Thérèse Bonnelalbay
Thérèse Bonnelalbay, née le à Magalas et morte le à Paris, est une artiste française créatrice d'art brut.
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Thérèse Alberte Bonnelalbay |
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Biographie
modifierNée dans l’Hérault d’un père charbonnier, Thérèse Bonnelalbay part à l’âge de 19 ans s'installer à Marseille, où elle exerce le métier d'infirmière.
Quelques années plus tard, en 1959, elle se marie avec Joseph Guglielmi (1929-2017[1]), alors instituteur[2]. Le couple se rend régulièrement aux réunions du parti communiste ; elle commence à dessiner en 1963 pendant les réunions du parti.
Elle peint beaucoup dans les années 1960-1970[3].
En 1975, elle s'installe avec son mari et ses deux enfants à Ivry-sur-Seine.
Elle disparaît dans la nuit du . Son corps est retrouvé le dans le 16e arrondissement de Paris, au niveau de l'écluse de Suresnes, dans le bois de Boulogne ; son décès paraît remonter à trois semaines[4].
Œuvre
modifierLes dessins de Thérèse Bonnelalbay tracent une forme d'alphabet constitué de griffures. Dans une première période, ses dessins sont assez figuratifs et évoquent des profils et des formes végétales. Constitués des mêmes éléments de base, ils deviennent ensuite de plus en plus abstraits.
Ses œuvres, appréciées de Jean Dubuffet[5], sont notamment conservées dans la Collection de l’art brut à Lausanne[6], à la Fabuloserie à Dicy[7], dans la Collection abcd de Montreuil[8], au LaM[9] de Villeneuve-d'Ascq, dans la Collection Sainte-Anne[10] gérée par le Centre d'étude de l'expression[11] de l'hôpital Saint-Anne[12].
Des expositions lui sont dédiées marginalement depuis la première moitié des années 2010[13] puis régulièrement depuis la seconde moitié[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20] et hebdomadairement dans les années 2020[21],[22] et aussi à l'étranger[23].
Une exposition virtuelle lui est pour partie également consacrée depuis 2018[24].
Sa fille possède une partie de sa collection[25].
Notes et références
modifier- ↑ « Thérèse Bonnelalbay », sur unnecessairemalentendu.com (consulté le ).
- ↑ Biographie et œuvres sur le site de la galerie Christian Berst.
- ↑ « Poésie prolétaire », sur reseau-istec.fr (consulté le ).
- ↑ Archives en ligne de Paris, 16e arrondissement, année 1980, acte de décès no 482, cote 16D258, vue 1/31.
- ↑ Masmoulin, artiste passionné, « L’Art brut : Les créateurs 2/8 -Billet n° 211 », sur masmoulin.blog, (consulté le ).
- ↑ « Le musée d'art brut à Lausanne », sur ballades-page3873.blogspot.com (consulté le ).
- ↑ Thérèse Bonnelalbay sur le site du musée de la Création Franche.
- ↑ Notice de la collection abcd.
- ↑ Notices des 73 dessins détenus par le LaM sur la base Joconde.
- ↑ Œuvres de Thérèse Bonnelalbay sur mahhsa.fr.
- ↑ Site du musée d’Art et d’Histoire de l’hôpital Sainte-Anne.
- ↑ Voir sur ghu-paris.fr.
- ↑ Dominique Poiret, « Droit au brut », sur Libération (consulté le ).
- ↑ « La fondation d’entreprise Ricard », sur Paris contempo'ur rien, (consulté le ).
- ↑ « AWARE. Women artists / Femmes artistes », sur awarewomenartists.com (consulté le ).
- ↑ « Thérèse Bonnelalbay - Le Vadrouilleur urbain », sur Le Vadrouilleur urbain (consulté le ).
- ↑ « 15/01 au 23/02 - poésie prolétaire », sur Agenda des expositions par Point… (consulté le ).
- ↑ « Poésie Prolétaire - Fondation d’entreprise Pernod Ricard », sur Slash Paris (consulté le ).
- ↑ Voir sur drawingnowartfair.com.
- ↑ « Que faire à Paris », sur paris.fr (consulté le ).
- ↑ « NEWS », sur jagnaciuchta.com (consulté le ).
- ↑ Voir sur christianberst.com.
- ↑ Julie Crenn, « [Exposition] en toute modestie », sur crennjulie.com, (consulté le ).
- ↑ « Sonores et en 3D, les œuvres des artistes EgArt sont à découvrir sur le site internet de la collection Art Sans Exclusion », sur Egart, (consulté le ).
- ↑ Judicaël Lavrador, « "Poésie prolétaire", l’art de ne pas y toucher », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- L’Art brut, catalogue d’exposition, musée des Arts décoratifs de Paris, texte de Jean Dubuffet (« Place à l’incivisme »), Paris, Compagnie de l’art brut & Union centrale des arts décoratifs, 1967.
- Michel Thévoz, « Thérèse Bonnelalbay », Les Fascicules de l'art brut no 11, Lausanne, Collection de l'art brut, 1982.
- Joseph Guglielmi, Lunes d'été, illustré de dessins de Thérèse Bonnelalbay, Encrages, 1985 (ISBN 978-2-904247-04-0)
- Hervé Di Rosa et Hervé Perdriolle, « Thérèse Bonnelalbay, André Robillard », Les Cahiers de l'art modeste no 1, 1991.
Biographies
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :