitry", Royal Academy Exhibitors 1905-1970, vol. III, Hilmarton Manor Press, Calne, 1987.

Liens externes

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