Théâtre Les Ateliers

ancien théâtre à Lyon, France

Le théâtre Les Ateliers a été fondé en 1975 par Gilles Chavassieux. Il est situé 5 rue Petit David, dans le 2ème arrondissement de Lyon.

Théâtre Les Ateliers
Type Théâtre
Lieu Lyon
Coordonnées 45° 45′ 43″ nord, 4° 49′ 56″ est
Architecte Georges Bacconnier
Inauguration 1975
Fermeture 2013
Nb. de salles 2
Capacité 230 et 99

Carte

Il ferme en 2013 pour devenir Les Ateliers Presqu'Île, l'un des deux sites du Théâtre Nouvelle Génération.

Historique

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Création du théâtre

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Gilles Chavassieux quitte le Théâtre National Populaire en 1972 pour fonder un lieu de production et de diffusion d’œuvres artistiques et cinématographiques (création contemporaine, cinéma d’art et d’essai, théâtre, chorégraphie, chanson, arts plastiques).

L’année suivante, un groupe de sympathisants lyonnais se constitue et apporte son soutien à ce projet. Il comprend Nicole Lachaise, Alain Sergent, Simone et Pierre Buffard, Liliane Daligand, Noëlle et Pierre Daclin, Claude Vistel, Yann Jomaron,et Roger Pagay .

Gilles Chavassieux ne trouve pas d'espace public en lien avec les municipalités de l’agglomération lyonnaise, il commence à chercher un lieu privé. Un début de réhabilitation a été entrepris par la « Société Immobilière Saint Antoine » (SISA). Gilles Chavassieux rencontre Jean Pila, son président-directeur général, qui est intéressé par le projet. Le vieux théâtre Guignol, sur le site de la chapelle des Antonins, deviendra le Théâtre Les Ateliers.

L’architecte scénographe Georges Bacconnier travailla trois mois sur de nouveaux plans du lieu ; Jean Pila est convaincu. La SISA prend en charge les deux tiers des travaux, et le groupe de sympathisants lyonnais apporte le tiers manquant. Une SARL (société à responsabilité limitée) est fondée avec ces derniers. Gilles Chavassieux devient son gérant. Il vient de créer Les Ateliers, compagnie de production théâtrale. Nicole Lachaise en devient la secrétaire générale ; le comédien Alain Sergent est parmi les fondateurs.

Description et projet

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Le lieu ouvre ses portes le avec la projection du film India Song, en première vision à Lyon et en présence de Marguerite Duras. La saison se poursuit avec le Cuarteto Cedron pour la première fois à Lyon le , puis la reprise de la création de Ivan Vassilievitch de Mikkaïl Boulgakov[1].

Le théâtre comprendra deux salles. La salle à l’italienne Arthur Adamov, a une capacité de 230 places, et la salle Bernard Dort est composée de gradins et peut accueillir 99 spectateurs. L’ensemble s’appuie sur deux immeubles rue Petit David, l’un d’eux ayant reçu le théâtre Guignol jusqu’en 1966[2].

Les productions de la compagnie seront jouées de dix-huit à trente représentations, reprises la saison suivant aux Ateliers et en tournée. Les compagnies invitées resteront une à deux semaines ; les auteurs d’expressions françaises, francophones seront privilégiés. Les productions de Gilles Chavassieux s'harmonisent avec la politique d’accueil de Nicole Lachaise.

Changements de gestion

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En 2006, Simon Delétang, jeune metteur en scène issu de l’ENSATT, rejoint la SCOP (Société coopérative ouvrière de production) Cie les Ateliers. Il est élu cogérant à l’assemblée générale du aux côtés de Gilles Chavassieux.

La DRAC Rhône-Alpes annonce en que le renouvellement de la convention qui prend fin le , se fera au nom de Simon Delétang. Les autres conventions (Ville de Lyon, Département et Région) se renouvelant à leur date anniversaire initiale respective.

Afin d’obtenir plus de moyens financiers, Simon Delétang souhaite que le renouvellement des conventions se fasse autour d’une table ronde où chacun de ces partenaires publics serait présent. Mais aucune date commune ne convient à ces différents interlocuteurs. Le financement du département disparaît avec l’établissement de Lyon Métropole[3].

Le , Simon Delétang démissionne sans avoir signé le renouvellement de la convention triennale ni avec la DRAC ni avec aucun autre partenaire. Les financements apportés au théâtre s'arrêtent le . Les pouvoirs publics demandent à Gilles Chavassieux de continuer à gérer le Théâtre les Ateliers jusqu’au , leur financement s’arrêtant à cette date[4],[5].

Avec l’accord de la SCOP, le metteur en scène Philippe Delaigue se propose comme nouveau gérant de la société. Il n’obtient aucune réponse des partenaires et retire sa candidature.

La ville de Lyon a choisi Joris Mathieu, tenant des arts numériques. La SCOP les Ateliers doit accepter ce choix, qui est également celui de la DRAC. Lors de l’assemblée générale du , Joris Mathieu devient gérant. Il dissoudra la SCOP compagnie Les Ateliers, débaptisera le lieu. Il s’appellera désormais « Les Ateliers Presqu’ile » et deviendra une salle annexe du Théâtre Nouvelle Génération.

Un lieu ouvert aux écritures contemporaines et à la création

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Depuis son ouverture en 1975 et jusqu’en 2013, le théâtre Les Ateliers a choisi, produit, accueilli les écritures contemporaines dans leurs différentes formes : théâtre, lectures, rencontres, performances, poésie, chanson.

Gilles Chavassieux travaille sur les textes d’Arthur Adamov, Rainer Werner Fassbinder, Jean Genet, Tankred Dorst, Bertolt Brecht, Michel Vinaver, Jean-Yves Picq, Kateb Yacine, Jon Fosse, Didier Georges Gabilly, Alain Jugnon, Peter Turrini, Heiner Müller.

Ce sont les textes de Valère Novarina, Michel Vinaver, Joël Jouanneau, François Bon, Jean-Paul Wenzel, Georges Perec, Louis Calaferte, Michel Tremblay, Samuel Beckett, Thomas Bernhard, Eugène Durif, Franz Xaver Kroetz, Jean-Luc Lagarce, Jean-Yves Picq, Olivier Cadiot, Emmanuel Bourdieu, Frédéric Sonntag, William Pellier, Christoph Tarkos, pour ne citer que quelques-uns et complétés par des auteurs étrangers : Heiner Mûller, Sarah Kane, Lars Noren, Caryl Churchill, Yvan Viripaev etc..

Des lectures et les « mises en jeu » se font autour des créations ; les festivals avec l’Italie, l’Allemagne, L’Angleterre collaborent ; la manifestation « Les Européennes » fait découvrir chaque saison des inédits d’auteurs européens, français et francophones.

Des souvenirs restent de certains accueils : Dominique Bagouet sur scène pour F.et Stein; Régine Chopinot et ses toutes premières créations ; le Living Théâtre avec 3 spectacles ; Les Comediants, catalans exubérants ; Ariane Mnouchkine, avec Méphisto, d’après Klaus Mann ; El Teatro Campesino , chicanos issus des syndicats mexicains de Californie ; Pip Simmons Theâtre, troupe anglaise radicale ; les Hauser Orkater, hollandais équilibristes de l’absurde; Christoph Marthaler et le grand art du dérapage dans Le voyage de Lina Bögli ; Emma Dante, la sicilienne qui parle des siens ; Spiro Scimone, autre sicilien et Rodrigo Garcia, l’espagnol-argentin.

Des chansons restent en tête : Pierre et Mousse Boulanger, Rufus, Colette Magny, Atahualpa Yupanqui, Mercedes Sosa, Jean-Roger Caussimon, Areski Fontaine, Pierre Alferi, Angélique Ionatos.

Des rencontres, des débats avec Marguerite Duras, Jean Duvignaud, Bernard Dort, Jacky Adamov, Michel Bataillon, Jack Ralite, Michel Vinaver, Jean-Claude Carrière et d'autres ne sont pas oubliés.

Notes et références

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  1. ↑ Le Progrès, Jean Jacques Lerrant 29 novembre 1975.
  2. ↑ Mémoire de maîtrise, Armand Shum, mai 1993, Faculté d’anthropologie et sociologie, Université Lumière Lyon2.
  3. ↑ Le Progrès, 5 mars 2015
  4. ↑ Le Progrès, Antonio Mafra, 8 fevrier 2013
  5. ↑ Le Petit Bulletin, du 20 au 28 novembre 2013