Théodore Rosset
Théodore Rosset, né le 11 novembre 1877 à Montréal-la-Cluse (Ain)[1], mort le 14 octobre 1961 à Paris (5e arrondissement), est un linguiste, un phonéticien et un haut-fonctionnaire français.
| Naissance |
Montréal-la-Cluse |
|---|---|
| Décès |
(à 83 ans) 5e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
|
| Profession | Juriste, professeur d'université (d), linguiste et historien de la littérature (d) |
|---|---|
| Intérêts |
• Agrégé de grammaire en 1904 • Maître de conférences de langue française moderne à la faculté des lettres de Grenoble • Professeur de philologie • Docteur es-lettres • Professeur de langue française moderne à la faculté des Lettres de Grenoble (1912-1922) • Directeur de l'enseignement primaire • Directeur de l'Instruction publique et des Beaux-arts en Tunisie (1919-1922) • Recteur de l'académie de Dijon • Directeur de l'Enseignement supérieur au ministère de l'Éducation nationale (nomination en 1937) |
| Œuvres principales |
Exercices pratiques d'articulation et de diction française, 1905 Entretien, Doutes, critiques et remarques sur la langue française, 1908 Du rôle de la phonétique dans l'enseignement des langues vivantes, 1909 L'enseignement de la grammaire française à l'école primaire, 1909 Recherches expérimentales sur l'inscription de la voix parlée, 1911 Les origines de la prononciation française moderne, 1911 |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur, chevalier des Palmes académiques (d), prix Saintour et prix Saintour |

Il est le fondateur de l'Institut de Phonétique de Grenoble, devenu le Grenoble images parole signal automatique.
Biographie
modifierThéodore Rosset est issu d'un milieu modeste. Ses parents, Christian Rosset et Angèle Chanoy, sont ouvriers en soie.
Théodore Rosset effectue ses études secondaires au lycée Ampère à Lyon (2e arrondissement) puis au lycée Jules-Michelet à Vanves (Hauts-de-Seine)[2]. En 1904, il est reçu, le quatrième, à l'agrégation de grammaire[3].
En 1904, Théodore Rosset fonde l'Institut de phonétique de Grenoble devenu en 2007 le Grenoble images parole signal automatique. En 1912, il devient maître de conférences à la faculté de lettres de Grenoble[2].
Durant la Grande Guerre, Théodore Rosset est mobilisé au sein du 105e régiment d'infanterie ; au terme de la guerre, il est élevé au grade de lieutenant de réserve[4].
En 1919, Théodore Rosset est nommé directeur de l'Instruction publique et des Beaux-arts en Tunisie. En 1922, il est nommé recteur de l'académie de Dijon. En 1925, il est nommé directeur de l'enseignement primaire. En 1937, il est nommé directeur de l'enseignement supérieur. En 1940, il est nommé conseiller maître à la Cour des comptes[2].
Distinctions honorifiques
modifier- Palmes académiques[Lesquelles ?]
- Chevalier de la Légion d'honneur en 1923
Commandeur de la Légion d'honneur en 1935
Publications
modifier- Exercices pratiques d'articulation et de diction composés pour l'enseignement de la langue française aux étrangers, Grenoble, Gratier, 1905.
- Entretien, Doutes, critiques et remarques du P. Bouhours sur la langue française, 1908 (Prix Saintour de l'Académie Française 1909)
- Du rôle de la phonétique dans l'enseignement des langues vivantes, 1909
- L'enseignement de la grammaire française à l'école primaire
- Les Origines de la prononciation moderne, étudiées au XVIIe siècle d'après les remarques des grammairiens et les textes en patois de la banlieue parisienne (thèse), Paris, A. Colin, 1911 (Prix Saintour de l'Académie Française 1912)
- Recherches expérimentales pour l'inscription de la voix parlée (thèse complémentaire), Paris, A. Colin, 1911 (couronné par l'Académie des Sciences)
Bibliographie
modifier- Enrica Galazzi, Théodore Rosset : une méthode originale pour l’enseignement de la prononciation française à l’Université de Grenoble dès 1904, in Documents pour l'histoire du français langue étrangère ou seconde, no 20, , SIHFLES.
- Dominique Abry, Louis-Jean Boë, Hippolyte Rakatofiringa, Théodore Rosset et l’établissement de la phonétique expérimentale à Grenoble, Documents pour l'histoire du français langue étrangère ou seconde, no 20, , SIHFLES.
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales de l'Ain, « État civil de Montréal-la-Cluse, registre des naissances de 1877, acte n°17, vue 5 / 19 »
, sur https://www.archives.ain.fr (consulté le ) - 1 2 3 Jean-François Condette, « 320) ROSSET Théodore », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 12, no 2, , p. 331–331 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ Archives départementales du Rhône, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Lyon central, classe 1897, deuxième volume, matricule n°668, vue 277 / 811, 1RP996 »
, sur https://archives.rhone.fr (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Base Léonore
- Théodore Rosset, un homme illustre de Montréal La Cluse