Thomas Rudigoz

homme politique français

Thomas Rudigoz, né le dans le 7e arrondissement de Lyon (Rhône)[1], est un homme politique français.

Thomas Rudigoz
Illustration.
Fonctions
Maire du 5e arrondissement de Lyon
En fonction depuis le
(6 mois et 28 jours)
Élection 4 avril 2026
Prédécesseur Nadine Georgel
–
(3 ans, 3 mois et 16 jours)
Élection 12 avril 2014
Prédécesseur Alexandrine Pesson
Successeur Béatrice Gailliout
Conseiller municipal de Lyon
En fonction depuis le
(7 mois et 5 jours)
Élection 22 mars 2026
Maire Grégory Doucet
–
(12 ans, 3 mois et 11 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Maire Gérard Collomb
Georges Képénékian
Gérard Collomb
Conseiller de la métropole de Lyon
En fonction depuis le
(11 ans et 10 mois)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
22 mars 2026
Circonscription Lyon-Ouest (depuis 2020)
Président Gérard Collomb
David Kimelfeld
Bruno Bernard
Véronique Sarselli
Groupe politique RDLM (2015-2020)
P&R (depuis 2020)
Député français
–
(6 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
Circonscription 1re du Rhône
Législature XVe et XVIe (Cinquième République)
Groupe politique LREM (2017-2022)
RE (2022-2024)
Prédécesseur Thierry Braillard
Successeur Anaïs Belouassa-Cherifi
Conseiller général du Rhône
–
(6 ans, 6 mois et 29 jours)
Élection 1 juin 2008
Réélection 27 mars 2011
Circonscription Canton de Lyon-V
Prédécesseur Michel Havard
Successeur Fonction supprimée
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Lyon 7e (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF (1999-2007)
MoDem (2007-2008)
LREM/RE (depuis 2016)
Profession Journaliste

D'abord membre de l'Union pour la démocratie française puis du MoDem de 1997 à 2008, il travaille pour Anne-Marie Comparini. Il quitte le MoDem en 2008 lors de son ralliement au socialiste Gérard Collomb, ce qui le permet de rentrer au conseil municipal de Lyon. Il est élu trois mois plus tard au conseil général du Rhône, où il siège jusqu'à la création de la métropole de Lyon en 2015, devenant alors conseiller métropolitain.

Tête de liste dans le 5e arrondissement de Lyon soutenu par le Parti socialiste en 2014, il en devient le maire. Rejoignant la République en marche, il est élu député du Rhône en 2017 dans la foulée de la victoire d'Emmanuel Macron et laisse en conséquent son fauteuil de maire.

Soutenant David Kimelfeld lors des élections métropolitaines de 2020 dans la métropole de Lyon, il se présente comme tête de liste dans la circonscription Lyon-Ouest, où il est opposé à Gérard Collomb. La circonscription est finalement remportée par la liste d'union de la gauche de Bertrand Artigny mais Thomas Rudigoz conserve son siège à la métropole. Toutefois, en raison de sa position non éligible sur la liste de Béatrice Gaillout qui soutient Georges Képénékian, il quitte le conseil municipal de Lyon tandis que son arrondissement est remportée par l'écologiste Nadine Georgel.

Il perd son mandat de députée lors des élections législatives anticipées de 2024, l'insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi lui ravissant sa circonscription. Il redevient maire du 5e arrondissement de Lyon en 2026, remportant le scrutin dès le premier tour grâce à l'union du centre et de la droite formée pour le scrutin. Élu sur la liste de Jean-Michel Aulas, il fait dans le même temps son retour au conseil municipal de la mairie centrale.

Situation personnelle

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Après avoir été pigiste au Progrès puis à RCF, Thomas Rudigoz commence sa carrière dans les relations presse[2] à la mairie de Lyon en 1997. Il est titulaire d'une maîtrise d'histoire de l'Université Jean Moulin Lyon-III.

Parcours politique

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Débuts

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Membre de l'UDF, il est collaborateur puis chef de cabinet d'Anne-Marie Comparini, présidente du conseil régional de Rhône-Alpes, de 1999 à 2004, puis députée dans la 1re circonscription du Rhône, de 2002 à 2007[3]. Il rejoint par la suite le MoDem[4].

En , il est élu conseiller municipal de Lyon sur la liste de Gérard Collomb (PS)[5]. La même année, il est élu conseiller général du Rhône dans le canton de Lyon-V à l'occasion d'une élection partielle[2] provoquée par la démission de Michel Havard (UMP)[6]. Affrontant des dissidents du PS et du MoDem[6], il est élu au second tour avec 53,4 % des voix[7]. Il est réélu avec 57,3 % des suffrages en 2011, sous l'étiquette DVG[8].

Lors des élections municipales de 2014, il est la tête de liste de Gérard Collomb dans le 5e arrondissement de Lyon, où il compte succéder à la socialiste Alexandrine Pesson[2]. Il remporte l'arrondissement au second tour avec 48,5 % des voix contre 42,6 % pour Michel Havard (UMP)[9]. Il est alors élu maire d'arrondissement.

Entre et , il est 15e conseiller membre de la commission permanente de la métropole de Lyon, chargé de la politique de la ville[10].

Député du Rhône

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En 2016, il adhère à En marche, le mouvement créé par Emmanuel Macron et soutient sa candidature à l'élection présidentielle française de 2017[11][source insuffisante].

Pour les élections législatives de 2017, il obtient l'investiture de La République en marche dans la 1re circonscription du Rhône au détriment du secrétaire d'État aux Sports et député sortant Thierry Braillard (PRG)[5],[12]. Il arrive largement en tête du premier tour avec 46,9 % des voix[13]. Il est élu député au second tour avec 64,4 % des suffrages face à Elliott Aubin (LFI)[12],[13],[14]. En raison de la loi interdisant le cumul de mandats, il démissionne de sa fonction de maire d'arrondissement[15].

Candidat à sa succession, il est investi par la coalition Ensemble (coalition française) soutenant Emmanuel Macron, il est réélu député de la 1re circonscription du Rhône le avec 51,86% des voix.

Élections métropolitaines de 2020

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Lors des élections métropolitaines de 2020 dans la métropole de Lyon, il est tête de liste dans la circonscription Lyon-Ouest (5e et 9e arrondissements) et soutient David Kimelfeld à la présidence de la métropole contre Gérard Collomb, investi par LREM[16]. Sa liste arrive en troisième position au premier tour avec 19,3 % des voix (derrière la liste écologiste de Bertrand Artigny à 25,4 % et celle de Gérard Collomb à 23,3 %)[17]. Lors du second tour, reporté au en raison de la pandémie de Covid-19, sa liste arrive en deuxième position avec 28,6 % des suffrages exprimés, devant celle de Gérard Collomb, lui permettant de conserver son siège au sein du conseil de la métropole de Lyon[18].

Élections municipales de 2026

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En , il est désigné chef de file de Renaissance en vue des élections municipales de à Lyon[19]. En , il officialise le ralliement de son parti à la candidature de Jean-Michel Aulas, alors déjà soutenu par Les Républicains et Horizons[20].

En , il est désigné tête de liste de la coalition de Jean-Michel Aulas dans le 5e arrondissement[21]. Sa liste remporte le scrutin dès le premier tour avec 50,38 % des suffrages[22]. Durant cette campagne, il marque son soutien au projet de métro E et s'oppose au TEOL.

Prises de position

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Il est favorable à inclure une dose de proportionnelle dans les élections législatives, mais est opposé à la proportionnelle intégrale[23].

Il est co-signataire de la tribune de 167 parlementaires de la majorité défendant la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur le 15 juillet 2020, en défense de la présomption d'innocence[24]. Il est également co-signataire en décembre 2021 d'une tribune de 127 parlementaires contre l'interdiction du foie gras dans les réceptions officielles de plusieurs villes écologistes[25].[pertinence contestée]

Il a été désigné vice-président de la commission d'enquête sur la lutte contre les groupuscules d'extrême droite en France. Il s'intéressera en particulier au cas de Lyon ce qui lui vaudra d'être attaqué par le groupuscule Génération identitaire[26][source insuffisante]

En 2024, à la suite de l'affaire Nahel, il mène une mission d’information sur la hausse du nombre de refus d’obtempérer et les conditions d’usage de leurs armes par les forces de l’ordre avec le député Roger Vicot[27],[28],[29].

Synthèse des résultats électoraux

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Élections législatives

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Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
LREM 1re du Rhône 16 449 46,88 1er 17 717 64,36 1er Élu
12 792 32,96 2e 18 803 51,86 1er Élu
RE 15 275 29,53 2e 18 117 35,22 2e Battu

Élections municipales

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Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CA CM
2014 PS Lyon 5e 5 954 36,29 1er 8 120 48,46 1er
12  /  16
6  /  8
2026 RE-LR-HOR-MoDem-UDI 9 900 50,38 1er
15  /  20

Élections métropolitaines

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Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Liste Circonscription 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang
2020 LREM diss. - PRG Lyon-Ouest 3 631 19,31 3e 5 307 28,63 2e
1  /  11

Élections départementales

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Année Parti Canton 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
2011 DVG Lyon-V 3 341 30,92 1er 6 169 57,26 1er Élu

Détail des mandats et fonctions

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À l’Assemblée nationale

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Au niveau local

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Mairie de Lyon

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Conseil général du Rhône

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Métropole de Lyon (ex-communauté urbaine de Lyon)

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Notes et références

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  1. ↑ Archives municipales de Lyon, 7e arrondissement, tables décennales des naissances 1963-1972, cote 2E2882, vue 234/306
  2. 1 2 3 Antoine Comte, « Municipales. Grosse bagarre en vue entre Rudigoz et Havard dans le 5e », sur Tribune de Lyon, (consulté le ).
  3. ↑ « Thomas RUDIGOZ | La République En Marche ! », sur legislatives.en-marche.fr (consulté le ).
  4. ↑ « Thomas Rudigoz, un centriste européen pour La République en marche », sur Le Progrès, (consulté le ).
  5. 1 2 Antoine Sillières, « Qui est T.Rudigoz, candidat En Marche dans la 1re circonscription ? », sur Lyon Capitale, (consulté le ).
  6. 1 2 Frédéric Poignard, « Collomb investit un centriste dans le canton de Lyon V », sur Le Figaro, (consulté le ).
  7. ↑ Ministère de l'Intérieur, « Élection cantonale partielle des 25 mai et 1er juin 2008 - Canton de Lyon V (Rhône) » [PDF], sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  8. ↑ Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections cantonales 2011 > Lyon V », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  9. ↑ Sophie Huet, « Municipales 2014 : Collomb réélu pour un troisième mandat à Lyon », sur Le Figaro, (consulté le ).
  10. ↑ « Thomas Rudigoz - La Métropole de Lyon », sur grandlyon.com (consulté le ).
  11. ↑ « Thomas RUDIGOZ », sur La République En Marche ! (consulté le )
  12. 1 2 « Thomas Rudigoz (LREM), maire du 5e arrondissement de Lyon », sur Le Progrès, (consulté le ).
  13. 1 2 Philippe Bette, « Législatives 2017. Thomas Rudigoz (LREM) élu député de la 1ère circonscription du Rhône », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  14. ↑ Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  15. ↑ « Béatrice Gailliout succède à Thomas Rudigoz à la mairie du 5e arrondissement de Lyon », sur lyonmag.com, (consulté le ).
  16. ↑ Paul Terra, « Métropole de Lyon : Kimelfeld dévoile ses têtes de liste », sur lyoncapitale.fr, Lyon Capitale, (consulté le ).
  17. ↑ « Métropolitaines : Bruno Bernard (EELV) en pole position », sur nouveaulyon.fr, Nouveau Lyon, (consulté le ).
  18. ↑ « Élection Métropole de Lyon 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr.
  19. ↑ Lilian Renard, « Municipales : Thomas Rudigoz va être désigné chef de file de Renaissance à Lyon », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
  20. ↑ Lilian Renard, « Municipales. Thomas Rudigoz et les macronistes officialisent leur ralliement à Jean-Michel Aulas », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
  21. ↑ F.Z., « Exclusif : à Lyon, Jean-Michel Aulas présente ses têtes de liste par arrondissement », sur Le Progrès, (consulté le )
  22. ↑ Laura Pierrez, « Après le premier tour, les enseignements dans 5e arrondissement : Thomas Rudigoz prend sa revanche », sur Le Progrès, (consulté le )
  23. ↑ Lyon Mag, « Thomas Rudigoz : "Une solution temporaire pour diriger LREM dans la Métropole de Lyon" », sur lyonmag.com, (consulté le ).
  24. ↑ « Attaques contre Gérald Darmanin, 167 parlementaires de la majorité alertent : « La justice ne sera plus rendue si accusation vaut condamnation » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. ↑ Le JDD, « L'appel de 127 parlementaires : "Foie gras, ne gâchez pas la fête" », sur lejdd.fr (consulté le )
  26. ↑ Lyon Mag, « Lyon Mag », sur Lyon Mag, (consulté le )
  27. ↑ Martin Gaboriau, « Une mission d’évaluation sur l’usage des armes à feu par la police menée par Thomas Rudigoz », sur Lyon Capitale, (consulté le )
  28. ↑ « Tirs lors de refus d'obtempérer : la mission d'information ne se prononce pas sur les conséquences de la loi Cazeneuve de 2017 | LCP - Assemblée nationale », sur lcp.fr (consulté le )
  29. ↑ [vidéo] « Loi Cazeneuve: le député du Rhône Thomas Rudigoz rapporteur d'une mission d'évaluation », (consulté le )

Voir aussi

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